Frisson d'Adrénaline - Bonus

D'après une idée originale de Enilya
Il est pour toi mon petit ange <3





SCÈNE BONUS
 

 
Bill n'aimait pas spécialement la chaleur. En fait, c'était vraiment désagréable de se sentir collant et humide se sueur, surtout lorsqu'on était enfermé dans une voiture dégageant elle-même une chaleur presque brûlante, plus des tas de protections sur tout le corps, qui faisaient encore grimper la température. Il souffla, se tortilla un peu sur son siège alors qu'il prenait un virage, manquant de se faire doubler. Un coup d'½il dans le rétro le fit rire.

- Connard, lança-t-il à l'adresse du pilote qui avait tenté de le devancer, et qui n'était autre qu'Andréas.

Il pressa l'accélérateur, et partit en flèche dans la fabuleuse ligne droite face à lui. La sensation désagréable de transpiration lui revint, et il eut l'impression que sa combinaison avait rétrécie, lui faisant sentir la moindre goutte de sueur sur la plus infime partie de son anatomie. Il grimaça encore plus en remarquant un voyant rouge allumé. La loupiote semblait le narguer, et il lui renvoya un regard mauvais. Comme pour lui répondre, un grésillement se fit entendre, suivit d'une voix familière.

- William Kaulitz, si tu ne t'arrête pas au stand dans les minutes qui suivent, je promets de t'abandonner à ton triste sort de mec MORT !
Bill eu un rire légèrement hystérique, surement dû à la chaleur étouffante qui lui montait à présent à la tête.
- Raf', il me reste, quoi, cinq tours ? Six ?
- Dix, en réalité.
- Ouais, peu importe. Je ne vais certainement pas m'arrêter maintenant.
- Bill,
 reprit sérieusement Rafaël. Ne plaisante pas avec ça, tu sais autant que moi que par ce temps, tes pneus sont vraiment, vraiment important. T'en a pas pour longtemps, juste le temps d'en changer, c'est pas ça qui va te faire perdre la course.
A cet instant, un nouveau virage manqua de faire passer Bill en seconde place. Andréas avait vraiment la pêche. Le brun jura.
- Reste poli. Et passe au stand. Maintenant.
- Mais t'as bien vu !
 S'indigna le pilote. Il m'a presque doublé !
- Tu vas le rattraper. Aller Bill, ne m'oblige pas à employer les grands moyens.

Bill eut un sourire sarcastique. 
- J'aimerai bien voir ça. Si je n'ai pas envie de m'arrêter, je me demande bien par quel foutu grand moyen tu comptes...
- Moi j'ai peut-être une idée,
 souffla une voix bien différente de celle de Rafaël, mais qui était loin, très loin d'être inconnue au brun. Arrête toi, et maintenant.
- C'est injuste,
 grogna Bill. On avait dit interdiction de faire du chantage affectif.
- Tu nous y pousse,
 entendit-il crier Rafaël en fond.
- Aller, mon c½ur, reprit Tom en souriant. Ne fais pas ta tête de cochon.
- Très bien, très bien,
 scanda Bill en amorçant une approche vers le stand. Mais ne venez pas vous plaindre si je la perds cette putain de course, surtout face à Andréas.
Il eut une pose dramatique.
- La honte, sérieux. Il va me le rappeler jusqu'à ma mort, et même après, j'en suis certain.
- Tu ne vas pas perdre,
 soupira le photographe. Et je te préfère perdant que mort.
- C'est ça,
 grommela Bill en s'enfonçant dans son siège. On en reparlera. Tu me le payeras.
- Moi aussi je t'aime,
 souligna Tom avant de repasser le micro à Rafaël qui riait encore.
- T'abuses, l'accusa Bill.
- C'est pour ton bien.

La F1 entra dans le stand, où toute l'équipe se tenait prête. Le chrono s'enclencha dès que Bill fut stoppé. Les pneus surchauffés et au bord de l'explosion furent changés en à peine dix secondes, et le brun fonça retrouver la piste en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Il poussa un hurlement victorieux alors qu'il reprenait sa place de premier lors d'une tête d'épingle. Il se permit même un doigt d'honneur rapide vers Andréas qui, il en était sûr, ne l'avait pas loupé. Il rit tout seul, avant de se rendre compte qu'il tournait complètement dingue, à se taper des fous rires solitaire. Ses mains glissaient dans ses gants, et il avait quelques troubles au niveau des yeux, l'image de la piste n'étant pas toujours très nette. Il se concentra au maximum, écoutant les deniers conseil de son coéquipier, avant de franchir la ligne d'arrivée avec une légère avance, suivit de près par Andréas et un américain. C'est avec un soulagement infini qu'il put enfin quitter sa voiture, surprenant tout le monde puisqu'habituellement il aimait rester faire un tour ou deux avant de sortir. Rafaël l'accueillit avec un sourire fier.

- Alors, je te l'avais pas dit ?


Bill eut un petit rire et retira son casque et sa protection avec une expression extatique. Il secoua la tête pour décoller les cheveux qui lui collaient à la nuque, et ouvrit la fermeture de sa combinaison, laissant entrer l'air dans ses vêtements humides.

- Bon sang, j'ai attendu que ça pendant toute la course, s'exclama-t-il.
- Sympa, j'aurai plutôt parié pour MOI, répliqua une voix boudeuse dans son dos.

Deux mains se faufilèrent sur ses hanches, et une bouche se colla à son cou. Bill sentit chacun de ses muscles se détendre, et il laissa un échapper un souffle soulagé. 

- Tu arrivais en deuxième position. Oh, et évite de m'embrasser ici, sauf si tu tiens à être trempé de transpiration, ce qui serait quand même, dans un sens, super sexy.

Il sentit Tom rire dans son dos.
- Rien à foutre, moi je n'attendais que ça, contrairement à toi.


Le pilote fit demi-tour pour se retrouver face à son petit ami, qu'il contempla un instant. Il était simplement beau, les dreads attachées en queue de cheval, une paire de lunettes de soleil relevé sur le front. Il lui fit un sourire éblouissant.

- Serais-tu jaloux ?
- De quoi ? S'indigna Tom. D'un casque et d'une combinaison ?
Bill haussa un sourcil et le dreadé se rapprocha de son oreille pour lui chuchoter :
- En plus, je suis capable de te faire suer bien plus que ça...


Le brun se sentit devenir rouge écarlate, et pour la première fois depuis plus de deux heures, il bénit le soleil de pouvoir faire passer ça pour un excès de chaleur. Il échangea un doux petit baiser avec son amoureux, avant d'aller se faire féliciter par les membres de l'équipe. Il fêtait sa cinquième victoire en ce mois d'août caniculaire.

***

La brise fraiche était un véritable régale, et Bill ferma les yeux pour mieux l'apprécier s'infiltrer dans ses longs cheveux, courir sur ses bras, souffler dans son teeshirt. Il poussa un soupire et trottina jusqu'au hangar plongé dans l'obscurité. Il pouvait entendre un peu plus loin la musique et les rires de ses amis, équipiers, adversaires. Il sourit en se demandant s'il pouvait reconnaître celui de Tom parmi tous. Son attention se reporta sur l'objet de sa présence ici, plutôt qu'à la fête organisée en l'honneur de sa brillante carrière qui ne cessait de gravir des échelons depuis un an et demi, depuis sa première victoire, jour qu'il n'oublierait jamais.

Presque inconsciemment, il posa ses doigts sur sa bouche en souriant. Son premier baiser avec Tom. Cette course avait changé tellement de choses, en plus d'avoir été celle qui avait définitivement fait entrer son nom dans l'histoire, elle avait été celle qui avait révélé à Bill la véritable nature de ses sentiments pour le blond, bien qu'il en ait déjà eu légèrement conscience depuis un moment. Il se laissa envahir par les sensations, de remémorant les frissons qui l'avaient parcouru alors que Tom avait posé ses mains sur ses joues pour joindre leurs bouches qui se cherchaient depuis déjà trop longtemps. Il évita de se souvenir des deux semaines suivantes, l'ignorance, l'accident... Et pensa au bonheur d'être en couple avec celui qui faisait battre son c½ur.

Son sourire niais lui fit mal aux joues, le ramenant sur terre, mais il ne fit que s'agrandir en contemplant le deuxième amour de sa vie. Reluisante à la lueur de la lune, elle était simplement magnifique. Il caressa la lisse carrosserie noire avec prudence, avec adoration. Il fit glisser ses doigts sur le volant, fit le tour, l'examina sous tous les angles. Elle était juste parfaite. Il s'assit doucement sur une des roues avant et traça un c½ur imaginaire de son ongle sur le capot en rigolant bêtement. Il se disait justement qu'il était heureusement seul, et donc autorisé à faire l'idiot, quand une voix le fit sursauter.

- Merde, j'en serai presque jaloux. Pire que le casque et la combinaison.


Il se retourna et vit Tom, accoudé nonchalamment contre l'entrée du hangar, les yeux rieur. Il sourit à s'en décrocher la mâchoire. Maintenant, tout était vraiment comme il fallait. Il se trouvait avec les deux plus grandes passions de sa vie, réunies en une seule pièce.

- Alors c'est ça ? Repris Tom avec un sourire en coin. Tu m'abandonne, ainsi qu'Andy et tous ceux qui sont là pour fêter ta victoire, pour aller tripoter ta voiture ?
- Je ne la tripote pas,
 s'indigna Bill en se levant et en croisant les bras. Je l'admire, c'est tout.
- Bien sûr.


Tom donna un petit coup d'épaule pour se décoller de l'embrassure et s'approcha de Bill, les yeux toujours brillant, et le brun su qu'il préparait quelque chose. Il fronça les sourcils. Tom ne se démonta pas et lui caressa doucement l'épaule avant de l'attirer contre lui. Il déposa une série de baisers dans son cou, et Bill pouvait sentir son sourire contre sa peau. Il redoubla de perplexité.

- Je peux savoir ce qui te pr...
- Dis-moi,
 le coupa Tom sans cesser ses caresses buccales, tu n'as pas l'impression d'avoir... Oublié quelque chose ?

Bill se recula un peu et plongea ses yeux dans ceux de Tom, l'air sérieux. Il se creusa la tête un moment, avant d'avoir un éclair de lucidité. Son front se dérida aussitôt, et un sourire se dessina sur ses lèvres.

- Bien sûr...
 Souffla-t-il. Mais, ce n'est pas exactement...
- Non, c'est vrai. C'est dans deux jours, en réalité. Mais bon, je pensais qu'on pourrait fêter ça en avance, en même temps que tes brillantes performances.


Tom rapprocha à nouveau leurs deux corps, et embrassa doucement la tempe de Bill. Ce dernier sourit et tira doucement une dread qui dépassait.

- Un an de cohabitation,
 dit-il rêveusement en calant sa tête dans le cou de Tom. On devrait organiser une sorte de, tu sais, crémaillère, mais un an plus tard.
Tom ricana un peu.
- Si tu veux, mais en fait, j'avais autre chose en tête pour l'instant.

Bill donna un petit coup de langue contre la clavicule du dreadé.
- Ah oui ?
Tom ronronna doucement, et fit glisser ses mains sur les hanches du brun, le collant un peu plus à lui.
- Oui. Toi et moi, maintenant, ici... Sans attendre...

Il pressa leurs bassins ensemble, et ils gémirent de la même façon en sentant l'excitation de l'autre.
- Oui, haleta Bill, oui... Ici...

Tom posa d'abord délicatement sa bouche sur celle du brun, avant de devenir un peu plus entreprenant, un peu plus violent. Il fit pénétrer sa langue entre les lèvres closes de son pilote, la faisant aller et venir de façon très subjective, tout en caressant les fesses de Bill à travers son jean. Le brun se cambra contre lui, sentant la chaleur, bien différente de celle collante et désagréable de quelques heures plus tôt, se rependre partout en lui. Il enroula ses bras autour de la nuque de Tom, et aspira la langue plus loin, jouant malicieusement avec son piercing, le faisant glisser sous la langue du blond. Il savait parfaitement que Tom adorait ça, et le petit « Bill » gémit contre ses lèvres le lui confirma.

Il passa ses mains sous le haut encombrant, et se dit que la canicule avait quand même du bon : Tom était très peu vêtu. Il avait un simple teeshirt assez large blanc, et un bermuda noir. Son sexe durcit un peu plus lorsqu'il se demanda s'il portait un sous vêtement. De son coté, il portait également un léger teeshirt imprimé rouge, près du corps, mais n'avait pas pu se résigner à porter autre chose qu'un jean, même si c'était beaucoup plus chaud qu'un pantalon en toile. Il fit donc passer le morceau de tissus par-dessus la tête de Tom, l'envoyant balader sur une chaise dans un coin de la pièce. Il resta un peu béat devant le torse halé de son petit ami, qui lui faisait toujours autant d'effet, bien qui l'ait contemplé plus d'une fois depuis tout ce temps. Il caressa du bout du doigt la clavicule, puis l'épaule, avant de redescendre sur un des pectoraux de Tom, et de titiller son téton durcit. Il eut un sourire satisfait en pensant que tout ça lui appartenait, et lorsqu'il rencontra le regard noir de Tom, il se dit que ses propres yeux devaient briller de désir. Il posa ses deux mains à plat sur le torse nu, et y déposa quelques baisers, aspirant doucement la peau sensible. Tom se saisit de ses mains, les fit passer autour de son cou, et saisit Bill par l'arrière des cuisses, le laissant s'enrouler autour de lui. Il s'avança doucement, et Bill fut surpris en se sentant descendre, son dos touchant quelque chose d'agréablement froid, avant de réaliser ce que Tom suggérait.

- Tu... Tu veux faire ça sur... Sa voix dérailla vers les aigües .Oh merde, Tom...

Son corps fut parcouru d'un frisson d'excitation tandis qu'il embrassait furieusement Tom, à présent allongé sur lui. La simple idée de se faire prendre à même le capot de sa voiture adorée le faisait presque jouir. Il laissa Tom lui retirer son teeshirt, et il déchaussa ses baskets d'un coup de pied habile. Il rit un peu en voyant que le photographe ne portait que de simples tongs, dont il se débarrassa sans difficulté. Puis Tom vint tirer sur son jean, le faisant facilement passer le long de ses fines jambes. Il se retrouva en boxer, allongé sur sa formule 1, les jambes légèrement écartées, le souffle court, les cheveux en bataille. Le blond émit un grognement presque animal en se recouchant sur lui et en donnant quelques coups de reins impatients.

- Envie de toi, souffla-t-il, la voix grave. Putain, Bill, il faut que je te baise, maintenant...

Bill ne put que redoubler de gémissements, et faire glisser le bermuda de Tom avec ses mains, puis ses pieds. La réponse à sa question précédente manqua de lui arracher un cri. Tom ne portait absolument rien sous son bas.

- Tu oses te trimballer à moitié à poil lors d'une de mes courses ?
 S'exclama-t-il en feignant l'outrance profonde. 
- Ça faisait partit de mon plan diabolique,
 entendit-il lointainement alors que Tom le touchait d'une façon experte, le faisait se mordre les lèvres et resserrer sa prise sur les fesses nues et fermes du blond.
- Quel... Han... Quel plan ? Articula-t-il avec difficulté, se soulevant légèrement pour laisser Tom le débarrasser de son sous-vêtement.

Ils soupirèrent de bonheur lorsque leurs deux corps nus se touchèrent, se fondirent l'un contre l'autre. Bill remonta ses jambes contre les hanches de Tom, gardant une main sur ses fesses, et l'autre venant se perdre dans la masse de dreads. Ils se frottèrent doucement ensemble, et Bill en oublia presque sa question, avant de redevenir un peu lucide et de réussir à mordiller l'épaule du blond.

- Alors ?
- Je voulais... Te coincer dans un coin... Et...


Il donna un coup de bassin qui fit glisser le corps de Bill plus haut contre la carrosserie, émettant un bruit de crissement dû à la sueur qui recouvrait tout le corps du brun. Ce dernier se crispa et poussa une longue plainte très érotique aux oreilles de son amant. Il poussa son corps contre celui de Tom, appuyant de sa main contre son arrière train, rendant le contact presque insupportable tellement il était bon. Bill fit cogner légèrement sa tête contre le capot de la voiture et expira longuement.

- Et,
 reprit Tom tout en embrassant le torse du pilote, et putain... Je voulais te prendre... J'en ai tellement envie depuis... Depuis que je t'ai vu sortir de cette voiture...
- Encore,
 quémanda Bill en appuyant leurs sexes ensemble, roulant sensuellement des hanches. Encore...
- Si tu t'étais vu... Bill... Tu es tellement... Ah !


Il ne parvint pas à achever sa phrase, pas quand Bill le touchait de cette façon. Le pilote avait pris toute sa verge en main, et très lentement, l'avait caressé tout du long, émettant une pression de son pouce en arrivant vers le bout. Il connaissait tellement bien Tom, le moindre endroit de son corps qui, touché d'une certaine façon, lui faisait perdre la tête. Il refit le même mouvement plusieurs fois, jusqu'à ce que le dreadé couine d'une façon qui lui indiquait qu'il fallait se stopper, s'il voulait autre chose. Tom reprit son souffle, et presque brutalement, saisit les épaules de Bill pour le relever, puis le faire se retourner. Le brun comprit le message et prit appuie de ses mains sur le capot humide de leurs transpirations, cambrant le dos et offrant à Tom la plus belle des vues.

Baise-moi,
 ordonna-t-il alors que le blond lui caressait les hanches et passait son doigt le long de la raie de ses fesses d'une façon joueuse.

Tom ne se le fit pas dire deux fois. Il enfonça le doigt baladeur loin dans Bill, le faisant se tordre en haletant. Il le bougea rapidement, sachant que son brun adorait ça. Il titilla l'endroit qu'il connaissait bien, l'effleurant, ou le pressant avec force, ce qui manqua d'achever Bill. Finalement, il retira son doigt, et se saisissant de son bassin, il pénétra facilement le pilote dont les bras tremblèrent violement et faillirent le lâcher. Deux longs gémissements similaires retentirent dans tout le hangar, avant que Tom ne se ressaisisse, et qu'il se retire pour revenir d'un mouvement sec, faisant claquer sa peau contre celle de Bill. Il effectua une série de va-et-vient puissants, faisant crisser les mains de Bill sur la carrosserie et vibrer ses cordes vocales.

Bientôt, la chaleur fut étouffante, et Tom se dit que, heureusement, la nuit était beaucoup plus douce que ne l'avait été la journée. Il s'enfonça durement une fois encore dans le corps trempé de son magnifique amant, qui se resserra tout autour de lui avant de hurler son prénom tandis qu'il jouissait contre son bolide. Il se sentit prit de vertiges, et du se raccrocher à Bill pour ne pas tomber en arrière. Le brun reprenait quelque peu ses esprits, et eu le réflexe de venir coller son dos au torse humide de son blond. Leurs mains se joignirent sur son ventre contracté, tandis que Tom donnait encore de son amour par ses coups de rein passionnés. Il vint réclamer la bouche de Bill alors qu'il sentait le bouquet final arriver. Le baiser échangé fut aussi dévastateur que l'orgasme du photographe, qui manqua encore de tomber, si ses mains n'étaient pas fermement agrippées par celles du pilote, qui plissa fortement les yeux en sentant couler en lui le fruit de leur merveilleux pêché.

Ils respirèrent bruyamment pendant de longues minutes, debout, toujours l'un dans l'autre, tremblant et transpirant. Puis Tom se retira doucement, avant de trainer Bill dans le coin où la chaise abandonnée avait reçu quelques vêtements. Il enfila son bermuda et Bill attrapa son boxer, avant de se laissa tomber sur Tom qui s'était assis sur la chaise. Il se laissa aller contre le corps de son dreadé, fermant les yeux et appréciant simplement l'instant. Puis, alors que le silence régnait agréablement, il eut un petit rire qui fit sursauter Tom.

- Quoi ?
- Non, rien,
 gloussa Bill, c'est juste que je repensais à ce que tu m'as dit, après la course.
- Qu'est-ce que j'ai dit ?
 Demanda mollement le blond en reposant sa bouche dans le creux des omoplates du brun.
- Que tu me faisais transpirer plus que n'importe quoi d'autre. Regarde-moi. J'ai déjà trempé mon boxer.

Il fit une grimace et sentit Tom rire contre son dos.
- Que veux-tu. Je suis irrésistible.
- Ne soit pas si sûr de toi,
 répondit Bill d'un ton léger.
Il put aisément imaginer son blond froncer les sourcils en sentant les traits de son visage collé dans son dos se crisper.
- Comment ça ?
- C'est peut-être le fait d'avoir fait ça sur ma voiture qui m'a fait autant suer... Qui m'a autant excité... Peut-être qu'elle me fait plus d'effet que toi...
- C'est ridicule.

Néanmoins, Bill sentit avec amusement deux bras possessifs le serrer contre lui. 
- N'essaye pas de me rendre jaloux d'un stupide morceau de ferraille.
- Quoi ?
 S'outra faussement le brun. Ne la traite pas de stupide morceau de ferraille ! C'est ma voiture !

Tom secoua la tête, chatouillant le dos de Bill de ses dreads, faisant rire ce dernier. Il déposa une série de petits baisers le long de sa colonne, appuyant ses mains contre son ventre, les maintenant collés l'un à l'autre.

- Je t'aime, entendit-il, ce qui le figea.

Doucement, il se retourna, pour se retrouver assis une jambe de chaque côté de Tom. Il passa ses bras autour de sa nuque, et plongea son regard dans le sien. Un regard brûlant, révélant un être consumé par l'amour.

- Épouse-moi.

Si Tom n'avait pas eu les yeux profondément ancré dans ceux de son petit ami, il aurait éclaté de rire en félicitant Bill pour son magnifique canular. Mais à cet instant, tout ce qu'il pouvait lire dans le miroir de l'âme du pilote, c'était une sincérité à toute épreuve. Il se sentit défaillir, son c½ur le lâcha presque, alors que ses bras, toujours attachés autour de la taille de Bill, se mirent à trembler. Il chercha un peu d'air à insuffler à ses poumons, alors qu'il se concentrait de toutes ses forces pour ne pas éclater en sanglot comme une fille. Il lui fallut encore plusieurs minutes pour se calmer, durant lesquelles il ne quitta pas le regard de son amant.

- Bill ? Réussit-il finalement à dire, l'air à la fois perdu, débordant de joie et mort de peur. 
- Épouse-moi,
 répéta simplement celui-ci en resserrant sa prise autour du cou du blond. Comble-moi, fais de moi le plus heureux des hommes. Bordel, Tom, épouse-moi !

Ledit Tom ne put se retenir plus longtemps et éclata d'un rire teinté de larmes en serrant Bill dans ses bras. Il fallut un moment au brun avant de comprendre qu'au lieu d'être prit d'un fou rire, comme il l'avait d'abord pensé, son photographe était bel et bien en train de pleurer toutes les larmes de son corps. Il traça des grands cercles apaisant dans le dos soulevé par de violents sanglots de Tom, essayant de le calmer, complètement désarmé par sa réaction.

- Mon c½ur, qu'est-ce que...
- Oui,
 sanglota Tom contre son torse. Oui, oui putain, oui !
Bill l'écarta doucement de lui et planta deux prunelles brillantes dans les siennes.
- Oui ?
- Oui. William Kaulitz, je veux devenir ton époux. Je veux vivre toute ma vie à tes côtés. Je veux mourir d'amour dans tes bras. Je veux...

Bill le fit taire d'un baiser, et surtout, il voulut éviter que Tom remarque les énormes larmes qui venaient de lui échapper. Ils s'embrassèrent sans prendre la peine de respirer, s'étouffant mutuellement d'amour, ne réalisant qu'à peine qu'en cette belle soirée d'août, après une superbe victoire, et un an après leur installation ensemble, ils venaient de se fiancer.

Un mois plus tard, un article de presse parut. 

 

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Comments :

  • zumodu23

    12/05/2013

    waou quelle fic magnifique

  • Johanna

    23/01/2013

    Je suis tombée sur ton blog, par hasard. Et je peux te dire que cette fiction est l'une des meilleures que je n'ai jamai lues. Je vais maintenant pouvoir m'attaquer aux autres ! Bonne continuation, et un grand bravo !

  • fandetokiohotel483

    24/07/2012

    Han mon dieu qu'est ce que j'ai adoré =à désoler si je n'ai pas commenté sur tous tes articles mais tellement pressée de lire que voilà ^^ merci à toi pour autant de moment d"émotion <3

  • Des-Bill-Ich-Th

    21/05/2012

    coucou
    un pur bonheur de lire cette fiction bisou :)

  • twilight362

    30/09/2011

    j'ai vraiment adoré cette fiction elle est vraiment fabuleuse toutes mes félicitations. gros bisous léa

  • Heidy

    31/08/2011

    J'ai adorée ta fiction ;D

  • NeverNightWithoutYou

    20/06/2011

    Bill est un sacré con à un moment, à la place de Tom, je l'aurais tué pour avoir bander pour un autre ! Mais ta fiction ( je vais me répéter ) est gé-niale ! J'ai adoré !

  • chaos87th

    22/01/2011

    Génial, j'ai vraiment adoré.
    Surtout la petite séquence sur la voiture de Bill et la demande juste après.
    J'ai trouvé ça génial, de même que l'article à la fin.
    Tchuss

  • x-0ly

    29/10/2010

    CI TROP BIEEEEEEEEEEEEEEEEEN *-*

  • 26JUIN1992

    27/10/2010

    Cette fiction était vraiment superbe.
    J'ai adoré.
    Même si j'ai presque versé quelques larmes à certains moment ><

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