Joyeux Noël - Chapitre 7


Chapitre 7

Jeudi 24 décembre

Une douce odeur de pâtisserie chatouilla le nez de Bill. Il ouvrit doucement un ½il, et découvrit une pièce plongé dans l'obscurité, les volets n'avaient pas été ouverts. Il laissa ses pupilles se dilater et scruta la chambre devenue un peu plus claire à ses yeux habitués. Tout était bien rangé, ce qui l'étonna quelque peu de la part de Tom. Puisqu'il était bien évidement dans la chambre de Tom – enfin d'Andréas – et que ce dernier était plutôt bordélique. Il constata que ses vêtements étaient proprement pliés sur une chaise. Il se concentra, persuadé que la veille rien n'était disposé de cette façon. Il n'avait pas bu, alors pourquoi avait-il l'impression d'avoir loupé un épisode ?

- T'en a mis du temps,
 le fit sursauter une voix dans son dos. 

Il se tourna et rencontra des yeux grands ouverts, pétillants. Il sourit. Cette vision était la meilleure qu'il puisse avoir le matin. Il caressa le torse de Tom et déposa un baiser sur ses lèvres.

- J'aime prendre mon temps le matin. 
Tom lui rendit son baiser avec tendresse. Le ventre de Bill gronda fort, et il rougit en rigolant.
- Sauf quand un petit déjeuner a l'air aussi délicieux !
Tom sourit, mais ne bougea pas, continuant de le fixer. Quelque chose dans son regard attira l'attention de Bill.
- Tom, ça va ?
Tom hocha la tête, mais ses yeux criaient le contraire. Bill se colla à lui et l'entoura de ses bras.
- Non, dis-moi, quelque chose cloche. 
Le dreadé se contenta de serrer le corps du brun contre lui. Bill nota qu'ils étaient en boxer, et qu'ils n'avaient rien fait cette nuit là, trop fatigué par leur folle après-midi. Mais ce détail passa rapidement dans son cerveau, laissant place à une crainte. Pourquoi Tom ne répondait pas ?
- Tom...
L'intéressé inspira fort dans le cou de Bill.
- Tu as une odeur de... Miel, dit-il finalement. Et autre chose peut être...
- Orange,
 éluda Bill d'une petite voix, oui, c'est mon gel douche... 

Il n'ajouta rien, mais se dit que c'était incroyable que Tom sente ça, alors qu'il n'utilisait plus son gel douche depuis une semaine, mais celui d'Andréas. Il attendit encore un peu que Tom se décide à lui parler, mais celui-ci gardait obstinément le silence, se blottissant toujours plus contre Bill. Le brun finit par s'impatienter.

- Tu vas me dire quel est le problème ou il faut que je devine ?
- Hummm... 
- Tom !
- Ca va, ça va, 
grogna-t-il en se redressant.

Bill se mordit la lèvre, il n'avait pas voulu être brusque, mais ce silence lui pesait, l'angoissait. Il redoutait ce que Tom avait à lui dire. Et l'absence de bordel dans la chambre lui parut soudain plus que suspecte. Il observa Tom se triturer les mains, les tordant dans tous les sens. 

Il soupira et finit par dire :
- Pendant que tu dormais, ce matin, j'ai reçu un coup de fil. Mes parents veulent que je rentre un peu plus tôt que prévu, parce qu'ils ont invité des amis pour le weekend.

Bill déglutit avec difficulté. 
- Tu veux dire que... Tu passes Noël chez toi ?
- Non, 
s'empressa de répondre Tom, non non, je pars demain...
- Pourquoi tu as déjà fait tes bagages alors ?

Tom pencha la tête sur le côté, l'air surpris, puis sembla comprendre.
- Ah non, ça... Non, c'est juste que...
- Que ?
- J'ai rangé cette nuit, ça m'a... Aidé à ne pas penser.

Bill resta perplexe, attendant une explication. Il fut encore plus surpris de voir les joues de Tom s'assombrir.
- Quand quelque chose m'angoisse, soit je joue de la guitare, soit je range. 
- Tu es... Angoissé ? Par quoi ?

La teinte sombre devint presque noire. Tom sembla vouloir se fondre dans le matelas.
- J'ai peur de te quitter. 


Bill se figea. Il contempla longuement Tom, à la recherche d'une trace de sourire moqueur, quelque chose qui lui ferait comprendre que c'était une blague. Mais rien, Tom semblait... Triste. Bill sentit sa gorge se serrer, et doucement il se glissa dans les bras de son Tom. Ils se serrèrent de toutes leurs forces. 

- Ca va aller,
 promit Bill. On habite presque à coté, on pourra se voir, souvent. 
Tom hocha la tête et ce fut au tour de Bill d'inspirer à plein poumons dans son cou.
- Café, murmura-t-il. Tu sens le café. 

C'était donc ça la petite odeur qu'il n'avait pas identifié la veille. Il sentit Tom frissonner, et fut horrifié de sentir quelque chose de chaud contre son épaule. Des larmes ? Non, c'était impossible. Mais un sanglot lui confirma ses craintes. Tom pleurait.

- Excuse-moi... 
Dit-il à travers ses larmes. Pardonne-moi pour tout, Bill... S'il te plait, pardon...
Bill se sentit déstabilisé, il ne pensait pas voir un jour Tom pleurer, et encore moins pour lui.
- Je te mérite pas, continua-t-il en essayant de calmer ses larmes. C'était facile avant, de partir, je savais que tu me détestais, qu'on pourrait jamais... Mais maintenant que...
Sa voix mourut et ses sanglots reprirent doucement. 
- Dis pas de bêtise, finit par dire Bill, encore sous le choc. Je suis bien avec toi, peu importe ce qu'il y a eu avant... Calme-toi Tom, ça va aller...

Ils restèrent un moment à se serrer l'un contre l'autre, Bill massant le crâne de Tom, Tom caressant le dos de Bill. Une fois que Tom se fut bien calmé, Bill tenta une proposition.

- Et si on allait dévorer ce petit déj' qui sent vraiment trop bon ?


Tom sourit, d'un sourire sincère cette fois, et ils se levèrent pour rejoindre Andréas dans la cuisine.

***

Le flair de Bill ne l'avait pas trompé : sur la table de la cuisine s'étalait une montagne de douceurs : croissants et pain au chocolat chauds, brioche, muffins, crêpes et pancakes, ainsi que de la confiture et du Nutella. Il se jeta sur Andréas.

- Je t'aime Andi, plus jamais je ne t'accuserai de faire des trucs dégueulasses à manger !


Le blond tenta de se dégager des bras de Bill qui ne mit pas longtemps à le lâcher pour attaquer le petit déjeuner. Il poussait de petits soupirs de satisfactions devant chaque aliment qui se présentait à lui. Tom et Andréas le regardèrent, amusés. Bill était vraiment un gamin parfois, mais c'était juste mignon, de le voir s'émerveiller devant si peu. 

Après avoir mangé, et que Tom ait expliqué la situation à Andréas, (qui, à sa grande surprise, fut un peu déçu que son cousin parte plus tôt que prévu), les trois garçons organisèrent la journée : ce midi ils iraient manger en ville dans un petit restaurant, pour ensuite se balader dans les rues, voir les magasins de jouets et les décorations, puis finalement rentrer pour préparer le festin de Noël. 

Le restaurant était « mignon à souhait » d'après Bill, décoré dans les tons rouge-blanc, agrémenté d'un grand sapin blanc, et d'une cheminée. Le petit côté rustique finissait de donner son charme à l'endroit, et ils s'installèrent à une table proche du brasier, tout en commentant la beauté des lieux.
Ils mangèrent des crêpes en parlant de leurs anciens Noël. 

- Je me souviens d'un Noël qu'on a passé ensemble,
 s'exclama Andréas en désignant Tom du doigt. Tu avais été infernal, tu avais fini complètement bourré, et...
Tom rougit et le coupa.
- Oui oui, je sais, j'ai vu les photos, on peut éviter de parler de ça ?
- Moi ça m'intéresse !
 Intervint Bill. Raconte Andi !
- Et bien,
 poursuivit Andréas en ignorant les protestations de Tom, il est sorti dans la rue, il y avait du monde, forcément le soir de Noël... Et il a commencé à chanter des chansons comme « Petit papa Noël », et il chantait faux, si t'avais entendu ça ! Mais ce n'est pas le pire...
- Andi, ta gueule, arrête !
- Le pire, c'est qu'il a baissé son pantalon et s'est mis à courir partout. Les gens n'ont pas regrettés d'être sortit ce soir-là, le spectacle valait le déplacement !

Tom n'en finissait plus de jurer tandis que Bill rigolait à gorge déployée. 
- Il ne s'en souvenait pas le lendemain, et il a fallu qu'on lui montre les photos et les vidéos pour qu'il nous croit !
- Des vidéos ?
 S'étouffa Bill. Tu les as encore ?
Tom ouvrit grands les yeux.
- Ah non, là tu rêves, j'ai tout supprimé !

Andréas lui fit un clin d'½il et lui annonça :
- Pas tout, cousin, pas tout !

Et après un combat acharné, Tom réussit à faire promettre à Andréas de ne pas montrer les preuves compromettantes, en échange de quoi Tom garderait les photos montrant Andréas aux toilettes après une cuite mémorable en train de rendre tout ce qu'il avait bu et mangé. 

Le repas terminé, ils restèrent un long moment à flâner devant les boutiques, à parler de leurs cadeaux de Noël. Tom annonça avoir été frustré pur n'avoir jamais reçu ce qu'il commandait, et que c'était comme ça qu'il avait découvert que le père Noël n'existait pas. Bill lui, raconta qu'il avait toujours pensé que ses parents avaient d'étroits liens avec le barbu en manteau rouge, parce qu'il recevait, contrairement à Tom, exactement ce qu'il voulait. Andréas conclu en disant qu'il croyait toujours au père Noël, et qu'il espérait bien que celui-ci le gâterait cette année. Bill leva les yeux au ciel avant de donner une tape dans la tête de son ami. 

Ils continuèrent leur balade, buvant un cidre chaud qu'on leur avait proposé au détour d'une rue (une table était installée, et un groupe de bénévoles offrait ce service en guise de cadeau de Noël), où ils purent discuter avec d'autres gens, ce qui ajoutait une pointe de chaleur à la boisson. Andréas fut agréablement surpris de voir Tom passer un bas autour des épaules de Bill et ce dernier se coller à lui pour passer son bras autour de sa taille. Il ne pensait pas que Tom serait prêt à s'afficher après si peu de temps. Mais c'était Noël, et la magie qui pesait dans l'air n'épargnait personne. 

Ils rentrèrent à l'appartement pour se mettre aux fourneaux. Andréas s'occupa de préparer les magrets de canard aux mangues ainsi que le foie gras, Tom éplucha des pommes de terre pour les pommes dauphines, et Bill fut chargé du dessert. Tous trois s'activèrent avec bonne humeur, discutant cuisine. Bill choisit de réaliser un gâteau au miel et aux épices, pour donner une pointe d'originalité à ce repas qui s'annonçait délicieux. Bientôt, une douce odeur s'éleva dans la cuisine. 
Ils mirent le gâteau à cuire en dernier, et s'affalèrent dans le canapé. 

L'appartement sentait le miel, le sapin et le café. Après une petite pause, Bill décida d'aller mettre la table, et insista pour que les deux autres se reposent un peu, puisque ce soir ils devraient veiller tard. Cette réflexion amusa beaucoup Tom, qui répliqua être parfaitement capable de rester sans dormir très longtemps. Ce à quoi Andréas répondit que c'était faux, qu'à chaque fois qu'ils passaient des soirées ensemble, c'était Tom qui dormait en premier. Ils se chamaillèrent gentiment sous l'½il attendrit de Bill, qui dressa une magnifique table, avec une nappe rouge bordée de sillages dorés, des couverts brillants sortant du service de la mère d'Andréas, des flutes à champagne astiqués à fond pour l'occasion, et il ajouta sa touche personnelle en disposant des bougies sur toute la table, ainsi qu'aux quatre coins du salon. Il fouilla dans les courses pour trouver les boîtes de chocolats qu'il prit soin de cacher pour le moment, sous peine de les voir disparaître en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Bill sortit une bouteille de vin, un Pinot gris, qu'il servit et apporta aux deux autres, toujours sur le canapé. Tom lui déposa un petit baiser dans le cou avant d'aller allumer la radio qui diffusait une sélection spéciale pour Noël. Ils trinquèrent à un nouveau commencement, une année presque terminée, des examens à réussir, et surtout, à un Noël pas comme les autres. Puis ils passèrent à table pour déguster le fruit de leurs efforts de l'après-midi. Le magret et les pommes dauphines furent très appréciés, mais tout le succès revint au gâteau de Bill. Si Andréas et Tom avaient un peu grimacé face au dessert peu commun, ils s'extasièrent ensuite de son goût tout aussi original mais vraiment délicieux. 

Andréas servit le champagne un peu avant minuit, en annonçant qu'il était bientôt l'heure des cadeaux. Ils burent leurs coupes et filèrent dans leurs chambres pour aller chercher leurs présents.
Andréas commença en offrant son collier à Bill, qui sauta de joie, comme prévu. Ils se serrèrent dans les bras pendant un moment, jusqu'à ce que Tom se racle la gorge en fixant Bill d'une manière... Possessive. Les deux amis rigolèrent, et Andréas offrit à Tom une casquette et un teeshirt qui lui plurent énormément. Bill donna sa veste et son ours à Andréas, qui fut pris d'un fou rire en voyant que l'ours en question était affabulé d'une perruque blonde platine, à l'effigie de ses propres cheveux. Tom lui avait acheté un très bon parfum à son cousin, qui fut très surprise par ce geste. Ils échangèrent une accolade chaleureuse. 

Puis il y eu un petit silence, et Bill sortit une boîte de sa poche qu'il tendit à Tom en fixant le sol. Le dreadé l'ouvrit, un peu abasourdit, et y découvrit une large bague en argent, avec trois signes chinois gravés en noir, formant la calligraphie « 奇异的 »
- C'est... Elle est...Très belle, bafouilla Tom. Merci, Bill...
Le brun rougit furieusement.
- Ça... Hum... Ça veut dire « crétin »... Il vira au cramoisi.
L'expression de Tom était tellement ahurie qu'Andréas ne put s'empêcher d'éclater de rire.
- Ce... C'était avant de... Avant qu'on... Il s'emmêlait dans ses explications et ressemblait à présent à la chaussette rouge fluo accrochée sur la cheminée.
Finalement, Bill rejoignit Andréas dans son hilarité, et Tom sourit. Bill s'approcha doucement de Tom, et lui déposa un doux baiser sur les lèvres en murmurant :
- Joyeux Noël...
Tom le serra contre lui, et lui tendit un paquet. Bill haussa les sourcils.
- Je t'ai acheté ça hier, expliqua-t-il, pendant que tu bataillais avec Andréas.

Bill sourit, il n'aurait pas imaginé recevoir un jour un cadeau de la part de Tom. Il déchira le papier et découvrit un magnifique jean Diesel, qui avait certainement couté une petite fortune. Il resta un moment à le contempler, complètement ébahis, et se jeta sur Tom pour l'embrasser à pleine bouche, oubliant tout autour d'eux. Il força l'accès de sa bouche, essayant de faire passer toutes ses émotions par ce baiser. Puis il se calma, conscient de la présence d'Andréas. Après une myriade de petits baisers, il se détacha avec difficulté de Tom.

- Je crois que ton cadeau lui a plu, 
s'exclama Andréas. 
- Je l'adore, répliqua Bill en souriant. D'ailleurs, je vais l'essayer tout de suite.

Il s'éclipsa dans la salle de bain, tandis qu'Andréas ramassait les restes de papier cadeau gisant à terre, et que Tom enfilait sa bague au majeur de sa main droite. Elle était vraiment très belle. Bill revint vêtu du jean, récoltant des sifflements de la part de Tom et Andréas. 

- Wahou,
 dit Andréas, Bill, si t'étais pas mon meilleur ami, et déjà prit, je crois que...
- Mais il l'est,
 coupa Tom en enlaçant Bill. Il l'est, et complètement. Y'a pas moyen, Andi.

Bill sourit en rougissant légèrement. Il pensa qu'Andréas n'avait jamais arrêté ses préférences sexuelles, passant d'une copine à un mec, selon ses humeurs, tandis que lui avait toujours affiché son homosexualité. Mais que jamais il n'y avait eu d'ambigüités entre eux. 

- Bon, 
dit Andréas, coupant Bill dans ses réflexions, puisque tout le monde a l'air satisfait, je propose qu'on passe aux choses sérieuses ! 
Il accompagna cette annonce d'un geste vers le frigo. Bill fronça les sourcils, tandis que Tom s'y précipitait. Il en ressortit un pack de bières.
- Merci Andi ! Hurla-t-il en sautillant de joie. Ça, c'est un foutrement bon cadeau !
Bill leva les yeux au ciel en prenant un air blasé.
- Et moi j'ai du chocolat, dit-il en sortant les boîtes de leur cachette.
Tom se dépêcha de revenir dans le salon, le pack bien coincé sous son bras.
- Moi j'ai... Euh... 

Il réfléchit un instant et son visage s'illumina. Il plongea sa main dans sa poche, et en ressortit le même paquet qu'avait vu Bill quelques jours auparavant. Il laissa échapper un ricanement, tandis qu'Andréas haussait les sourcils, interrogateur.
- Du shit, répondit Bill à sa question silencieuse. Du bon.
- Waouh, 
siffla Andréas. Alors c'est parfait, on a tous ce qu'il nous faut.
Bill lui assena une tape dans le dos, et ils s'installèrent pour commencer à vraiment s'amuser.

***

Il devait être aux alentours de 4h du matin. La fenêtre avait dû être ouverte, pour cause de chaleur et surtout de fumé empestant l'appartement. Les boîtes de chocolat étaient vides, ainsi que le pack de bières. Même Tom était à court de joint. Les paupières se faisaient lourdes, l'alcool se dissipait doucement, même si l'effet de la drogue lui était encore bien présent. Bill regardait Andréas lutter avec amusement : le blond piquait du nez avant de se réveiller subitement et de redresser la tête d'un coup. Mais cette fois, sa tête restait obstinément baissée. Bill rit doucement et fit signe à Tom de l'aider à porter Andréas dans son lit. Ils ramassèrent ensuite le bordel du salon, se mirent d'accord pour que la vaisselle soit faite le lendemain.

Puis Bill prit doucement la main de Tom dans la sienne, avant de l'entrainer dans le couloir. Ils s'arrêtèrent plusieurs fois sur le trajet pour s'embrasser langoureusement contre le mur. Tom tenta d'ouvrir la porte tout en se concentrant sur sa langue occupé avec celle de Bill. Il y parvint difficilement, et réussit à la refermer d'un agile petit coup de pied derrière eux. 

Bill semblait sur des charbons ardents. Il arracha presque Tom à ses vêtements, manquant plusieurs fois de tomber dans son élan, embrassant chaque parcelle de peau qui s'offrait à lui. Tom semblait presque aussi pressé, il batailla un long moment avec la ceinture de Bill, la tirant dans tous les sens, pour finalement décider de tout baisser d'un coup. Ils se retrouvèrent bien vite nus l'un contre l'autre, un besoin imminent de sexe en commun. Tom agrippa l'arrière des cuisses de son amant et le plaqua violemment contre le mur, lui arrachant une petite plainte, bien vite étouffé par une bouche affamée. Bill sentait le sexe dur de Tom frotter contre ses fesses. Il se cambra un peu en s'appuyant plus franchement sur le mur, et resserra l'étreinte de ses jambes autour de la taille du dreadé.

- Tom, baise-moi putain, maintenant...


Leurs états respectifs pouvaient être qualifiés comme états de transe totale, guidés par ce besoin primaire qu'est le sexe. Après un rapide passage par le lubrifiant - qu'on avait cette fois prit soin de mettre à disposition dans la table de nuit -, Tom pénétra Bill sans douceur, toujours debout contre les parois de la chambre. Le brun agrippa le dos de son bienfaiteur et ondula du bassin, accompagnant les à-coups puissants qui torturaient délicieusement son corps. Il poussait à présent de long râles de plaisir, ponctués de cris plus fort que les autres lorsque que la pénétration était particulièrement forte et heurtait de plein fouet son endroit. 

Tom était perdu dans son plaisir. Tout lui semblait tellement loin à cet instant, tout n'était que Bill, ne sentait que Bill, son corps, cette façon qu'il avait de donner lui-même des coups de hanches pour le faire entrer toujours plus loin en lui, ses halètements... Il était tellement submergé qu'il mit un certain moment à réaliser que Bill pleurait. Il se stoppa d'un coup, complètement abasourdis. 

- Non, gémit Bill, non continue, s'il te plait...
- Bill...


Le brun ne voulut pas écouter et donna lui-même un puissant coup de rein, resserrant tous ses muscles autour de Tom qui cru que ses jambes allaient se dérober sous eux. Il reprit ses puissants allés-retours, les épaules trempées de sueur et de larmes. Une de ses mains était appuyée contre le mur à coté de la tête de Bill, ayant pour but de les maintenir debout, tandis que l'autre alla se nicher dans la chevelure ébène, essayant de calmer le chagrin déchirant qui semblait l'habiter. Bill planta ses ongles dans le dos du blond, et nicha sa tête dans le cou à l'odeur rassurante de celui qui allait le quitter...

- C'est... Hummm... La dernière fois... Alors continue, Tom... Encore...


Le dreadé sembla réaliser enfin la raison de cet état de désespoir. Dans quelques heures, ils seraient séparés pour une durée indéterminée. Certes, ils se reverraient surement bientôt, mais après des années à se cacher l'un à l'autre, ils avaient perdu tellement de temps qu'il leur semblait à présent précieux et bien trop court. Cette constatation le prit dans les trippes, et il se colla encore plus à Bill en donnant tout ce qu'il avait, réunissant toutes ses forces dans les derniers instants de plaisir. Bill lui mordit l'épaule avec force, tandis qu'un coup plus puissant que tous les autres manqua de l'encastrer dans le mur. Il poussa un cri qui s'étrangla dans sa gorge tandis que tous deux atteignaient la jouissance. Un sanglot envahis la pièce tandis qu'ils glissaient contre le mur, étroitement enlacés. 

Tom embrassa les joues mouillés de Bill, en essuyant le coin de ses yeux avec ses pouces. Ils restèrent un moment blottis l'un contre l'autre. Bill fut attiré pas un petit éclat, et caressa avec tendresse le doigt orné de son cadeau. 

- Elle te plait ?
- Bien sûr,
 sourit Tom. 
Il eut un petit rire.
- Il faut oublier la signification des signes chinois, mais c'est joli sinon...
Bill rougit contre l'épaule de Tom. Il jeta un coup d'½il à l'autre bout de la pièce.
- J'adore ce jean,
 déclara-t-il. 
Ils échangèrent un regard complice et d'un commun accord, après une rapide douche, se roulèrent dans les couvertures, bras et jambes mêlés. Un souffle parvint aux oreilles de Bill avant qu'il ne sombre totalement.

- Tu vas me manquer...

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Comments :

  • chaos87th

    16/01/2011

    J'adore la signification de la bague de Tom.
    C'est chiant qu'ils doivent se séparer, moi j'adore quand ils sont ensemble.

  • nirvana-angelTH83

    24/12/2010

    Han c'est trop triste é_è

  • xOverdoz-x3

    16/06/2010

    Attend Attend mon côté guimauve ressort pourquoi il dit baise moi ?! --' ils s'aiment non ?! Raaaaah ....
    Bref j'adoore *_*

  • zyngao

    06/06/2010

    trop bien encore ce lemon brutal et sensuel xd
    les pauvres ils vont devoir ce separer mais bon c'est pour mieux ce retrouver apres non lol a+

  • Giffolies

    22/11/2009

    Alala sa c'est du "Joyeux Noel"

  • x-g3n3r4ti0n-x

    18/09/2009

    oO
    Serait-il amoureux?
    Le petit Tom a bien changé dis donc =)

  • sound-of-hysteriiia

    30/08/2009

    La magie de noel *-*

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    22/06/2009

    Alors ce chapitre c'est mon préféré de cette mini fic' tu sais pourquoi ?
    Parce-que déjà au début, tu as Tomi qui est triste qui se dévoile un peu
    Ensuite tu as les cadeaux de Noël qui te font rire surtout la bague que Beul offre XD Crétin ! Quel boulet
    Ensuite le lemon qui est succulent, délicieux, parfait *-*
    J'sais pas cmt tu fais !
    Et pour finir la dernière petite phrase de Tom qui est chou

  • langedelucifer

    08/05/2009

    NNNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! IL NE FAUT PAS QU'ILS SE QUITTENT!!!!! JE VEUX QU'ILS RESTENT ENSEMBLES!!!!!! :'(:'(:'(

  • tom-th-tom

    23/03/2009

    c'eeeeessssttttt mmmmmiiiigggggnnnnnooooonnnnn xD

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