Joyeux Noël - Chapitre 9


Chapitre 9

Mercredi 16 juin

1h du matin. Deux parents assis dans le salon attendent. Ils sont morts d'inquiétude, et parlent déjà d'appeler la police. Tom était partit depuis le début de l'après-midi, et il n'était toujours pas rentré, son portable était éteint, et il n'avait laissé aucune indication.

- Il ne devait pas voir Bill ? 
Tenta sa mère.
- Je ne crois pas, répliqua son père. Tu n'as pas son numéro ?
- Si, attends. Je vais essayer.


Une sonnerie, deux, trois, quatre... Répondeur.
- Bill, c'est Simone. Je... Euh... Gordon et moi sommes très inquiets, Tom n'est pas encore à la maison, alors... Si tu as une idée d'où il se trouve... Rappelle-moi s'il te plait. Merci.

Elle reposa son portable en poussant un soupir désespéré. Ses yeux la piquaient, sa tête était lourde, son c½ur serré. Où était donc passé son fils ? Et, comme pour répondre à ses pensées, la porte s'ouvrit, et Tom s'effondra dans l'entrée en gémissant.

- Tom !

Ses parents se ruèrent sur lui. Il était vraiment dans un sale état. Ses bras étaient entaillés de toutes parts, son nez, sa bouche et son arcade saignaient abondamment. 
Une tache au niveau de ses côtes glaça sa mère d'effroi. Après l'avoir allongé sur son lit avec l'aide de son mari, elle entreprit de lui retirer son teeshirt blanc maculé de rouge. Elle mit une main devant sa bouche pour étouffer un cri. Une plaie béante ornait le côté gauche de Tom, partant de sous son bras et s'achevant au niveau de son nombril. Des hématomes assez larges couvraient ses jambes, son torse, son visage. Visage déformé par la douleur, même dans l'inconscient. 

Simone commença par soigner le plus gros, la coupure impressionnante. C'était assez profond, et elle eut plusieurs haut-le-c½ur en nettoyant la blessure. Une fois propre, elle fit un large bandage pour enfin dissimuler cette horreur. Elle pensa son visage, vérifiant qu'aucun point de suture n'était nécessaire. Un peu de sang dans le cou de son fils attira son attention. Elle lui tourna délicatement la tête et poussa un petit cri. Sur la fine peau de sa nuque avait été gravé dans la chair, au cutter surement, le mot « traître ». Un sanglot échappa à Simone. Elle caressa le visage tourmenté de son fils en essuyant ses propres larmes.

- Mon Dieu, Tom, qu'est ce qui t'es arrivé...


Elle continua son inspection, plus minutieuse que jamais. Elle découvrit encore quelques atrocités comme des bouts de verres planté dans sa cuisse, ou quelques brûlures de cigarette dans son dos. On s'était acharné sur son enfant, on l'avait brisé, frappé, humilié. Elle n'osait même pas imaginer autre chose, préférant laisser Tom récupérer, les questions se poseraient bien assez tôt. Elle le mit au chaud sous ses couvertures et après un dernier soupire déchirant, referma la porte de sa chambre en pensant qu'il faudrait aller à l'hôpital malgré tout.

Dans l'entrée, une sonnerie retentit.

***

A quelques kilomètres à peine de là, dans un appartement plongé dans l'obscurité, un corps recroquevillé sur lui-même sanglotait à s'en arracher le c½ur. Ses yeux étaient rouges, gonflés, inondés. Ses mains tremblaient en serrant convulsivement le tapis sur lequel il était assis. Son être tout entier souffrait. 

Une sonnerie de portable attira son attention. Il saisit la machine et fut interpellé par le numéro. Celui de la mère de Tom. Non, c'était surement un piège, peut être lui qui pensait que Bill décrocherait en voyant ce numéro s'afficher. Il laissa la messagerie se déclencher, et ne fut pas surpris de recevoir un message. Lentement, il amena l'appareil à son oreille.

La voix teintée d'inquiétude de Simone l'interpella. Il écouta le message en blêmissant, puis regarda l'heure. 1h. 
Oh non.
Son c½ur ne fit qu'un bond, et il sauta sur ses jambes. Il saisit ses clefs de voiture, son manteau, et quitta l'appartement comme une furie. Le chemin, il le connaissait par c½ur. Il arriva bien vite chez Tom, se gara devant la petite maison, et manqua de tomber en sortant de la voiture. Il crut mourir en voyant les traces de sang qui décoraient le paillasson « Bienvenue » de l'entrée.

Sans plus attendre, il sonna. 

Gordon ouvrit la porte, et découvrit le visage paniqué de Bill, souillé de larmes qui avaient tracées de longs sillons noirs sur ses joues. Il s'écarta pour le laisser entrer.

- Où est Tom ?
 S'affola Bill.
- Calme toi, dit Gordon en se massant les tempes. Il est dans sa chambre. Il...
L'homme sembla hésiter.
- Il n'était pas avec toi ce soir ?

Bill sentit son c½ur se déchirer, puis être broyé. Il répondit, la gorge serrée :
- Non. Mais je crois savoir ce qu'il lui est arrivé. Dites-moi s'il va bien, je vous en supplie...
- Il est bien amoché, c'est pas beau à voir. Mais dis-moi ce que tu sais.

Alors Bill raconta tout. Les promesses de Tom. L'imprévu dans la ruelle. Le refus de Tom. Quant à la suite, ils pouvaient tout deux l'imaginer.
- Bon Dieu, jura Gordon. Alors ils l'ont...
- Il faut que je le vois,
 coupa Bill. Laissez-moi le voir...
Le père soupira, fatigué de tant d'émotions. Il acquiesça d'un mouvement de tête et observa Bill se ruer dans les escaliers. 

Simone était dans le couloir, une main sur le c½ur, de grosses larmes roulant sur ses joues. Quand elle vit Bill, elle n'eut d'autre reflexe que de le prendre dans ses bras.

- Comment il va... Est-ce qu'il... Simone, est-ce qu'il va...
- Il est abimé, mais ça va mieux,
 renifla la mère de Tom. 
- Je peux...
- Oui, vas-y

Sans plus attendre, il pénétra dans une chambre qu'il connaissait bien. Une odeur le saisit à la gorge. Un mélange de sang, de désinfectant, et un peu de Tom. Il ferma les yeux très fort, et se laissa tomber à genoux près du corps meurtris de son amour. Rien qu'à son visage, Bill devina qu'ils n'avaient pas été doux. Les traces de coupures étaient effrayantes. Il n'osa même pas imaginer ce qu'ils avaient fait subir à son corps. Il posa une main sur le matelas, comme pour s'accrocher à la réalité et ne pas sombrer dans la folie.

Puis il se releva. Tom s'en sortirait. Lentement, il détacha le collier qui n'avait pas quitté son cou depuis le 14 février et le posa délicatement sur la table de chevet. Et, sans un regard, il quitta la pièce. C'était fini, il n'avait plus confiance, il ne pouvait plus. Si Tom allait bien, alors il n'avait plus rien à faire ici. 

Après un dernier échange avec les parents de Tom (et un refus d'écouter son père qui tentait de le convaincre que Tom l'aimait et n'avait pas voulu lui faire de mal), Bill quitta la maison, le c½ur lourd, l'esprit embrumé. 

***

Dimanche 20 juin


- Putain Bill c'est au moins le 30ème message que je te laisse, je pense que t'as écouté ceux que je t'ai laissés avant sinon ta boîte serait saturée. Réponds-moi, s'il te plait, il faut qu'on parle. Je t'en supplie, laisse-moi au moins t'expliquer... J'en peux plus de cette situation... Tu me manques, quand j'ai vu ton collier ça m'a... Rappel moi, ok ? Je... Je t'aime Bill...
Bip, bip, bip...
Pour rappeler votre correspondant, faites le... 
Message supprimé
Fin des messages


Il reposa son portable sur la table en soupirant. Ҫa faisait 4 jours que Tom l'appelait sans arrêt. Il n'était plus du tout concentré en cours. Andréas avait bien essayé de le résonner, prenant même le parti de Tom. C'était le monde à l'envers, n'était-il pas censé être le meilleur ami de Bill ? Mais rien n'y faisait, le brun ne pouvait pas laisser passer les choses comme ça. N'y aurait-il eu que le mensonge, peut-être... Mais le chef avait affirmé que Tom avait récemment frappé quelqu'un. 

Bien sûr, ça restait à vérifier. Mais Bill ne s'y risquerait pas, tout simplement parce qu'il savait qu'en revoyant Tom il ne pourrait pas lui en vouloir plus longtemps. Et il le devait. Si Tom lui avait mentit sur ce point, comment être sûr qu'il ne l'avait pas fait pour autre chose ? Ils avaient mis tellement de temps à obtenir la confiance de l'autre... Sa gorge se serra à ces souvenirs, tous ces moments passés à s'abandonner à l'autre sans se poser de question, sans avoir peur... 

Il soupira encore, éteint son portable et alla se coucher sans manger. Pas envie. Pas le courage. 

***

Mardi 22 juin

La journée s'annonçait magnifique, il était tôt et pourtant le soleil brillait déjà. Bill arriva rapidement devant la fac, et repéra Andréas dans un coin, une cigarette au bec. Il sourit et se planta à côté de lui en lui retirant le combustible des lèvres. Il tira une taffe et la rendit au blond qui le regardait faire, amusé. Puis, son sourire s'évanoui et il détailla Bill de plus près.

- Bill, ça va ? T'as l'air... Fatigué.
- Je dors mal, 
répondit le brun en haussant les épaules.
- Mais tu... Andréas s'avança un peu plus, laissant très peu de distances entre eux deux. Tu as maigris, je trouve.
- Tu rêves, 
répliqua Bill. Je suis juste un peu fatigué, c'est rien. 
- Tu as parlé à Tom ?

Il se raidit à l'entente du prénom du dreadé. 
- Non.
- Tu comptes le faire quand ?
- Jamais Andréas, c'est fini. 

Le blond fronça les sourcils et ricana.
- A mon avis, c'est loin de l'être.
- Ça l'est, 
s'énerva Bill. Putain, ça l'est complètement. D'ailleurs, j'ai un rencart ce soir. 
Andréas se stoppa alors qu'ils marchaient vers le bâtiment. Bill lui envoya un regard qui se voulait désinvolte, mais son ami ne manqua pas la lueur de tristesse au fond de ses yeux.
- Tu as quoi ?
- Andi ! 
Il serra les dents. J'ai un rencart, une éventuelle partie de baise, appelle ça comme tu veux, j'en ai rien à foutre. J'ai besoin de me changer les idées.
Andréas ne dit rien et suivit Bill pour entrer en cours. 

Les choses allaient vraiment mal.

***

Bill se sentait mal. Salit et honteux. 

La soirée avait pourtant bien commencé. Il s'était habillé, coiffé, maquillé, comme il ne l'avait pas fait depuis une semaine. Il était allé à son rendez-vous, où l'attendait David, bien habillé, sexy, comme à son habitude. Bill avait souri, et ils avaient passé une bonne soirée à boire et parler.

Puis, David l'avait raccompagné. Devant la porte de l'appartement de Bill, il l'avait embrassé. Brutalement, avec envie. Envie d'ailleurs qui laissa clairement entendre au brun en collant leurs bassins ensemble. Il se frottait lascivement contre le corps tremblant de Bill qui ne savait plus comment l'arrêter. Puis, il se résigna, et commença à répondre aux avances de David. Il les fit entrer chez lui, entraina l'autre jusqu'à sa chambre, et bientôt se retrouva aussi nu que son partenaire. 

Les choses devenaient sérieuses, David respirait rapidement, collait sa bouches et ses mains partout sur Bill, qui se sentait de plus en plus mal. Il lâcha un hoquet de surprise en sentant deux doigts s'introduire en lui, sans douceur, sans plus de préparation. Et c'est là que tout bascula. Il repoussa David avec force, qui ne comprit pas et voulu recommencer à le toucher. Mais il reçut une claque qui le fit vaciller, et il se rhabilla en pestant avant de quitter l'appartement en claquant la porte, laissant Bill nu et tremblant sur son lit, seul témoin de sa bêtise.

Il n'avait pas pu. Il s'était souvenu à quel point David était un mauvais coup.
Enfin, c'est ce qu'il voulait penser. Mais au fond, le problème était bien plus compliqué qu'une simple histoire de sexe. 

Une fois remit, il prit une douche où il manqua de s'arracher la peau en frottant durement pour essayer d'ôter les traces de son erreur. Il enroula une serviette autour de ses hanches fines, qui ressortait anormalement depuis quelques jours. Puis, il saisit son portable sur la table de nuit, l'alluma, et attendit qu'on lui annonce ses vingt appels en absences et sa quinzaine de messages quotidiens. 

Mais rien. 

Pas un appel en absence, pas un message. 

Il sentit sa gorge se nouer, et tout son corps se contracter. Il en laissa tomber l'appareil à terre.
Il passa une main sur son visage. Il fallait qu'il se calme. Après tout, c'est lui qui ignorait coups de fil et messages. Alors pourquoi paniquait-il autant de ne plus en avoir ? C'est ce qu'il voulait après tout.

Il se laissa tomber en arrière sur le lit en fermant les yeux pour ne pas laisser les larmes s'en échapper. Il était tellement minable, il se sentait tellement idiot en cet instant. Bien sûr qu'il savait pourquoi il était déçu. Bien sûr qu'il savait pourquoi au lieu de bloquer le numéro de Tom, il avait au contraire laissé ce dernier s'énerver contre sa messagerie. Il savait pourquoi il avait voulu oublier en appelant David deux jours auparavant.

Il savait qu'il était éperdument amoureux de son dreadé.

Son c½ur faillit d'arrêter lorsqu'il entendit le portable vibrer contre le sol. Il se pencha du lit et attrapa l'engin en regardant le numéro affiché. Simone. Il décrocha, anxieux.

- Bill ? Mon Dieu, Bill...

Elle pleurait. Son sang se glaça.
- Qu'est-ce que...
- C'est Tom, ils l'ont... Bill, ça a recommencé, il faut que tu... Ils...
- Calmez-vous,
 tenta-t-il doucement. Racontez-moi.
- Il est sorti ce soir, il n'avait pas l'air bien. Je ne savais pas trop pourquoi, il a reçu un coup de fil de son cousin, mais à part ça...

Bill retint son souffle. Il ne dit rien, mais son c½ur cogna furieusement dans sa poitrine.
- Il m'a dit qu'il allait voir des amis, alors je lui ai précisé de faire attention, il se remettait à peine de ses blessures de la semaine dernière. Il m'a fait un sourire, un sourire vraiment bizarre, il m'a embrassé et il est sorti... Et... Oh mon Dieu... 
Elle recommença à pleurer.
- J'ai été appelé par un homme, que je ne connaissais pas. Il m'a dit qu'il avait trouvé le portable de Tom sur lui, et qu'il était à l'hôpital. Il l'a retrouvé inconscient en pleine rue, couvert de sang. Je suis venue directement, et l'homme m'a raconté ce qu'il savait, c'est-à-dire pas grand-chose. Les médecins l'avaient juste admis en urgence, et aucune nouvelle depuis. Alors je l'ai remercié, il m'a donné son numéro en me demandant de le tenir au courant, que c'était malheureux ce que les jeunes se faisaient subir... Les médecins sont arrivés il y a quelques minutes pour me dire que Tom allait bien, seulement quelques côtes cassées, et sa coupure... Oh Bill, si tu l'avais vu, cette coupure... Ils se sont acharnés... 


Elle s'arrêta pour se moucher. Bill avait dû s'asseoir, il se sentait vide, comme mort à l'intérieur. Tom était allé chercher les ennuis volontairement, Andréas l'avait surement mis au courant de son rencart avec David. 

- Bill, s'il te plait, tu dois venir, il a besoin de toi... J'ai peur qu'il recommence... Il est tellement malheureux depuis votre dispute...

Le mot parut un peu léger aux oreilles de Bill, mais il ne broncha pas. 
- J'arrive.

Il nota l'adresse de l'hôpital et raccrocha.

Il était temps d'avoir une discussion sérieuse.

***

Il détestait vraiment les hôpitaux. Froid, grand, remplit de souffrance, et cette odeur... Plus que le lieu lui-même, il haïssait cette odeur. Il longea les couloirs blancs, cherchant la chambre qu'on lui avait indiquée. Puis, au détour d'un ascenseur, il aperçut Simone et Gordon dans le couloir, l'air fatigué, un café à la main. Il s'avança timidement, reçu par un sourire chaleureux.

- Son état est stable, il s'en remettra vite,
 annonça sa mère en souriant.
- Il est costaud, mon p'tit gars,
 dit Gordon en rigolant. 
Bill leur sourit. Tom avait des parents tellement gentils, tellement attentionnés. 
- Je pense, 
dit son père après un moment d'hésitation, qu'il regrette vraiment ce qu'il a fait, et qu'il tient à toi plus qu'à quiconque. Ne soit pas trop dur avec lui.

Le brun se crispa un peu, mais hocha la tête. Il avait peut-être réagis excessivement. Puis, il pénétra dans la chambre où, allongé sur un lit, reposait Tom. Même ainsi, Bill le trouvait atrocement beau. Il grimaça en voyant la large bande qui entourait son torse. « Quelques côtes cassés, rien de bien grave », se répéta-t-il comme pour se rassurer. Il s'assit doucement et saisit la main du blond avec précaution. Il entremêla leurs doigts et de son autre main caressa doucement son bras. Toucher sa peau lui faisait un bien fou. Il en vint à se demander comment il avait pu être assez bête pour s'en priver si longtemps, avant de repenser à cette horrible après-midi. 

Il secoua la tête. Il fallait arrêter. Tom avait mentit, il était surement très con d'avoir fait ça. Mais, en le voyant ainsi, abimé par les coups, Bill se rendait compte qu'il avait été bien trop égoïste. Il aurait dû se douter que les amis de Tom étaient redoutables, et qu'ils ne l'épargneraient pas s'ils apprenaient leur relation. Il aurait dû penser à Tom, au lycée, à sa réussite... Une pression sur sa main le coupa dans ses réflexions.

- Pardon...


Ce n'était qu'un souffle, mais il l'entendit très distinctement. Les paupières de Tom papillonnèrent, et il tenta de tourner son visage vers celui du brun. Bill fit un bond et se pencha au-dessus du blond. Il lui caressa les cheveux en souriant, laissant une larme rouler sur sa joue et s'écraser contre celle de Tom. Les traces de coups étaient impressionnantes, difficiles à regarder. Le mot inscrit dans son cou semblait flamber, et Bill sanglota en le voyant.

- Chut... Repose-toi... Je reste là, je suis désolé Tom...
- Moi... C'est moi qui...

Il grimaça et Bill resserra sa main dans la sienne.
- J'ai été débile. Tu as été très con. On est quitte. 
Tom sourit, et se rendormit, paisible, apaisé, rassuré.

Il était revenu.

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Comments :

  • chaos87th

    16/01/2011

    Qu'est-qu'ils ont été cons tous les 2.
    Non mais franchement.
    Heureusement que Bill est revenu et qu'il n'a pas été plus loin avec David.

  • zyngao

    06/06/2010

    trop kawai je sais pas trop quoi te dire si ce n'est super ce chapitre et pauvre Tom quand meme a+

  • Giffolies

    22/11/2009

    Mè Bill non prq tu le quitte non fait pas sa.
    Oula il ont bien amoché Tom.
    Ouf ils sont re-ensemble

  • x-g3n3r4ti0n-x

    18/09/2009

    J'avous qu'il est Con.
    mais il ne mérite pas ça du tout :(
    Le pauvre.
    Now il ets marqué à vie !!!

  • sound-of-hysteriiia

    30/08/2009

    Oooh pas marrent ca s'arrange deja ^^'

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    22/06/2009

    Ah ah !
    Beul réalise enfin que David est un pied au lit XD
    Sinon, heureusement qu'il est allai à l'hôpital !
    Et j'aime beaucoup que se soit la mère qui ait téléphoner, c'est vrai ça aurait pu être Andy, mais non là c'était la môman du Tomi XD

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