Joyeux Noël - Chapitre 4


Chapitre 4

Mardi 22 décembre

- Arrête de me regarder comme ça.
Bill fusilla Andréas du regard qui leva les bras en signe d'innocence. 
- Je ne te regarde pas comme ça !
- Si,
 grogna Bill, tu me regarde comme si... Je ne supporte pas ça.
- Si maintenant on peut même plus poser les yeux sur toi...


Bill ronchonna une phrase qui ressemblait à un « Va te faire foutre » et trempa son croissant dans son bol. Derrière lui, dans le salon, Tom était mollement écrasé dans le canapé, et le son de la télé emplissait la pièce. 
Bill enfourna le reste de sa pâtisserie dans sa bouche, et s'interrompis en pleine séance de mastication, le regard noir.

- Andi...
- C'est bon,
 rigola le blond, j'arrête. N'empêche, tu me caches des choses, et tu les caches bien.
Bill se leva en continuant de râler, et posa son bol dans l'évier, sur lequel il prit appui en poussant un long soupire. Puis il se tourna vers Andréas qui avait repris sa lecture du journal.
- Je sors cette après-midi. 
- Hum ?
 Marmonna Andréas, visiblement plongé dans un article.
- Laisse tomber, de toute façon tu ne remarqueras probablement même pas que je suis parti.
- Euh, ouais, ouais... 
Répondit l'intéressé, complètement absorbé. 

Bill soupira encore, et s'éclipsa. En passant dans le salon, il ne put s'empêcher de se stopper. Tom somnolait, la tête dodelinant d'un côté et de l'autre tandis qu'il semblait essayer de suivre le film à la télévision. Et le brun se dit qu'il était vraiment mignon. Avant de secouer la tête et de s'habiller chaudement pour sortir. 

***

- J'aurais dû prendre des lunettes de soleil...


Bill marchait seul dans la petite rue qui menait à son appartement. La neige était scintillante, baignée de rayons de soleil, et ça donnait la migraine à Bill. Il remonta la fermeture de sa veste, et s'engouffra chez le fleuriste. Il salua l'homme derrière le comptoir d'un signe de tête. Il le connaissait bien, et pour cause. Il avait couché avec ce connard. 

Il saisit un large bouquet de roses, et alla payer. 
- Bill, bon Dieu ça fait un bail !
- Ouais... Salut, David. 
- Tu vas bien ?
- On fait aller,
 ricana le brun. Je passe la semaine de Noël chez mon meilleur pote.
Et son imbécile mais super sexy de cousin, pensa-t-il. 
- Bien, sourit David. 
Il y eu un petit silence. 
- Pourquoi tu ne m'as jamais rappelé ?
 Finit par demander le fleuriste. 
Le brun se mordit la lèvre. Il ne pouvait quand même pas lui dire qu'il avait été le plus mauvais coup de toute sa vie. Et qu'il ne supportait pas ses manières. 
- J'ai... Beaucoup de travail, avec les cours, enfin tu sais. 
David pencha la tête sur le côté, l'air contrarié. 
- Tu vois quelqu'un, c'est ça ?
Bill haussa un sourcil. 
- Non, enfin pas vraiment, non non pourquoi ?
- Oh, laisse tomber. 30 ¤, s'il te plait.


Bill paya, puis sortit en sentant un regard glisser dans son dos, matant sans gêne son arrière train moulé dans un jean. « Tous les mêmes », pensa-t-il en soupirant.

Il repensa à sa réponse à la question de David. « Pas vraiment ». Il secoua la tête. Il était vraiment minable.

Et il avait envie de voir Tom, maintenant.

***

- Où est Bill ?

Andréas était occupé à emballer les cadeaux pour sa famille quand Tom avait surgit, manquant de lui faire se couper le doigt, et avait posé cette question qu'il se posait depuis quelques minutes.
- J'en sais rien, il devait sortir, je crois.
- Ah

Le dreadé tourna les talons, puis revint sur ses pas.
- Il rentre quand ?
- Qu'est ce que j'en sais, Tom, je suis pas sa mère !
- Hum...

Il se gratta la tête, et alla dans sa chambre. Il en ressortit, guitare à la main, et se mit dans le canapé. 
- Ça te dérange si je...
- Non, vas-y.


Alors Tom commença à gratter ses cordes, faisant résonner des sons mélodieux dans toute la pièce. Andréas sourit, il aimait écouter son cousin jouer de la guitare. Elle lui donnait l'impression que Tom était vraiment lui, qu'il ne cherchait à impressionner personne, juste à être lui-même et laisser ses émotions guider ses doigts.

Mais le bruit de la porte d'entrée interrompit Tom dans ses accords, et il posa sa guitare sur le canapé avant de se précipiter vers Bill qui rentrait. 
Il y eu un petit blanc durant lequel Bill et Tom se fixaient, sans rien dire. 

Andréas décida de faire comme s'il n'était pas là. 

- Je voudrais qu'on... Parle, 
déclara Bill.
- Oui, moi aussi.
Tom remarqua alors le bouquet de roses dans la main de Bill. Ce dernier suivit le regard du dreadé, et sembla entendre sa question silencieuse.
- Oh, j'ai acheté ça pour mettre un peu de... Fleurs, dans cet appartement. Tiens, Andi. 
Il posa le bouquet sur la table, et Andréas vit là une magnifique occasion de s'effacer. Il saisit les roses qui sentaient merveilleusement bon, et partis en quête de vase. 
- On devrait sortir, suggéra Tom, et Bill acquiesça. 

Ils mirent des manteaux et partirent de l'appartement. 

Un silence s'installa. Ni l'un ni l'autre ne savait comment commencer. 

Finalement, Tom se lança.

- Tu voulais qu'on parle de... Quoi ?
- Oh.
 Bill se gratta la tête. Je voulais qu'on parle... De tout, de toi, enfin, parler quoi.
Tom fronça les sourcils. 
- Quoi ? L'interrogea Bill.
- Oh, rien, c'est juste que... C'est pas comme si on avait l'habitude. De parler, je veux dire. 
Le brun eu un rire nerveux. 
- Ouais, nous c'est plutôt les cris et les insultes... Mais tu n'es pas comme ça avec tout le monde...Pas vrai ?
- Oh non, non bien sûr, il m'arrive aussi de discuter...

Ils se fixèrent un instant, gênés. 
- Alors... Tu n'as qu'à faire comme si j'étais quelqu'un de... 

Bill réfléchi un instant sur la nature du mot à employer pour le qualifier. Tom le devança.
- Je vais essayer. 
Ils s'installèrent sur un banc.
- Bien, qu'est-ce que tu veux savoir ? 
Le brun se mordit la joue.
- Hum... Depuis quand tu joues de la guitare ? 
Tom parut un peu surpris, mais répondit avec le sourire.
- Depuis très longtemps. Mon père m'a appris, et j'ai tout de suite aimé. Je joue avec des potes, quelques fois... 

Il mordilla son piercing au labret, faisant loucher Bill sur ce dernier. Les sensations fraiches que lui avait procurées le bijou lors de leur baiser de la veille lui revinrent en tête, et il dut se concentrer pour écouter le dreadé lui parler.

- Je pensais pas que tu avais remarqué... Que je jouais...
- T'es pas vraiment discret,
 rigola Bill, à chaque fois que tu t'énerves...
Il s'interrompit, conscient d'avouer à Tom qu'il écoutait à sa porte, ou même qu'il faisait attention aux attitudes du dreadé. Mais le blond sembla heureux de cet aveu, et sourit.
- Tu aimes la musique, Bill ?
- Oui, beaucoup, j'ai une collection de CDs assez impressionnante chez moi, et quand il n'y a personne, j'adore mettre la musique à plein volume... 
- Et moi je gratte comme un malade, ça me détend.
- C'est quoi ton genre de film ?
- J'adore la science-fiction, ou les comédies ! 


La discussion était lancée. Ils parlèrent ainsi, de tout, de rien, apprenant à se connaître après toutes ces années passées à se rabaisser l'un l'autre. Les sujets les plus idiots furent abordés, les questions les plus bêtes posées, et bientôt leurs rires remplirent les petites rues blanches de neige. 

***

De retour à l'appartement, l'ambiance était à la bonne humeur, et Andréas fut ravie de constater que ses deux invités semblaient enfin décidés à ne plus se faire la guerre. 
Il décida de ne rien dire, et annonça que ce soir c'était soirée télé film spécial Noël, avec plateau repas. Ils s'installèrent donc tous les trois dans le salon. Bill alluma un feu, et ils se mirent à l'aise entre les coussins. 
Malgré l'armistice visiblement signée entre Tom et Bill, Andréas sentait une tension très forte régner entre les deux jeunes hommes. C'est à peine s'ils suivaient le film, et ils ne cessaient de se jeter des regards, qu'ils détournaient dès qu'ils voyaient l'autre le fixer. Un vrai jeu du chat et de la souris. Et ce qui inquiétait Andréas, c'est qu'il connaissait Tom. Et qu'il savait que si pour l'instant tout semblait aller bien, ça risquait fortement de ne pas durer. Bill était fragile, et Andréas ne voulait pas le voir souffrir. 

Une petite toux gênée le sortit de ses réflexions.

- Je suis désolé,
 lança Bill, je vais aller me coucher. 
Un coup d'½il à l'horloge de la cuisine confirme à Andréas ses craintes, il était à peine 22h. Il poussa un petit soupir contrarié.
- T'es sur ? Bill, il est si tôt et...
- Bonne nuit, Andi. 

Son ton était sans appel mais gentil. Andréas n'insista pas, et croisa le regard de Tom qui avait l'air aussi surpris que lui. Une fois que Bill fut couché, Andréas baissa le son de la télé et s'adressa à son cousin.
- Je pensais que ça commençait à s'arranger entre vous...
- Ah non, je te vois venir ! Andi, je te promets que j'ai rien fait. Je te le jure ! On a discuté tranquillement tout l'après-midi, c'était cool, vraiment, mais là...

Sa phrase s'éteignit et il sembla réfléchir. 
- Je ne comprends pas. Peut-être qu'il ne veut pas que ça s'arrange, au fond...
- Je suis pas certain que ça soit ça, Tom... C'est pas le genre de Bill d'entretenir une bataille aussi stupide.
- C'est plus le mien, c'est ça ?


La voix de Tom tremblait légèrement, et Andréas en fut surpris. Son cousin, si sûr de lui, si fier devant n'importe qui, semblait absolument déstabilisé par Bill, son meilleur ami depuis si longtemps, le petit Bill si fragile, si doux et si gentil...

- J'ai pas dit ça... Mais je pense que t'as pas facilité les choses, je veux dire, Tom, ça fait des années que ça dure, et tu t'en rends compte seulement maintenant ?
- Si seulement tu savais depuis combien de temps je me bats... 

Murmura Tom dans un souffle presque inaudible, mais qui n'échappa pas à Andréas. Cependant, avant qu'il n'ait pu demander quoi que ce soit, le dreadé se leva à son tour, le gratifia d'un « bonne nuit » rapide et gagna sa chambre.

- Quelle soirée... 
Maugréa Andréas, avant d'aller lui aussi se coucher. 

***

Deux yeux grands ouverts fixaient le plafond. 2h du matin, indiquait son portable. Non, vraiment, il n'arrivait pas à dormir. Il se tourna pour la quinzième fois en 5 minutes sur son matelas qui lui semblait trop dur, trop froid, et fixa la fenêtre. Le givre sur la vitre scintillait à la lumière des lampadaires. Il chercha la lune, mais ne trouva qu'une tache noire à peine taché d'étoile. Il poussa un long soupire. Puis repoussa les couvertures. Un frisson le prit, et il se dépêcha de sortir sur la pointe des pieds. 

Il se dirigea vers la cuisine, sortie la bouteille de lait du frigo. Il avait la tête dans un placard à la recherche du Nesquick quand un bruit le fit faire un bond et se cogner contre la porte du meuble. Il se mordit la langue pour ne pas hurler et fusilla le nouveau venu du regard.

- Putain Andi ! Gueula-t-il silencieusement. Ça va pas d'apparaître à une heure pareille sans faire de bruit !
Le blond leva les yeux au ciel.
- Tu peux parler, et puis je te signale que je vais pas faire un boucan d'enfer pour réveiller tout le quartier, j'étais pas sensé savoir que t'allais faire une visite nocturne à mon frigo... 
Bill eu un petit rire nerveux. 
- J'arrive pas à dormir. Il reprit ses fouilles.
- 2ème porte à droite, dit machinalement Andréas en comprenant ce que cherchait Bill. Tu m'étonnes que t'arrive pas à dormir, vu l'heure à laquelle t'es parti...
Bill sentit une pointe de reproches dans les paroles d'Andréas. Et il savait que son ami n'avait pas tort.
- Je pouvais pas rester, dit-il en guise d'excuse. C'est compliqué.
- Je vois ça,
 grogna Andréas. 

Il observa Bill verser généreusement son chocolat dans sa tasse, reposer la boîte et s'installer, toujours dans la pénombre, pour siroter sa boisson.

- Depuis quand t'as arrêté de tout me dire, Billou ?

Il avait pris un air peiné qui serra le c½ur du brun.
- Andi, je te promets, je te jure de t'en parler. Mais plus tard. C'est trop flou pour moi, pour le moment...
- C'est Tom ?

Bill mordilla son piercing à la langue, puis répondit doucement.
- Oui, c'est lui. Mais je t'expliquerai, plus tard...
Andréas comprit qu'il n'obtiendrait rien ce soir-là, et il abandonna. Il fit demi-tour vers sa chambre.
- Merci, entendit-il dans son dos. 

Il sourit et regagna son lit. 

Bill avala son chocolat et posa sa tasse dans l'évier. Il se frictionna les bras pour essayer de se réchauffer, mais ça ne suffisait plus. Lui vint alors une image surprenante en tête où il se trouvait nu contre Tom, et qu'il semblait avoir bien assez chaud. Il écarquilla les yeux, comme pour chasser les images. Mais alors le baiser lui revint, avec les frissons, les vertiges enivrants et la douceur des lèvres collées aux siennes...

Soudain, la pièce lui parut trop petite, étouffante, et il se dirigea d'un pas lourd vers le couloir. Il passa devant la pièce où se trouvaient le bureau et le canapé où dormait Andréas. Il sourit en entendant que le blond ronflait déjà. Puis, la pièce suivante était sa propre chambre. Il y fit un pas, et se figea. Le baiser lui réapparut, plus clairement cette fois. Il pouvait presque sentir le souffle du dreadé sur sa bouche. Les images filaient devant ses yeux, et il s'appuya contre sa porte en se massant les tempes. Se coucher ne servirait à rien, et de toute façon, un coup d'½il vers son pantalon lui confirma qu'il était bien trop excité pour réussir à trouver le sommeil. Il eut alors l'idée de prendre une douche, puis se souvint de l'heure. L'autre solution aurait été de s'en occuper lui-même, mais cette voie le laissait perplexe. 

Alors, tout naturellement, il se dirigea vers la dernière porte du couloir. La chambre d'Andréas. Qui était celle de Tom, pour la semaine. 

Arrivé devant sa porte, il inspira. 

Une excuse. Il lui fallait une excuse. 

...

Tant pis pour l'excuse. Il frappa doucement. 

Alors tout alla très vite. Tom semblait avoir attendu derrière la porte, puisqu'elle s'ouvrit immédiatement, et avant que Bill ait pu inventer une quelconque excuse ridicule, il fut tiré, puis plaqué contre la porte refermée. Un corps brûlant se colla au sien. Le brun ne réfléchit pas, et lorsque deux lèvres humides se plaquèrent dans son cou, il pencha légèrement la tête pour leur laisser l'accès. Son corps se réchauffait à une allure folle, et son sexe durcirait sous les caresses de Tom qui glissait ses mains le long de ses bras. Il sentit la langue du blond caresser la peau de son cou, puis remonter jusqu'à sa mâchoire, laissant une trainée brulante sur son passage. Bill ne put s'empêcher de gémir. Il sentit Tom sourire contre sa peau, puis plus rien. La bouche taquine venait de s'écraser contre la sienne, coupant toute réflexion sensée au brun. Il agrippa le cou de Tom, et força la barrière de ses lèvres pour rencontrer sa langue. Le dreadé parut surprit de l'initiative, mais approfondit le baiser en jouant lascivement avec le piercing froid de Bill qui, il fallait l'avouer, était la chose la plus excitante qu'il avait pu tester. Il donna un coup de bassin pour laisser Bill constater qu'il était tout aussi dur que lui, si c'était possible. Puis il remonta une des jambes du brun contre sa hanche, et recommença plus violement ses mouvements. Bill, pour toute réponse, lui mordit le cou, étouffant ses gémissements de plus en plus bruyants. 

C'était violent, c'était passionné. La tension sexuelle qui s'était installée entre eux se libérait, et c'était un véritable feu d'artifice de désir qu'ils se communiquaient. Tom cru devenir fou en sentant la main de Bill passer sous son teeshirt pour le caresser à même la peau, et son bassin collé au sien onduler pour accentuer ses mouvements. Il ne réfléchit pas pus longtemps, et lâcha la jambe de Bill pour lui arracher son haut, qu'il envoya valser dans la pièce. Le brun fit de même, avant de se recoller contre Tom. Le contact de la peau nue et chaude le fit soupirer de plaisir, et il s'empara, plus doucement cette fois, des lèvres du blond. Sa langue vint caresser l'arrière de ses dents, puis son palet, avant de s'enrouler à la sienne, et de l'aspirer dans sa bouche, arrachant un grognement de plaisir à Tom, qui commença à tirer sur le bas de pyjama de Bill. D'une main tremblante, il réussit à légèrement l'abaisser, mais ne pu aller plus loin, et pour cause, Bill venait de lui sucer le lobe de l'oreille, puis de faire glisser sa langue dans celle-ci, chose qui le rendait complètement fou. Il se laissa faire, impressionné par l'agilité du brun à le faire décoller avec cette simple mais ô combien délicieuse torture. Il reprit doucement ses esprit tandis que Bill attaquait son cou, mordillant la peau douce pour y laisser de jolies petites marques rouges, et termina de tirer sur le pantalon de son brun, qui se retrouva en boxer contre le corps tremblant du dreadé. Ce dernier commença à le caresser à travers le tissu du sous vêtement, passant sa main sur son sexe tendu dans un mouvement désordonné. Bill se cambra, et enroula ses bras autour du cou de Tom tout en frémissant de plaisir. Tom eut un petit rire et passa sa main sous le boxer du brun, qui rejeta la tête en arrière en se mordant la lèvre, pour ne pas hurler et réveiller Andréas. Tom le prit franchement en main et le caressa avec énergie.

- Tom je... Han... Arrête...

Il sourit et ralentit la cadence, puis entreprit de dénuder complètement Bill. Il glissa son boxer le long de ses fines jambes, frôlant ses cuisses de son nez tandis qu'il se baissait en même temps que le sous vêtement, de façon à se retrouver à quatre pattes devant Bill, ou plutôt la fierté de Bill. Il se lécha les lèvres d'un air sensuel, sexuel même, et embrassa le bout du sexe qui s'offrait à lui. Bill eu un mouvement de hanche en avant, et gémit le prénom de Tom en empoignant ses dreads. Il osa un petit regard vers le bas, et ce qu'il vit le fit gémir encore plus fort. La vision de Tom à ses pieds, prêt à lui faire la fellation du siècle, était la chose la plus érotique qu'il ait jamais vue. L'instant d'après, il sentit une douche chaleur humide englober sa virilité, et toutes pensées cohérentes, déjà peu nombreuse, désertèrent son cerveau pour laisser place à une vague de plaisir. Tom amorça un doux mouvement de va et vient, creusant ses joues pour aspirer au maximum le sexe de Bill dans sa bouche. Et il se dit que c'était la meilleure chose qu'il ait jamais goûté. Bill était le premier mec avec qui il avait ce genre d'envie, et malgré l'appréhension de ne pas savoir quoi faire, les supplications de Bill pour qu'il accélère lui laissèrent penser qu'il était peut être doué dans ce domaine. Il sentit la poigne dans ses cheveux se resserrer, et accéléra ses mouvements. 

- Putain, putain... Tom putain...


Le blond sourit et lâcha sournoisement le sexe rougit de Bill pour revenir se coller à lui. Le brun grogna mais se laissa faire, et tandis que Tom lui léchait la clavicule, il lui retira pantalon et boxer, pour les laisser tous deux nus. Au contact de leurs virilités, les deux amants poussèrent un long gémissement. Ils étaient toujours debout contre la porte, Bill coincé contre Tom. Alors Tom attrapa les cuisses de Bill, le souleva pour aller l'allonger sur son lit, enfin, le lit d'Andréas. Mais peu importait à Bill, il aurait pu le faire n'importe où tellement il en avait envie, et ce depuis bien longtemps. Il ne pu retenir un petit cri quand Tom, allongé sur lui, commença à se frotter contre son corps couvert de sueur. Il l'accompagna, enroulant ses jambes autour de son bassin pour accentuer les mouvements du dreadé. Ils n'étaient plus qu'une masse de corps tremblant et gémissants, de membres entre mêlés, se désirant plus que jamais.

- Bill... Je vais...
- Non... En moi... Maintenant...


Tom ne put réprimer une longue plainte. C'était tellement bon à entendre. Mais il ne savait pas vraiment comment s'y prendre. Alors doucement, Bill décida de le guider en prenant un de ses doigts en bouche. Il le suça avec avidité, puis fixa Tom dans les yeux. Celui-ci comprit le message, et descendit sa main le long de ce corps parfait, remarquant au passage un tatouage qui manqua de le faire jouir immédiatement. Sur l'aine droite, une étoile noire décorait magnifiquement la peau du brun. Il se pencha pour y passer sa langue et retracer les contours. Bill trembla, et se mordit les lèvres en sentant le doigt de Tom caresser ses fesses. 

- Vas-y Tom... S'il te plait...

Le blond ne se fit pas prier d'avantage, et fit pénétrer un doigt dans l'antre chaude de Bill. La sensation autour de son doigt était telle que Tom se dit qu'il s'apprêtait à avoir la meilleure expérience sexuelle de sa vie. Il bougea doucement, et sentant que Bill était plutôt détendu, il fit pénétrer un autre doigt. Le brun donna un petit coup de bassin de façon à les faire glisser plus profondément en lui, et Tom se sentit bouillir. Il voulait être en lui, maintenant. Il balaya la pièce du regard, un air un peu confus sur le visage. Il entendit un petit rire moqueur sous lui, et tourna deux yeux intrigué vers le brun coincé sous son corps.

- C'est pas dans la chambre d'Andi que tu trouveras ça...

Le dreadé rougit, et sentit Bill bouger sous lui. Puis, la chaleur de son corps disparu, le faisant râler. Bill lui déposa un petit baiser sur l'épaule et murmura :

- Attend-moi, j'en ai pour une minute...


Il tressaillit en voyant Bill sortir de la chambre complètement nu, sans aucune gêne. Il profita de cet instant de répits pour souffler un peu, et se demander si tout ça n'allait pas trop vite. Il n'eut pas vraiment le temps de répondre à ses questions intérieures, puisqu'il se sentit poussé en arrière, et bientôt Bill était assis à califourchon sur sa verge gorgée de sang, un petit tube à la main. Il se pencha sur Tom, lui lécha le cou, puis les lèvres, pour finalement lui dire :

- Tiens toi tranquille, et ne t'avise pas de me jouir sur les doigts, où te le ferait regretter...


Pas une seconde il ne vint à l'esprit de Tom d'essayer de le contredire, pas quand Bill, après s'être enduit les doigts de la lotion, le caressait d'une manière indécente, enduisant son sexe sur toute sa longueur. Puis, conscient de ce qui allait suivre, Tom décida de reprendre les choses en mains, et d'un mouvement agile de hanches, plaqua de nouveau Bill sous lui. Il frotta doucement son sexe contre les fesses de Bill, glissant entre elles, et buttant finalement contre son entrée, les faisant haleter tout les deux. D'un regard, Tom comprit que Bill lui intimait de s'activer. Alors, très doucement, il fit pénétrer le bout de sa virilité dans l'antre accueillante. Une bouffée de chaleur l'envahit, et il sentit ses joues prendre feu. C'était la première fois qu'il sentait un corps aussi étroit autour de lui. Bill gesticula en lui ordonnant de continuer. Il donna un petit coup en avant, et se retrouva presque entièrement dans le corps du brun. Ses bras, placé de chaque coté de la tête de Bill, se mirent à trembler violement. Comment avait-il pu se retenir pendant tout ce temps, pendant toutes ces années, sans jamais s'autoriser à connaître de pareilles sensations ? Bill quant à lui, ne pouvait plus penser. Le plaisir le submergea, accompagné d'une habituelle petite douleur, mais qu'il ne sentait à présent presque plus, son corps s'étant accommodé à ses préférence sexuelles. Il remonta ses genoux contre les flancs de Tom, et le poussa jusqu'à la garde en plaquant ses pieds contre ses fesses. Ils restèrent ainsi un moment, cherchant désespérément un peu d'air à inspirer. Puis, dans un geste presque bestiale, Tom se retira et le pénétra brutalement. Bill poussa un cri, et agrippa le dos de Tom, enfonçant ses ongles dans sa chair brûlante.

Une danse effrénée s'engagea, et Tom colla sa bouche contre celle de Bill en accélérant toujours plus le mouvement. Il sentait qu'il frôlait un endroit particulier, une chose dont il avait entendu parler, et qui mettait Bill dans tous ses états. Il chercha alors une solution pour accentuer les sensations. Il se mit légèrement à genoux, souleva le bassin de Bill, accrocha ses jambes un peu plus haut contre ses côtes, et le pénétra d'un coup si puissant que le lit cogna contre le mur. Bill ne put retenir un hurlement, Tom venait de trouver la position idéale pour le faire ressentir un maximum de plaisir, et cognait directement dans sa prostate. Il ondula au rythme presque insoutenable des coups de reins du dreadé. La jouissance était proche, Bill se cambra contre le torse de Tom, enroula ses bras autour de son cou et réussit à articuler :

- Tom... Han... Touche-moi, vite...


Il s'exécuta, empoignant le sexe de Bill pour le caresser rapidement. Il sentait le membre pulser dans sa main, tout comme le sien, et sût qu'ils étaient proches.

- Je vais venir... Putain Bill, je vais...


Il poussa un cri, et dans un ultime et étonnement puissant coup de rein, il se libéra dans le corps convulsé de Bill, qui se contracta autour de Tom avant de jouir entre leurs corps dégoulinant de sueur. Ils retombèrent sur le matelas en respirant à plein poumons, et après quelques derniers mouvements de hanches, Tom se sentit glisser hors du corps de Bill. Il embrassa les bras du brun encore enroulé autour de son cou, puis ses lèvres entrouvertes, glissant doucement sa langue dans sa bouche pour caresser tendrement la langue de Bill. Celui-ci répondit au baiser, puis laissa tomber sa tête contre le torse trempé de Tom. Après quelques instants, Bill prit la parole.

- Je crois que je te déteste toujours autant...


Tom sourit, puis lui embrassa le front, descendit le long de nez pour finalement atterrir sur ses lèvres rouges et gonflées.

- J'adorerai que tu me détestes de cette façon tout le temps... 
Dit-il contre sa bouche.

Il sentit Bill sourire à son tour, puis bouger doucement de façon à se coller à lui. Tom repoussa quelques mèches de cheveux qui collaient au front de Bill, puis le fixa dans les yeux.

- Tom, dit-il finalement. Je... Je dois m'excuser.
Le dreadé haussa les sourcils.
- Oui, reprit Bill, je crois que tu es un pauvre con qui fait bien trop son intéressant, mais tu n'es pas que ça... Et je pense que j'ai voulu te faire payer pour tous les autres... Alors pardonne-moi.
Tom sentit son c½ur se serrer. Il étouffa presque Bill entre ses bras, et l'embrassa amoureusement.
- Excuse-moi d'être un pauvre con.

Ils se sourirent, puis s'endormirent lovés l'un contre l'autre.

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Comments :

  • chaos87th

    15/01/2011

    Ben là au moins c'était clair, net, et précis entre eux.
    Je suis sûre que Andréas a entendu les ébats des 2 amoureux et qu'il ne se privera pas d'en faire la remarque le lendemain.

  • nirvana-angelTH83

    23/12/2010

    j'aime j'aime j'aime =)

  • zyngao

    06/06/2010

    trop bien ce lemon et trop mignon a la fin je kiffe a+

  • Giffolies

    22/11/2009

    Je suis sur qu'Andy vous a entendu hihihi.
    Alors comment va se passer le lendemin???

  • titi1417

    26/09/2009

    *-*

  • x-g3n3r4ti0n-x

    16/09/2009

    & bien & bien Bravo!
    Tu fais de ces Lemons incontournables!
    Je te le dis moi =D

    Hop, demain je commene les
    cha^pitre 5 qu'ilme tarde delire =)

  • sound-of-hysteriiia

    29/08/2009

    Il fait chaud ou c'est moi?? XD
    Je ss Pressée de voir ce qui va se passer ensuite =)

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    22/06/2009

    Ah oui, ce chapitre est son putain de lemon *-*
    Comment tu fais ? Sans mentir il est waouh ! Chaque lemon que je lis de toi c'est sans mots !
    Sinon, ben ... je comprends qu'Andy soit un peu tristounet que Beul lui dise plus tout !

    Enfin bon ... chapitre suivant =D

  • langedelucifer

    08/05/2009

    oooooooooooooooouuhhhhhhhhhhh c'est chaud!!! XD XD XD

  • tom-th-tom

    22/03/2009

    trop chou =)

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