Not Alone


Not Alone
 
Un long doigt fin glissa doucement contre la mâchoire. Il pouvait sentir la moindre petite irritation, le moindre petit picotement, peut être dû à un mauvais rasage. Il descendit tout le long de la ligne que traçait l'os, et repartit dans le sens inverse, déviant un peu sur la joue. La douceur qu'il y trouva le fit doucement sourire. Il posa sa paume entière et pu sentir la chaleur émaner au creux de sa main. Il ferma un instant les yeux, essayant de s'imprégner du simple contact. Sa tête s'inclina un peu sur le côté, et il soupira d'aise. Ses doigts furent recouverts d'une main plus rêche, plus forte que la sienne. Son sourire s'intensifia, et il apprécia la caresse prodiguée sur sa peau. Elle semblait se consumer, mais d'une façon tout à fait fabuleuse. Il se laissa guider, et bientôt ses doigts atterrirent sur une bouche, deux lèvres parfaites, dont il retraça sans mal le contour qu'il connaissait par c½ur. C'était une des parties les plus attirantes, sûrement la plus difficile à laquelle résister. Il les gratifia de quelques effleurement avant de descendre dans le cou et d'y resserrer sa prise. Il effectua une pression sur l'arrière de la nuque, et de son autre main, qui était jusque là restée bien sagement pendue à son bras le long de son corps, il tira sur le teeshirt dans le but de rapprocher le corps du sien. Voyant qu'on lui opposait une résistance, il fronça les sourcils et émit un grognement sourd. Il tira plus fort, mais n'obtint qu'une plus forte ténacité. Son grondement devint une plainte, et sa voix se fit suppliante, légèrement impatiente.

- Tomi...
Un rictus apparut sur la bouche sans défaut. 
- Quoi ?
Une moue se fit sur l'autre. Les sourcils se froncèrent tellement qu'ils semblaient presque vouloir se rejoindre. 
- Viens. 

L'ordre était indiscutable, et le dénommé Tomi haussa les épaules avec amusement, avant de se relâcher, permettant au brun avide de l'attirer contre lui. Leurs corps s'emboitèrent, comme deux moitiés de quelque chose qu'on aurait coupé, ou déchiré. Bill enroula ses bras autour de Tom et les serra un peu plus, si c'était possible encore. Ils calèrent leur respiration sur celle de l'autre, et bientôt l'enchevêtrement sembla ne former qu'un seul être. Seule différence peut-être, les cheveux, tressés et fourchus pour l'un, lissés et soyeux pour l'autre. Mis à part ce détail, rien ne pouvait les distinguer. Mêmes tenues étranges, aux couleurs pâles et froides, même taille, mêmes proportions. 

- Tu penses qu'ils vont nous garder longtemps ? Demanda Bill d'une petite voix mal assurée.
- Non, affirma son frère jumeau d'un ton sûr de lui. Tu sais qu'ils ne nous gardent jamais longtemps. Ils regardent, ils parlent, et puis Maman nous ramène à la maison. 
- Je déteste venir ici, 
souffla Bill encore plus bas, presque comme s'il redoutait quelque chose. C'est tellement... Horrible. Et puis ils n'ont aucun goût pour la décoration.
Tom secoua la tête en souriant, frottant son menton contre le crâne de son frère.
- Je suis certain que tu ferais de cet endroit quelque chose... D'original, conclu-t-il en choisissant bien ses mots.
Bill eut à son tour un sourire et pinça doucement le ventre collé au sien, s'attirant quelques grognements et une étreinte renforcée. 
- Tu as grossis. Tu manges trop. Sans blague, tu vas ressembler à un...

Il se concentra pour trouver la qualification la plus appropriée, et qui pourrait faire réagir Tom, mais finalement se contenta de la première chose qui lui passait dans la tête.
- A un immonde tas de graisse sans forme. 

Un peu long, comme qualificatif. Il se fit la réflexion de penser à chercher d'autres synonymes, histoire de pouvoir embêter son jumeau une autre fois, avec plus de repartie, parce que là, pour le coup... Il s'était ramassé. La preuve, Tom gloussait comme un dindon, son corps tressautait contre le sien. Il prit une profonde inspiration, calmant instantanément les rires du blond, et pu sentir une main rassurante frotter son dos.

- Ca va aller, 
murmura une voix qui réchauffa le bout de son oreille par son souffle. Je suis là.
- On va avoir des ennuis ? 

Bill redevenait un tout petit enfant lorsqu'il avait peur. Il se sentait comme vulnérable, et avait juste besoin de réconfort. C'est là que Tom intervenait. Il releva doucement la tête de son frère en plaçant un doigt sous son menton. 

- Non, 
promit-il, et c'était dit tellement catégoriquement, avec ce regard tellement profond, que Bill ne pouvait qu'y croire. Il sentit ses jambes se décrisper un peu, son dos se tasser tandis qu'il se ramollissait contre Tom. Ce dernier lui caressa les cheveux, avant de descendre sa main jusqu'au bras droit du brun, et d'y caresser le bandage. 
- Tu as mal ? S'inquiéta Tom.
- Non. Bill caressa sa joue du bout de son nez. Et toi ? 
Une main plus fine, plus blanche, vint toucher un autre bandage identique, sur le même bras droit de Tom. 
- Non plus. 
Le brun sembla réfléchir à quelque chose, et dit finalement, une once de fierté dans la voix :
- Je veux le garder toute ma vie. Il ne s'effacera pas, n'est-ce pas ?

Tom posa sa bouche contre la clavicule de Bill, remonta dans son cou, aspira doucement la peau et la relâcha pour la lécher avec tendresse.
- Jamais. 

Ils se toisèrent du regard, pendant de très longues minutes, avant de s'embrasser, doucement. Leurs lèvres se pressèrent ensemble, aussi faites pour être l'une dans l'autre que le reste de leur corps l'était. Bill remonta ses mains sous le vêtement étrange et laid que portait son frère, et caressa sa peau douce et chaude. Il laissa ses ongles griffer un peu, et pris la lèvre inférieur du blond entre ses dent pour la mordiller légèrement. Il la fit glisser sous sa langue, qui vint se faufiler dans la bouche de Tom pour se coller à sa jumelle. Elles s'administrèrent de petites caresses, avant de regagner leurs bouches respectives, et d'en ressortir, engageant un mouvement sensuel d'entrée et de sortie. Bill crispa ses mains sur le ventre de Tom, tandis que ce dernier joignait ses mains dans son cou pour appuyer encore plus leur baiser. Finalement, Bill se retira, haletant, les yeux ancrés dans ceux de Tom. 

- On ne devrait peut-être pas... Pas ici...

Tom hocha la tête en souriant.
- Elle n'a jamais rien dit à propos de ça
dit-il, faisant référence à leur mère. Elle comprend peut être.
Leurs mains glissèrent du corps de l'autre pour venir s'enlacer, doigts entre doigts, paumes contre paumes. Le front de Bill s'était plissé.
- Elle ne comprend pas, sinon pourquoi est-ce qu'elle nous force à faire ça ?

Il désigna du menton la grande pièce vide et tapissée de miroirs avant de se focaliser à nouveau sur son jumeau. 
- Elle cherche...
Le brun secoua la tête avant de la caler dans le cou du blond.
- Elle ne devrait pas. J'ai pas besoin de grand-chose. Juste de toi. 
- Mais ça, elle ne peut pas encore le réaliser. Laisse-lui du temps. Elle finira par s'en rendre compte, quand le moment sera venu. 
- Ca fait 8 ans qu'elle devrait avoir compris ! 

L'intonation plus forte de la voix de son frère fit sursauter Tom qui resserra ses mains dans les siennes.
- Calme-toi,
 chuchota-t-il tandis que Bill fermait les yeux sous l'effet de la colère et de l'incompréhension. Ne lui en veut pas, elle fait tout ce qu'elle peut. Elle nous aime.
- Je sais, 
soupira Bill. Elle nous le répète sans arrêt. Mais elle nous pousse sans arrêt à nous énerver, il y a certaines choses qu'elle ne devrait pas dire...
- Laisse-lui du temps, 
répéta Tom. 

Il y eut un silence, puis doucement, Bill hocha positivement la tête et détacha ses doigts emmêlés à ceux de Tom pour les repasser sous son vêtement et les joindre dans son dos nu. Il respira un peu plus fort, cherchant l'odeur de la peau satinée contre laquelle il frottait ses doigts croisés. Tom se laissait faire, il releva un peu la tête pour la poser sur celle de sa moitié. 

- Y'a que comme ça que je me sens bien, 
murmura Bill. Y'a qu'avec toi que je me sens vivant. C'est pas plus compliqué.
- Tu sais que pour moi c'est pareil. Mais tu sais que les autres ne pensent pas forcément comme nous. C'est difficile pour tout le monde.
- C'est difficile pour nous. 

Tom rit. Bill était parfois tellement entêté. Il ne dit rien, sachant que lutter contre la volonté de fer du petit brun ne servait absolument à rien. 
- Je t'aime, dit-il en caressant la tempe de Bill avec ses lèvres. Voilà ce qui importe. 
- Je t'aime aussi Tomi.

Les jumeaux relevèrent la tête, et, sans un mot, ils sourirent.

***

L'homme aux cheveux grisonnants relâcha le bouton du micro de son doigt, et se tourna vers la femme brune aux traits fatigués, torturés, comme figés dans une époque lointaine et révolue. Il soupira. Comme il compatissait, après tout, elle n'avait rien demandé, elle avait juste tout perdu, ou presque. Il se racla un peu la gorge, puis prit la parole.

- Mme Kaulitz, je suis désolé... Je suis contraint de vous dire que les choses ne vont pas en s'améliorant, loin de là. 

Il reçut une ½illade déchirante, remplie de larmes, mais s'arma de courage pour continuer.
- Je maintiens ma proposition de la dernière fois, je reste persuadé que...
- Non, 
coupa-t-elle, la voix tremblante. Je ne pourrai pas m'y résoudre. Il...

Elle tourna la tête pour regarder à travers le faux miroir, dans la grande pièce blanche où, au milieu, l'air fragile, les bras entourant son corps maigre recouvert de la tenue d'hôpital blanche, son fils Bill continuait de parler, sans qu'elle l'entende pour autant, le micro ayant été coupé. 

- Il est tellement jeune...
- 17 ans, c'est ça ?
 Questionna le médecin en feuilletant distraitement les résultats des dernière analyses qu'on venait de faire passer au garçon. 
- Oui... 
- Et ça fait... 

Il regarda une feuille à la recherche du chiffre exact, toujours en doute sur la date précise.
- ... 8 ans que Tom...

Il hésita. Il n'avait pas la réputation d'hésiter, il était même le meilleur, et était toujours sûr de lui. Mais ce patient, qu'il suivait depuis maintenant 8 ans, était juste déstabilisant, et horriblement touchant, comme il n'aurait jamais dû le toucher. Il était médecin, son métier était d'aider les gens, pas de les regarder se détruire. Il se sentait tellement impuissant face à tant de souffrance. Il inspira, et acheva sa phrase.

- Que Tom est mort. 

La mère du brun se tendit et tout son visage de crispa à ces mots, mais elle acquiesça douloureusement. 
- Mme Kaulitz, 
insista-t-il, votre fils est malade. Si vous acceptiez de nous laisser...
- Il n'a pas besoin d'être enfermé,
 claqua-t-elle sèchement. 
- Je vous parle de le soigner, tenta doucement l'homme, conscient d'être en situation délicate. 
- Le soigner signifie l'interner, dit-elle en soutenant son regard, regard insupportable tellement il reflétait un chagrin sans nom. Il n'est pas fou. Il a perdu son frère jumeau, vous comprenez ? 

Elle fit volte-face et s'approcha de la vitre. Elle y posa une main tremblante, et observa Bill, souriant, continuer de s'adresser au Tom de son imagination. 

- Ils étaient tout l'un pour l'autre, 
murmura-t-elle. Ils vivaient ensemble, ils vivaient au rythme de l'autre. Et vous pensez que c'est anormal qu'il ait décidé de refuser cette mort ? Vous pensez qu'il aurait pu simplement accepter que Tom ne revienne plus jamais ? 

Le médecin eut envie de disparaître. Il avait souvent dû faire face à la douleur des gens, mais celle-ci l'atteignait en plein c½ur. Cette mère désespérée lui était devenue trop familière pour qu'il puisse rester froid et distant. Il s'approcha d'elle et posa une main rassurante sur son épaule.

- Non. Je pense qu'il a choisi la solution qui lui a semblée la plus adaptée à sa propre survie.
- Juste après l'accident, 
reprit-elle, il m'a demandé pourquoi il n'était pas mort en même temps que son frère. 
Elle se retourna pour faire face au docteur, et une larme roula sur sa joue pâle, creusée par la fatigue, la tristesse omniprésente de sa vie brisée. 
- Que voulez-vous répondre à un enfant de 10 ans quand il vous demande pourquoi il n'est pas mort ? 

Il ne réfléchit pas bien longtemps avant de la prendre dans ses bras. Après tout, ça faisait bien longtemps qu'il ne la considérait plus comme une simple patiente. Il jeta un regard infiniment triste vers le jeune homme dans la pièce qui, dans un effort presque inconscient d'instinct primaire de survie, avait décidé de continuer à faire vivre son jumeau à travers lui.

***

- Ceinture, dit-elle machinalement à l'adresse de son fils alors qu'elle tournait les clefs pour démarrer la voiture. 

Elle le vit s'exécuter dans le rétroviseur, et jeter un coup d'½il à sa droite, comme s'il attendait quelque chose. Un sourire tranquille s'installa sur ses lèvres, et il reposa les yeux sur sa mère.

- C'est bon, on est attachés. 


Elle rendit son sourire à son enfant, et quitta le parking de l'hôpital. Elle se demanda vaguement pourquoi Bill n'avait jamais eu peur de remonter dans une voiture, alors que c'est précisément ce qui avait ôté la vie à l'un de ses jumeaux. Son esprit s'éloigna alors qu'elle empruntait la quatre voies. Une once de détermination brûlait dans ses yeux. Elle vivante, jamais Bill n'irait en hôpital psychiatrique. Elle préférait encore s'occuper de lui aussi longtemps qu'il le faudrait. Son c½ur se serra alors qu'elle rectifiait d'elle-même sa pensée. Elle préférait encore s'occuper d'eux aussi longtemps qu'il le faudrait. 

A l'arrière, Bill glissa doucement sa main dans celle de Tom. Ils échangèrent un regard teinté d'amour. Puis, très doucement, le brun tira sur le bandage qui recouvrait tout son avant-bras droit. Gravées profondément dans la chair, d'un rouge flambant, quelques lettres qu'il avait voulu imprimer à jamais dans sa peau apparurent, formant ces terribles mots :

« Not Alone »
 
FIN

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Comments :

  • oOo-apprends-moi-oOo

    08/10/2015

    Wow, je crois bien que tu m'as laissée sur le cul !
    Le titre m'avait intriguée mais j'étais à mille lieux de m'imaginer ça. Le début est doux, les jumeaux se câlinent, je me suis dit qu'ils étaient dans leur chambre.
    Quand ils commencent à parler d'un endroit étranger et de blouse, je me suis demandée ce qu'il se passait. Etaient-ils à l'hôpital ? Quel genre de suivi leur mère pouvait bien leur imposer ? J'étais septique et puis quand ils se sont embrassés je me suis dit qu'il y avait un truc qui clochait.

    Leur mère ne pouvait pas le savoir, ils n'étaient pas assez dingues pour s'exposer comme ça et puis j'ai compris et là j'ai eu un bug.

    C'est foutrement bien amené, tu joues sur le suspens, j'adore ! Je me suis sentie tellement mal pour Bill et pour sa mère :( C'est tellement triste...
    Avec la fin on comprend tout, chaque détail que tu as semé prend son sens comme le tatouage. Je me demandais quel était ce "pansement" présent sur le bras de Bill. Ca donne juste des frissons.

    Je suis encore partie dans tous les sens, j'ai adoré cet OS.

    Stella

  • fillietroz-patricia

    20/05/2015

    Pas mal

  • Minigo-TH

    20/07/2012

    Je veux pas te donner mon avis ici, je te le donnerai ce soir sur MSN, mais je voulais quand même laisser un commentaire.

  • beautifulxbrothel

    20/06/2012

    Oh God, cet os est vraiment émouvant. C'est superbe, tu écris vraiment bien, tu arrives à me faire ressentir les émotions des personnages... magnifique !

  • secret--yaoi

    28/05/2012

    C'est triste! J'adore! J'aime bien la fin et le début car on s'attend pas du tout à ça au début! L'histoire d'un Bill triste d'avoir perdu son frère et qui croit qu'il est toujours présent à ses coté et le fait vivre dans sa tête j'ai déjà lu une histoire similaire sur ce point sur un autre blog à la différence qu'à la fin Bill est guéris et de nouveau heureux grâce à un Tom dont il tombe amoureux!

  • I-am-a-radish

    22/02/2012

    Horrible... Au début je capter rien, mais quand j'ai compris j'aurai préférer être encore dans le flou ! J'aime pas les histoire comme sa. Mais je doit reconnaitre qu'il est terriblement bien écrit cette OS ! Il est juste super et horrible.. Superbement horrible enfaite ^^
    J'ai limite pleuré !

  • Bloody-Nightmare-x

    19/03/2011

    Tu es fabuleuse Maeva... C'est magnifique. <3

  • chaos87th

    26/12/2010

    Vraiment triste cet OS, mais c'est tellement beau que Bill fasse vivre Tom à travers ses pensées.
    Même si c'est pour qu'il soit comme ça, ça lui évite d'être seul.

  • Nanou

    23/10/2010

    Ca m'a trop touchée. Je comprenais pas bien au début, mais quand on est passé derrière la vitre d'observation avec Simone et le médecin.. Mon Dieu, rien que d'imaginer Tom mort, ça m'a mit les larmes aux yeux..

  • La fille la plus impressionée de lunivers

    28/09/2010

    Putain,je suis désolée pour le com merdiques je vais poster...Mais,tu peux juste pas imaginer l'émotion qu'on a quand on lit cet os,et celle qu'on a quand on imagine chaque scène que tu as écrites...C'est tellement fort,tellement puissant et boulversant,si triste...C'est si douloureux de voir Bill seul,s'inventant un Tom imaginaire...Quand on lit ça,on se rend vraiment compte du talent incroyable que tu as.Et pour ça,sérieux,je te félicite,je pense que c'est le meilleur OS que j'ai lu,et je te le dis,j'ai lu un paquet de trucs...Ouais,j'ai jamais lu un OS aussi bien écrit et imaginé,avec des émotions si bien transmises...Bravo,j'ai rien de plus à te dire...

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