Frisson d'Adrénaline - Chapitre 2


Chapitre 2

Ҫa faisait plus de trois heures que Tom était collé à son ordinateur, une tasse de café fumante renouvelée toutes les demi-heures à ses côtés, et il ne réalisait toujours pas. Il s'était mis à faire des recherches et savait à présent beaucoup de choses sur le milieu de la F1, auquel il ne s'était jamais intéressé (il n'avait jamais travaillé dans ce milieu), étant plutôt calé sur les sports tels que le rugby, le foot, la natation, des sports qu'on pourrait dire plus classiques. Il s'était axé sur les pilotes les plus appréciés et talentueux du moment. Bien sûr, il n'était pas totalement ignare, il avait quelques fois regardés les grands prix à la télé, mais il n'avait jamais fait aucun rapprochement. En même temps, il ne regardait pas les podiums, une fois la course terminé, il éteignait sa télévision. S'il avait fait un peu plus attention, peut-être qu'il aurait compris plus tôt. 

Il relu sa page internet pour la quinzième fois. Les mots devant lui formaient des phrases, ces phrases avaient chacune un sens, mais tout paraissait tellement... Irréel. Ça expliquait pas mal de choses. Il relu encore une fois tout de même, histoire de s'en persuader.

William Kaulitz. 25 ans. Pilote allemand. Monté plusieurs fois sur le podium. Avenir prometteur.
Une photo venait achever de lui prouver que Bill, le mystérieux beau gosse du pub, était bel et bien un des meilleurs pilotes de F1 allemand du moment. Il cligna des yeux. Ceci expliquait cela. Un peu trop même. Il comprit rapidement pourquoi le brun n'avait pas voulu lui dévoiler sa profession, pas après que Tom lui ai raconté être journaliste sportif, ça paraissait à présent évident. Ça aurait été un scoop incroyable pour un professionnel que de pouvoir se vanter de fréquenter personnellement un pilote, un vrai, un célèbre. 

Il passa sa main sur son visage en soufflant. 

- Merde.

C'était tellement évident à présent. Son manque de réaction quand Tom lui avait annoncé la nouvelle. Ses efforts pour éviter de lui parler de son métier. Il avait fait le rapprochement lorsque le dreadé lui avait parlé de Formule 1. 

Tom se frappa le front.

Bill serait à la course qu'il devait photographier.

Il se leva brusquement et se mit à marcher dans la pièce. Il faisait souvent ça lorsqu'il avait besoin de réfléchir. Il passa en revue ses possibilités.
Il pouvait refuser le travail. Dans ce cas, c'était dire adieu à une ouverture professionnelle non négligeable, ainsi qu'à une expérience incroyable. Non, cette solution était à bannir d'office.

L'autre était de simplement aller à cette course. Et de parler à Bill. Après tout, c'était des photos, juste des photos. Et Tom n'avait aucunement l'intention d'utiliser sa récente amitié avec le pilote à des fins professionnelles, non, c'était vraiment mal le connaître que de penser cela. 
Il se laissa tomber sur sa chaise de bureau et s'étira. Oui, il allait faire ça.

[...]

Le soleil tapait comme jamais. L'air était presque irrespirable, lourd, et pourtant Tom était bien obligé de s'en contenter. C'était douloureux, chaque inspiration lui donnait le sentiment d'avaler une boule de feu qui lui brûlait la gorge. Son teeshirt lui collait désagréablement au corps, et il se félicita intérieurement d'avoir enfilé un pantalon en toile ce matin-là. Son pass pendouillait à son cou, avec dessus inscrites toutes les informations nécessaires qui lui offraient un accès complet et illimité à chaque partie du circuit. « Mieux qu'un vulgaire journaliste », pensa-t-il en souriant. En effet, durant quelques années il avait pensé en devenir un, avant de changer d'avis, suite à des recherches plus approfondies et la découverte de ce métier qui le passionnait tellement.

Il se massa les tempes en soupirant. Le bruit était assourdissant. Et lui donnait mal au crane. C'était un curieux mélange de brouhaha crée par le public, de moteurs de bolides à qui on faisait subir les derniers tests obligatoires. Tom se tenait debout sur un morceau de la piste encore vide, sur cet immense circuit qu'était Hockenheim. Il était tôt, la course ne démarrerait que quelques heures plus tard. Pourtant, le monde affluait déjà. Le blond remonta ses Ray Ban sur sa tête, pour pouvoir observer plus attentivement les différentes écuries où les équipes s'organisaient, les pilotes se préparaient, les journalistes essayaient de s'inviter. Il s'essuya le front d'un revers de main. Tout cela ne l'intéressait pas. Il voulait simplement trouver Bill. Depuis leur soirée de samedi, il n'avait bien évidement reçut aucune nouvelle. Il redoutait un peu de le revoir, à présent qu'il en savait beaucoup plus sur lui. Les sites internet regorgeaient d'informations à son sujet. Il était vraiment très apprécié et doué dans son milieu. 

Il resserra son sac contenant son appareil photo contre lui. Avec tout ce monde, il était plus prudent de protéger son bien le plus précieux. Il eut soudain une idée. Il sortit l'appareil de son sac et chercha des yeux un poste d'observation. Son regard s'arrêta sur un grand plot. Il grimpa dessus et commença, à l'aide de son zoom d'excellente qualité, à scruter les écuries. Bill faisait partie de celle de Ferrari. Il passa en revue plusieurs drapeaux avant de trouver l'écusson annonçant l'écurie Italienne. Il soupira avant de descendre de son piédestal (les gens commençaient à le regarder bizarrement) et de se diriger vers l'endroit qu'il avait repéré. Après un passage par plusieurs vigils à qui il montra fièrement son badge, il put accéder au local où régnait une sacrée agitation. Un sourire illumina son visage lorsqu'il vit Bill, au milieu de tous, en tenue de pilote, discutant avec un membre de l'équipe.

Il semblait absorbé dans sa conversation, les sourcils froncés, l'air sérieux et concentré, qui sembla extrêmement mignon aux yeux de Tom. Il resta un moment à le fixer, un sourire béat aux lèvres, avant que l'homme conversant avec Bill ne lui lance un regard suspect en chuchotant quelques paroles au brun qui tourna soudainement ses yeux vers le dreadé. Il eut un petit sourire, sembla rassurer son interlocuteur, et s'avança vers Tom qui trouvait décidément cette situation de plus en plus agréable.

- Salut toi, lui lança Bill en lui collant un baiser sur la joue.
Tom haussa les sourcils et lui demanda, l'air malicieux :
- Alors, quel effet ça fait d'être démasqué ?
Bill leva les yeux au ciel en grimaçant.
- Franchement, je m'attendais à pire. Bon, tout mon côté mystérieux si séduisant est foutu en l'air, mais je devrais m'en remettre.
- T'aurais au moins pu...
- Je sais,
 le coupa le pilote, et je suis vraiment désolé, j'aurais dû appeler. Mais j'ai eu du boulot, il a fallu préparer la course, et pour être complètement honnête, j'avais un peu la trouille.
- Et moi ?!
 S'exclama Tom en rigolant. Sans blague, Bill, c'est quand même moi qui ai appris que tu étais une célébrité connue et reconnue à travers le monde, j'ai de quoi avoir la trouille non ?
Le brun sourit.
- Je reste la même personne avec qui tu as partagé un verre un soir et discuté ces dernières semaines.
- Et moi aussi. Alors, amis ?
- Amis.

Ils se donnèrent une accolade amicale avant de se détacher pour que Tom puisse admirer à son aise ce nouveau Bill en combinaison.
- Ça m'étonne de ne pas y avoir pensé, ça parait tellement évident quand on te voit comme ça ! Ça te va très bien.
Une légère rougeur apparut sur les joues du brun qui bafouilla un « merci » gêné en se traitant mentalement d'idiot de se mettre dans un tel état, avant d'avoir une illumination.
- Je te fais visiter ?
- Tu as le temps ? La course...
- J'ai tout mon temps. Aller, viens.


Et il le tira par la main, commençant à lui faire une visite détaillée de chaque écurie (où il ne manqua pas de saluer un nombre incalculable de personnes, dont plusieurs pilotes), de chaque stand. Tom en profita pour réaliser quelques clichés (sous les encouragements d'un Bill curieux de voir le blond en action). De plus, le fait que Bill connaisse un grand nombre de personnes (si ce n'est tout le monde) se révélait très utile : si les pilotes étaient habituellement réticents face aux photographes et journalistes, c'était avec plaisir qu'ils prenaient la pose pour Tom, après que le brun le leur ait présenté comme un ami et un grand photographe. Pour ce dernier point, il n'était sûr de rien, mais peu importait.

Tom constata avec amusement que rares voire inexistantes semblaient être les personnes qui n'aimaient pas Bill. Il dégageait un tel charisme et un tel rayonnement qu'il était difficile de ne pas l'adorer dans les 5 minutes suivant sa rencontre.

Ils passèrent une bonne heure à visiter, Tom fut présenté à beaucoup de monde, et il fut enchanté de rencontrer un grand commentateur sportif qu'il admirait depuis de longues années. L'ambiance était vraiment bonne, quelques pilotes parlaient joyeusement entre eux, faisant même parfois des paris sur la course, avec des gages à la clef. L'esprit de compétition était mêlé à une incroyable solidarité. Les langages se mélangeaient, on parlait beaucoup anglais de façon à se faire comprendre de tous. Tom était simplement impressionné par cette atmosphère festive, il avait eu à faire à des sportifs bien moins tolérants, rongés par le désir de remporter un match, une course, un tournois.

Ils retournèrent au stand en discutant avec animation. Bill ne semblait pas trop stressé, il resta calme quand son équipier vint lui annoncer qu'il devait monter à bord de la voiture. Tom fut invité à venir admirer le bolide. D'un noir semblable à celui d'une tâche d'encre, la formule 1 semblait avoir autant de grâce et d'élégance que son pilote. Ce dernier fut équipé, lança un dernier sourire au dreadé en le gratifiant d'un « on fête ça ensemble après la course », puis disparu sous son casque avant de grimper dans sa voiture. Tom fit quelques clichés avant de rejoindre le gradin réservé aux journalistes. Il allait pouvoir se déplacer tout le long de la course grâce à une navette mise à leur disposition qui faisait le tour du circuit.

Il regarda avec attention les 22 voitures prendre place sur la ligne de départ pour le tour de chauffe. Bill était en troisième position, derrière un espagnol et un anglais. Tom ne put s'empêcher d'immortaliser le moment. Son doigt pressa le déclencheur alors que tous les feux s'éteignaient et que les bolides s'élançaient sur la piste. Il observa avec fascination les voitures zigzaguer, accélérer, sans jamais se dépasser. Puis elles disparurent, restant visibles aux yeux des spectateurs grâce aux écrans géants.

Le tour fut rapidement terminé, et les pilotes se placèrent dans l'ordre sur la ligne blanche pour le véritable départ. La foule était euphorique, les voitures faisaient gronder leurs puissants moteurs. Les feux s'illuminèrent, et bientôt, disparurent, déclenchant un bruit assourdissant de 22 formules 1 démarrant au quart de tour. Ce fut un départ magnifique d'après les nombreux journalistes habitués autour de Tom, qui lui, trouvait juste fantastique la façon dont Bill était parti, et celle qu'il avait de conduire avec autant d'adresse et de rapidité. Il se dit que la télé retranscrivait bien mal les courses, car les voitures du petit écran semblaient lentes, ralentissant considérablement dans les virages. En vrai, ce ralentissement était à peine visible, et les bolides paraissaient devenir flous tellement ils étaient rapides.

Tom prit la navette qui partait avec plusieurs journalistes après une dizaine de tours et un Bill toujours en 3ème position. Il prit plusieurs voitures qui passaient à côté d'eux sur le circuit en photo, mais ne distingua pas Bill dans le lot (il était en même temps difficile de les reconnaître alors qu'elles passaient à près de 250 kms/h). La navette les déposa près d'un virage, et Tom pu à son aise continuer ses photos. Sa patronne allait être fière, le blond était certain d'avoir de magnifiques photos. Cette fois, il put clairement identifier la voiture de Bill arriver à pleine vitesse dans le virage, et il eut tout juste le temps de l'immortaliser. 

Le temps passait, et bientôt l'heure de l'arrivée était venue. La navette les reconduisit au départ, où déjà un homme agitait le drapeau quadrillé. Tous les regards étaient fixés sur les écrans où Bill, passé en seconde place, donnait les dernières accélérations dans une ultime tentative pour doubler l'espagnol. Mais ce fut lui qui franchit la ligne d'arrivée en premier sous les acclamations, suivit du brun. Tom applaudit à s'en faire mal aux mains. Décidément, il adorait son métier, des moments pareils, il voulait ne jamais cesser d'en vivre. Il avait réussi à parfaitement capturer l'arrivé des quatre premiers pilotes.

Il se dépêcha de rejoindre le stand de Bill où toute l'équipe attendait le champion pour le féliciter de sa superbe course. Le bolide noir fit bientôt son apparition, et c'est sous un tonnerre d'acclamations que Bill s'extirpa de sa voiture. Il ôta son casque, un sourire radieux aux lèvres, le front humides de sueur, les mains tremblantes d'émotion. Il fut étouffé sous les étreintes, reçut des coups dans l'épaule ainsi que de nombreux « félicitation ». On l'aida à se débarrasser de son équipement, et lui donna une serviette pour qu'il soit présentable pour le podium. Une équipe de télévision l'interviewa pour avoir ses impressions, et Tom tendit l'oreille.

- ... Était très difficile, et je ne pensais pas arriver deuxième. C'est une très grande victoire pour moi et pour toute l'équipe. J'espère atteindre la première place à la prochaine course. Ce serait un véritable rêve.
- Merci William, nous suivrons ça avec plaisir au prochain grand prix qui se déroulera, nous vous le rappelons chers téléspectateurs, dans deux mois en Angleterre.

Tandis que le journaliste s'éloignait, Tom s'avança vers Bill qui s'illumina en le voyant.
- Alors ? T'as trouvé ça comment ?
- Grandiose ! 
S'esclaffa Tom en lui tapant dans la main. C'est fantastique, j'aurais jamais pensé que ça pouvait être aussi intense !
- Je suis bien d'accord, et, si tu veux un secret...
Il s'avança pour lui chuchoter à l'oreille :
- J'avais une bonne étoile pour m'encourager.
Ils se sourirent d'un air complice avant que Bill soit appelé pour rejoindre le podium. Il y grimpa fièrement, ce sourire éblouissant toujours accroché au visage. Le champagne fut ouvert par le vainqueur, et il arrosa généreusement l'entourage sous l'½il des caméras. On remit les médailles à Bill et à l'anglais, puis l'espagnol put fièrement brandir son trophée sous les cris de joies. Après plusieurs photos, quelques interviews, les pilotes furent laissés tranquilles et purent librement choisir de rester à la soirée organisée ou repartir immédiatement. 

[ ... ]

Un plateau passa. Une 3ème coupe de champagne et un nombre incroyable de canapés délicieux plus tard, toujours pas de Bill. Tom poussa un long soupire. Il avait rangé son matériel photo dans sa voiture, profitant pleinement de la soirée après cette journée forte en émotions. Mais la soirée n'était pas vraiment ce qui lui importait, seule la présence du brun la rendait vraiment géniale. Sauf qu'il n'était pas là. Après le podium, il lui avait rapidement dit qu'ils se retrouveraient à la soirée, qu'il n'avait qu'à l'attendre là-bas. Ce que le blond avait fait. Résultat, il se retrouvait seul au milieu d'un tas de gens qu'il ne connaissait absolument pas.

Une grande partie des pilotes étaient partis. Les personnes encore présente étaient majoritairement des membres des équipes, des journalistes privilégiés, et bien sur quelques courageux pilotes. Les discussions bourdonnaient aux oreilles de Tom, il sentait la tête lui tourner un peu, l'alcool sûrement, mêlé à la chaleur de la pièce. Il soupira pour la quinzième fois et chercha des yeux un endroit où se laisser choir, quand le silence se fit. Intrigué, il releva la tête pour tomber sur un spectacle qu'il connaissait mais toujours ô combien impressionnant et magique.

Dans l'entrée se tenait Bill, bien entendu. Mais un Bill transformé. Adieu le pilote trempé de sueur, les cheveux en bataille et le visage rougis (même si ce Bill là plaisait beaucoup à Tom). Dans cette pièce se tenait un Bill vêtu d'un magnifique costard noir, les cheveux parfaitement lisses, peignés, soignés, le visage clair, les yeux cernés de maquillage, le tout agrémenté d'un sourire plus que tombeur. Peu à peu les discussions reprirent, néanmoins les yeux étaient toujours irrésistiblement attirés par ce jeune homme qui semblait exceller dans tous les domaines. 

Bill s'avança dans la pièce. Chaque personne présente ne pouvait nier l'envie qu'elle ressentait de voir le pilote s'avancer vers elle pour engager une discussion, il serait tellement agréable d'être la cible d'un être aussi envoutant. 

La chance, le hasard, ou peut être une simple et sincère amitié, firent que Bill choisit d'accorder ce privilège à Tom. C'était avec lui qu'il voulait passer sa soirée. Avec lui qu'il souhaiter discuter. Le dreadé pu sentir tous les regards envieux se poser sur lui lorsque la main du brun saisit la sienne pour l'entrainer à l'écart, ne manquant pas d'attraper une coupe de champagne au passage. A cet instant, ils s'enveloppèrent dans une petite bulle qu'ils généraient à chaque fois qu'ils se retrouvaient l'un avec l'autre. Ils parlèrent, oubliant le temps, les gens, la course, le monde. Tom se sentait simplement heureux, bien. Il se dit qu'il était en train de s'entraîner dans un tourbillon inconnu qui lui tendait les bras, non pas pour la première fois, mais c'était la première fois qu'il pensait vraiment à s'y abandonner. L'amour l'avait tellement de fois effrayé... 

Les heures défilèrent, et bientôt la salle se vida. Bill et Tom s'étaient étalés sur un canapé, une cigarette à la main, continuant de discuter. Le blond en avait tellement appris ce soir, cette nuit plus exactement. Bill s'était livré entièrement. Il lui avait raconté que son père avait toujours rêvé de le voir devenir pilote, ce qui l'avait dans un premier temps incité à ne pas le faire. Et puis un jour, ses parents l'avaient emmené au karting, et c'est là que tout avait commencé.

- Cette sensation de liberté, lui avait-il confié en baissant la voix, elle est tellement merveilleuse. Quand je sens que je file à une allure sans limite sur une piste, que le paysage devient flou, que plus rien n'a d'importance autour, juste le bruit du moteur. C'est le seul moyen que j'ai d'atteindre un sentiment de pure extase, me sentir devenir flou moi-même, savoir que mon corps n'est plus rien comparé à cette vitesse. C'est ça, la liberté. 

Tom l'avait écouté avec délice, se régalant de la moindre de ses paroles. C'était tellement beau de voir le brun confier sa passion avec un regard perdu dans la tendresse, l'amour qu'il portait à son métier. Il était fait pour ça, le photographe n'en avait alors plus douté. Il vivait littéralement pour ce qu'il faisait, et ne s'en remettrait pas si un jour on lui interdisait de piloter. 

Le soleil pointait doucement dehors. Bill avait dit au revoir aux dernières personnes, et Tom lui avait proposé de le ramener lorsque Raffael, un membre de l'équipe de Bill et un de ses amis, avait rappelé au pilote qu'ils étaient venus ensemble, donc que ce dernier n'avait pas de voiture. Enivré par le désir de passer un peu plus de temps avec Tom, il avait bien évidement accepté, et ils avaient rejoint la voiture du dreadé.

Le trajet ne fut pas très long. La musique avait bercé Bill, qui somnolait sur son siège, épuisé. Il trouva la force d'indiquer le chemin de chez lui à son ami, avant de tomber dans un demi-sommeil, laissant le loisir à Tom de l'observer un peu. Plus il le regardait, plus ça lui paraissait évident. Il était en train de tomber amoureux, vraiment. C'était une sensation étrange. Agréable.

Il aida le pilote à monter dans son luxueux mais néanmoins simple et joli studio. Ils restèrent devant la porte pendant quelques minutes, se fixant dans les yeux, sans rien dire. Puis Bill rompit finalement le silence.

- Alors... Bonne nuit, Tom. Merci pour cette soirée.

Il se pencha vers lui, et esquiva la bouche de Tom pour finalement l'embrasser sur la joue. Le blond en fut troublé, mais ne dit rien, lui sourit et regagna sa voiture. Une fois à l'intérieur, il resta un instant interdit. Il aurait pourtant juré que Bill partageait les mêmes sensations que lui, le même désir. Il eut un petit rire nerveux. Il avait tellement espéré que ça soit réciproque qu'il en avait imaginé des choses. Bill était son ami, rien de plus. Et c'est sur cette idée qu'il retourna chez lui, fatigué par cette journée, déçu aussi, mais ça il n'y pensait pas. 

Pas encore.

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Comments :

  • chaos87th

    19/01/2011

    J'adore ce chapitre.
    Je ne pensais pas que Bill le prendrait si bien que Tom soit au courant qu'il était pilote.
    Par contre, je pense que Bill ressent quelque chose pour Tom, mais il a peur de ses sentiments.

  • Giffolies

    24/11/2009

    Super cette deuxième partie.
    Jmen doutai un peu ke Bill était pilote.

  • x-g3n3r4ti0n-x

    21/09/2009

    Je tiens à te dire Barvo!
    Vraiment, je le pense.

    Tu as touours de bonnes idées pour
    ts OS, TS & toutle reste.
    Ke prend un malin plaisir
    à te lire, je passe un oment de détnte
    & ça me relaxe. Merci d'écrire aussi bien =)

  • F1Teams

    14/07/2009

    Bug >< Je suis pas douée en même temps xd. Donc je disais que je suis comblée parceque en étant fan de Formule 1 depuis des années je n'ai jamais trouvé de fics ou de mini-fics parlant de ma passion. Alors je te remercie lol d'y avoir pensé ! Je te jure quand j'ai vu que Tom allait couvrir un Grand-Prix je me suis dis merde le salop il a trop dla chance (oui j'envie un personnage de fiction -.-) Mais il y'a un truc qui me démange est ce que le fameux pilote Espagnol ne serait pas Fernando Alonso ? Parceque la je te jure que tu deviens mon auteur de yaoi préféré ! Encore merci ca fait plaisir de voir que quelqu'un à eu la merveilleuse idée de parler de F1 !

  • F1Teams

    14/07/2009

    Je viens juste de tomber sur ton blog et j'ai voulu commencer par cette mini-fic et je t'avoue que je suis comblé éta

  • Thunderbolt-Real-Ya0i

    24/06/2009

    OO'
    J'avais pas capté la première fois mais, t'as pas de com's OO'
    Haaaaaaaaan tssssssssssssss
    j'suis là pour bâtiser alors ^^

    J'aime bien ce chapitre, tu gère un max avec le Pov Omnsicient XD
    Sinaan, baaah c'pas mon chapitre préféré lol ! Celui que je préfère c'est ... ben non j'te le dirais plus tard XD
    haaaaan mon dieu ! J'adore la complicité vite née entre Beul & Tomi =D

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