Je n'ai que nous à vivre - Partie 3

Troisième partie : Mai

Bill poussa un profond soupire. Le ciel était dégagé, la soirée très douce (il avait même pu sortir en teeshirt alors qu'il était déjà 19h30), et pour achever de donner une touche de paradis à cet endroit, il y avait la mer, juste là. Il ferma les yeux et sourit. Pour une fois que ses parents choisissaient de passer le weekend dans un endroit sympa, et pas un trou pommé au milieu de nulle part. Il eu un petit rire. D'accord, c'était un trou pommé, mais il y avait la mer, et le temps était vraiment délicieux. Il était installé sur un des bancs qui dominait la plage, le long d'un chemin côtier. La vue était splendide, et, en fermant simplement les yeux, il pouvait se délecter de la plus belle des musiques : le bruit des vagues s'échouant sur les rochers, roulant sur elle-même avant de mourir sur le sable, et rééditer le mouvement perpétuel et infini des marées.

Une brise douce s'amusait à soulever ses longs cheveux, les faisant dessiner de longues arabesques dans le ciel. Il prit une grande inspiration, une bouffée de pur oxygène, teinté de l'air marin qui lui offrit un petit gout de sel sur la langue. Loin de la pollution, loin de toute trace de transformation humaine : c'était un endroit juste parfait. Après avoir passé une main dans sa chevelure et replacé une mèche rebelle derrière son oreille, Bill se replongea dans le livre qu'il avait apporté, tout en sirotant un café. C'était l'avantage d'avoir un camping-car : ses parents s'étaient installés juste derrière, et il lui suffisait de faire trois pas pour avoir accès au véhicule et à ses affaires. D'ailleurs, en tournant la tête, il put constater que ses géniteurs discutaient autour de la table de jardin installé sous l'auvent du camping-car. Sa mère lui renvoya son sourire, et il se sentit vraiment comblé.

Pourtant, une pensée traversa son esprit et son ventre se tordit désagréablement : Tom. Bien sur, ce dernier avait été, encore une fois, vexé que Bill parte pour le weekend, même en sachant très bien que le brun n'avait aucun contrôle là-dessus. Ils s'étaient encore un peu engueulé au téléphone tout à l'heure, et Tom avait raccroché en colère. Mais ce n'était pas le principal problème. Ces derniers temps avaient été un peu mouvementés, pour une raison vraiment, vraiment mauvaise, qui portait aux yeux de Bill le pire des prénoms : Liam. Car, si Bill avait naïvement pensé que tout s'arrangerai maintenant que lui et Tom étaient en couple, il s'était bien trompé. Il arrivait encore au dreadé d'avoir de gros doutes, et puis le simple fait de ne plus avoir la relation amicale qu'il entretenait avec Liam le rendait triste. Et ça, Bill ne le supportait pas. Il se sentait trahis, il avait l'impression de ne pas suffire à son petit ami, qu'il n'était pas assez, ou trop peut être. C'était un véritable bordel dans sa tête, il avait parfois même du mal à savoir où ils en étaient tellement c'était... Étrange. Enfin, s'il y avait une seule chose dont il était certain, c'est qu'à ses yeux, il n'y avait que Tom, et personne d'autre, qu'il en était totalement amoureux, et un peu plus chaque jour.

S'il pensait à lui à cet instant même, c'était surtout à cause de la décision qu'il avait prise : il tiendrait ses parents au courant, bientôt. Il se sentait prêt, et puis ça allait quand même faire trois mois qu'ils étaient ensemble, il était temps. Tout serait plus simple, si ses parents comprenaient, de voir Tom aussi souvent qu'il le voudrait.

Perdu dans ses pensées, il sursauta en sentant une présence à ses cotés, avant de constater qu'il s'agissait de sa mère qui venait de s'asseoir sur le banc, à sa droite. Il lui sourit tristement.

- Tu vas bien ? Le questionna sa mère en fronçant les sourcils.
- Euh... Oui, oui pourquoi ?
Elle reporta son regard sur la mer en haussant les épaules.
- T'as un air triste.
Il eu un petit sourire. Sa mère était tellement... Maternelle. Elle décryptait si bien ses émotions.
- Tu peux m'en parler tu sais, si t'en as envie, proposa-t-elle.
- C'est pas grand-chose, j'me suis un peu engueulé avec Tom.
- Encore ?
- Oui,
soupira-t-il. Et toujours pour des conneries.

Il ne précisa pas la nature de ces conneries, il aimait bien ça au fond, partir avec ses parents. Il ne voulait pas vexer sa mère. Celle-ci contempla encore un peu l'horizon, avant de demander doucement :

- Il te fait souffrir ?

Bill fut étonné de cette question, mais répondit néanmoins :
- Non, non pas du tout. Au contraire.
Il eu une pause, mordillant sa lèvre. C'était peut être le moment. Le cadre était agréable, sa mère semblait réceptive... Il ne réfléchit pas bien longtemps.
- Maman, dit-il en se tordant les mains, j'ai quelque chose à te dire.
Voyant qu'elle ne l'interrompait pas, il prit une grande inspiration, et se lança.
- Tu sais, entre moi et Tom... Je... Enfin, on est... On est ensemble.
Il sentit clairement son c½ur s'arrêter, puis repartir en entendant :
- Je m'en doutais.
- Mais, tu sais,
se précipita-t-il, j'avais rien prévu, et c'est récent, avant y'avait rien, vraiment... Mais ça c'est fait et... Voilà.
Il baissa les yeux.
- Donc... Tu aimes les garçons, éluda-t-elle sans trace d'énervement dans la voix, juste une pointe de tristesse, peut être.
- Non, enfin, je l'aime lui, mais... J'ai jamais eu ce genre de sentiments envers d'autres garçons. C'est juste lui. C'est différent.

Il avait l'impression de répéter un texte apprit par c½ur et ressortit de milliers de fois, sauf que celle ci, c'était sa mère, la femme qu'il aimait le plus sur Terre, la seule dont il voulait réellement l'approbation. Elle resta silencieuse un instant.

- Je suppose que si tu es heureux, alors j'ai à l'être aussi.
- Je suis heureux, plus que jamais.

Il eu une hésitation, avant de rajouter :
- Mais, tu sais, peut être que ça ne durera pas toujours, peut être que je tomberai amoureux d'une fille, j'en sais rien, pour le moment c'est comme ça, mais c'est pas toute ma vie...

C'était en partie faux, il croyait et espérait de tout son être que cette relation ne s'arrêterai jamais. Mais il voulait avant tout préserver sa mère pour l'instant, la laisser s'habituer à l'idée en douceur. Ca parut marcher, puisqu'elle sembla se détendre un peu.

- Par contre, dit-il prudemment, je voudrai que tu ne dises rien à papa, je veux lui parler moi-même.
- Ne t'en fais pas, je ne comptai pas lui dire.


Ils se sourirent, puis regardèrent à nouveau le paysage magnifique qui s'offrait à eux. Bill sentit son c½ur flotter sur l'océan, léger, libéré. Sa mère ne le détestait pas. Ils se remirent même à parler d'autre chose, finissant ensemble leur tasse de café.

Peut être que c'était moins compliqué que ce qu'il avait pensé, finalement.

***

- Qu'est ce qu'il y a entre lui et toi ?

Bill se prit une enclume dans l'estomac. La question était tombé, nette, tranchante, et les yeux de son père ne le quittaient pas. Il n'avait pas eu l'intention de lui dire aujourd'hui, pas alors qu'il l'avait à peine annoncé à sa mère la veille. Mais son père venait de le coincer : alors qu'ils discutaient en mangeant, Bill avait demandé à son père confirmation pour l'emmener chez l'oncle et la tante de Tom durant le weekend de 4 jours qui arrivait, là où ils avaient été en février, et où il était invité à retourner pour assister à la communion du cousin, mais surtout pouvoir revoir son dreadé. Son père avait prit un air suspect, avant de poser cette question. Bill se sentit rougir, mais répondit courageusement :

- Pourquoi tu demandes ça ? On voudrait juste se voir en mai, vu qu'après on se verra surement pas avant les vacances d'été, et...
- Mais pourquoi vous avez besoin de vous voir autant, hein ?
- Parce qu'on aime se voir !
S'énerva Bill. C'est normal !
Il eu une longue pause durant laquelle son père ne dit rien, enfournant quelques cornichons dans sa bouche. Puis il dit, la voix grave :
- Tant que tu ne me diras pas ce qu'il y a entre lui et toi, c'est non.

Bill ouvrit la bouche, effaré. Son père lui faisait du chantage. C'était tellement injuste. Il eu très envie de pleurer, sa gorge rétrécie et ses yeux piquèrent affreusement.

- On est ensemble, cracha-t-il, au bord des larmes.
Son père lui renvoya un regard froid.
- Alors tu m'as menti.
- Non !
Explosa Bill en échappant une larme. Non, je t'ai jamais mentis, je t'en ai jamais parlé parce que je n'étais pas sur de moi ! Putain mais est-ce que t'as au moins une seule idée du choc que ça a pu me faire à moi-même ? T'as idée de ce par quoi je suis passé pour accepter ça ?

Sa voix mourût, et il sanglota plus fort, quelques grosses larmes roulant sur ses joues. Son père sembla se calmer, et sa mère lui envoya un regard compatissant.

- Il ne t'a pas menti, lança-t-elle à l'adresse de son mari. Il me l'a dit seulement hier soir. Je comprends que ça ne soit pas facile, il est sincère...

Bill remercia sa mère silencieusement, essuyant rapidement ses joues, il détestait pleurer, surtout devant ses parents, mais là c'était juste incontrôlable.

- J'aurai simplement voulu être au courant plus tôt, grommela son père en bougeant sur sa chaise.
- Et c'est tout ? S'étonna Bill.
- Tu fais ce que tu veux, lui répondit son paternel. Du moment que ça te convient. Mais il faut que tu saches que tu n'as pas choisis la voie la plus simple.
- Choisis ?
S'étrangla Bill. Tu crois vraiment que...
- Non,
le coupa le plus âgé en durcissant son regard. Simplement, en étant avec Tom, tu te heurtes à des difficultés.
- J'en ai conscience. Mais je suis bien avec lui. Et par pitié, ne venez pas me parler de normalité !
- Ne me mens plus.
- Papa ! Je te dis que je ne t'ai pas menti ! S'il te plait !

Ses mots avaient flanchés, il jura. Non, il n'allait pas encore pleurer ! Son père le fixa longuement, puis ses yeux se firent plus doux.
- Fais attention. Tom est... J'espère juste qu'il ne te fera pas souffrir.
Les paroles sonnaient comme un écho à celles de sa mère, la veille, et Bill sourit un peu, ils étaient vraiment soucieux de ça.
- Je prends le risque.

Le repas se termina dans une ambiance plus détendue, ils parlèrent longuement, Bill donnant son point de vue, ses parents le leur, et même s'il y eut quelques accrochages, globalement tout se passa bien. Le père de Bill accepta qu'il aille voir Tom deux semaines plus tard, mais il posa une condition qui donna des frissons au brun : il voulait que les parents de Tom soient aussi au courant. Il n'omit pas d'objections, conscient d'avoir déjà eu son autorisation. Il fallait qu'il en parle à Tom avant tout. Après, ils aviseraient.

***

- C'est vraiment perdu ici, le trou du cul du monde ! Annonça peu élégamment le père de Bill en apercevant un panneau d'indication.
- Mais non, c'est joli, grogna le brun en réponse, et puis tu t'en fous, c'est moi qui vais passer quatre jours ici, pas toi.
- C'est quand même perdu,
rigola-t-il.

Bill ne pu réprimer un sourire. Il avait l'impression de s'être énormément rapproché de son père depuis ses révélations. Il l'avait bien mieux accepté que ce qu'il avait redouté, même mieux que sa mère, avait qui il avait eu d'autres discussions à ce sujet pour la rassurer. Quand Bill avait annoncé à Tom que ses parents savaient tout, le blond avait parut plus embêté que content. Bill avait ensuite compris pourquoi : il ne comptait pas l'annoncer à ses propres parents tout de suite. Ils avaient un peu haussé le ton, et Bill avait annoncé que s'ils voulaient se voir, il fallait que Tom leur dise. Une énorme dispute avait éclaté, le brin de chantage ne plaisant pas du tout au dreadé.

Finalement, Bill avait parlé avec son père, lui disant que Tom n'était pas encore prêt, qu'il fallait qu'il comprenne que c'était une chose difficile que de le dire aux personnes qui comptait le plus au monde à nos yeux. Après quelques contestations, son père avait fini par accepter qu'il y aille quand même, laissant du temps pour Tom et ses parents. Néanmoins, Bill savait parfaitement que ça ne passerait qu'une fois, et que s'il comptait voir son petit ami cet été, il faudrait que ceux-ci soient au courant.

Il chassa ses pensées et se concentra sur la route : ils n'étaient plus qu'à une dizaine de kilomètres du point de rendez-vous où les parents de Tom allaient récupérer Bill, et l'emmener jusque chez l'oncle et la tante du blond. Le trajet avait été assez léger, sauf peut être quand il avait parlé avec son père de l'homosexualité en général, ou du fait que les parents de Tom soient légèrement vieux jeu, un peu bourges sur les bords. Mais c'était resté une discussion très calme, chacun exposant sa façon de penser sur le sujet. Bill était heureux de pouvoir en parler ainsi avec son modèle. Son père représentait beaucoup pour lui, et le fait qu'il accepte ça le rendait simplement bien dans sa peau. Il n'aurait pas supporté d'être rejeté par sa famille, qui était presque tout pour lui.

Il scrutait les environs depuis un moment, lorsqu'il aperçut de loin une voiture garé sur le rebord, cette voiture à l'immatriculation qu'il commençait à connaître par c½ur.

- C'est eux ! Cria-t-il, faisant sursauter son père.

Ils ralentirent et sa garèrent sur le coté. Son père descendit et salua les parents de Tom, faisant un brin de cosette sur le temps, les environs. Mais Bill n'écouta pas, après avoir salué les géniteurs, il s'était précipité sur Tom. Ils s'étaient fait la bise et Bill avait eu un sourire magistral. Dès l'instant où il captait les yeux de son amour, qu'il respirait son odeur, tout allait pour le mieux. Il lui frôla la main et s'électrisa de ce contact. Ils furent coupés par le père de Bill qui réclama un bisou d'au revoir, que son fils lui accorda en riant. Puis, il repartit dans la direction inverse, vérifiant une dernière fois que le brun avait bien son billet de TER pour le retour, et qu'il se débrouillerait pour le changement.

Bill et Tom montèrent à l'arrière, et le brun répondit avec enthousiasme aux questions des parents qui se renseignaient sur les derniers événements depuis sa venue en avril.

Ils ne virent pas deux mains glisser l'une vers l'autre, et se serrer de toute la force dont elles étaient capables.

***

- Je les adore ! Rayonna Bill en se laissant tomber sur le lit, un sourire béat au visage. Putain, Tom, tu as une famille géniale, ajouta-t-il en se redressant sur ses coudes.
Le blond lui renvoya un sourire entendu en l'observant se tortiller dans tous les sens sous l'excitation et le bonheur.
- Et ce lit est... Génial, conclu-t-il en appuyant sur le matelas très mou dans lequel son corps s'enfonçait. Tout est... Génial.
Son sourire se transforma en moue sous l'½il interrogateur de Tom, qui demanda :
- Mais ?
- Mais il y a deux lits !


Tom éclata de rire et s'avança vers son petit ami, avant de grimper à califourchon sur ses hanches. Il se pencha pour l'embrasser tendrement. Bill fondit sous le contact, et enroula ses bras autour de son cou tout en mouvant gentiment ses lèvres contre celles de Tom. Ils s'étaient perfectionné en matière de s'embrasser, et c'était meilleur à chaque fois.

- Rien ne nous empêche d'y faire des choses avant de dormir, chuchota Tom contre l'oreille qu'il léchait doucement.

Bill émit un petit gémissement, mais Tom fut contraint de descendre de sur lui avec un regard désolé en entendant les escaliers grincer. Ils étaient dans une petite maison à coté de celle de l'oncle et la tante de Tom, prêtée pour l'occasion. La mère de Tom passa la tête dans l'entrebâillement de la porte.

- Tout va bien ? Demanda-t-elle.
- C'est parfait, lui sourit poliment Bill en faisant semblant de fouiller dans son sac qu'il venait de balancer sur le lit où il était prêt à copuler sauvagement avec Tom un instant plus tôt.

Le blond, lui, était affalé sur un petit canapé et sourit de la même façon à sa maternelle. Satisfaite, cette dernière redescendit. Presque aussitôt, Bill sentit deux mains glisser sur son ventre, et un corps coller son torse dans son dos. Une bouche taquine vint lui butiner le cou, tandis qu'il continuait à plier soigneusement son linge. Mais lorsque ses mains se mirent à trembler, il ne put s'empêcher de tourner la tête pour échanger un long baiser langoureux avec son amoureux. Il pivota doucement jusqu'à se retrouver bien en face du blond, et passa ses bras autour de sa taille, rapprochant leurs deux corps.

Tom sembla s'impatienter, et effectua déjà une pression de son bassin sur celui de Bill. Il glissa ses grandes mains qui savaient faire de si bonnes choses le long du corps longiligne, jusqu'à venir appuyer sur les fesses de son petit ami, qui haleta doucement dans sa bouche. Ses doigts virent se glisser sous le teeshirt du brun, le lui retirant avec précaution, tout en le dévorant des yeux, comme une sucrerie qu'il déballerait en prenant son temps, juste pour mieux la savourer. Il le laissa tomber sur le lit derrière eux et passa ses paumes sur le torse, le ventre, avant de s'arrêter sur la ceinture du pantalon de Bill, tout en le fixant dans les yeux. Leurs respirations s'accéléraient peu à peu, ils en mourraient d'envie, depuis qu'ils s'étaient retrouvés en fait.

En arrivant ici, ils avaient été saluer la famille de Tom, bien sur, puis étaient venu ici pour poser leurs bagages. Les parents de Tom leurs avaient indiqué qu'ils mangeraient 10 minutes plus tard. Bill avait sauté sur l'occasion, et après une petite course poursuite à l'étage en riant, il avait coincé Tom dans la chambre qu'occupaient les parents, le plaquant contre un mur. Il avait embrassé sa clavicule, son cou, et très, très lentement, il avait touché la bouche de son dreadé du bout des lèvres. Ils s'étaient embrassé, doucement, puis plus précipitamment. Et lorsque la mère de Tom les avaient appelés pour descendre, ils s'étaient longuement serrés dans les bras l'un de l'autre, le blond chuchotant un « tu m'as manqué » à l'oreille du brun. Ils avaient descendus l'escalier, ne détachant leurs mains qu'en arrivant dans la petite cuisine où les plus âgés attendaient, inconscient de ce qui pouvait se passer quelques minutes plus tôt à l'étage. Après manger, ils avaient été passer l'après midi avec le cousin de Tom, jouant à des jeux vidéos et s'envoyant des regards complices.

Bill revint à la réalité en sentant les mains de Tom, tremblantes, essayer de déboucler sa ceinture, tout en lui suçotant un bout de peau dans le cou, quittant ses douces pensées pour une réalité encore meilleure. Il gémit et sentit ses propres jambes flageller, le cou étant une zone très réactive chez lui. Pour se concentrer, il entreprit de retirer le teeshirt de Tom. Mais, alors qu'il allait le tirer par-dessus la tête pleine de dreads, ils se figèrent en entendant la voix du père de Tom leur crier de venir à table. Le blond, le teeshirt toujours coincé sur la tête, émit un grognement de frustration. Bill sourit et rabaissa le haut, laissant le tissu recouvrir le torse tentant qu'il aurait bien retracé de sa langue. Il expira en fermant les yeux, essayant de calmer la furieuse envie qui le réchauffait de partout, et surtout, lui filait une érection sacrément douloureuse. Il vit Tom se gratter la nuque avec un regard désespéré, ce qui le fit rire. Ils s'embrassèrent doucement une dernière fois, se rhabillèrent, et descendirent dîner.

Le repas se passa sans encombres, si ce n'est que, soudainement, et alors qu'il mâchonnait un bout de salade, un pied vint se coller au sien sous la table. Il releva immédiatement la tête de son assiette, pour croiser le regard brûlant de son amant, assis en face de lui. Il déglutit avec difficulté, mais un petit sourire prit place sur ses lèvres. Il détourna la tête, faisant semblant de s'intéresser à la télé, tout en sortant son pied de son chausson. Lentement, sensuellement, il fit remonter son orteil nu contre la cheville du blond, dont la main se crispa sur sa fourchette. Il redescendit, frôlant la peau qu'il sentit se couvrir de frissons, puis remonta, plaquant un peu plus le dos de son pied sur la jambe de Tom, qui ne faisait bizarrement plus autant le malin. Ils jouèrent ainsi pendant de longues minutes, Bill remontant toujours plus haut, Tom utilisant lui aussi son pied pour caresser celui du brun. Ils sentaient bien l'un et l'autre qu'ils étaient encore bien excités, ainsi lorsqu'ils purent quitter la table après avoir dit bonne nuit, ils se jetèrent presque dans les escaliers pour s'enfermer dans la chambre.

Aussitôt, Tom plaqua Bill contre la porte, et lui enleva cette fois bien plus rapidement ses vêtements, oubliant la ceinture et baissant jean et boxer d'un seul coup. Bill se retrouva nu contre un Tom encore vêtu, et s'enroula autour de lui en soupirant. Il tira sur le pantalon du blond, lui retira son haut à toute vitesse, et le poussa tout en l'embrassant vers le lit, où ils tombèrent ensemble. Il fallut moins de temps qu'il ne faut pour le dire avant que Tom soit nu, et plongé au plus profond du corps de son brun. Ils se contenaient au maximum, essayant de ne pas faire de bruit à cause de la proximité de leur chambre et de celle des parents, qui étaient monté se coucher entre-temps, mais ça restait difficile, tant la délivrance était grande, et le contact bon.

Tom commença un mouvement de va et vient puissants, faisant vite couiner les ressorts du matelas - et Bill, par la même occasion. Il ne voulait pas se faire surprendre, bien sur, mais quand Bill le poussait plus fort en lui à l'aide de ses pieds plaqués sur ses fesses, il ne répondait plus de lui, et accordait ses faveurs à l'impatient, en étouffants leurs cris de plaisirs d'un violent baiser. Leurs corps en sueurs se frottèrent bientôt plus fluidement, Bill relevait le bassin de façon à obtenir plus de sensation, et Tom lui faisait de délicieux suçons sur toutes les zones que sa bouche pouvait atteindre, ce qui lui permettait de ne pas hurler alors qu'il sentait le brun se resserrer autour de lui au même rythme que ses coups de reins. Sa main vint se glisser entre eux, et il caressa doucement le ventre de Bill, avant de se saisir de son sexe et de lui appliquer de doux allers-retours, la transpiration rendant les choses plus faciles. Il entendit Bill pousser un long gémissement, et sentit tout son corps se cambrer contre lui, jouissant entre eux. Sa tête tourna, et il s'enfonça encore une fois en lui avant de venir à son tour, agrippant les draps de toutes ses forces autour de la tête du brun. Ils ne bougèrent pas, Tom allongé sur Bill, les avant bras de part et d'autre de son visage, le nez enfoui dans son cou, tandis que le dominé avait les jambes posées contre les flancs de son amant, la tête légèrement penchées en arrière, la bouche entrouverte et la respiration profonde, encore un peu rapide. C'était un moment absolument parfait. Avant de dormir, ils pensèrent à ramasser leurs affaires éparpillées au sol, et enfilèrent un pyjama. Ils s'embrassèrent encore, longtemps, avant de se mettre à contre c½ur chacun dans un lit, pour éviter de se faire surprendre ensemble le matin, la mère de Tom ayant la désagréable habitude de surgir pour les réveiller.

***

- T'as triché !
- Quoi ? Non, c'est faux !
- Si, si t'as joué deux fois, je suis sûr !
- Tom, ne fait pas ton mauvais joueur.
- Mais il a triché !

Le dreadé prit sa tête la plus dramatique pour lancer cette accusation envers son cousin, tandis que Bill et sa tante riaient.
- Je vois mal comment il aurait fait pour tricher à ce jeu, sans que tu t'en aperçoives.
- Il est très malin,
répliqua Tom en fronçant les sourcils et en filant une tape dans l'arrière du crâne de Jonas, son pauvre cousin.
- Hey ! Protesta ce dernier. C'est quand même pas ma faute si t'es nul !
- Il marque un point,
nota Bill, les bras croisés sur son torse et négligemment affalé sur le canapé en face de la télé où se disputait une partie serrées.
- La ferme, je vais tous vous exploser.
- C'est ça !


Et voilà qu'ils repartaient dans un combat acharné. Bill les regarda avec amusement, caressant doucement la tête du chaton qu'il avait sur les genoux. La mère vint rejoindre son petit sur les jambes du brun, qui fut heureux d'entendre un concert de ronron vibrer contre son ventre. Il adorait les chats, il s'y identifiait plus qu'à n'importe quel autre animal. Et puis il avait un certain don avec, il fallait l'avouer, tous les félins adorait venir se nicher contre lui. Un cri l'arracha de ses pensées affectueuses, et il vit Tom, un sourire fier plaqué sur le visage, pointer l'écran du doigt.

- Tu vois ? Je suis le meilleur !
- C'est pas fini,
grogna Jonas, beaucoup moins amusé alors qu'il venait de se faire battre.
- Vous finirez plus tard, coupa la tante de Tom, pour le moment faites moi le plaisir de venir manger !

Les trois jeunes ne se le firent pas répéter deux fois, et se dépêchèrent d'aller chercher leurs assiettes. Vu qu'une partie des invités pour la communion étaient arrivés le jour même, la table de la cuisine était remplie, les garçons avaient donc l'autorisation de manger sur la table basse du salon, devant la télé. Ils retournèrent donc s'installer confortablement. Bill avait la tête un peu ailleurs, il avait passé une après midi simplement merveilleuse avec Tom, et ne cessait d'y penser. Ils avaient été jusqu'au grand parc, celui qui offrait une vue splendide sur la plage et la mer. Ils avaient profité de la douce chaleur de ce printemps, du soleil brillant, pour prendre quelques photos d'eux, pour se câliner tendrement, allongés sur l'herbe. La mâtiné avait été sympa aussi, ils avaient été faire un tour sur le sable avec les parents de Tom, mais ça n'était rien à coté des moments qu'ils pouvaient passer rien que tous les deux.

Il secoua la tête, essayant de ne pas trop penser et de profiter du moment présent, plus particulièrement de son petit ami qui bataillait avec un morceau de poulet. Il grignota quelques frittes en plaisantant avec Jonas, il l'appréciait beaucoup, bien qu'un peu plus jeune que lui et Tom, il restait vraiment quelqu'un d'agréable. Puis, alors qu'ils rigolaient joyeusement, Tom voulu prendre du ketchup, et en renversa un peu par terre, ou plutôt, sur sa chaussure, malheureusement blanche. Il poussa un petit cri, et Bill explosa de rire, suivit par Jonas. Ils se tordirent littéralement lorsque le dreadé couru chercher de l'eau et une serviette pour effacer la trace. Mais, lorsque Bill croisa le regard noir de Tom, il se calma presque immédiatement. Et se mordit la lèvre. Merde. Merde.

***

- Tom ! Réponds-moi putain !

Le blond se contenta de regarder ailleurs, alors que Bill avait la voix tremblante.
Ils s'étaient éclipsés dehors, devant la maison, dans une petite rue, où personne ne pourrait les voir. Tom n'avait pas décroché un mot depuis l'incident du repas, et Bill commençait vraiment à paniquer. Le blond était adossé au mur, l'autre, debout en face de lui, trépignait sur place.

- J'ai fais quelque chose ? C'est à cause de cette connerie avec le ketchup ? Tom, merde, ne me dit pas que c'est pour ça que tu me fais la gueule depuis plus de deux heures ?
Bill avait saisit les poignets de Tom dans une vaine tentative pour le faire réagir. Tout ce qu'il obtint, c'est un regard meurtrier, et des paroles froides crachées à son visage.
- Lâche-moi.
Trop sous le choc, il s'était exécuté. Avant de contrattaquer en poussant Tom par les épaules.
- C'est quoi ton putain de problème ? ! Tu penses encore à ce connard de Liam, c'est ça hein ?

Et ça avait été les mots de trop, le geste de trop, ou peut être une combine des deux. Les yeux de Tom avaient été traversés d'un éclair, et il avait violement frappé Bill au visage. La claque monstrueusement forte avait résonnée dans toute la rue. Le choc avait été tellement inattendu et puissant que Bill avait été éjecté deux mètres plus loin, et était tombé à genoux, une main sur la joue, les yeux exorbités. Tom s'était approché rapidement, l'avait saisit par le col avant de le plaquer contre le mur d'en face. Il avait planté son regard dans le sien, et avait articulé distinctement :

- Ne parle pas de lui. Tu ne sais pas ce que je vis. Tu ne comprends pas.

Sa main entourant le cou du brun s'était serrée, au point que Bill suffoquait. Puis, entendant des voix, il l'avait lâché, le laissant glisser mollement contre le mur, les mains agrippé à son cou alors qu'il reprenait son souffle. Il s'était éloigné, et voyant qu'il s'agissait de ses parents, s'était retourné vers Bill qui venait de se relever, en larmes.

- Putain, mon père, avait juré Tom en regardant son petit ami, lui faisant clairement comprendre qu'il devait se calmer avant qu'ils n'aient à rentrer et que ses parents ne se posent des questions.

Le brun avait prit de profondes inspirations, effaçant rapidement son chagrin, se construisant un masque normal. Ils étaient heureusement montés rapidement, n'ayant qu'à se mettre en pyjama et se coucher. Bill ne prononça pas une parole, n'adressa pas un regard à Tom. Sa gorge le brûlait, son c½ur encore plus, il ne comprenait pas, il ne voulait pas comprendre. Il s'était enroulé dans sa couette, et avait fait semblant de dormir en attendant que le blond n'éteigne la lumière.

Plus d'une heure plus tard, il ne dormait toujours pas, l'esprit torturé, et surtout, l'envie complètement folle et irrationnelle d'être près de Tom. Il ne réfléchit pas, et se leva de son lit, pour aller se planter devant celui du blond, qui à priori, dormait. Il contempla longuement la bosse que formait son corps sous la couverture, et, sans même en avoir conscience, se mit à pleurer, d'abord silencieusement, puis de plus en plus fort, de plus en plus violemment. Bientôt, son corps fut secoué de spasmes, et il crut mourir étouffé. Tom finit par se réveiller, et alerté, il alluma la lumière pour découvrir un Bill complètement démonté. Il le prit dans ses bras et le serra contre lui, sentant ses pleurs redoubler d'intensité. Il s'assit doucement en tailleur sur le lit, entrainant Bill entre ses jambes, le callant contre son torse pour le bercer, un peu comme un enfant.

- Je t'aime toi, murmura-t-il en lui embrassant la tempe, pas Liam. C'est avec toi que je suis.
Bill hoqueta et laissa retomber sa tête dans le creux du cou du blond, appréciant juste d'être rassuré, même s'il savait que tout ça n'était pas normal.
- Tu as mal quelque part ? Lui demanda Tom, le surprenant.

Il hocha la tête, et contrairement à ce qui aurait été le plus logique, il porta la main du dreadé, non pas à son cou, mais à son c½ur qui cognait douloureusement contre sa poitrine. Tom poussa un long soupire et lui déposa un baiser dans le cou, avant de serrer ses bras autour de sa taille. Ils restèrent dans cette position un long moment, avant que Bill ne tombe de fatigue, morale comme physique. Tom l'aida à se glisser dans le lit qu'il avait occupé, et après avoir vérifié que le brun dormait, il se coucha lui-même dans l'autre lit.

***

Ce matin là, c'était la communion de Jonas. Mais aussi la dernière journée des deux garçons ensemble. Le lendemain, Bill prendrait le TER un peu avant midi, tandis que Tom repartirait avec ses parents, 500 kms plus loin. Bill avait émergé avec un désagréable goût d'au-revoir prochain, mais surtout une sensation de brûlure autour du cou. Il s'était discrètement levé, et avait inspecté les traces, heureusement pas trop visibles. Avec un soupire, il avait prit des affaires propres, s'était douché et habillé, maquillé. En remontant, il avait croisé Tom qui était debout. Son c½ur se serra alors qu'ils s'étaient lancé un vague bonjour, sans regard, sans même un contact de la main. Il avait régné un silence total, interrompu par quelques tentatives inutiles de Bill pour engager la conversation. Il était tellement perdu, ne comprenant pas les changements brutaux de Tom à son égard. Et, il avait beau avoir été frappé hier, il ne pouvait pas avoir peur, il n'arrivait pas à se tenir éloigné du blond. Il l'aimait trop pour ça. Ce silence le détruisait, il avait juste envie de pleurer, encore. Pourtant, il n'en fit rien, et termina de se préparer, prêt quand les parents les appelèrent pour partir à pied à l'église, située pas très loin.

Sur le chemin, alors qu'il se tenait un peu en retrait, la vue brouillée par les larmes qu'il tentait de toutes ses forces de retenir, il fut surpris de sentir la main de Tom se glisser dans la sienne, la lui presser brièvement, en lui murmurant un discret « M'en veux pas », avant de la retirer et de recommencer à marcher normalement, derrière lui. Mais ça suffisait à Bill. Il savait, par cette simple caresse, que Tom tenait à lui, qu'il s'en voulait. Il continua à marcher à la suite du reste de la famille, néanmoins un sourire prit place sur son visage.

La messe, d'habitude un moment de torture pour le brun, se transforma en une chose absolument hilarante quand Tom et lui s'amusèrent à observer et commenter tout ce qu'ils voyaient. Ils réussirent à se foutre de la gueule du prêtre, de Jonas habillé en communiant, d'une grand-mère qui piquait du nez, et rirent énormément avec un oncle de Tom. Tout malaise disparu complètement, et ils sortirent de l'église de nouveau aussi complices et proches que la veille, avant que tout ne dégénère.

***

La pièce, habituellement assez grande, était devenue minuscule lorsque la cinquantaine d'invités s'y étaient entassés. Le véritable problème était pour les gens installés en bout de table, à l'opposé total de la porte, et qui souhaitaient pouvoir sortir de table, le repas s'annonçant très long.

C'était, par exemple, le cas de Bill et Tom.

Fort heureusement, son oncle et sa tante regorgeaient d'idées géniales et de système D, et ouvrirent une des fenêtres derrière eux, de façon à ce qu'ils puissent y passer, ainsi que les autres jeunes installés à cet endroit, et sortir dans le jardin. La pièce était une sorte de véranda, et les fenêtres très près du sol, c'était donc facile d'y passer.

Tom était à la droite de Bill, et à sa gauche se trouvait un autre jeune homme assez...Un garçon énorme, pour être honnête. Et qui prenait beaucoup de place. Et qui mangeait vraiment salement. Tom se foutait gentiment et discrètement de la tête de son amoureux, Jonas se joignait volontiers aux hostilités. Bill aurait bien aimé protester, mais une main posée sur la sienne le retenait. Leurs doigts se caressaient, reposant sur la cuisse de Tom, s'emmêlaient, se démêlaient, se serraient plus ou moins fort. Parfois, la main de Bill s'aventurait plus haut, frôlant des endroits qui faisaient tousser Tom et rougir ses joues. Ils prenaient garde à ne pas paraître suspect, tout en continuant de se toucher tendrement.

Après une longue entrée suivit du plat principal, ils trouvèrent un moment pour s'éclipser. Bill faillit se casser la figure en sortant par la fenêtre, suivit d'un Tom hilare. Ils contournèrent la maison, et une fois sûrs d'être seuls, ils se jetèrent sur la bouche de l'autre. Tom prit le contrôle et poussa Bill contre le mur, calant son genou entre ses jambes et lui léchant les lèvres délicatement, mordillant parfois son inférieure en la tirant joueusement. Il fit subir le même type de traitement à sa langue. Bill laissait sa main trainer le long du dos de Tom, avant de remonter sa jambe droite contre son bassin, que le blond se dépêcha de saisir et de tirer pour plus de contact entre leurs entrejambes déjà réveillées. Il poussa sa langue loin dans la bouche du brun qui gloussa en la coinçant entre ses lèvres. Des cris d'enfants assez proches les firent se détacher doucement, et Tom sourit.

- On devrait y retourner. On reviendra après le prochain plat.

Bill hocha la tête, et ils durent repasser par la fenêtre pour aller s'asseoir, ce qui fit jurer Bill et beaucoup rire Tom.

Ils passèrent le reste du repas à se cajoler sous la table, ou encore à s'échapper pour aller se cacher contre le mur qu'ils s'étaient approprié. Mais, contrairement à la première fois, lorsqu'ils y retournèrent pour la seconde, se fut pour se serrer dans les bas de l'autre. Tom se laissa aller, le dos contre le mur, et tira Bill dans ses bras, qui s'y nicha en ronronnant de plaisir. Ils s'amusèrent à lier leurs mains dans le dos du brun, tandis que la bouche taquine de celui-ci parcourait la gorge offerte de son blond. C'était tendre, un moment d'amour, comme ils aimaient en partager. C'est dans ces instants précis que Bill se rendait compte d'à quel point il était fou amoureux de cet autre garçon, à quel point il lui était indispensable. Sans réfléchir, il lui glissa plusieurs « je t'aime », remontant dans ses baisers jusqu'à la bouche de Tom sur laquelle il resta ensuite appuyé un long moment, respirant fort par le nez. Il laissa retomber sa tête sur le torse du dreadé qui entoura ses épaules de ses bras. Son c½ur se tordit dans tous les sens : il savait que demain, tout ça serrait fini.
Et, le pire dans tout ça était surement qu'il n'avait aucune idée de quand ils allaient pouvoir se revoir.

***

Douleur.

Incroyable comme ce simple mot pouvait paraître neutre, excepté quand il était placé sur le sentiment qu'on nommait ainsi. A vrai dire, Bill était persuadé qu'on ne pouvait pas comprendre tout le sens de ce terme avant d'y avoir goûté.
Douleur était un mot qu'il commençait à bien connaître. Il le fréquentait souvent ces derniers mois. Douleur de la séparation. Douleur de la jalousie. Douleur de l'amour. Douleur physique aussi.

C'est dans cet état d'esprit sombre et torturé que le brun émergea se matin là, sans avoir envie de sortir de ses songes, bien meilleurs que la réalité. Il pu constater que Tom était déjà éveillé, assis en tailleur sur son lit, le fixant d'un ½il horriblement triste. Il lui lança un sourire sans joie, et vint se blottir contre lui. Ils se serrèrent l'un contre l'autre, jusqu'à ce que l'agitation de la maison leur indique qu'il fallait bouger, et ramasser les bagages pour embarquer dans la voiture.

La veille, après le repas de famille qui s'éternisa jusque tard dans l'après midi, un barbecue avait été installé sur la terrasse de derrière, et les invités restant avaient pris un apéritif. Bill et Tom avaient disputé des parties de ballon avec Jonas et quelques cousins plus jeunes. L'ambiance était vraiment légère, Bill avait aimé se mêler à cette famille chaleureuse. Ils avaient mangé des grillades dehors, et étaient retourné dans la maison pour profiter de leur dernière soirée. Ils s'étaient mis un film et avaient préféré s'en tenir aux caresses, aux baisers, plutôt qu'à quelque chose de plus poussé. Ils avaient besoin de sentir qu'ils s'aimaient, juste ça. Ils s'étaient séparé à la fin du DVD, et s'étaient couché. Ce que Tom ignorait, c'est que plus tard dans la nuit, Bill s'était levé pour venir se poster à coté de son lit, et le regarder dormir. Il avait pleuré, un peu, et avait caressé du bout du doigt le corps recouvert par la couverture de son petit ami, corps qu'il s'apprêtait à ne plus pouvoir voir avant de longues semaines, le longs mois certainement même. Il en avait gravé chaque courbe, chaque creux dans son cerveau. Puis, épuisé, il s'était recouché. Et venait de se réveiller, avec l'envie de vomir et les entrailles tordues.

Leurs valises étaient déjà prêtes, et ils eurent juste à les descendre. Après avoir fouillé la chambre de fond en comble pour ne rien oublier, ils laissèrent derrière eux quatre jours de bonheur pour affronter le retour au mortel quotidien. Ils dirent au revoir rapidement à leurs hôtes, remerciant chacun pour ce séjour, puis le trajet dans la voiture jusqu'à la gare se fit en silence, du moins pour Bill et Tom. Il fut court, bien trop court. Les parents de Tom proposèrent gentiment de rester dans la voiture, histoire de ne pas déranger les au-revoir des deux jeunes hommes. Bill en fut silencieusement reconnaissant, leur souhaita un bon retour, et s'éloigna, sac à la main, avec Tom, jusque dans le hall de la gare, assez vide. Son train n'arriverait qu'une heure plus tard, mais les parents de Tom devaient reprendre la route s'ils ne voulaient pas arriver trop tard. Il laissa tomber son bagage au sol, et osa lever ses grands yeux vers ceux de son petit ami, qui lui renvoya ce regard déchiré par la douleur. Encore elle. Après un coup d'½il dehors, Tom attira Bill dans ses bras et l'étouffa d'une étreinte désespéré. Il lui embrassa le front, le nez, puis la bouche, avec douceur, puis plus passionnément. Leurs langues s'enroulèrent ensemble, s'imprégnant du goût de l'autre. Un klaxon au loin arracha un sanglot sans larmes à Bill.

- Dis-moi qu'on va se revoir, haleta-t-il près de l'oreille du dreadé qui était occupé à inspirer l'odeur de son cou.
- On va se revoir. Cet été. Je vais tout faire pour.
- Pars pas...

Il s'agrippa avec force au teeshirt de Tom qui le contempla avec chagrin.
- J'aimerai. Je voudrai.

Il saisit les mains tremblantes du brun dans les siennes, les serra fort. Ils entremêlèrent leurs doigts durant un autre baiser, en surface, mais très appuyé, et long. Puis, lentement, Tom se recula. Leurs mains gauches se lâchèrent. Un autre pas en arrière. Un regard suppliant.

- Je t'aime...
Une voix brisée, deux mains encore accrochées.
- Je t'aime aussi Tom...

Lentement, les doigts glissèrent les uns contre les autres, jusqu'à se dérober complètement. Et, sans se retourner, le blond s'enfuit pour grimper dans la voiture qui l'arrachait à celui qu'il aurait voulu ne jamais quitter. Il ferma les yeux de toutes ses forces, et ignora ses parents, la voiture qui empruntait une route, tout autour de lui. Il tenta seulement de ne pas laisser éclater la boule qui lui coupait la respiration.

Bill mit au moins cinq longues minutes à réagir. Cinq minutes durant lesquelles son c½ur martela contre son torse. Cinq minutes durant lesquelles il garda l'image de Tom ancrée dans ses prunelles, le voyant encore et encore partir. Cinq minutes avant de se précipiter hors du hall de la gare pour essayer d'apercevoir la voiture quitter l'endroit. Cinq minutes durant lesquelles la voiture de Tom avait largement eu le temps de s'en aller, bien trop loin pour que Bill puisse la voir une dernière fois.

Il resta planté, là, dehors, à réaliser. Il était parti. Parti pour de bon, et il ne le reverrait plus, jusqu'à quand ? Il n'en avait aucune foutue idée. Il fit demi-tour pour aller chercher son sac, et se laissa tomber dessus. Dans sa tête, il ne cessait de se répéter en boucle « ne sois pas triste, ne sois pas triste... ». Il prit le livre qu'il avait prévu pour le voyage, et se plongea corps et âme dans le récit, évitant de penser à quoi que ce soit d'autre. Ca fonctionna bien, jusqu'à ce que son TER arrive en gare.

Il s'installa à bord, et c'est alors que la tristesse l'envahit, puissante, dévastatrice. Le train démarra, et la phrase continua de tourner dans sa tête, se modifiant au fur et à mesure.

Ne sois pas triste. Ne pleure pas. N'y pense pas.

Mais c'était totalement inutile, et les larmes dévalèrent bientôt ses joues, incontrôlables. Comment est-ce qu'il allait tenir ? Il n'était même pas sur de pouvoir le revoir cet été, un tas de difficultés s'imposaient à son esprit : il faudrait que les parents de Tom soient au courant de leur relation, il faudrait que ses parents acceptent, il faudrait que tout le monde soit d'accord. C'était presque ironique tellement ça paraissait utopique. Et si c'était la dernière fois qu'ils se voyaient ? Tom et lui le savaient, ils en avaient parlé. C'était du moins la dernière fois pour un long moment, pour toutes les raisons qu'il avait ressassées. Il n'était pas prêt à supporter une telle chose. Il n'en serait tout bonnement pas capable.

Son portable vibra. Le sms le fit redoubler de sanglots.
« J'ai ton odeur partout sur moi, c'est insupportable. J'arrive pas à tenir. Tu me manques trop. Je t'aime... »
Il serra le petit engin contre son c½ur torturé, le noyant de gouttes salées. Dans sa tête, une seule image : son train, filant vers chez lui, et Tom, dans sa voiture, se dirigeant dans une direction totalement opposée.

***

Les mois passèrent. Mai et juin d'abord. Les vacances d'été arrivèrent vite. Bill et Tom étaient au plus mal. Tom avait parlé à ses parents, sa mère l'avait vraiment mal prit, et bien sur, il était hors de question qu'ils se revoient pour le moment. Leur relation avait prit un sacré coup. Leur solidité était mise à rude épreuve, et alors qu'ils la croyaient incassable, elle flanchait. Pourtant, les grandes vacances passèrent, chacun partant de son coté, profitant du mieux possible, même si c'était difficile. Bill ne pouvait s'empêcher de se sentir affreusement frustré, déçu, et même en colère envers Tom, qui refusait d'avoir une discussion avec ses parents. Il ne voulait pas leur imposer ça. Et Bill le prenait très mal, lui qui avait affronté les siens pour ses beaux yeux, le voilà contraint à passer l'été sans lui, parce qu'il était incapable d'assumer leur amour. Ca le rendait juste malade.

Septembre. La rentrée. L'éloignement, encore. Les disputes devinrent quotidienne, il ne se passait pas un jour sans qu'ils se jettent des horreurs à la figure. Les réconciliations se faisaient à demi-mot. Personne n'avait tort ou raison. Le prénom de Liam revenait souvent, ce dernier ayant évidemment atterrit dans la classe de Tom. Les marques d'affection devenaient rares, les surnoms et les « je t'aime » encore plus, si bien que Bill était surpris lorsqu'il s'en voyait accordé un. Il essayait, de toutes ses forces. Il se trainait, rampait, suppliait Tom de le pardonner lorsque le blond considérait qu'il lui devait des excuses. Il laissait tout passer, acceptait de se voir rabaissé, accusé à tort, du moment que Tom restait. Le sujet des parents s'éloignaient, on en parlait plus, sous peine de déclencher une nouvelle tornade.

Et puis il y eut le mois d'octobre. Bill était constamment mal, il avait très peu le sourire, ses amis s'inquiétaient, Andréas l'implorait de lui parler, de le laisser l'aider. Mais rien à faire, il s'enfermait dans le silence, dans sa douleur profonde, sans vouloir en parler. Pour dire quoi ? Lui-même ne savait pas vraiment comment ils en étaient arrivés là, Tom et lui.
Ce soir là, la dispute commença normalement, presque banalement. Mais ce soir là, Tom eu des mots absolument horribles. Ce soir là, il accusa Bill de beaucoup de choses. Il le provoqua. Mais ce soir là, Bill répondit aux provocations.

Tom dit :
Et ben vas-y, dis le, dis le complètement, qu'on soit fixé !
Bill dit :
C'est fini.
Tom dit :
Quoi ?
Bill dit :
C'est fini Tom. Toi et moi. Nous deux. C'est terminé.


La réaction ne s'était pas faite attendre très longtemps. Le portable du brun avait vibré furieusement, et il l'avait longuement regardé avant d'inspirer et de s'apprêter au pire en décrochant. Ce à quoi il n'était pourtant pas préparé avait été d'entendre Tom en larmes, le supplier de lui pardonner, pardonner sa connerie, lui dire qu'il l'aimait, que sans lui il ne serait plus rien, qu'il avait besoin de lui. Tout l'être, le c½ur, la tête de Bill lui avaient hurlé de lui accorder, de lui dire que lui aussi l'aimait, qu'il voulait juste que tout s'arrange. Mais sa raison lui avait indiqué qu'il ne devait pas, une fois de plus, céder, et laisser les choses recommencer. Alors, courageusement, il était resté froid face aux supplications de son petit ami. Il lui avait simplement demandé du temps pour réfléchir. Des jours, des semaines peut-être. Tom avait pleuré plus fort, lui disant qu'il ne supporterait pas d'attendre trop longtemps sans nouvelles. Bill avait tranché : ça ou rien. Alors, une pause avait été faite.

Au fond, tout deux avaient sentit le début de la fin. Tom avait craqué au bout d'une semaine. Ils s'étaient de nouveau disputés. Et la décision avait été prise, du moins Bill l'avait prise. Pendant trop longtemps, ils s'étaient séparés puis remis ensemble deux jours plus tard, trop de fois les choses avaient été ignorées, les problèmes effacés. Cette fois, il ne pouvait pas. Alors, prenant tout son courage, il avait quitté Tom. Il souffrait trop de la distance, d'être interdit de le voir, de leurs disputes incessantes. Bien sur qu'il aimait encore son dreadé, il en était fou amoureux, plus que jamais. Mais il fallait se rendre à l'évidence : ça ne fonctionnait plus. Alors, alors qu'octobre s'achevait, leur couple mourût.

Novembre. Début de mois très difficile, Bill avait l'impression d'agoniser. Il pensait chaque jour à Tom. Ce dernier mit peu de temps à réapparaître, supportant aussi bien la séparation que son ex petit ami, c'est-à-dire pas du tout. Ils parlèrent, longtemps, comme ils ne l'avaient jamais fait. Tom proposa à Bill de reprendre une relation « normale », il avait besoin de retrouver cette complicité unique qui les liaient, il avait perdu, en plus d'un amant, un ami, un frère, un confident. Bill n'avait pas pu résister longtemps, lui aussi trop malade de cette séparation.

Décembre. Leur relation était laborieuse, vraiment étrange. Rythmée par les sous-entendus, l'un ou l'autre plus ou moin lointain. Bill sentait que faire la girouette ne lui conviendrait pas bien longtemps. Il voulait de Tom comme petit ami, pas comme bon pote, il en était incapable, pas quand il avait envie de sentir sa bouche sur la sienne, pas quand il pensait à lui en se touchant.
Les vacances de Noël étaient proches, et un événement venait marquer ces quelques jours de répits : les parents de Bill avaient décidé de partir passer une semaine dans la grande ville voisine de 20 kms de celle qu'habitait Tom. Il était clair qu'il fallait que les deux garçons se voient, pour régler une bonne fois pour toute cette histoire. Bill redoutait ces explications, Tom avait eu une attitude de plus en plus distante, et il craignait même qu'il soit tombé amoureux de quelqu'un d'autre. Ca n'avait jamais été un secret, Tom avait besoin de proximité physique, et vivre une relation amoureuse à longue distance pendant si longtemps relevait déjà de l'exploit, alors Bill se doutait qu'une fois libre, le dreadé n'aurait pas hésité à se remettre en quête de quelqu'un, de préférence habitant dans la même ville que lui.

Le jour du rendez-vous fatidique et décisif arriva trop vite. Bill réussit à s'arranger avec ses parents pour pouvoir rejoindre Tom à un endroit spécifique, un petit parc du centre ville où ils passeraient le chercher une heure plus tard. Le blond lui, venait en bus. Jamais ils n'avaient autant appréhendé de revoir l'autre. Enfin, l'heure du rendez vous sonna. Bill était déjà là lorsqu'il reconnu Tom, toujours aussi beau, bien trop. Son c½ur s'emballa. Ils se plantèrent l'un en face de l'autre, lançant un timide « bonjour » sans même se toucher. Leurs yeux se rencontrèrent. Bill engagea la conversation. Une conversation qui dura une heure entière, sans interruption, mais avec beaucoup de haussements de voix.

- Tom... Finit par soupirer Bill, extenué, triste, vidé. Je t'aime, et pas juste comme un ami. Je ne pourrai pas faire semblant.
- Qui te parle de faire semblant ?
Avait craché Tom. Avec le temps...
- Rien, Tom, tu le sais bien. Le temps ne servira à rien.
Il secoua tristement la tête. Tu vas rencontrer quelqu'un d'autre, si c'est pas déjà le cas. Ça arrivera, n'essaye pas de dire le contraire. Et putain, je le supporterai pas.
- Tu essaye de me dire quoi là ?
Avait demandé Tom en fronçant les sourcils, le regard noir.
- Que c'est terminé, et pour de bon. Je veux couper les ponts. C'est trop dur.
Le blond sembla prendre un coup dans la tête. Mais bien vite, et pour dissimuler son c½ur blessé, il s'arma d'un masque dur et froid. Voyant qu'ils arrivaient bel et bien à la fin, Bill poussa un soupire à fendre l'âme, et osa parler.
- Je ne te demande pas de comprendre... Juste de voir que j'en peux plus... Je...
- Juste... Au revoir

Il sentit son c½ur se serrer, comme s'il allait exploser hors de sa poitrine. Il se contenta de se taire et observa l'autre s'éloigner, sans le retenir. Pourquoi ? C'était terminé, vraiment. C'est lui qui avait exigé cette coupure, définitive cette fois. Il n'y reviendrait pas. Alors, dès l'instant où le corps qu'il avait tant aimé disparut complètement, il se laissa tomber à terre, et pleura.



FIN

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Comments :

  • meilleursennemisth

    22/10/2012

    Noooooooooooon (T_T) C'est trop triste!!!!!!!!
    J'ai vraiment aimé cette histoire, c'est si touchant et si triste. La possessivité de Tom s'est joué de lui. En même temps se séparé avant le pire était la meilleure solution. Bill était amoureux de lui mais il a dû prendre une décision. La seule décision qu'il fallait.... pour lui mais aussi pour Tom.
    C'est une magnifique histoire. Franchement bravo ^^

  • secret--yaoi

    29/05/2012

    C'est triste la fin! C'était un bel amour passionnel, mais un peu trop passionnel et en plus avec la distance, c'était un amour destructeur! Et puis Tom était trop possessif et surtout avait tendance à devenir violent doc pour Bill c'est mieux que ce soit fini même si c'est triste car il l'aimait! Ils s'aimaient trop!
    En tout cas j'ai beaucoup aimer ce TS! ^^

  • HistoryBk

    04/03/2012

    C'est vraiment bouleversant. Il y a toujours une fin joyeuse ( enfin la plupart du temps ), et là je m'attendais vraiment à ce que Bill demande de revenir avec, mais en fait non, il demande de couper les ponts et ça reflète bien le type de personne ( comme moi mais on s'en fout ) qui a peur! En tout cas chapeau!

  • Dreams-Haunted

    23/02/2012

    Dieu que je n'aime pas cette fin (bien trop triste!), et pouratnt je l'adore tant elle est bien écrite et qu'elle correspond parfaitement à la suite logique de leur histoire.

  • chaos87th

    03/01/2011

    Géniale cette 3ème partie. (excuse hier j'ai mis 3nde et non 2nde, je m'étais trompée dans les touches.

    Mais c'est qu'il est maso Bill de se faire souffrir comme ça.
    Je suis sûre que Bill va se rendre compte de sa bêtise, que Tom lui pardonnera et qu'ils retomberont dans les bras l'un de l'autre.
    Tchss.

  • tounzig

    20/12/2010

    Mais c'est vraiment trop triste cette histoire!!! malheureusement, je pense que dans la vraie vie, c'est comme ça que se terminent la plupart des histoires d'amour à distance...
    merci!

  • cactuslady

    03/08/2010

    Wahou, c'est horrible.. A chaque fois que je lis une histoire qui se termine bien, je me dit que c'est tout le temps la même chose mais je crois que je préfère encore lire tout le temps la même chose plutôt qu'une histoire comme ça, avec une fin aussi triste.. Oh bien sur, c'est superbement écrit, mais pff... C'est dur, une situation comme ça... Quand j'ai vu le mot 'fin', ça m'a limite choqué, je croyais qu'il allait se réconcilier...

  • Isuzu

    22/07/2010

    c dur !

  • with-me59

    21/06/2010

    Wahou putain !!!!
    Je viens de finir de lire.
    Et je sais juste pas quoi dire.
    Ton histoire me fait penser à la mienne. Les mêmes questions, les mêmes coups durs. Les mêmes mots, les parents, la famille, les amis.
    Vraiment tout, sans les coups de la par de l'autre.

    Putain ça fait mal de lire ça, savoir qu'on est pas seule à avoir ce genre d'histoire. L'amour fait mal ...

    M*

  • sarah

    07/12/2009

    cette ts touche énormément je dois dire qu'elle m'a même fait pleurer etant donner que j'ai vecu cette situation moi aussi . J'etais tomber folle amoureuse d'un belge habitants 360km de moi et sa a été la même histoire les disputes sans cesse les réconciliation les redisputes enfin la totale et au final sa c'est très mal terminé et je n'ai plus aucune nouvelle de lui . Il m'arrive encore de penser a lui et sa fait encore mal du fait que ce ne soit pas très vieux mais comme on dit le temps guéri tout enfin je l'espère . Voilà voilà ! Merci pour cette superbe ts .

    Gros bisous
    ZaZa

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