Joyeux Noël - Chapitre 10


Chapitre 10

Samedi 26 juin

- Bill putain... C'est vraiment, mais alors vraiment pas drôle...

Le brun sourit. Tom et lui étaient dans son appartement. Le blond avait été autorisé à rentrer chez lui la veille, ils avaient préféré le garder quelques jours en observation à l'hôpital pour sa blessure importante qui lui laisserai une sacrée cicatrice sur le ventre. Ils avaient des tas de médicaments à prendre pour la douleur que lui prodiguaient ses côtes, qui se remettraient petit à petit d'après le médecin. Il fallait juste que Tom soit raisonnable et ne fasse pas subir à son corps des mouvements trop brusques.

Sauf que Tom n'était vraiment pas raisonnable. 

- Bill... Bill arrête de faire comme si tu ne m'entendais pas, c'est agaçant... BILL !
- Je dors, tais-toi.

Il sentit le corps de Tom bouger à côté du sien et venir se coller à son dos, laissant clairement entendre le problème qui le mettait dans un tel état.
- Tu peux pas me laisser comme ça, c'est inhumain... Putain s'il te plait, juste une petite...
- Non ! 


Bill s'était redressé en position assise dans son lit en rigolant. L'autre ronchonna, vexé et surtout excité à mort, sans personne pour le soulager. Il s'assit également, grimaçant un peu à la douleur de son côté pas encore rétablit. 

- Si tu étais à ma place,
 grogna Tom, je ne te laisserais pas comme ça, moi.
- Mais je n'y suis pas, 
sourit Bill en lui envoyant une pichenette dans le nez.

Tom se rallongea, vaincu. Il soupira bruyamment, puis sourit. Il avait beau faire son vexé, les choses ne pouvaient aller mieux. Il était chez Bill, dans son lit, avec lui. Alors qu'une semaine plus tôt, il avait pensé ne plus jamais pouvoir le prendre dans ses bras. Bien sûr, il y a avait eu des explications. Après que Bill soit venu à l'hôpital, et leur court échange, ils avaient eu une longue conversation, où Tom avait expliqué pourquoi il avait mentit, et surtout, il avait juré à Bill que le chef avait voulu seulement l'impressionner quand il avait parlé de la soi-disant dernière fois où il avait frappé quelqu'un, qui remontait à un très long moment. 

Bill avait hésité, mais il avait eu le temps de réfléchir à tout ça, et il conclut en disant à Tom qu'il avait réagis bien trop violement, sans lui laisser le temps de s'expliquer, et que de toute façon il ne supportait pas cette situation. Ils s'étaient embrassés, et Tom avait, à la grande surprise de Bill, indiqué au brun de chercher dans une poche de sa veste, où il avait retrouvé le collier laissé sur la table de nuit le soir de la première agression. Il l'avait gardé tout le temps près de lui. Bill l'avait remis, et avait embrassé de plus belle le convalescent. 

Ce dernier fut coupé dans ses réflexions par une main descendue un peu trop bas sur son corps. Il tourna la tête et tomba nez à nez avec un Bill souriant, qui laissait sa main s'immiscer dans le sous vêtement de Tom. 

- Le médecin à dit,
 souffla-t-il contre l'oreille du blond, pas de rapports sexuels avant au moins deux semaines, pour le bien de tes côtes...
- On s'en fou,
 gémit doucement le torturé. Oh oui Bill, juste là...

Le brun s'activa doucement sur le membre tendu de son grand malade qui se tortilla délicieusement sous l'attention. La main se faisait joueuse, le caressait, faisait rouler la peau fine et sensible sous ses doigts experts, faisant oublier à Tom toutes ses petites douleurs. Il ne lui fallut pas bien longtemps avant de se libérer dans la main de Bill qui l'embrassa doucement pour étouffer son gémissement. Il essuya sommairement sa main et Tom avec le drap, puis il se blottit contre lui, prenant garde à ne pas trop appuyer sur ses blessures nombreuses. Le dreadé n'avait pas voulu lui montrer l'étendue des dégâts, et il dormait en teeshirt et en boxer, cachant ses jambes sous les couvertures. Pourtant, il ne pourrait pas demeurer ainsi caché jusqu'à ce que tout disparaisse, il y en avait bien trop pour ça.

Après un long silence, Bill chuchota :
- Tom... Est-ce qu'ils t'ont... 
- Non,
 répondit précipitamment l'intéressé, conscient de l'appréhension de son petit ami. Ils ne le font jamais, ils frappent juste. 
Il passa un bras autour du cou du brun qui vint de coller un peu plus à lui. Tom lui caressa doucement le dos en embrassant son front.
- Comment ça va se passer, pour eux ?
Tom avait porté plainte pour coups et blessures. Il connaissait chaque membre de la bande, ça n'avait pas été difficile de donner des noms.
- Ils vont passer devant le juge des mineurs, et surement être envoyés en centre de redressement... 
Bill sentait le malaise de Tom. Il lui embrassa le cou, à l'endroit où les lettres commençaient à cicatriser pour bientôt disparaître. 
- Tu vaux mieux qu'eux, tu n'as pas à culpabiliser. Ils ont ce qu'ils méritent, et toi tu ne méritais pas ça. Tu voulais juste te protéger. 
- Même. Ça n'efface pas ce que j'ai pu faire...

Il soupira, et Bill lui caressa la joue de son nez.
- C'est du passé. Pense au présent, à ton futur
Tom sourit et resserra un peu plus son étreinte.
- Notre futur, rectifia-t-il. Je ne te laisserai plus filer.
- Promis ?
- Promis.

Et ils s'embrassèrent, heureux de s'être enfin retrouvés.

***

Quelques heures plus tard, alors que Tom dormait à poings fermés, Bill entrepris de repousser doucement les couvertures pour découvrir leurs deux corps. Il frissonna, mais resta concentré dans son objectif. Lentement, il repoussa le teeshirt de l'endormi jusqu'à son cou, et resta pétrifié. La peau de son ventre était bleutée, recouverte d'hématomes. Des coupures multiples descendaient jusqu'à ses jambes, qui étaient dans un état déplorable, Bill fut même surpris qu'il réussisse encore à se tenir debout. La cicatrice qui formait une sorte de ligne droite partant du nombril jusqu'au bras était dissimulé par un bandage, mais on devinait facilement sa gravité. Il observa le visage paisible et endormis, marqué pourtant de nombreuses griffures. Il passa tendrement ses longs doigts fins sur les lettres inscrites dans la chair, comme pour les effacer. Il se retint à grande peine de pleurer. Tout ça était...

- Ce n'est pas ta faute,
 l'interrompis une voix pâteuse, comme si elle avait pu lire dans ses pensées. 
Bill renifla, et posa ses lèvres sur celles de celui qui ne le quitterai plus, il s'en fit la promesse. 
- Je t'aime, lui susurra-t-il à l'oreille avant de rejoindre paisiblement le pays des rêves.

***

Dimanche 4 juillet 

- Attends, je cherche... K...K...

Bill plissa les yeux, et laissa glisser son doigt sur la liste.
- LÀ ! Hurla-t-il. Kaulitz, Tom, admis !
Tom poussa un cri de joie et sauta dans les bras du brun qui faillit tomber sous le poids de cette boule de nerf.
- Je l'ai ! JE L'AI ! Scanda-t-il, la voix tremblante d'émotion. 

Il lâcha Bill pour se frayer un chemin parmi la foule d'élèves venus voir leurs résultats et aller enlacer ses parents qui souriaient, si fiers de leur fils. Puis il tapa dans la main d'Andréas, qui lui fila un coup de poing dans l'épaule en criant « Félicitations ! ». Tom grimaça, encore un peu sensible à ses blessures, mais sourit en bombant du torse. Il jeta un coup d'½il à ses parents, qui hochèrent la tête. Andréas sourit de toutes ses dents, et Bill fronça les sourcils.

- C'est normal que j'ai l'impression de ne pas être au courant de quelque chose ?
 Demanda-t-il à Tom qui revenait vers lui pour lui enlacer la taille.
- Humm hum... Acquiesça-t-il en l'embrassant dans le cou. Depuis leur réconciliation, Tom avait décidé de totalement afficher son amour pour le brun. 
Bill chercha des réponses dans le regard de son meilleur ami par-dessus l'épaule du dreadé, mais il ne reçut qu'un sourire amusé, de même de la part des parents.
- Tom ?
 Demanda-t-il.
L'intéressé releva la tête et déposa ses lèvres sur les siennes. Puis, il fouilla dans sa poche, et glissa quelque chose de froid dans la main de Bill, sans interrompre le baiser. Il le libéra finalement, et lui laissa le loisir d'observer le petit objet en métal qui se trouvait à présent dans sa main.
- C'est... Une... Une clef...
Il la tourna un instant avant d'ouvrir les yeux.
- C'est MA clef, celle de MON appartement ! Tom, qu'est-ce que... ?
- Je me suis permis d'en faire un double.
- Tu veux dire que...
- J'accepte de venir m'installer chez toi. La semaine prochaine.


Les deux jeunes hommes se jetèrent dans les bras de l'autres, se serrant si fort que Tom du repousser gentiment Bill en lui rappelant ses côtes toujours un peu douloureuses. Ce à quoi le brun répondit en l'embrassant à pleine bouche, trop heureux pour rester raisonnable, même devant les parents qui commençaient tout juste à s'habituer à voir des démonstrations affectives de leur fils envers un autre garçon. Mais ils adoraient Bill, et après tout, Tom méritait bien son moment de gloire, il venait d'obtenir son examen. 

De leur côté, Bill et Tom n'en finissait plus de s'embrasser, se lançant des « Je t'aime » passionnés, sous le regard parfois amusé, parfois dégouté, parfois attendri des élèves du lycée de Tom. Depuis que la bande la plus redoutée de la ville avait été jugé, une certaine tranquillité s'était installée. Quelques couples osaient enfin s'afficher, sans peur de se voir roués de coups au détour d'une ruelle. Tom s'était fait de nouveau amis, des vrais, avec qui il jouait de la musique à ses heures perdues.

L'euphorie du moment quelque peu dissipé, ils rentrèrent ensemble chez les parents de Tom où un grand repas fut organisé pour fêter l'incroyable réussite du petit génie. Les discussions tournèrent énormément autour du futur déménagement. Gordon travaillait dans un entrepôt, et son patron l'avait autorisé à prendre un camion pour déménager quelques meubles. Il faudrait d'abord réorganiser un peu l'appartement qui n'était à la base pas prévu pour accueillir deux personnes, même s'il avait l'avantage d'être spacieux, et donc facile à aménager. 

***

Mardi 13 juillet


- Attention !

Bill se baissa de justesse, manquant de se prendre une planche provenant surement d'une armoire de Tom, qui circulait dans la maison. 
- Désolé vieux, s'excusa Andréas en s'avançant vers la pièce qui servait de bureau. Je pose ça là ?
- Oui, laisse on bougera plus tard. Essaye déjà de tout faire entrer.
- Tom !
 S'exclama une voix stridente et aigüe dans l'entrée, que Bill reconnue comme celle de Simone. Pose-moi ça IMMÉDIATEMENT jeune homme ! Tu as encore l'âge de te prendre des claques !
- Mais maman, je...
- Il n'y a pas de « mais maman » qui tienne, tu crois sincèrement que je vais te laisser porter cette chose affreusement lourde alors que les médecins t'ont bien spécifiés que...
- Je devais faire attention de ne rien porter de lourd, je sais, j'étais là...
- Alors fais-moi le plaisir d'écouter ce qu'ils disent. C'est incroyable ça, tu es vraiment d'une inconscience...

Bill s'approcha prudemment de la porte qui avait été retiré pour pouvoir faire passer les plus grosses pièces. Il capta le regard désespéré de son petit ami, mais haussa les épaules dans un geste d'impuissance totale face au fléau maternel.

- Et n'essaye pas de mettre Bill dans une situation délicate,
 poursuivit Simone en jetant un regard amusé vers le brun qui fit semblant de s'intéresser au plafond. Je suis certaine qu'il pense comme moi avant tout à ta santé.
- Oui maman...


Simone afficha un sourire satisfait et repartit dehors pour aider son mari à décharger les cartons plus légers. Tom s'autorisa une séance de pleurnichements auprès de Bill qui lui répliqua que sa mère n'avait pas tort. Il leva les yeux et les mains au ciel en demandant ce qu'il avait fait pour avoir une mère et un copain pareil.

- Tu as eu beaucoup de chance, lui répondit Bill en lui mordillant le cou.

Ils échangèrent un regard complice, et le plus âgé refit le trajet des escaliers au rez-de-chaussée pour la quinzième fois au moins de la journée. Heureusement qu'il n'habitait qu'au deuxième étage. Tom lui se laissa tomber dans le canapé en soupirant, il détestait se sentir inutile, surtout pendant son propre déménagement. En plus, ses côtes ne lui faisaient presque plus mal. Il se remettait très bien, il avait même pu retirer son bandage, même si ça avait été difficile au départ, il ne voulait pas que Bill voit cette horrible cicatrice qui était encore bien visible, mais d'après les médecins, s'estomperai avec le temps, sans pour autant disparaître complètement. Devant les protestations du brun, il avait finalement accepté, et tout c'était déroulé pour le mieux. Bill n'était ni dégoûté, ni horrifié. Il s'amusait parfois, après l'amour, à retracer la ligne de sa langue, et à y déposer de doux petits baisers. Ca faisait partie de Tom, et tout ce qui était lui, il l'aimait.

Les parents de Tom ainsi qu'Andréas finirent par quitter l'appartement, la totalité des affaires de Tom ayant été déchargés. Restait aux deux amoureux le plus pénible du travail : monter, trier, ranger, jeter. Un vrai calvaire. Ils avaient décidé de s'y prendre dès le départ des autres, c'est ainsi qu'ils se retrouvèrent sur le tapis du salon, au milieu de beaucoup de boîtes en carton, à les vider et en inspecter le contenu. D'abord les vêtements, qui avaient trouvés leur place dans la penderie de Bill (malgré que celle-ci soit déjà bien remplie), puis les innombrables casquettes et bracelets en mousse, qui avaient été mis dans une commode ramené de chez Tom. 

La salle de bain n'avait pas beaucoup été changée, si ce n'est qu'à présent on pouvait voir non plus une mais deux brosses à dents dans le gobelet posé sur l'étagère, ainsi qu'un autre parfum, et un rasoir. Dans l'entrée, les habituelles santiags de Bill était accompagné d'une paire de baskets jetées à la va-vite, et sur le porte manteau une veste un peu trop large à côté de celle en cuire. Une télé, ayant été jadis dans la chambre de Tom, avait trouvé sa place dans la cuisine. La bibliothèque avait accueillie quelques livres en plus, la commode à DVD, elle, une grosse cargaison, ainsi que le range CD. 

- Tu veux qu'on mette ça où ? Demanda Bill en sortant avec précaution des cadres photos représentant Tom enfant, ses parents, et quelques photos prises pendant les repas de famille.
- Humm... On peut en mettre quelques-uns sur la cheminé, le reste comme tu veux, la commode de l'entrée, celle du salon, peu importe.
Le brun se leva pour éparpiller le passé de Tom un peu partout dans l'appartement, marquant définitivement l'installation du dreadé.

- Et voilà, souffla-t-il en écrasant le dernier carton. Tu es officiellement installé.
- Pas tout à fait,
 sourit le blond en déposant un doux baiser sur la tempe de Bill. 

Ce dernier l'observa, curieux de voir ce qu'il voulait faire. Il vit Tom s'emparer de quelques chose et filer dans leur chambre. Il le suivit, et découvrit sur la petite table de nuit, sous la lampe, un cadre avec une photo d'eux deux prise des semaines auparavant, durant un weekend qu'ils avaient passé en bord de mer.

Une boule se forma dans sa gorge et il sentit ses yeux le piquer. Tom apparut aussitôt à ses côtés et le serra dans ses bras avec force. 
La vraie vie allait commencer. 

***

Mardi 23 novembre


- C'est moi ! Annonça Bill en rentrant ce soir-là. 
- Je suis dans le salon.

Il sourit. C'était à chaque fois une bouffée de bonheur qui l'envahissait en entendant la voix de Tom lorsqu'il rentrait du travail. Il avait dégoté un boulot de vendeur dans un petit magasin du coin, avec des horaires qui lui collaient parfaitement bien avec son emploi du temps. Tom lui, avait commencé des études pour devenir éducateur spécialisé pour les jeunes en difficultés. Il savait qu'il serait parfait dans ce rôle, et pourrait éviter à d'autre ce que lui avait vécu malgré lui. 

Il se déshabilla, posa ses clefs sur la commode, et saisit le courrier en allant jusqu'au salon. Tom était avachit sur le canapé, un soda à la main, la télécommande dans l'autre, passionné par un match de basket. Bill leva les yeux au ciel, et se laissa tomber à côté de lui, en soulevant son bras qui tenait la canette pour pouvoir se glisser dessous. Tom sourit et déposa un baiser sur la tête de son brun. 

- Pas trop fatigué ? 
Demanda-t-il sans lever les yeux de l'écran.
- Humph... Y'avait du monde

Tom resserra son bras autour de lui et l'embrassa sur les lèvres cette fois. C'était le meilleur remède contre la fatigue que Bill connaisse. Il lui mordilla la lèvre, jouant un instant avec son piercing, puis reporta son attention sur le courrier, tandis que Tom lui caressait le bras distraitement en suivant les actions des basketteurs. Il passa rapidement les factures, une carte de ses parents partis en vacances à la montagne, et son attention fut portée sur une enveloppe qu'il ne reconnut pas. Il déchira rapidement l'emballage et en sortie une lettre colorée. Ses yeux s'agrandirent au fur et à mesure qu'il lisait, et il se releva d'un bond, faisant tomber la canette de soda des mains de Tom. Il poussa un cri strident et sautilla devant la télévision.

- On a gagné ! On a gagné ! Scandait-il alors que Tom ramassait le soda qui se déversait sur le tapis.
- Quoi ? Demanda-t-il, surpris de la soudaine euphorie de Bill.
Le brun se calma aussitôt, et rougit. Il s'avança vers Tom et lui donna la lettre en souriant.
- Monsieur Trümper, j'ai la joie et l'honneur de vous annoncer que vous avez été tiré au sort parmi tous nos lecteurs et que vous avez gagné un...
Tom ouvrit la bouche, puis la referma, plusieurs fois d'affilés, avant de murmurer : 
- Un voyage pour deux personnes à Cuba...

Il laissa tomber la lettre sur le canapé et se rua sur Bill.
- On part deux semaines pour Noël ! S'exclama-t-il alors que Tom l'étouffais entre ses bras.
- Tu m'en avais pas parlé ! Il relâcha Bill en le tenant par les épaules et planta ses yeux dans les siens
- Je voulais te faire la surprise, rougit-t-il en baissant les yeux. 
Tom attrapa son menton et l'attira vers lui pour l'embrasser avec amour
- C'est le plus beau cadeau de Noël qu'on m'ait fait, dit-il tout bas. Enfin, après ta bague, rajouta-t-il, les faisant rire tous les deux. On part quand ?
- Le 18 décembre, jusqu'au 2 janvier. On a tout compris, regarde ! 
Il reprit le morceau de papier et commença à énumérer la liste :
- Vol allez retour pour deux personnes, une chambre double dans un hôtel 4 étoiles en bord de mer, restauration comprise pour petits déjeuners, déjeuners et diners, bar à volonté, activité randonné, sports, découverte de l'île, journée au spa avec massage et thalasso, plongée, et de nombreuses activités à choisir parmi une sélection de notre magasine.
- C'est incroyable... Bill... C'est...
- C'est mon cadeau. Pour te remercier d'être avec moi et de m'offrir ton amour.

Tom sentis ses yeux le brûler, et il prit à nouveau Bill dans ses bras
- Merci mon ange...

*

Samedi 18 décembre


Bienvenue à bord du Vol numéro 742 à destination de Cuba. Nous vous remercions d'avoir choisi notre compagnie et espérons que vous passerez un agréable voyage.

- Tu as pensé aux maillots de bain ? La crème solaire ? Tom, si on n'a pas de crème solaire, on va griller, là-bas c'est la saison sèche, le soleil tape super fort... Les lunettes de soleil aussi, t'y as pensé ?
- Bill, soupira Tom, arrête de stresser, je t'ai dit que j'avais pensé à tout, ok ? Alors maintenant tu te calmes, et tu profites de ce magnifique voyage en première classe que ta putain de chance inouïe nous a gagné
Il sourit et enlaça les doigts de Bill entre les siens. Il entendit celui-ci souffler puis se caler contre le siège.
- N'empêche que si t'as oublié...
- Bébé,
 le coupa Tom en levant les yeux au ciel. Ne m'oblige pas à devenir méchant. Tout va bien, je te le promets. 
Bill consentit enfin à se taire et se relaxa un peu. Il jeta un coup d'½il à Tom lorsqu'il l'entendit remuer un peu, et faillit s'étouffer en le voyant sortir un paquet de cigarettes.
- Tu vas pas fumer dans l'avion quand même ?
 S'étrangla-t-il.
- Pourquoi pas ? Répliqua le blond en haussant un sourcil.
- Parce que c'est interdit !
Tom ricana et rangea son paquet sous le regard offusqué de son compagnon.
- Si on peut même plus plaisanter... T'es vraiment pas drôle quand tu t'y mets. 
Le brun sourit et posa sa tête sur son épaule. 

Quelques heures plus tard, ils atterrissaient sur le sol de Cuba. La chaleur les saisit à leur sortie, et ils s'émerveillèrent du magnifique ciel bleu. Une voiture les attendait à la sortie de l'aéroport, et on les conduisit à l'hôtel, juste en face de la mer des Antilles. Ils visitèrent, découvrant les piscines, le restaurant, et enfin leur chambre, une magnifique chambre avec balcon juste en face de la grande bleue, qui était d'ailleurs plus turquoise qu'autre chose. Bill se laissa tomber sur le lit en riant.

- C'est merveilleux, j'ai l'impression de rêver !

Tom posa leurs valises et s'assit sur le bassin de Bill qui se releva sur ses coudes en souriant.
- Tu veux que je te prouve que tout est bien vrai ?

Il se pencha et connecta leurs lèvres, arrachant un gémissement à Bill.
- Humm je suis pas encore sûr...

Le dreadé sourit et commença à lui ôter son teeshirt, créant une multitude de petits frissons sur le torse du brun qui soupirait de plaisir au toucher de son amant. Il lui embrassa le torse, descendant le long de son corps fin, jusqu'à arriver à l'élastique de son short, où il souffla doucement sur son tatouage. Bill le tira sur lui et colla leurs corps, avant de lui retirer son teeshirt. Ils avaient déjà chaud, il faut dire que la température de l'île les changeait de leur climat tempéré. Et, avant de s'abandonner complètement, Tom souffla.

- Mon plus beau cadeau de Noël c'est toi


***

Vendredi 24 décembre

Une grande fête avait été organisée sur la plage. Voilà 6 jours qu'ils étaient à Cuba, et ils ne pouvaient pas être plus heureux. Ils avaient fait une randonné à travers l'île, découvert les magnifiques paysages exotiques, beaucoup d'oiseaux. Ils avaient fait de la plongé, au milieu des poissons multicolores, et s'étaient même fait une petite frayeur en croisant un requin, heureusement inoffensif. Ils avaient passés de longues heures à lézarder au soleil. Et ce soir, ils avaient appris que le personnel de l'hôtel avait organisé une soirée pour Noël. Les tables avaient été dressées sur la terrasse, tout était décoré de rouge, de blanc, de doré. Tous les clients de l'hôtel étaient conviés, et après un repas festif, la musique fut lancée, une salle de bain était aménagé sous un immense parasol de paille sur la plage. 

C'est là que Bill et Tom s'étaient rendus. Ils dansaient depuis longtemps, et s'amusaient énormément. Ils avaient eu leurs parents au téléphone, qui s'étaient rencontré la semaine avant leur départ. Les parents de Bill avaient trouvé ceux de Tom adorables, et le courant était passé immédiatement. Les hommes avaient parlé de foot avec animation, les femmes de cuisine, et la mère de Tom fut émerveillée de savoir que le talent de Bill pour les petits plats lui venait de sa mère. 

Ils avaient également appelé Andréas, qui passait Noël chez sa s½ur, et qui les avait traité de tous les noms en apprenant qu'ils l'appelaient depuis Cuba. Puis il leur avait souhaité un excellent Noël au soleil, alors que lui le passait sous la neige.

Alors que minuit approchait, un feu d'artifice fut tiré au-dessus de la mer. Bill et Tom dévalèrent la plage pour aller s'allonger au bord de l'eau, et admirèrent longuement le ciel noir se colorer de toutes les couleurs. Tom chercha la main de Bill dans le sable, et la serra dans la sienne. Puis, il se pencha sur lui et l'embrassa en lui caressant les cheveux.

- Ça fait un an,
 lui dit Bill en le regardant dans les yeux. 
Il caressa la bague qui n'avait jamais quitté Tom et sourit en versant une larme. Tom s'empressa de l'effacer du bout du doigt, et l'embrassa encore. 
Bill put entendre contre ses lèvres deux mots, deux petits mots, qui signifiaient tellement pour eux...

- Joyeux Noël
 
FIN

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Comments :

  • fic--bill-and-tom

    29/12/2013

    J'adore !!

    Bisous

    Jess

  • fic--bill-and-tom

    29/12/2013

    En plus je les commençais qu'hier et je l'ai pas lâché depuis !!! hihihi

  • fic--bill-and-tom

    29/12/2013

    Magnifique !!!! cette fiction est vraiment géniale !!! je me suis régalé à la lire !!!! :D

  • roqua

    27/08/2013

    C ÉTAIT SUPER GÉNIALE A LIRE ROQUA

  • out-of-control59

    08/04/2013

    Très belle fiction, très touchante et bien ficelée, j'ai vraiment bien aimé ! :-)

  • secret--yaoi

    17/12/2012

    J'adore cette fiction!! L'histoire est belle avec juste ce qu'il faut d'humour et de tragique!

  • fandetokiohotel483

    16/07/2012

    C'est tellement mignon, j'ai jamais lue une fiction pareil et frenchement je ne regrette pas de l'avoir lue jusqu'au bout, tellement magnifique presque réaliste quand on est completement dedant, remplie d'émotions...

  • Amuna28-fic

    14/08/2011

    Alors tous d'abord, je voulais m'excuser je n'aie pas pu laissée de commentaire sur chaques chapitres de cette histoire mon ordinateur a eu un beug enfin voilà. Donc je te promet qu'à chaque chapitre que je lirais dans ce blog je mettrais un commentaire. Encore désoler. =/
    Sinon je dois dire que l'histoire ma vraiment beaucoup plus. Les personnages sont très attachant.
    Je ne sais pas quoi dire d'autre. Sauf que j'ai adorée.
    Bravos pour cette histoire. :D

  • AlienBK

    08/07/2011

    OMG ! Tu as un énorme talent.. Cette fiction m'a vraiment touchée.. Je pense même la relire plusieurs fois.. J'étais vraiment à fond dans l'histoire.. C'est juste magnifque, sincèrement.. :)

  • NeverNightWithoutYou

    20/06/2011

    Ta fiction est géniale, j'ai lu que tu disais que c'était ta " première petite fiction " , si ta première petite fiction ressemble à ça, je vais vite me mettre à lire tout ton blog entier ! J'ai adoré, tu écris vraiment bien. Et les OS sont également géniaux !

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