Be Again - Chapitre 8


Chapitre 8


Le visage de Bill était décomposé, dénué de couleurs. Ses yeux ne cessaient de faire des allers-retours entre Tom et la photo par terre. Il la prit d'une main tremblante et se remit debout sans quitter son père du regard. Tout son corps était parcouru de frissons, et une sueur froide lui coulait dans le dos. Il tentait de trouver une logique, une quelconque explication à ce qu'il voyait. Est-ce qu'il était possible d'avoir un clone ? Aussi ressemblant ? Il se demanda pourquoi il n'avait pas fait le rapprochement plus tôt. Ça paraissait évident, quand on voyait l'évolution de Tom étapes par étapes. Il n'avait pas tellement changé, mis à part son look, son visage plus dur, ses traits étaient restés les mêmes. Et puis cette sensation de déjà vu que le jeune brun ressentait lorsqu'il était avec Tomas... Mais son père n'était plus un adolescent ! Il était bel et bien partit faire ce chantier au Mexique avec une apparence adulte, celle que Bill avait toujours connue... Des cheveux longs et blond qu'il attachait, pas de piercing, juste... Son père. L'adolescent de la photo était mort, il appartenait au passé. Alors pourquoi était-il en ce moment même debout, planté devant lui ? L'androgyne cligna plusieurs fois des yeux, tentant de trouver réponses aux questions qui résonnaient dans son crane douloureux.

- Bill... Je... Je vais t'expliquer... 

La panique submergeait Tom par vagues. Ça n'était pas comme ça que ça devait se passer ! Il aurait du tout dire à Bill lui-même, son fils n'aurait jamais dû découvrir ça tout seul ! Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux, et il vit le brun sursauter, puis écarquiller les yeux. Il stoppa immédiatement son geste.

- Il fait tout le temps ça, murmura Bill dont les tremblements redoublèrent. Mon père, il... Avec ses cheveux... Oh mon Dieu... C'est... 

- Bill... 

Tom fit un pas en avant pour se rapprocher, mais le jeune homme recula aussi sec, sans jamais le quitter de ses yeux qui semblaient habités d'une folie démentielle. 

- Qui es-tu ? Est-ce que tu... Est-ce que tu as pris l'apparence de mon père ? Tu le connais ? 


Ses propres mots lui semblaient complètement incohérents, mais il ne pouvait plus réfléchir logiquement. C'était impossible, quelque chose d'aussi insensé ne pouvait pas arriver. 

- Calmes-toi... Chuchota Tom. 

Il s'approcha à nouveau, et cette fois, Bill ne bougea pas. Il vint doucement se mettre face à lui, sans le toucher pour autant. 

- Il y a 5 mois, commença-t-il, la voix tremblante, il s'est passé quelque chose que je n'aurais jamais cru possible... Alors que je m'apprêtais à partir au Mexique, je me suis réveillé dans un corps qui avait été le mien il y a dix-sept ans... 

- Non, 
supplia Bill, les yeux rempli de larmes et la voix complètement cassé. Non, non, non... 

- Bill, je suis désolé, j'aurai voulu t'en parler, mais tu ne m'aurais jamais cru... Alors j'ai préféré essayer de m'intégrer à ta vie différemment, d'apprendre à te connaître... Je te promets que j'ai toujours voulu ton bien... 

Le brun semblait complètement perdu, il secouait la tête, les yeux ancrés dans ceux de son père, en murmurant toujours des « non » désespérés. Une larme dévala sa joue, et Tom vint poser ses mains sur ses frêles épaules parcourues de spasmes. 

- Je n'ai jamais voulu te mentir... Mais tu me détestais tellement, jamais tu ne m'aurais laissé t'approcher si tu avais su que... 

- Tais-toi... TAIS-TOI ! Hurla soudain le brun en repoussant violemment le dreadeux. Tu mens, c'est impossible, ça n'existe pas ces trucs là ! C'est n'importe quoi !

- Bill... C'est moi qui t'ai appelé ces deux fois, pour te donner des nouvelles... Je n'ai jamais quitté la ville, j'ai toujours été là... Je voulais tellement te rassurer, mais j'ignorais dans combien de temps je redeviendrais moi-même... Alors je me suis installé chez Georg, le seul qui aurait pu me croire et m'aider, j'avais l'intention de te parler, de tout t'avouer... Et puis plus le temps passait, plus c'était difficile, parce qu'il se passait des choses que je n'avais pas prévues, que j'ai développé ces sentiments étranges envers toi... 

- Arrête ! 
Cria à nouveau le brun en plaquant ses mains contre ses oreilles. C'est ignoble, tu dis des choses horribles... Mon père est partit... Et tu es... Tu es Tomas, tu es... On est ensemble, tu n'es pas mon putain de père ! 

Le blond secoua misérablement la tête.

- Je suis Tom, je suis ton père, aussi incroyable que ça puisse paraître... Si tu savais la torture que ça a été, de ne rien te dire...

Il baissa le visage, les poings serrés, alors que Bill le fixait, collé contre le mur en face. 

- De tomber amoureux de toi... 

Un frisson parcouru le corps tout entier du plus jeune, et il voulut soudain se retourner pour se frapper la tête contre le mur, jusqu'à oublier tout ça, et revenir quelques instants plus tôt, quand il pensait passer une soirée remplie d'amour avec son petit ami... Mais il était comme paralysé, et ne pouvait que regarder cette personne qu'il pensait connaître lui dire des choses plus incroyables les unes que les autres. D'un coup, Tom tendit la main vers lui. Il eut un mouvement de recul, mais vit qu'elle venait se saisir de la photo qu'il serrait encore entre ses doigts. Le blond se vit sur le papier glacé, un sourire radieux au visage, avec ses dreads, son piercing, et son visage d'adolescent de dix-sept ans, ce même visage qu'il voyait chaque jour depuis maintenant cinq mois. Il la retourna et la montra à Bill pour qu'il puisse constater l'horrible vérité. 

- Tu vois ? C'est moi. J'ignore comment tout ça est possible, mais c'est moi. 

Bill secoua la tête, visiblement décidé à tout renier en bloc. Alors, après avoir doucement posé la photo sur la commode, Tom inspira profondément avant de débiter :

- Tu es né le 27 octobre. Tu as marché à 18 mois, chez tes grands parents, je n'étais pas là pour le voir. Tu es allergique au pollen et aux courgettes. Quand tu avais 15 ans, on est parti en weekend à la montagne, tu as faillis tomber dans un ravin, on s'est fait bouffer par les moustiques, et c'est la dernière fois qu'on a fait un truc ensemble. Tu manges un bol de céréales et tu bois un verre de jus de kiwi tous les matins, sinon tu... Tu es de mauvaise humeur. 

Ses derniers mots s'étaient évanouis à la vue des larmes de Bill. Il savait qu'il venait de lui prouver son identité, personne ne savait ces choses-là. 

- Pardonne-moi, demanda alors Tom en baissant la tête. 

- Te pardonner ? 

Le brusque revirement de situation fit sursauter le dreadeux. Il vit que Bill avait les yeux noirs, et que ses larmes s'étaient arrêtées, laissant place à une colère furieuse. Le plus jeune s'approcha de son père - puisqu'il fallait à présent l'accepter, c'était bel et bien Tom, et non Tomas -, et sans le quitter des yeux, il commença à hurler toute sa colère et son dégoût.

- Comment tu as pu, comment tu as osé faire un truc pareil ! Est-ce que tu te rends compte ? De ce qu'on a fait ? Mais c'est dégueulasse putain ! 

- Pardon...

- C'est ignoble ! Tu m'as mentis, tu m'as embrassé putain ! Tu es mon père ! Mais c'est... 


Il se passa une main sur le visage, tremblant à nouveau comme une feuille au vent. 

- C'est horrible, y'a pas d'autre mot, tu es horribles... Tu... Je t'ai fait confiance ! Mais qu'est-ce que j'ai pu être con ! 

- Pardon...

- Quand je pense que j'ai été jusqu'à chialer parce que tu m'avais abandonné, alors que tu étais là tout ce temps, à t'amuser avec moi, à jouer comme si j'étais un vulgaire pantin, tu étais là alors que j'avais besoin de mon père, sans jamais te manifester, tu m'as fait attendre des mois, merde !

- Pardon...

- C'était évident, rien qu'à ton prénom... Tes putains de manies... Tes réactions dès que je mentionnais mon père... Quand je pense que tu es rentré dans MA vie, sans que j'en sache rien, que tu t'es infiltré dans ma moindre parcelle d'intimité !

- Pardon...

- Tu as été jusqu'à fréquenter mon ex, te renseigner sur moi, tu... Tu es devenu mon petit ami ! Putain ! Tu as conscience qu'on pourrait aller en prison pour ça ? C'est de l'inceste ! De la pédophilie ! C'est immoral, tu m'as laissé croire ces choses, tu m'as fait faire ces choses en toute conscience, alors que je ne savais rien, rien ! Mais c'est... C'est ignoble ! 


Il approcha son visage à quelques centimètres de celui de Tom qui le fixait sans rien dire de plus que ses « Pardon » implorants, et il lui cracha :

- Et dis-moi, Papa, tu comptais faire quoi ensuite ? Me baiser ? 

Tom secoua la tête sans jamais baisser son regard, et murmura un nouveau « Pardon » étranglé. Il vit le regard de son fils se voiler, et ses mains se lever. Il ferma les yeux, en attente du choc qu'il ne chercherait pas à éviter, il le méritait, il était un monstre. Mais se furent deux mains douces qui se posèrent sur ses joues avec précaution. Il se décida à le regarder, et se retrouva face à un visage dévasté par le chagrin, des yeux blessés et débordants de larmes qui ne cessaient de glisser silencieusement le long des joues blafardes. Cette vision le fit presque défaillir tellement elle lui était insupportable. Il avait voulu le protéger, lui éviter de souffrir, et à présent, il était la personne qui lui faisait le plus de mal sur cette planète. Un sanglot s'échappa de la gorge de Tom, et les larmes de Bill s'épaissirent. Il ouvrit lentement la bouche et articula comme il put :

- Tu es mon père... Sa voix était remplie de désespoir. Tu comprends ? Je ne peux pas. Je ne peux pas.

Ses derniers mots sonnaient plus comme un « je t'aime », et ils atteignirent le blond en plein c½ur. Une larme solitaire roula sur sa joue, effacé par le doigt de Bill qui tenait toujours son visage entre ses mains, sans jamais le quitter des yeux. Il voulu ouvrir la bouche, expliquer à son enfant ce qu'il avait voulu faire, que tout ça n'était pas prévu, qu'il s'était laissé prendre par ses propres sentiments, que tout ça n'était pas volontaire, mais qu'à présent c'était arrivé et qu'il l'avait accepté malgré lui, il voulait vraiment que Bill saches tout ça. Mais à l'instant où il voulu parler, le brun secoua la tête, lui intimant de se taire. Il défit doucement ses mains de ses joues, et s'écarta de Tom, baissant enfin le regard vers le sol. Aussitôt, un froid, et un immense vide envahit tout l'être du blond. Il eut l'impression de se jeter dans une marre d'eau glacée qui lui coupait le souffle et figeait tous ses muscles. Il avait besoin d'exister aux yeux de celui dont il était incontestablement tombé amoureux, il avait besoin d'être un père pour son fils, il voulait tout ça à la fois, mais l'indifférence, le rejet ? Il en mourrait. Pourtant, et voyant que Bill ne relevait jamais le visage, il déglutit, et se dirigea vers la sortie, sans se retourner. 

Ce n'est qu'une fois loin de chez lui, entre Bill et Georg, qu'il se gara sur le côté et qu'il fondit en larmes contre son volant, le corps parcouru de spasmes violent qui lui contractaient le corps, l'estomac, le c½ur. Il sortit en manquant de tomber et se vida de son repas. Tout son être semblait rejeter ce qu'il lui restait pour survivre, comme s'il voulait lui aussi disparaître. Il se laissa tomber à genoux, épuisé, et rassembla ce qu'il lui restait pour hurler à s'en péter la voix en rejetant la tête en arrière. Hurler sa douleur, son chagrin, son impuissance face à tout ça, hurler sa culpabilité, sa monstruosité. Il ne méritait plus d'exister, pas après ça. Bill avait raison. Il avait été un manipulateur, il n'avait pas réfléchit... Le souffle lui manqua, et son cri de désespoir mourut dans la nuit. Il resta ainsi pendant longtemps, trop longtemps pour qu'il sache exactement combien de temps. Puis, à bout de forces, il remonta à bord du véhicule et acheva de rentrer à la villa. Il tenta de ne pas faire de bruit, et fila directement dans sa chambre, constatant que Georg dormait profondément à l'entente de ses habituels ronflements. Il se laissa tomber sur son lit, n'ayant même plus l'énergie de pleurer. Il retira vaguement son teeshirt et son pantalon, ne prit pas la peine d'aller fermer les volets, à quoi bon ? Il tomba simplement dans un sommeil loin d'être apaisant, peuplé de cauchemars plus horribles les uns que les autres, et d'un regard, le pire de tous, un regard brûlant de chagrin.

[...]

Il ouvrit difficilement les yeux, mettant un certain moment à réaliser où il était, pourquoi il était en boxer et en chaussettes, et pourquoi le soleil l'éblouissait. Puis il se souvint. La nausée lui monta à la gorge, et il cru qu'il allait encore vomir. Mais rien, juste une douleur intérieure si violente qu'elle aurait pu le tuer sur place. Il se redressa comme il put, courbaturé d'avoir dormis n'importe comment, engourdi et dans les vapes. Ses yeux collaient, et ses joues le tiraillaient, à cause des trop nombreuses larmes versées la veille. Il jeta un coup d'½il au réveil. Il était plus de midi. Il n'avait envie de rien, pas envie de bouger, pas envie d'aller manger, de vivre, pas quand tout s'était effondré. Mais du bruit à l'étage inférieur attira son attention. Georg. Il lui restait toujours son meilleur ami. Il saurait surement quoi faire... Comme il l'avait toujours su. Il retira ses chaussettes (il se sentait un peu moins plouc ainsi) et se mit sur ses pieds. Il fut pris d'un vertige et eut une sensation désagréable. Il avait l'impression d'avoir une vision lointaine du sol, un peu comme un lendemain de cuite. Il laissa échapper un grognement et se gratta le menton en descendant bancalement les escaliers. S'il se fiait à ses oreilles et à son nez, Georg était dans la cuisine. Il s'y dirigea en baillant, et apparut dans l'encadrement de la porte. 

- Salut Gé, s'entendit-il dire d'une voix grave. 

Il écarquilla les yeux, en même temps que son meilleur ami qui s'était tourné pour le regarder. Cette voix... Il eut immédiatement un geste vers ses cheveux. Il y passa ses doigts, et les sentit filer entre eux, lisses et longs, doux et fins... Pas de dreads. Il se mordit la lèvre : plus de piercing. Il pencha la tête vers le bas pour s'observer. Un corps plus robuste, musclé, allongé. 

- Oh putain ! S'exclama-t-il en c½ur avec le châtain. 

Il avait bien sentit que son crâne lui faisait moins mal, que le poids habituel que représentaient ses dreadlocks n'était plus là, mais il avait été trop pris dans son malheur pour s'en rendre compte dès qu'il avait ouvert les yeux. Il dévisagea Georg dont le visage se fendit d'un sourire.

- Tom, mon pote, t'es de retour ! 

Il se laissa enlacer, trop surpris pour réagir. Alors ça y est ? Il allait reprendre son ancienne vie ? Étrangement, cette pensée ne le rassura pas. Quelle sorte de vie lui restait-il ? Bill ne voudrait jamais le revoir, pas après ça. Son boulot ? Il ne l'avait jamais réellement aimé, même si ça lui plaisait un minimum, il avait juste été là où ses parents voulaient le voir. Georg s'aperçut vite du manque de réactivité de son ami, puisqu'il s'écarta de lui pour l'observer. 

- Tom ? Ça va ? 

Le blond hocha doucement la tête, sursautant presque lorsque quelques mèches de ses cheveux vinrent lui caresser la nuque et le torse. Il eut un ridicule pincement au c½ur en pensant que ses dreads n'étaient définitivement plus. 

- Il s'est passé quelque chose, pas vrai ? Éluda Georg. Il s'est forcément passé quelque chose qui a déclenché ton retour à la normale. T'étais pas sensé dormir chez Bill cette nuit ?

La mention de l'androgyne envoya une série de frissons dans le ventre de Tom, et il dû lutter pour ne pas fondre en larmes. Le châtain le dévisageait, à la recherche d'une réponse.

- Tu lui as parlé ? Ça s'est mal passé ? Tom ! 

- Je... C'est rien. Je vais aller faire mes valises. 


Georg fronça les sourcils, sans lâcher les épaules de son ami.

- Tom, dis-moi ce qu'il s'est passé. Y'a eu un déclencheur, c'est évident. 

Les yeux de l'ex dreadeux se tournèrent lentement vers ceux de son interlocuteur, des yeux ternes et sans joie, des yeux que Georg ne reconnaissait pas. 

- Merci pour tout ce que tu as fait, Gé. T'es un véritable frère pour moi. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi... 

Puis il laissa son ami pour monter à l'étage, sans lui laisser le temps de répondre. Il se rendit compte que personne à part lui ne pourrait lui apporter de solution, et qu'il avait été déjà trop dépendant de Georg pour lui en demander encore. Il sortit le sac de voyage de la grande armoire, et entreprit d'y mettre toutes ses affaires. Ses vieux vêtements allaient retrouver leurs cartons, et il mit de côté ceux qu'il avait avant sa transformation. Il alla prendre une douche, en profita pour récupérer ses produits de bain, sa brosse à dent, tout ce qu'il avait éparpillé durant ces 5 mois dans l'immense et magnifique villa de son meilleur ami. Il enfila un jean et une chemise, sécha et brossa ses cheveux avant de les attacher, et s'appuya sur les bords du lavabo en fixant son reflet. Il observa son visage, ses traits qu'il avait presque oubliés, plus marqués, plus tirés... Il laissa un long soupire s'échapper de ses lèvres. Cette personne lui avait manqué autant qu'il avait souhaité ne jamais la revoir. Trop de contradictions, trop de doutes, trop pour une seule personne. Tom se sentait tellement perdu, ignoble, sale... Il secoua la tête et fit un tour rapide de cet étage, avant de descendre, sac à la main, chercher s'il n'avait rien oublié. Son ordinateur regagna sa sacoche, il attrapa son portable sur la table du salon, et posa son sac dans l'entrée en soupirant encore. 

- Tom, entendit-il dans son dos alors qu'il faisait face à la porte, si t'as un problème, tu sais que tu peux rester ici encore un peu, tu ne m'as jamais dérangé, au contraire... 

Le c½ur du blond se serra à l'extrême, et, sans quitter la porte des yeux, il dû faire un effort énorme pour répondre sans laisser transparaître ses émotions. 

- Merci, Gé... Je récupère ma voiture, j'ai laissé les clefs de la tienne sur la table. Je te recontacte vite pour le boulot, de toute façon. 

- Tom...

- Merci. 


Il attrapa son sac et sortit sans se retourner, trop honteux de tout ce qu'il avait imposé à son meilleur ami et de la façon dont il repartait, sans rien lui expliquer. Mais comment lui expliquer quelque chose qu'il refusait d'accepter ? Il ne pouvait pas perdre Bill, c'était impossible. Il ouvrit machinalement sa voiture, mit ses affaires dans le coffre, et grimpa à l'intérieur. Il resta ainsi un instant, sachant très bien que Georg l'observait depuis l'entrée, l'air peiné. Il secoua la tête et démarra le moteur pour retourner vers la maison qu'il avait fréquenté comme un simple visiteur ces derniers mois. Il ne cessa de retourner dans sa tête tout ce qui avait pu se passer depuis son rajeunissement inexpliqué, chercher l'endroit où il avait pu commettre une erreur, un faux pas, bref, il tenta de trouver pourquoi il était à présent dans l'état pitoyable où il se trouvait. Mais il ne récolta qu'une migraine et fut bien trop vite garé devant sa maison. Il se traina hors de sa voiture, descendit tout son bordel, et remonta l'allée. 

Arrivé devant la porte, il ferma les yeux et pris une profonde inspiration. Il pouvait le faire. Il introduit sa clef dans la serrure et se retrouva dans son hall d'entrée. Il referma derrière lui et posa ses affaires sur le sol. Il s'étira et s'avança dans son salon. Un bruit dans les escaliers le fit se retourner, et il se retrouva (bien plus tôt qu'il ne l'aurait espéré) face à un Bill qui sortait visiblement de son lit (Celui de Tom, en vérité). Le brun se figea en arrivant dans la pièce, il n'avait apparemment pas encore trop émergé. Ses cheveux étaient dans tous les sens et le teeshirt trop grand de Tom lui tombait sous les genoux. Ses yeux quant à eux étaient rouges, cernés, et laissaient facilement deviner que Bill avait pleuré toute la nuit. Le plus âgé lui trouva un air tellement fragile et innocent que tout le courage qu'il avait rassemblé pour venir ici s'effrita. Il se racla la gorge alors que le regard de son fils le transperçait de partout. 

- Euh...

C'est la seule chose plausible qu'il trouvait à dire. Il tenta de se ressaisir, et inspira à nouveau à fond en se passant la main dans la nuque. 

- Mon... Mon voyage au Mexique est terminé... 

Bill sembla écarquiller un peu plus les yeux. Tom eut un rire nerveux. 

- D'accord, c'était nul. Écoute, tu vas sûrement penser que je deviens fou, ou que tout ça est complètement dingue... En fait, ouais, ça l'est, mais voilà. Je suis là, je ne sais pas pourquoi maintenant, ni comment, mais... Je suis là. 

L'androgyne ne bougeait toujours pas, l'air ahuri. Après tout, la veille il apprenait que son père et son petit ami étaient une seule et même personne, et aujourd'hui, il apprenait que Tomas avait disparu soudainement pour lui rendre son paternel... De longues minutes passèrent ainsi, l'un comme l'autre ne prononçant aucun mot. Le blond était en attente d'un verdict. Si Bill souhaitait partir, pourrait-il le retenir ? Il en doutait, car il méritait de ne plus le revoir. Puis, alors qu'il perdait de plus en plus espoir, il distingua un léger mouvement de la part du brun. Bill venait de se passer une main dans le cou, l'air d'hésiter. Puis il le vit fermer les yeux, les rouvrir pour les planter dans les siens, et s'avancer vers lui, sans un mot. Tom ne cilla pas, trop anxieux de la suite. Allait-il se faire frapper, insulter, se prendre à nouveau la douleur et la trahison en pleine figure ? Leurs visages furent bientôt si proches qu'il pouvait distinguer les petites traces de maquillage effacés sur ses joues. Il retint son souffle et n'entendit plus rien que les battements furieux de son c½ur. 

Puis, après un long moment d'attente, la main de son fils vint se glisser dans sa nuque, le forçant à s'abaisser un peu, et leurs lèvres se rencontrèrent. Tout l'être de Tom sembla se détendre, et il osa passer une de ses mains autour de la taille du brun pour les rapprocher un peu plus, tandis que l'autre se plongeait dans sa chevelure. Il le serra contre lui, il le serra à l'étouffer, mais peu lui importait. Il ne voulait plus jamais en être séparé. Il sentit les ongles de Bill lui griffer la nuque, puis ses doigts glisser dans ses cheveux blonds, alors que leur baiser se faisait plus profond, plus passionné. C'était étrange, c'était la première fois qu'ils s'embrassaient alors que Tom avait son apparence adulte. Étrange, mais plaisant. Les ongles longs de l'androgyne s'amusèrent à tracer quelques cercles dans la nuque du blond, à griffer la peau nue, lui procurer quelques frissons. Il sentit les doigts de son père serrer quelques mèches de ses cheveux, tirer dessus, et la sa langue chercher à aller encore plus loin dans sa bouche. Leurs souffles étaient rapides, ils se perdaient dans cette étreinte charnelle qu'ils savaient immorale, malsaine, mais qu'ils désiraient plus que tout. Leurs lèvres ne se quittaient plus, et ils avaient à la fois chaud, et froid tant la peau de leurs corps était parcourue de chair de poule. C'était leur façon de se redécouvrir, même si c'était plus le cas pour Bill que pour Tom. Ce dernier avait embrassé son fils un nombre incalculable de fois, en tant que Tomas, il connaissait par c½ur leur douceur, leur goût, mais c'était à chaque fois un peu plus fort, un peu plus enivrant. Ils se séparèrent finalement à bout de souffle, et posèrent leurs fronts l'un contre l'autre. Les yeux de Bill étaient clos, ceux de Tom détaillaient le visage de son fils, visage marqué par la tristesse, le doute, mais aussi l'amour, un amour qu'il n'était pas certain de mériter. 

- J'ai besoin de Tomas... 

Le c½ur de l'adulte se stoppa, et il pensa un instant que tout était terminé, qu'il aurait mieux fait de ne jamais redevenir lui-même, qu'il avait perdu Bill pour de bon. Mais en le sentant se crisper, le plus jeune rouvrit les yeux et glissa doucement sa main sur le torse de son père, qui s'attendait à se faire repousser. Au lieu de ça, la paume de Bill vint se placer sur le c½ur figé de Tom, et il lui souffla doucement :

- ... Et de Tom aussi. Tu m'as tellement manqué, Papa... 

Leurs regards se connectèrent, et, avant même d'en prendre conscience, Tom se retrouva à serrer l'androgyne dans ses bras en pleurant. Il sentit tout son être se vider des émotions trop puissantes qui l'avaient assaillit pendant des mois, de la pression, de la peur aussi. Il laissa tout s'évacuer, pour qu'il ne lui reste que cette envie de rattraper le temps perdu, et de laisser l'adolescent qui était en lui reprendre sa place, comme il l'avait fait ces cinq longs mois de comédie. 

Bill le laissa pleurer, se contentant de le serrer contre lui, lui caresser les cheveux, à tel point qu'on aurait pu se demander qui des deux était l'adulte. Mais peu lui importait, il voulait simplement se sentir aimé, il voulait éviter à tout prix de penser qu'il venait de perdre la personne dont il était tombé amoureux, pour se convaincre qu'elle était bel et bien là, avec lui. Il savait que tout ça semblait fou, et que la personne qu'il aimait était son père, oui, il le réalisait bien à présent. Mais il s'en fichait. Après tout, même avant le départ de Tom, il avait commencé à développer des sentiments violents à son égard, trop puissants pour être sains. Alors qu'ils aient évolués dans ce sens ne le dérangeait plus. Ce dont il avait besoin, là, c'était une preuve. Il sentit le blond se calmer peu à peu, et osa se décoller un peu de lui pour plonger ses yeux dans les siens. Sans prononcer un mot, il lui prit la main et l'entraina à l'étage. 

Ils allèrent directement dans la chambre de Tom, encore plongée dans le noir et imbibé de l'odeur chaude de Bill qui avait passé sa nuit ici, comme toutes les précédentes en fait. Le brun referma lentement la porte derrière eux, et resta ainsi un instant, à observer Tom. Il le distinguait nettement, malgré l'obscurité légèrement troublé par les rayons de soleil qui filtraient à travers les volets. Il le trouvait beau, il l'avait toujours trouvé beau. Il s'en approcha, et leurs lèvres se scellèrent à nouveau. Les bras de Bill s'enroulèrent autour du cou de Tom, et il le poussa à s'asseoir sur son lit, avant de grimper sur ses genoux, sans rompre leur baiser. Au départ hésitant, il finit par coller franchement son bassin à celui du blond, et ne fut qu'à peine surpris de le sentir aussi éveillé que lui. Un gémissement échappa à Tom, et ses joues s'enflammèrent. Il pensa même à s'excuser, mais Bill le coupa dans son initiative en se redressant légèrement et en faisant passer son teeshirt, puis celui de son père par-dessus leurs têtes. Il le fixa, longtemps, puis posa ses mains sur les épaules plus carrées, plus larges de celui qui avait été Tomas. Il laissa ses doigts glisser sur son torse, jusqu'à son ventre, puis remonter. Tom ne disait rien non plus, il l'observait faire, fasciner par ses gestes sensuels et sa capacité à le faire réagir au moindre contact. Il ferma finalement les yeux et sentit les mains de Bill détacher sa ceinture, abaisser son pantalon ainsi que son boxer. Il se souleva légèrement pour le laisser finir de le déshabiller entièrement. Il fut gêné en comprenant que Bill s'était remis debout et le détaillait sûrement, nu, assis sur le lit. Mais son c½ur s'accéléra quand il entendit vaguement des bruits de tissus, laissant entendre que son fils se mettait dans la même situation que lui. Il n'osa pas regarder, de peur de mettre Bill mal à l'aise. Mais ce dernier vint poser sa main contre la joue brûlante de l'adulte, l'incitant à rouvrir les yeux. Il les posa d'abord sur le visage apaisé de son enfant, puis le laissa lentement glisser sur son corps fin, ses abdominaux, son aine tatoué, ses longues jambes... Son entrejambe s'éveilla un peu plus, et il cru mourir en voyant Bill s'agenouiller devant lui. 

- Bill...

- Chuuut... Laisse-moi faire. J'en ai besoin. 


Et avant même qu'il ait pu protester plus, il sentit la bouche chaude du brun englober son sexe. Il resserra ses doigts sur les draps du lit et rejeta la tête en arrière en soupirant. Bill fit d'abord quelques mouvements lents, passant sa langue piercé partout où il le pouvait. Puis sa mains vint accompagner ses vas-et-viens plus rapides. Les gémissements de Tom l'encouragèrent à le prendre plus loin. Il devait avouer qu'il avait l'habitude, il avait fait un nombre incalculable de fellations, et il paraissait même qu'il faisait ça bien. Mais c'était différent, c'était son père. L'homme qu'il aimait, démesurément. Il fit encore quelques mouvements, puis remonta le long du corps recouvert de sueur pour revenir se placer sur les jambes de Tom. Il fit à nouveau entrer en contact leurs virilité, et entreprit de donner quelques coups de reins insistants. Le message était clair, et il clignotait dans le cerveau de Tom. Néanmoins, il vit rouge en réalisant que Bill se soulevait légèrement et qu'il semblait se placer bien au dessus de son pénis gonflé par le désir. 

- Attends ! S'exclama-t-il, faisant sursauter Bill. Tu... Il faudrait te préparer, et puis, tu n'es pas obligé, on peut attendre, on peut...

- Je le veux, je le veux maintenant, Papa... J'en ai tellement besoin... Je veux que tu sois là... 


Le c½ur de Tom se serra, et il agrippa la nuque de Bill pour l'embrasser profondément. Le plus jeune en profita pour s'abaisser lentement, s'empalant sur le sexe de son père avec douceur. Il n'avait pas vraiment mal, juste un peu, comme toujours. Mais un sentiment si puissant s'empara de lui qu'il en oublia tout, pour ne faire que ressentir. Bientôt, il se retrouva à nouveau complètement assis sur Tom, celui-ci enfoncé au plus profond de lui. Ils se détachèrent enfin en haletant. Leurs torses se soulevaient à une allure folle, et Bill vint poser sa tête sur l'épaule de Tom. Il amorça quelques mouvements de bassin pour s'habituer à l'intrusion, et remonta finalement pour redescendre plus rapidement, plus fortement. Deux cris retentirent dans la pièce. Il recommença son manège une, deux, trois fois, y mettant toujours plus de force, plus de contact. Ils s'embrassèrent de façon violente, et la passion pris le dessus sur la douceur. Tom poussait vers le haut, s'appuyant d'une main derrière lui, l'autre étant occupé à tirer la chevelure ébène de son fils. Sa tête partie en arrière alors que Bill s'abaissait encore sur lui en resserrant ses muscles au maximum. Le brun hurla son prénom lorsqu'il toucha sa prostate. Puis il se baissa lentement vers son père qui n'avait pas bougé pour venir embrasser son torse, son cou, et sucer sa pomme d'Adam bien exposée, la lécher, la mordiller. Tom gémit fortement et inclina un peu plus sa tête en arrière pour apprécier la douce torture. 

Puis, alors qu'ils se sentaient tous les deux très proches, le plus âgé inversa leurs positions pour plaquer Bill contre le matelas et le pénétrer avec force. Nouveau hurlement de plaisir. Il ne fallut plus qu'un ou deux coups de reins tout aussi puissants pour qu'ils atteignent l'orgasme à quelques secondes d'intervalles. La chaleur sembla leurs éclater au visage, et ils se retrouvèrent tous deux à bout de souffle, toujours reliés. Tom se laissa aller contre le corps de Bill, qui appréciait de se sentir ainsi écrasé sous le poids de son père, et surtout, complet, comblé. Il caressa doucement le dos du blond qui finit par se retirer à contrec½ur. Ils se regardèrent en se caressant mutuellement le visage, les cheveux. Ils venaient de commettre un crime punit par la loi, et ils se sentaient mieux que jamais. 

- Je t'aime. 

Ils sourirent en réalisant qu'ils avaient parlé en même temps. Une larme vint tâcher la joue de Bill, mais son sourire ne s'effaça pas. 

- Et dire que j'aurais attendu dix-sept ans que tu me le dises... 


Le pouce de Tom effaça rapidement la goute salée du visage de son fils, et il ferma les yeux en déglutissant. 

- Je ne pourrai jamais rattraper toutes ces années... Mais je veux t'en offrir beaucoup d'autres, je veux être un vrai père pour toi. Et plus encore. Peu importe ce que dit la morale. 

Le brun eut envie de hurler de joie, mais il se contenta de se rapprocher de Tom pour se blottir contre lui et laisser encore quelques larmes de bonheur glisser dans son cou. 

- Ne me quitte plus jamais, murmura-t-il. 

- Plus jamais. Je te le promets. 

Leur étreinte se resserra, et ils s'endormirent bientôt pour quelques heures, avant d'aller profiter de cette magnifique après-midi ensoleillé dans leur jardin. Ils parlèrent longtemps, ils parlèrent sans même en avoir conscience, jusqu'à ce que la nuit tombe. Ils parlèrent de tout, de cette étrange histoire, qui avait pourtant changé tellement de choses, essayant d'y trouver un sens, en vain. Puis ils abandonnèrent, après tout, à quoi bon ? Qui pourrait un jour expliquer ce qu'il s'était passé ? C'était surréel. Et pourtant. C'était leur réalité. Et Tom ne la remercierait jamais assez de lui avoir offert une deuxième chance. 
 
 
 
 
 
 

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Comments :

  • kissandloveme

    20/04/2013

    j'avais déjà vu 17 ans encore et j'avais adoré ,mais ta fiction je la trouve génial.C'est dure de mettre en place la relation que tom a avec son fils,je suis pas fan de ce genre de relation normalement mais ta facon d'ecrire ma simplement hipnotisé et j'ai vraiment adoré.

  • Amuna28-fic

    19/08/2011

    Finalement tous c'est arranger. Heureusement d'ailleurs.
    Tom et Bill s'aiment, c'est le plus important. ^o^

  • chaos87th

    02/02/2011

    Génial ce chapitre.
    Tom et Tomas étant une seule et même personne, normal que Bill les aime tous les 2.

  • cactuslady

    08/10/2010

    Oh, Tom et Bill qui couchent ensemble après que Tom soit " redevenu " son père, c'est bizarre, quand même... D'imaginer Tom adulte aussi, c'est pas comme d'habitude.. Mais c'est tellement beau.

  • zyngao

    12/06/2010

    c'est vraiment super tout est bien qui finis bien il memanque que l'epilogue a lire tchao

  • Lass-mich-vergessen

    05/06/2010

    C'est la fin rêvée. Une belle alternative aux douloureux choix qui se présentaient à eux. Ou tout du moins qui se présentaient à Bill : perdre son père ou son amant.
    Finalement, il garde les deux.
    Il sont suffisamment soufferts pour ne pas devoir supporter une ultime séparation.
    Et puis, sans les deux, Bill n'aurait pas supporter de perdre Tom ou Tomas. Il lui serait resté l'amer regret de ne jamais avoir pu aimé Tom comme un père, la douleur de ne jamais avoir été aimé de ce père.
    Et s'il avait perdu son amant, il aurait perdu la seule personne qu'il n'aurait jamais aimé.
    Quand à savoir pourquoi cette seconde chance leur a été accordée, je pense que c'es simplement parce qu'au fond, seule une malheureuse erreur de jeunesse a fait qu'ils ne se sont jamais aimés tels un père et un fils.
    Ils devaient seulement s'en rendre compte. Et méritaient de connaître cela.

  • L--e--b

    22/12/2009

    Super Lemon =DD <3.

    Tom ma fait rire avec son "Euh...Mon voyage au Mexique est terminé" lOl ^^

    Sa fait un peu bizarre qu'il l'apel Papa pendant leur moment de "couple" mais bon c'est fictifs hein =).

  • Giffolies

    29/11/2009

    Je pensait que Bill réagirait plus violemment.
    Tom mais pourquoi tu n'a pas tout expliquer à Georg pff alala.
    Ahhhh jsui soulagé ils sont enfin ensemble enfin re ensemble

  • miam

    30/10/2009

    Waou!!! j'ai adoré cette histoire,bien trouvé. bravo! bonne continuation

  • Binoouh

    20/08/2009

    J'adore!
    Tu as décris leurs sentiments à la perfection!
    C’était si touchant comment ils ont finit par ce dire je t’aime!
    Enfin de mon point de vu c’était juste parfait
    Les battements de mon cœur accéléraient tellement, plus j'avançais dans le chapitre,
    Plus je croyais que mon cœur allait me lâcher avant la fin!
    J’ai hâte de lire l’épilogue!

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