Vous avez dit musique... ?

Un OS pour l'anniversaire de mon Double, ma Liliwood, une partie de moi-même que j'ai plus envie de quitter... Sans prétention, juste pour elle, et parce qu'elle seule comprendra le sens caché de tout ça.
Je t'aime, tout simplement.


Vous avez dit musique... ?


Si un visiteur quelconque était entré à cet instant, il n'aurait surement rien remarqué. En apparence, les lieux étaient désert, un peu en bordel (mais si quelqu'un avait été là pour s'expliquer, il aurait prétexté le manque de temps et de motivation), mais tout à fait vides. Et pourtant, s'il avait tendu un peu l'oreille, il aurait deviné qu'à l'étage en dessous, dans un endroit reclus du garage aménagé, les choses n'étaient pas si calmes.

- Putain de bordel de merde !

La douce mélodie se répercuta sur les murs de la pièce, et même les chaises semblèrent s'indigner d'une telle impolitesse. Le propriétaire de cette voix fronça les sourcils et il faillit même jeter ce qu'il avait entre les mains. A la place, il se laissa tomber dans l'un des fauteuils de son confortable studio de chant. C'était un endroit assez réduit, mais il aimait cette pièce, la seule de la maison qui lui appartenait entièrement, mis à part sa chambre. Elle avait été aménagée lorsqu'il était jeune et qu'il avait commencé à développer une passion pour la chanson. Sa mère l'avait encouragé, et il avait passé de nombreuses heures à s'y entrainer. A présent, il y venait lors de leurs vacances en famille quand il avait besoin de réfléchir, se calmer ou tout simplement lorsqu'il n'avait rien d'autre à faire et que Tom était partit il-ne-savait-où. Sauf qu'en cet instant, même si Tom était effectivement absent, il n'était là pour aucune de ces raisons. Il jeta un regard mauvais à l'instrument qu'il tenait entre ses mains. Quelle idée stupide il avait eut ! Bill se gratta la nuque. C'était vraiment de lui ? Il pensa un instant avec un sourire carnassier qu'il pourrait toujours accuser Tom. Mais les coins de ses lèvres retombèrent alors que ses yeux se posaient sur le traitre en bois.

Il se remit debout avec détermination, et plaça l'instrument sous son menton. Il inspira profondément et posa l'archet sur les cordes du violon avant de faire un geste lent vers le haut. Il s'était isolé pour s'entrainer, et lorsqu'un son atroce pareil à un cri d'animal agonisant se fit entendre, le faisant lui-même sursauter, il se dit qu'il avait bien fait. Il reprit de la contenance, pinça une corde et recommença. Cette fois, le son fut plus grave, un peu comme un crissement de pneu sur une allée en graviers. Bill jura à nouveau. Ce n'était pas si compliqué tout de même ! Il repensa aux conseils qu'on lui avait prodigués. Il inspira. Se mettre bien droit, l'archet bien à plat sur les cordes... Un mouvement fluide... Un son s'échappa, mais il était difficile de savoir s'il était joli ou pas, ça semblait bizarre... Il appuya un peu plus, et cette fois le son éclata à ses tympans, aussi horribles que les précédents. Il reposa calmement l'instrument, s'écarta, et poussa un cri de frustration en donnant un grand coup de pied dans le fauteuil.

- J'en ai marre, j'en ai marre je laisse tomber !

- Qu'est-ce que tu laisses tomber ?


La voix de Tom ne le surpris même pas, de toute façon c'était la seule personne autorisée à rentrer ici. Ses parents n'auraient jamais osés, ils redoutaient trop les colères de leur fils. Ce dernier d'ailleurs n'était pas loin de l'hystérie.

- Ce putain d'instrument de merde ! Ça ne marche pas !

Il se saisit du violon et le plaça sous le nez du dreadeux, comme si il voulait qu'il l'insulte lui aussi.

- Est-ce que... Tu as essayé comme on t'avait expliqué ? Tenta prudemment Tom en repoussant l'instrument du bout du doigt.

- Oui ! Ca fait des heures que j'essaye !

Son jumeau se garda de lui faire remarquer qu'il n'était enfermé dans cette pièce que depuis trois quart d'heure, et vint se placer à coté de lui.

- Ok, recommence, je vais t'aider.

- Toi ?
Ironisa Bill en plaçant néanmoins le violon sous son menton. Tu t'y connais en musique classique ?

- Pas vraiment, mais j'étais là quand ce mec t'a appris à en faire, je peux peut-être te donner des conseils... Et puis on va dire que j'ai plus l'habitude de jouer de quelque chose que toi.


Le brun ronchonna mais ne rajouta rien, et se concentra. Ses doigts se placèrent sur les cordes, et il inclina doucement l'archet. Mais alors qu'il commençait une série d'accords, son cerveau se déconnecta, et un flash envahit son esprit. Il se vit nu, assis sur un lit, et il vit Tom, aussi peu vêtu que lui, avancer dans sa direction avec un grand sourire et quelque chose de long à la main. Et en regardant mieux, il s'aperçut qu'il s'agissait de... L'archet !

- Oh mon Dieu ! Hurla-t-il en faisant un bon pour s'éloigner de son frère.

- Quoi ? Ce n'était pas si mal, assura Tom en fronçant les sourcils.

- Non mais... Tu...

Il secoua la tête. Allons, n'importe quoi, depuis quand ses idées tordues le perturbaient à ce point ?

- C'est rien, dit-il à l'adresse du blond qui restait perplexe. De toute façon, cette histoire de violon, c'était une idée de merde.

- On se demande de qui elle vient, ricana Tom en s'asseyant sur le canapé.

- Justement... Bill s'approcha en fixant son double dans les yeux. Je pourrai très bien dire qu'elle est de toi... Qui te croira ? Je suis le meilleur, le préféré...

Tom haussa les épaules alors que l'androgyne venait se mettre à califourchon sur ses jambes.

- Oui, et ça se passera comme cette fois où tu as soutenus que ces bonbons à je ne sais plus quoi étaient délicieux, alors que c'était dégueulasse, et que même toi tu n'en as pas voulu...

La mine de Bill se fit boudeuse et il se releva de sur son frère en grognant.

- C'était un quipropo.

- Un quoi ?
S'étouffa Tom.

- Un... Tu sais quand... Tom, arrête de rire !

- Mais tu... Bill, c'est un quiproquo, pas quipropo !

- Ah... Ah bon ?


Le guitariste laissa éclater son hilarité, se tordant dans tous les sens sur son siège alors que le pauvre Bill restait perplexe, à se demander d'où sortait ce mot.

- Peu importe ! Finit-il par dire, passablement énervé. T'as compris ce que je voulais dire ! Oh et puis tu m'emmerdes, si c'est pour te foutre de ma gueule, tu peux retourner glander en haut, j'ai besoin de personne.

Il tourna le dos à son frère et reprit le violon pour tenter de rejouer. Pendant ce temps, Tom l'observa, puis son regard se balada sur les murs de la pièce. Et dire que c'était un garage ! Il eut un sourire en se rappelant du jour où Bill avait voulu aménager la pièce. Leur mère était très enthousiaste, elle ne cessait de dire que ses fils étaient talentueux et qu'ils deviendraient célèbres. Ils avaient passé une semaine à peindre, poncer, clouer pour que finalement une pièce qui servait de dépôt devienne un petit studio. Les murs avaient été recouverts de peinture noire, et Bill y avait collé des tas d'affiches de concerts, de ses groupes favoris, mais aussi des autographes, ou quelques dessins qu'il avait réalisé à ses heures perdues. Puis leurs parents avaient récupéré deux fauteuils, un petit divan et une table, pour que le chanteur en herbe puisse venir composer à sa guise. Ce qu'il ne s'était pas privé de faire. Combien de temps son jumeau avait-il passé de temps ici ? Tom l'ignorait, mais beaucoup.

Il reposa ses yeux sur Bill qui lui tournait toujours le dos, et qui s'énervait sur l'instrument. Il fit plusieurs essais, tous plus ratés les uns que les autres. Les oreilles de Tom bourdonnaient tellement les sons étaient mauvais. Il se leva de son siège et vint se planter en face du brun qui faisait semblant de ne pas le remarquer, toujours vexé. Il se concentra, replaça correctement ses mains, et tenta de jouer quelques accords. Mais à nouveau, son regard dévia sur Tom qui était nonchalamment adossé au mur et qui le dévorait des yeux en jouant avec son piercing. Et la même image que quelques minutes plus tôt lui apparût. A nouveau, ils étaient nus, et Tom était plus près, l'archet à la main. Il fit glisser un doigt le long du cou de Bill, puis de son torse, sans jamais le lâcher des yeux. Puis l'androgyne le vit remonter l'archet contre lui et le faire glisser contre son propre torse en se léchant les lèvres. Une chaleur l'envahit, et il rouvrit ses yeux qu'il n'avait pas conscience d'avoir fermés. Le violon était toujours contre son menton, mais l'archet était pointé vers Tom qui le dévisageait étrangement.

- Bill, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Depuis tout à l'heure, t'es bizarre, plus que d'habitude, je veux dire.

- Je...


Il pensa à baisser son bras et un coup d'½il vers son entrejambe lui confirma qu'il aimait ce qu'il avait imaginé. Il déglutit bruyamment et posa l'instrument sur la table. Tom suivit le regard de son frère, et un sourire en coin pris naissance sur ses lèvres.

- Alors c'est ça, au lieu de te concentrer sur ce morceau de violon, tu fantasmes ?

- Non ! Je ne fantasme pas !


C'était à moitié faux, mais il ne le faisait pas vraiment exprès, ces images s'imposaient d'elles-mêmes à son esprit !

- Ah oui ? Le dreadeux se décolla du mur d'un coup d'épaule et vint se placer en face du brun qui s'était figé. Alors tu peux m'expliquer... Ça ?

Bill eut un hoquet alors que Tom venait de poser sa main à plat sur son sexe en érection à travers son jean. Il recula et envoya un regard mauvais à son frère qui ricanait.

- Et alors, tu joues les sauvages ? Depuis quand tu n'aimes plus ça ?

Il se rapprocha à nouveau, mais Bill recula encore plus loin, se collant au mur d'en face. Tom haussa les sourcils.

- Bill ?

- Tu vas me prendre pour un pervers,
marmonna le chanteur.

- Tu me prends pour un pervers, et je te signale que c'est toi qui a les meilleures idées niveau position pour bais...

- Oui oui, ça va, arrêtes !


Les joues de l'androgyne étaient joliment colorées, et Tom se prit à le trouver adorable comme ça, il eut envie d'aller le serrer contre lui et l'embrasser. A la place, il vint se mettre face à lui, et planta ses yeux dans les siens.

- Dis-moi.

Bill se tortilla, mal à l'aise, et il tripota nerveusement l'archet toujours dans ses mains.

- C'est... ça, déclara-t-il en montrant le morceau de bois à son frère.

- Quoi ? Un archet ?

- Hum... Pas exactement l'archet, mais... Toi et l'archet...


Les traits de Tom restèrent froncés, avant que son visage ne s'illumine d'un coup et qu'un sourire ne l'éclaire.

- Bill ! Siffla le blond, visiblement impressionné. Tu sais que parfois tu m'étonnes ? T'as des idées tellement...

- Arrêtes ! C'est horriblement gênant...


Il cacha son propre visage rouge entre ses mains. Tom en profita pour lui retirer l'archet des mains, et l'observa un instant.

- Je me demande ce que tu m'as vu faire avec ça...

Un gémissement se fit entendre, déclenchant le rire du guitariste. Il posa délicatement l'objet sur le fauteuil à coté, et repoussa les mains de son frère pour pouvoir le regarder.

- J'adore tes idées tordues. Je t'adore tout entier. Je t'aime.

Bill ouvrit les yeux, peu habitué à de telles démonstrations d'affection. Mais à peine eut-il le temps de réagir que son double le plaquait encore plus contre le mur dans son dos et collait son corps au sien. Il sentit avec encore plus d'étonnement la grande excitation de Tom contre son ventre.

- Et c'est ça qui te fais bander autant ? Demanda-t-il en inclinant la tête pour le laisser lui lécher le cou.

- Ouais... Tu me fais toujours bander si fort... Avec si peu de choses... Bill, tu es un véritable appel au sexe... J'ai toujours du mal à me concentrer quand tu es là...

Le brun ne parvint pas à répondre, trop perdu dans son plaisir grandissant. Il agrippa les dreads de son frère et émit un son pareil à un ronronnement. Les mains parfaites du guitariste s'aventurèrent sur tout son corps, avant de glisser sous son teeshirt pour venir lui effleurer le dos, faisant naître la chair de poule à son passage. Il lui griffa la nuque et l'embrassa avec fièvre, le souffle déjà court. Leurs langues s'emmêlèrent dans une série de mouvement désordonnés, puis leurs teeshirts passèrent par-dessus leurs têtes. A peine touchèrent-ils le sol que les deux frères se jetaient l'un sur l'autre, se dévorant littéralement la bouche.

Tom attrapa une poignée de cheveux ébènes qu'il tira avec force avant de venir lui morde le lobe de l'oreille. Il sentit la jambe de l'androgyne s'enrouler autour de sa taille et son bassin se frotter au sien. Les gémissements discrets de Bill devinrent de longs râles rauques, la violence de Tom l'excitant au plus haut point. Il se débâtit pour lui retirer son baggy, et pensa tout de même à reprendre sa respiration. Le dreadeux envoya son pantalon plus loin, et plaqua à nouveau Bill contre le mur, lui intimant par de petites tapes sur les mains de ne pas le toucher. Il l'observa : son torse nu se soulevait à un rythmes effréné, ses bras tremblaient d'envie, ses cheveux étaient en batailles, et ses joues rouges. La chaleur de son bas ventre devint un brasier, et il avança ses doigts vers le ventre du chanteur. Il en fit glisser un depuis son nombril jusqu'à son tatouage qu'il retraça sans se mordant les lèvres. Puis il déboutonna les deux boutons du jean, abaissa sa braguette, et fit glisser le tout à terre, entrainant le boxer de son jumeau dans la man½uvre. Celui-ci se retrouva nu, excité à mort et presque suppliant face à un Tom pas plus avantagé, mais néanmoins toujours couvert par son sous-vêtement. Le blond eut un sourire que Bill qualifia de gourmand, et il le vit tendre la main vers le fauteuil pour se saisir de l'achet. Il écarquilla les yeux.

- Tom, qu'est-ce que tu...

- Je réalise ton fantasme. Je me demande ce qu'on peut faire avec ça...


Il posa le bout de l'archet sur le torse de son frère, qui frissonna et ne put réprimer un long soupire.

- Il a l'air de te faire tellement d'effet...

- Tom...

- Chuuut... Laisses-toi faire...


Il fit descendre le bout en bois le long du ventre de l'androgyne, puis me fit remonter en traçant quelques arabesques. Il vint le poser sur le tatouage, en fit grossièrement le tour, puis effleura son pénis avec le coté doux qui frottait les cordes.

- Han...

Tom vit avec amusement les jambes de son frère trembler et sa respiration s'accélérer un peu plus. Il se sentit un peu plus à l'étroit dans son boxer.

- Tournes-toi, ordonna-t-il à Bill qui s'exécuta immédiatement.

Il entendit les pas de Tom dans son dos, un bruit de vêtement froissé, puis de nouveau des pas. Le bout de l'archet se posa contre son dos, et le dreadeux s'amusa à le faire passer de haut en bas.

- T'aimerai bien hein... Susurra-t-il en se rapprochant pour se coller au dos de son jumeau qui se cambra sous l'attention, frottant ses fesses contre l'entrejambe de Tom, l'archet coincé entre eux. Crois-moi que si je pouvais... Je te baiserai avec...

Bill haleta, et le blond s'écarta à nouveau pour abaisser son dernier vêtement, poser l'archet sur le siège, et s'enduire le sexe de lubrifiant. Le brun lui lança un regard par-dessus son épaule.

- T'avais prévu ton coup ? S'étonna-t-il en remarquant le tube dans la main de son frère.

- Tu croyais que j'étais descendu pour quoi ? Je sais que tu détestes qu'on vienne te déranger quand tu es ici, mais c'était urgent...

Il conclu sa phrase en refermant le lubrifiant et en venant se mettre derrière sa moitié, les doigts enduit de la substance glissante. Il les fit directement pénétrer en Bill qui laissa échapper un cri et plaquant ses mains au mur devant lui et en se cambrant au maximum. Il les bougea un peu, le détendant au maximum (bien que ça n'ai pas été tellement nécessaire), puis les retira et se plaça correctement. Bill n'en pouvait plus, il pleurait presque d'impatience et de frustration. Finalement, il sentit enfin Tom s'insinuer en lui, et il dû coller ses avant bras au mur pour ne pas s'effondrer. Il rejeta la tête en arrière et un long gémissement s'échappa de sa gorge. Le dreadeux avait une de ses mains plaqué contre la hanche du brun, et l'autre vint entourer sa taille pour l'aider à se maintenir. Il parsema son épaule de baisers, et se retira pour venir de nouveau le pénétrer, plus loin. Cette fois, un grognement de plaisir échappa à Tom alors que son frère resserrait ses muscles autour de lui et bougeait de lui-même son bassin.

Un lent mouvement de va-et-vient s'entama, en parfaite coordination. Le dominant ne cessait d'étouffer ses gémissement dans le cou de Bill en lui mordant la peau, et il vint poser la main qui enserrait sa taille sur la sienne, entremêlant leurs doigts. Bill quant à lui ne se retenait pas et s'exprimait de plus en plus fort à mesure que Tom entrait en lui. Bientôt, il toucha sa prostate à plusieurs reprises, le faisant transpirer et haleter bruyamment. Leurs doigts glissaient, leurs souffles s'amoindrissait, et la jouissance frappa d'abord le chanteur lorsque la main du guitariste vint enserrer sa virilité alors qu'il se faisait violemment pénétrer. Tout son corps se tordit et il laissa un long cri sortir de sa bouche. Tom ne tarda pas à le rejoindre après quelques autres coups de rein puissants.

Ils restèrent ainsi un instant, tremblant, debout face au mur où leurs bras les retenaient difficilement, à reprendre un semblant de souffle. Puis Tom se retira lentement, avant d'aller chercher d'un pas mal assuré des mouchoirs dans l'autre poche de son pantalon. Il s'épongea le front et en tendit un à son frère qui essuya le sperme qui coulait le long de ses jambes. Tout deux abordait un sourire béat, et ils revêtirent leurs boxers avant d'aller sur le divan. Tom s'y allongea, et Bill vint se caller entre ses jambes, la tête collé à son torse. Le blond entortilla une mèche noire entre ses doigts, tandis que ceux de son jumeau traçait de petit cercle sur son ventre. Ils savouraient simplement l'instant.

- Tu devrais faire du violon plus souvent, déclara Tom avec un sourire, ce qui fit rire Bill.

- J'ignorais que c'était un instrument aphrodisiaque... Parfois je me demande vraiment si je tourne rond quand même...

- Tu ne tournes pas rond, pas plus que moi, mais c'est ça qui est bien...


Bill sentit la main douce glisser dans ses cheveux, et ferma les yeux.

- J'adore quand tu fais ça...

Tom sourit et massa légèrement le crâne de l'androgyne avant d'à nouveau laisser les cheveux couler entre ses doigts.

- Tu m'as manqué, tout à l'heure, avoua soudain Bill en embrassant le torse de son double.

- Quand ?

- Tu sais, quand tu es partis, et que moi je suis descendu ici...

- J'ai pas été long pourtant.

- Même. Je déteste être séparé de toi. Même cinq minutes. Tu es mon tout... Je suis vide quand tu pars. J'ai l'impression d'être abandonné, d'être seul... Alors qu'ensemble... On est enfermés dans une bulle de bonheur. Je hais la voir éclater.


Le c½ur de Tom se serra et il enroula ses bras autour de son petit frère.

- Idem.

C'était court, et ça aurait pu paraître détaché, mais Bill savait à la voix du dreadeux qu'il l'avait touché, et qu'il pensait réellement la même chose en retour. Soudain, Tom demanda :

- On est quel jour ?

- Euh... Mardi.

- Le combien ?


Bill se pencha pour attraper son jean par terre, en sortit son mobile et vérifia.

- Le 28 juillet. Pourquoi ?

Tom lui saisit le menton et lui sourit, des étoiles dans les yeux.

- Joyeux anniversaire.

- Est-ce que tu débloques, Tom ? On est nés le 1er septembre, je te rappelle.


L'interpellé se contenta de hausser les épaules sans cesser de sourire. Le brun sembla réfléchir un moment, avant de soudainement comprendre.

- Merde, j'avais complètement oublié !

- Pas moi, tu vois.


Ils échangèrent un long baiser. En effet, cette date symbolisait le jour où Bill avait donné son premier concert, mais également celui de leur premier vrai baiser, puis de leur première fois. Chaque année, ils la fêtaient à leur manière, ou s'en souvenaient ensemble, tout simplement. Bill se leva de sur Tom, et ce dernier l'observa, curieux, se saisir du violon, toujours en boxer. Il se mit droit, les yeux rivés sur le dreadeux, et se mit à jouer les quelques notes qu'il connaissait, d'une façon étonnement juste. Il recommença deux, trois fois, et constata avec joie qu'il commençait à saisir la chose.

- C'est Bi-Bill avec son violon, qui fait danser les filles, qui fait danser les filles et les garçons... Chantonna Tom de son magnifique accent français, les faisant tous les deux rires. Sérieusement... C'était très bien. C'est le fait de prendre ton pied qui te donne autant d'énergie et d'adresse ?

Bill haussa les épaules, et reposa l'instrument doucement avant de s'asseoir sur le bord du divan, les yeux pétillants. Il se pencha vers le visage de Tom et déposa lentement ses lèvres sur les siennes, avant de souffler contre sa peau :

- C'est toi, mon Inspiration...

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Comments :

  • Visiteur

    12/02/2016

    waw

  • fillietroz-patricia

    20/05/2015

    J'ai adoré pas mal.
    Si pour jouer d'un instrument il faut fantasmer beaucoup voudrais essayer lol

  • Lancienne Inspiration.

    16/03/2012

    Va savoir pourquoi j'suis venue lire cet OS que tu m'avais écrit. Aucune idée en fait. Peut-être un besoin et un manque aussi. J'ai autant souri qu'eut les larmes aux yeux tout au long de la lecture, des souvenirs, des moments simples comme une aprem chez toi à recouvrir des tranches de brioches que ta mère a fait de Nutella pour ton frère et ses potes, les sorties Mac Do/ciné, les soirées entières à parler de fics, d'idées plus ou moins cons, etc... Va savoir pourquoi mais j'dois ressentir un manque. Toi ça ne doit pas être le cas, ça ne l'est pas vraiment de toute façon je pense depuis le temps mais bon.
    En tout cas, relire cet OS m'a fait autant de bien que de mal. Mais je l'aime toujours autant et je n'oublierai jamais dans quelles circonstances il a été écrit et pourquoi...
    Donc merci pour ça...

    PS : réécris, tu manques beaucoup au monde du yaoi.

  • Amuna28-fic

    30/07/2011

    Bill a de drôle de fantasmes xD
    Avec un archet de violon MDR il a pas trouvé autre choses. ^_^
    Heureusement que Tom est là pour lui réaliser son fantasme .
    Super OS lui aussi :)

  • chaos87th

    01/01/2011

    Génial cet OS.
    Trop mignon qu'ils fassent tout ce qu'ils ont de plus important pour eux à la même date.

  • Xx-SIMSALABIN-xX

    13/01/2010

    C’est vraiment aphrodisiaque à ce point un violon ?
    Et merde, moi qui voulais m’y mettre y’a 4ans, j’aurais peut être dû ^^
    Plus sérieusement, je crois que je ne me lasse pas de lire et relire cet OS à chaque fois. C’est comme ça pour certains ( :
    Est-il donc utile de préciser que j’aime, que j’ai adoré une nouvelle fois ? Et bien tant pis je le redis quand même ;)
    Merci !

    (mes commentaires se suivent, je les avais enregistrés sous word ^^
    N'ayant plus d'Internet dans mon appart' j'avais enregistré tes OS pour m'occuper :P)

  • Reich-und-beruhmt

    22/11/2009

    Heyyy je suis de retour (pour vous jouer un mouvais tour xD)

    Je viens de lire l'OS, il est juste superbe *-* je kiff le lemon avec l'archer du violon là pfiouuuu, j'ai eu une montée de chaleur, j'ai pas tout compris !! Par contre y'a des fautes de frappes c'est dommage enfin bon le principal c'est qu'on comprenne ce qu'il est dit :) sinon j'ai rien vu d'autres de choquant !! J'ai adoré !!

  • Giffolies

    21/11/2009

    Humm je la trouve adorable cette O.S

  • ecrire-pr-parler2

    01/11/2009

    ce petit texte permet de passer un véritable bon moment
    ça fait plaisir de voir un Bill totalement pervers mais qui en est extrêmement timide
    c'est un côté que je vois rarement et qui était vraiment . . . subtil ! dans ton os

    pour répondre à ton commentaire :

    "Et bien... Je tenais vraiment à te remercier."

    et je te remercie aussi d'avoir pris la peine de me répondre, ça m'a fait vraiment plaisir

    "Tes commentaires me touchent énormément, et je suppose que tu sais autant que moi à quel point il est agréable et gratifiant de savoir que ce qu'on fait plait. Alors merci. "

    oui je le sais ! mais sache que je laisse rarement de commentaire, si je le fais il faut que ça m'ait vraiment plu et que je juge donc que l'auteure mérite que je prenne de mon temps pour la remercier
    et tu fais partie de ces auteures <3

    "Ensuite, c'est vrai que j'ai été un peu surprise par ton commentaire sur mon TS, que tu n'as pas pu lire en entier, et à la fois, je comprends. Sachant que j'ai personnellement eu un mal fou à l'écrire... Mais c'est aussi parce que c'est en partie une histoire vraie que j'ai vécu (sans la violence, que j'ai mis là pour retranscrire la douleur morale). En tout cas merci aussi pour ça. "

    je préférais te prévenir, c'est juste qu'en ce moment j'en ai pas la force, mais un jour je pense que je le lirais
    mais étant donné que j'avais laissé un com sur la 1ère partie, je voulais que tu saches que ce n'est pas parce que je n'avais pas aimé la suite et donc pas laissé de com, mais juste que je n'avais pas réussi à lire

    "Et pour finir, le fameux lemon avec le roller-man, il n'est pas de moi xD T'es pas la première à me dire ça, en fait les gens confondent souvent, mais c'est bien précisé, c'est quelque chose qu'on m'a offert à mon anniversaire, ce sont deux amies écrivains qui me l'ont écrit ^^ Mais merci pour elles xD "

    ho je suis désolée, je n'avais vraiment pas compris ^^

    "Bref, j'espère continuer à te plaire, et merci encore. Sincèrement.
    Bisous et à bientôt =) "

    attends tu vas me retrouvé sur un autre com tout de suite xD

  • x-g3n3r4ti0n-x

    13/09/2009

    Vraiment jolie :)
    Ca signifie une date our toi le 28juillet? :)

    Bisous.

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