Joyeux Noël - Chapitre 3


Chapitre 3

Lundi 21 décembre

Andréas savait que quelque chose clochait. Bill n'avait pas ouvert la bouche, et pourtant ils n'étaient que tous les deux à la table du petit déjeuner. Tom s'était levé très tôt et avait quitté l'appartement sans laisser d'indications sur ses projets de la journée. Et le brun affichait une mine affreuse, marqué par de grosses cernes. Andréas décida qu'il fallait faire quelque chose.

- Bill, cette après-midi je t'emmène faire les courses !

Le visé releva la tête de son bol remplit de chocolat fumant, et fixa son ami pendant un moment. Puis, un large sourire s'installa sur son visage.

- On ira voir les illuminations après ?


Andréas acquiesça, trop heureux de pouvoir redonner le sourire à Bill.

C'est ainsi qu'en début d'après-midi ils partirent en quête de magasins où dépenser leur argent. Bill traina Andréas, courant partout où ses jambes le portaient, entrant dans chaque boutique et essayant n'importe quoi. Le blond avait mal aux joues à force de rire, Bill était pire qu'une fille, à s'extasier devant chaque ensemble qu'il trouvait à son goût, ou à rester les yeux scotchés sur les étalages de jouets pour Noël. 

Ils se séparèrent au bout de deux heures pour trouver leurs cadeaux mutuels, et ceux de leurs proches. 

Andréas opta pour une longue chaine en argent pour Bill, qui s'attachait à l'aide de deux petites menottes, il était sûr que le brun en serait fou. 

Bill quant à lui trouva une veste qu'il jugea parfaite pour Andréas, et qu'il accompagna malicieusement d'un ours en peluche.

Arrivé devant une bijouterie, il se stoppa, et eu une idée. Il y entra et observa les vitrines avant de trouver ce qu'il voulait. Il appela un vendeur et fit sa demande quelque peu particulière. 

***

Quand ils se rejoignirent à l'endroit prévu, la nuit tombait doucement, et ils firent bras dessus bras dessous le tour du centre-ville illuminé, Bill saluant tous les pères Noël qu'il croisait, déclenchant de nombreux fou rire à Andréas. Ils restèrent tout deux béats d'admiration devant une façade entièrement illuminé, et s'installèrent sur un banc avec des chocolats chauds, à discuter de tout et de rien. Un silence confortable s'installa, leur laissant le loisir de penser à cette après-midi magique qu'ils venaient de passer ensemble, et l'occasion à Bill d'entendre à nouveau les paroles de Tom résonner dans ses oreilles. Il perdit son sourire et sentit ses yeux le piquer. Andréas soupira, et prit le brun par les épaules.

- Et si tu me disais ce qui te tracasse depuis ce matin ?

Bill eu un moment d'hésitation, puis se lança.
- Tom... Il a... Enfin, j'ai...
- Bill, dis-moi.
- Tu le connais, il a encore fait son connard. Mais je comprends pas pourquoi j'y attache autant d'importance, il est... Il m'énerve ! Putain mais qu'est-ce qu'il est con ! Il arrive à me pourrir la vie même quand il est pas là !

Andréas ne put réprimer un sourire, ce qui étonna Bill qui était rouge d'avoir haussé le ton. 
- Quoi ? Non franchement Andi, je vois pas ce qu'il y a là-dedans qui mérite un sourire !

- C'est toi, Billou, se moqua Andréas. Tu passes ton temps à me dire que tu le déteste, ce qui me parait normal. Sauf que je suis pas certain que ça soit vrai. C'est son côté petit merdeux qui te plait ?
Il avait franchement éclaté de rire sur la fin de sa phrase, et ne réussit pas à anticiper les doigts de Bill sur ses côtes, à le chatouiller vivement. 
- T'es con Andi, mais t'es con ! T'es bien son cousin !
- Arrête ! Pitiéééé !

Il reçut une petite tape sur la tête et continua à rire tandis qu'ils rentraient chargés de leurs paquets, faisant soupirer Bill d'exaspération mal feinte.

***

La surprise fut de taille lorsqu'en rentrant ils eurent le plaisir de sentir une odeur de viande grillé, et qu'ils virent la table mise, le tout agrémenté de quelques bougies. Bill en lâcha ses sacs. Debout dans le salon, Tom, en teeshirt et jogging, les dreads ramenées en paquet sur son crâne et fermement attachés, faisait griller de beaux steaks sur une grille dans la cheminé. Il sursauta en entendant les emplettes de Bill atterrir sur le sol, et se retourna. 

- Bordel, vous m'avez foutu une sacrée trouille !
 S'exclama-t-il en posant une main sur son ventre. J'ai... J'ai pensé que vous auriez faim, ajouta-t-il plus doucement, alors j'ai fais quelques courses et j'ai trouvé ça dans ton congel And', d'ailleurs tu devrais penser à le vider de temps en temps, t'as un tas de choses immangeable là-dedans...

Un peu remis du choc, Bill ramassa ses paquets et fila planquer le tout dans sa chambre, sans un mot ni regard. Andréas se tourna vers Tom qui se passait machinalement la main dans les cheveux, un air contrarié et légèrement peiné sur le visage. 

- En même temps fallait pas t'attendre à...
- La ferme, Andi,
 dit-il doucement. Je sais. 

Andréas eu un demi sourire, et entrepris d'aller ranger lui aussi ses cadeaux. 
Un peu plus tard, douché et détendu, Bill décida que le repas avait vraiment l'air bon. Il s'efforça d'oublier que c'était Tom qui l'avait préparé, et que peut être dans ces pommes dauphines se cachait de l'arsenic, pour se joindre au festin que les deux autres avait déjà entamé. Il ne dit rien en entrant dans le salon, il ne dit rien en s'asseyant en face de Tom, il ne dit rien quand ce dernier lui servit son assiette en lui souhaitant un bon appétit. 

Mais il ne put se retenir de dire quelque chose en goutant le diner.

- Bon Dieu ! Tom ! C'est...

Le dreadé le fixa, un peu anxieux. Bill réalisa que sa réaction faisait légèrement hystérique, et rajouta, plus calmement cette fois :
- C'est délicieux. Absolument... Délicieux.
Un petit silence gêné s'installa, et Andréas décida qu'il devait intervenir.
- Tu m'avais caché que tu savais cuisiner, Tomi ! Bravo, c'est réussi. 
Tom lui, n'en finissait plus de sourire. Cela voulait-il dire qu'il était pardonné ? 

Le repas se fit sans encombre, chacun appréciant la cuisine décidément excellente de Tom. Bill se surpris même à rire à une des blagues du dreadé. 
Quand quelques bâillements vinrent ponctuer les conversations, Andréas décréta qu'il fallait tout débarrasser et se mettre au lit. Les deux autres s'activèrent sans broncher.

- Oh Bill, tu peux descendre les poubelles ? Non pas que je n'adore pas le faire, mais bon, j'y suis allé tous les jours depuis que vous êtes là, et puis mon lit m'appel. 

Pour toute réponse, Bill bâilla à s'en décrocher la mâchoire, et attrapa les sacs que lui tendait son meilleur ami. Tom en saisit un, récoltant un clin d'½il de la part d'Andréas. 
- Oh et n'oubliez pas...
Mais ils étaient déjà loin. Andréas soupira, puis se dit qu'ils verraient bien la note, avant d'aller se coucher. 

Bill et Tom se dirigèrent vers le local à poubelles en silence. L'exercice était complexe, pour atteindre la pièce contenant les poubelles, il fallait passer par une pièce intermédiaire (d'après Andréas, le système avait été mis en place à cause des odeurs) Une fois déchargés de leurs sacs, les deux jeunes hommes repassèrent dans cette pièce vide, dans le but ultime de rejoindre l'appartement et pouvoir s'endormir. 

Mais ils n'avaient pas envisagé un scénario un peu inhabituel.

Bill resta planté devant la porte. Il sentit un long frisson parcourir sa colonne, et il se retourna vers Tom, l'air affolé.
- Tom, t'avais lu la note ?
- Quelle...

Il se figea à son tour. Par terre, un petit bout de papier qui s'était surement trouvé sur la porte avant leur passage, indiquait en majuscules :
« ATTENTION, NE PAS FERMER LA PORTE, OUVERTURE POSSIBLE D'UN COTE SEULEMENT »
Tom jeta le petit bout de papier et se précipita sur la porte pour tenter vainement de l'ouvrir. 

Ils étaient coincés.

A 3h du matin. 

Alors qu'Andréas dormait à poings fermés. 

Le dreadé se laissa glisser le long du mur, et enfoui son visage dans ses mains. 
- C'est pas vrai, mais c'est pas vrai !

Bill lui restait figé face à la porte. Tom soupira, et tira le bras du brun pour le forcer à s'asseoir à côté de lui. 
- Bon, le tout c'est de ne pas s'inquiéter, dit-il d'un ton qui se voulait rassurant. 
- Tu rigoles j'espère ? S'exclama Bill en se relevant. Tu te rends compte qu'on est coincé ici jusqu'à demain matin au moins !
Il agitait les bras dans tous les sens, et Tom se dit qu'il était vraiment beau, même en totale panique.
- Calme-toi, lui dit-il en se levant à son tour pour le prendre par les épaules. 
Bill se dégagea aussitôt en lui lançant un regard perçant.
- Ne me touche pas ! 
Tom fronça les sourcils. Bill se mit à trembler.
- N'approche plus tes sales mains de moi ! Tu crois qu'avec un peu de gentillesse et un bon repas tu vas me faire oublier tout ce que t'as fait ? 
- Bill, je...
- Non, tais-toi, je veux plus t'entendre. A cause de toi on est enfermé ici, il fait froid, je suis fatigué, et tout ça c'est de TA FAUTE !
- Ma faute ? MA FAUTE ? Je suis pas le seul à ne pas avoir vu cette putain de note !
- T'es trop con Tom ! C'est ça ton problème !
- Ta gueule, sérieux, ferme là, je voudrais pas que ça se termine mal.

Bill s'approcha de Tom, jusqu'à sentir son souffle sur son visage tiré par la colère.
- Tu vas faire quoi ? Me frapper encore ? Mais vas-y, frappe !
Il avait écarté les bras, et semblait prêt à encaisser un coup. Mais Tom ne bougea pas.
- Je te frapperai plus
, dit-il d'une voix étonnement douce. 
- Fais-le, putain ! Je te hais, Tom, je te hais !

Les yeux du blond furent traversés d'un éclair, et il poussa violemment le corps frêle de Bill contre le mur dur et froid derrière eux. Ce dernier s'y cogna la tête, ce qui lui arracha un cri de douleur. Mais avant d'avoir pu riposter, il se sentit plaqué contre la paroi par un corps chaud et tremblant. Tom colla ses avant-bras de part et d'autre de la tête de Bill, et le fixa dans les yeux. Bill ne disait plus rien, plongé dans le regard chocolat du dreadé. Il y cherchait quelque chose, une émotion, n'importe quoi.

Au lieu de ça, il sentit le blond bouger, et vit son bras se lever, comme s'il allait le frapper. Il ferma les yeux, en attente du choc. Qui ne vint pas. Il en rouvrit un, et constata que le poing fermé de Tom était à quelques millimètres de son visage, tremblant. Il reporta son attention sur le visage tout près du sien, et pu y lire une profonde tristesse, un déchirement, un doute énorme. 

Bill ne pensait pas lire un jour sur le visage de Tom de tels sentiments.

Lentement, le poing se transforma en main, une main parfaitement dessiné, avec de longs doigts fins qui caressèrent doucement la joue du brun, avant de descendre se nicher dans son cou, faisant partir une lignée de frissons le long de l'épaule de Bill.

- Je voudrais te haïr...
Sa voix tremblait presque autant que lui.
- Je m'y efforce, ça fait des années, depuis que t'as débarqué dans ma vie, j'essaye putain, crois-moi, mais...
Il approcha un peu plus son visage, faisant se toucher leurs nez.
- J'y arrive plus...
Bill sentit la panique l'envahir. Il plaqua ses mains sur les épaules de Tom pour le repousser.
- Arrête, dégage de là, ne me touche pas !
Tom resserra un peu plus son éteinte.
- Bill, murmura-t-il, Bill s'il te plait... C'est déjà assez difficile...
- Pousse-toi !

Le brun se débattait à présent, mais il était évident que sous la masse musculaire que représentait Tom, il ne pouvait pas grand-chose. Il sentit qu'il allait pleurer, et ça le mit encore plus en colère.
- Laisse-moi, Tom... Laisse-moi, je te hais, je te hais...

Il abandonna ses tentatives pour repousser le dreadé, et accrocha ses mains à son tee-shirt. Il fixa à nouveau le regard de Tom, et fut surpris en sentant celui-ci coller son bassin au sien, laissant clairement entendre à Bill qu'il était excité.

- Regarde ce que tu me fais... 
Chuchota Tom à l'oreille du brun.
Et il accompagna ses paroles d'un petit coup de rein qui arracha un soupire à Bill.
- Tu me rends complètement dingue...

Bill en frissonna. Il se colla un peu plus au blond, lui donnant une autorisation muette. Tom reçut le message, et avant que le brun ne change d'avis, il couvrit son cou de petits bisous. Il fut ravi de sentir l'entrejambe de Bill s'éveiller sous cette douce torture. Puis il entendit contre son oreille :
- Et toi t'es qu'un crétin...


Il n'en fallut pas plus à Tom. Il se jeta sur la bouche qui l'avait si souvent tentée. Le baiser fut tendre, il bougea doucement ses lèvres contre celles de Bill, en exerçant de petites pressions. Il sentit les mains du brun descendre dans son dos et s'accrocher à lui. Puis Bill entrouvrit les lèvres, laissant l'accès à Tom, qui fit doucement glisser sa langue contre la sienne. Il la caressa avec une douceur que Bill ne lui connaissait pas. Il ne connaissait pas ce Tom doux, attentionné. Et ce Tom lui plaisait, énormément. Tout comme le Tom un peu idiot, non, carrément idiot. Mais ça, il ne se l'avouerai pas.

Leurs langues jouèrent un moment, s'apprivoisant, puis la main du dreadé se fit pressante, appuyant sur la nuque de Bill pour approfondir le baiser. La réaction du brun ne se fit pas attendre, il se cambra contre Tom, donnant volontairement un coup de rein aguicheur. A présent ils pouvaient tout deux sentir à quel point ils désiraient l'autre.

- Tom je... Non...


La conscience de Bill semblait en désaccord total avec son corps. Plus il se collait à Tom, plus il avait l'impression de faire n'importe quoi. Mais lorsque la main du blond descendit et commença à caresser sa virilité à travers son jean, toute trace de conscience s'envola. Il poussa un gémissement sourd et s'agrippa aux dreads de Tom. Ce dernier eu un sourire, et passa sa main dans le jean de Bill tout en se demandant depuis quand il était devenu doué avec les mecs. Et la tête de Bill qui partit violemment en arrière lui confirma cette pensée. Il recommença ses mouvements, appuyant un peu plus ses caresses, et arrachant une litanie de « Putain, putain, putain... » au brun qui se sentait partir complètement.

Un bruit sourd les stoppa violemment.

Tom se détacha de Bill d'un mouvement sec, et la porte bougea avec difficulté.
- Les mecs ? Vous êtes là ? Bon Dieu, je vous avais dit de lire cette fichue note !
La tête d'Andréas apparut, et Tom tira la porte pour laisser sortir Bill qui se précipita hors de la pièce.

Une fois tous trois sortis, Andréas observa l'attitude étrange de son cousin et son ami. Tom posait ses yeux partout où il pouvait sauf sur Bill, et ce dernier était rouge. Il sourit doucement.
- Vous foutiez quoi là-dedans ?
Tom releva la tête. Bill rougit un peu plus.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Grogna le dreadé.
- Et ben, qu'est-ce que vous faisiez, vous n'aviez même pas l'air paniqué. Je sais pas, vous étiez enfermés, prêt à passer la nuit ici, et ça ne vous inquiétait pas ?
- Dis pas de conneries, Andi,
 siffla Bill. Bien sur qu'on s'inquiétait.
- Si je n'avais pas oublié d'éteindre la chaine Hi Fi...
- Mais tu l'as oublié,
coupa Tom. Fin de l'histoire.
Andréas n'insista pas, mais un sourire pris forme sur son visage. Ces deux-là ne savaient pas mentir.
- Bon, on monte ? Demanda Bill, gêné par la réaction très visible de son anatomie.

Tom emboita le pas, et bientôt ils furent tous les trois au lit, néanmoins loin d'être endormis. L'un parce qu'il se demandait bien ce qu'il allait faire, l'autre parce qu'il se demandait bien ce qu'il avait fait, et le dernier parce qu'il se demandait bien ce qu'ils avaient trafiqués.

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Comments :

  • Black-Rose-Of-Eternity

    06/05/2012

    Encore heureux que Andi soit arrivé, parce que dans le local à poubelles, j'aurai trouvé ça plutôt glauque. x)

  • chaos87th

    15/01/2011

    Moi à la place d'Andi, je ne me serais même pas demandé ce qu'ils faisaient. Rien qu'à voir leur gêne ça se devine comme le nez au milieu du visage.
    J'adore vraiment ce chapitre.

  • nirvana-angelTH83

    23/12/2010

    Dans le local poubelle, so cute ^^
    serieusement je trouve Tom adorable

  • zyngao

    06/06/2010

    pas mal l'idée du local a poubelle surtout la petite piece j'ai vraiment adoré a+

  • Giffolies

    21/11/2009

    Xd je pourrait plus aller jeter les poubelles sans avoir un sourire con.

  • titi1417

    26/09/2009

    Mouahahahahaha =D les choses deviennent intéressantes entre Bill & Tom :P

  • x-g3n3r4ti0n-x

    13/09/2009

    Oullala!
    Mais c'est qu'il cache son jeu le eptit Tom
    des bois oO En plus près des poubelles,
    à c'ets saint tout ça :p

  • sound-of-hysteriiia

    29/08/2009

    Mdr. Ca va etre beau demain XD

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    22/06/2009

    Alors désolée hein de mes com's pas trop constructifs pour le moment mais comme je me souviens je survole juste, je lis principalement les dialogues XD

    Sinon, t'en aurais marre de moi et mes com's de 10 km si tu veux tout savoir XD
    Mdr, drôle d'endroit pour se sauter dessus quand même ... le local poubelle ... charmant XD

  • langedelucifer

    08/05/2009

    AAAACCCHHH!!!! J'AIME TROP LE PARAGRAPHE DE LA FIN!!!!!! XD XD XD XD

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