Leave the Dark - Chapitre 5

Dès que Tom fut chez lui, il sut que quelque chose était inhabituel. Une tension, quelque chose dans l'air qui lui mit la puce à l'oreille. Les voix qu'il entendait et qui semblaient venir du salon lui confirmèrent ses craintes. Il balança ses affaires, défit rapidement ses chaussures et se précipita dans la pièce. Il tomba sur Georg, Lukas et Fred en grande discussion. Ils se stoppèrent en l'entendant entrer. Il resta planté dans l'encadrement de la porte, l'air vraiment inquiet.

- Qu'est ce qu'il se passe ?

- Ne flippe pas, Tom,
lui indiqua son frère en se levant pour le faire s'asseoir. On a peut être un problème.

- Quel genre de problème ?


Il tentait de ne pas paniquer, mais il le sentait mal.

- C'est quand la dernière fois que tu as vu Andréas ?

Le sang de Tom ne fit qu'un tour, et il sentit ses poumons s'écraser sous l'effet du stress.

- Quoi ? Il s'est passé quoi ? Qu'est-ce qu'il a ?

- Tom,
lui intima Lukas, réponds-moi et ne panique pas s'il te plait. On a besoin de savoir quand tu l'as vu pour la dernière fois.

Le dreadeux fouilla dans sa mémoire, tentant vaguement de ne pas laisser la peur l'envahir.

- Dimanche dernier, quand tu m'as filé le portable, répondit-il finalement.

- Il a disparu depuis jeudi, dans la nuit.

Le calcul se fit tout seul dans la tête de Tom. On était samedi. Son c½ur s'accéléra.

- Sa mère ne s'est pas inquiétée avant ?

- Elle pensait qu'il était partit chez un ami. Mais il ne répond pas au téléphone, et personne ne l'a croisé... Tom, t'es tout blanc. Calme-toi.


Le blond prit de longues inspirations, tremblant légèrement. Sa tête tournait, et il se demanda un instant s'il n'allait pas simplement tomber dans les pommes.

- Il faut qu'on s'organise en plusieurs groupes, décréta Georg, l'air grave. Deux d'entre eux fouilleront tous les alentours ainsi que le secteur de Stefan, et j'en prendrais quelque uns avec moi pour... Enfin, pour y aller.

Tom savait très bien de quel endroit il s'agissait, et son c½ur se déchira en deux parties. D'un coté, l'envie de foncer sans réfléchir pour aller chercher Andréas chez ces connards, de l'autre, l'atroce angoisse qu'un des leurs soit lui aussi blessé. C'était très risqué d'aller en terrain ennemie, ils en avaient d'ailleurs déjà bien payé les frais.

- Très bien, confirma Lukas. J'appelle immédiatement les autres, on se rejoint dans une heure au bar, et on ne s'arrêtera pas de remuer cette foutue ville avant d'avoir retrouvé Andy.

Sa main s'était posée sur l'épaule de son petit frère, rassurante. Mais le dreadeux ne se sentirait pas mieux, pas tant que son meilleur ami était perdu quelque part, peut-être blessé, peut-être même plus... Son c½ur lui fit mal. Non, c'était impossible.

Une heure plus tard, les onze membres furent rassemblés dans le petit café, et très vite, Lukas distribua les rôles. Il allait évidemment partir au Nord avec les plus costauds. Tom, lui, était chargé d'un des groupe qui allait ratisser le périmètre autour de chez Andréas. Juste avant de se séparer de son frère, il lui prit la main, et la serra fortement en le fixant dans les yeux. Lukas sourit, et lui caressa doucement la joue.

- Je te promets de faire attention. On va le retrouver, j'en suis certain.

Ils se regardèrent un moment, puis Tom le laissa s'en aller, une boule dans l'estomac. Il devait absolument le retrouver, et vite, avant que les choses ne dégénèrent encore plus.

Pendant une longue heure, il chercha, accompagné des autres - dont Gustav - une éventuelle trace, un coin, quelque chose qui leur donnerait une indication sur le lieu où se trouvait Andréas. Mais rien. Et puis, son portable sonna. Il cru mourir en voyant le prénom de son ami affiché sur l'écran.

- Andy ! Hurla-t-il en décrochant. Bordel, où est-ce que t'es ? !

- Je vais bien,
articula le blond, l'air essoufflé. J'ai juste besoin que tu viennes me récupérer, je suis un peu... Amoché.

- Où est-ce que t'es ?

- Pas loin de chez moi, à vue de nez. Au dessus du square.

- J'arrive.

Il raccrocha et se précipita un peu plus loin, remontant les rues en courant, avant de tourner dans un coin et de tomber sur son ami, avachi contre un mur, l'air sérieusement en mauvais état.

- Putain, t'as intérêt à avoir une bonne explication, espèce de con, ça fait des heures que tu fais flipper tout le monde ! Lui balança-t-il en le prenant par l'épaule.

Sans lui laisser le temps de répondre, il se dépêcha d'appeler son frère pour lui indiquer de faire immédiatement demi-tour. Heureusement pour eux, ils n'avaient croisés personne, et tout le monde allait bien. Il prévint son groupe ainsi que l'autre qu'Andréas était avec lui.

- On va dire qu'ils me sont un peu tombés dessus, avoua finalement le blond platine en clopinant, aidé de son ami. J'étais chez un pote jeudi soir, et je suis rentré rapidement le lendemain dans l'après midi, pour me changer, ma mère devait dormir, elle ne m'a pas vu. Je suis sorti vendredi soir, rester cloîtré chez moi me rendait maboul, je déteste vivre dans la peur de quelque chose. J'ai été faire un tour, et sans que je comprenne comment, je me suis retrouvé par terre, et ils frappaient. Je crois que j'ai reconnu David, mais j'ignore qui était avec lui. Ils étaient au moins trois. Ils n'arrêtaient plus, alors, à un moment, je suis tombé dans les vapes. Je pense qu'ils ont... Ils ont du penser que j'étais vraiment mal, ou qu'ils m'avaient... Enfin, quand je me suis réveillé, ils avaient détalés, et il faisait déjà jour. Ils m'avaient foutu dans un coin, derrière un tas de caisses, et j'ai mis un certain temps à réussir à me mettre debout. J'ai retrouvé mon portable qui avait du tomber de ma poche un peu plus loin, et je t'ai appelé. Voilà toute l'histoire.

Il poussa un soupire, l'air honteux. Tom lui envoya un regard compatissant et en profita pour détailler son corps abimé. Il semblait ne rien avoir de cassé, mais il portait quelques coupures au dessus des oreilles, et sa rotule semblait déplacée. Plus de peur que de mal, en somme.

- C'est pas grave, Andy, moi aussi ils m'ont eu comme ça. Ça ne veut pas dire que tu es faible, ou un truc du genre. Ils ne te laissent aucune chance de te défendre.

- Je sais bien. Mais quand même. Et puis j'ai du mal à comprendre pourquoi ils font ça. Ça ne va pas aussi loin, d'habitude. On dirait qu'ils cherchent presque à...


Sa phrase resta un instant en suspension, puis il lâcha en frissonnant :

- A tuer.

L'estomac de Tom se tordit à ses mots, et il ne dit plus rien jusqu'à ce qu'ils arrivent chez Andréas. Sa mère se jeta sur lui, et avec le dreadeux, ils l'aidèrent à aller se doucher, pour ensuite nettoyer ses blessures. Les autres membres du gang vinrent prendre des nouvelles, chacun étant soulagé mais aussi révolté par ce qu'il s'était passé. Lukas criait beaucoup, il avait rarement parut aussi énervé. Il était effrayant, et Tom fut obligé de venir poser une main sur son bras et lui parler doucement pour qu'il arrête enfin de s'égosiller. Il lui proposa de rentrer et de repenser à ça plus tard, à tête reposée. Ils saluèrent donc le reste du groupe et partirent de chez Andréas pour aller se ressourcer chez eux. Et, alors que Tom se glissait dans son lit, après une longue discussion avec Lukas sur les récents événements, il se sentit affreusement vulnérable, et encore moins en sécurité qu'habituellement dans sa petite ville.

***

Les yeux moqueurs noisette toisaient malicieusement le jeune dreadé qui marchait le nez en l'air.

- Allez, dis-moi.

- C'est bon,
soupira Tom, écoute, j'en sais rien, c'est impossible de tout comptabiliser...

- Fais un effort,
le titilla Bill en le poussant, le faisant dévier un peu sur le trottoir.

- Quinze ? Vingt, peut-être même plus, je ne sais pas, comment veux-tu que je m'en souvienne ?

- On n'oublie pas ses conquêtes aussi facilement !

- Bah moi je préfère,
bougonna le blond en shootant dans un pauvre caillou. Sérieux, ça t'avance en quoi ? C'était au lycée. Ça commence à dater.

- Je suis curieux. Alors t'étais un vrai tombeur, pas vrai ?


Tom rougit et baissa les yeux sur ses baskets.

- N'importe quoi.

Ils avancèrent dans les rues en continuant à rire, à parler. Ils développaient une certaine
complicité qui leur plaisait beaucoup à tous les deux.

- Comment va ton ami, au fait ? Interrogea Bill, retrouvant tout à coup son sérieux.

- Il se remet, répondit le plus jeune en affichant une mine triste. En vérité, je m'inquiète plus pour Luke. Il est fou de rage. Ça fait une semaine, mais j'ai l'impression qu'il ne s'est toujours pas calmé.

Le brun pencha la tête sur le côté, l'air réellement concerné.

- Il a une idée de ce qu'il compte faire ?

- Pas vraiment. Une autre attaque serait risquée, et ne rien faire... Non, il ne pourra pas. Alors il se tue au boulot, et à la maison, on essaye de penser à autre chose, de se détendre. De toute façon, on rentre, on mange, on dort. Les journées sont vraiment crevantes.

Bill se stoppa et se plaça face au blond, plaçant ses mains sur ses joues pour lui relever la tête. Il le dévisagea un moment, gênant légèrement Tom qui ne savait pas quoi faire.

- T'as l'air épuisé, ouais. Tu devrais peut-être te ménager Tomi, c'est pas bon d'en faire autant. T'es trop jeune pour être déjà vieux.

Les joues du dreadeux se colorèrent, et il sourit.

- J'ai pas vraiment le choix. Déjà qu'aujourd'hui je suis sensé bosser...

- Quoi ?
S'étonna l'androgyne en ouvrant de grands yeux. Un samedi ?

- Bah, avant mon accident, je faisais six jours sur sept. On est obligé, on ne boucle pas le mois sinon.


Ils ne parlèrent plus pendant quelques instants, se contentant d'avancer, les mains enfoncées dans leurs poches - après tout, on était seulement en avril, et même si le soleil devait réchauffer quelques parcelles du pays, il semblait ne pas vouloir s'aventurer dans ce sinistre endroit. Ils tournèrent à l'angle de deux rues, et tout s'enchaîna étonnamment vite. Ils furent poussés dans un cul de sac et se retrouvèrent face à deux mecs, visiblement peu commodes, et l'air prêt à tout sauf à discuter. Néanmoins, alors que les instincts de Tom prenaient le dessus et qu'il s'apprêtait à frapper, l'un des deux se redressa et toisa Bill. Après quelques instants, il s'exclama :

- Mais dites-moi... Si c'est pas une incroyable coïncidence ça. Bill ! Quelle surprise !

Le blond en fut tellement déstabilisé qu'il n'anticipa pas le poing qui lui vola dans la figure. Il entendit Bill leur crier :

- Laissez-le putain ! Il n'a rien à voir là dedans !

Mais même si cette phrase le frappa et lui apparu dénuée de sens, il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps. Il envoya son agresseur par terre avec une force qui le surprenait lui-même, et reçut à nouveau un coup dans le visage, un coup de pied cette fois-ci, qui lui fit vraiment mal. Il se défendit avec hargne, frappant encore et encore. Il jeta un coup d'½il à Bill et constata qu'il mettait son propre adversaire KO. Alors, dans un instant de pure lucidité, il sauta par-dessus les corps gémissants au sol et, se saisissant de la main du brun, lui cria un « cours ! » retentissant. Ils dévalèrent les rues à une vitesse impressionnante et se ruèrent jusque chez Tom.

Il referma derrière eux et monta rapidement à l'étage pour se laisser tomber sur le sol de sa chambre, suivit par Bill. Ils étaient tous les deux à bout de souffle, et encore un peu sous le choc de cette attaque inattendue. Seules leurs respirations saccadées brisaient le silence de la pièce. Les yeux de Bill la parcoururent avec intérêt, avant de se poser sur la guitare de Tom rangée dans un coin. Il la désigna du menton.

- Joues-moi quelque chose.

Le blond s'exécuta, attrapant l'instrument et s'installant un peu mieux contre son lit, toujours assis par terre. Il replia ses jambes en tailleur et caressa légèrement le manche avec adoration. Puis, sans vraiment y penser, il se mit à jouer quelques accords, qui devinrent vite une chanson. Son c½ur s'arrêta de battre alors qu'une voix magnifique s'éleva à ses cotés et commença à chanter.

(Musique)

« Embrasser le garçon sur les lèvres et puis se mouiller... L'emmener dans le fond du couloir et puis se brûler... »

Les mots s'écoulaient d'entre les lèvres de Bill, mais pour Tom, c'était surréaliste. Pourquoi ne jamais lui avoir dit qu'il chantait aussi bien ? Il ferma les yeux, continuant de jouer, se laissant complètement envahir par la musique et les paroles qui retentissaient à ses oreilles comme des promesses, des supplications...

« Être blanc, être pâle, se rechercher la vie, se faire mal... En se disant que juste après, juste après... On ne le regrettera sûrement pas, juste après... »

Les doigts glissèrent sur les cordes, alors que sa gorge se serrait à lui en faire mal. Il vivait sa chanson. Le refrain lui envoya une bouffée de tristesse intense, de désespoir mêlé à un espoir fou.

« Moi je veux vivre... Vivre... Vivre... Un peu plus fort... »

La voix de Bill tremblait, et on pouvait deviner qu'il pensait ces quelques mots au plus profond de lui-même, qu'ils étaient en lui, qu'ils étaient lui. Ses yeux s'étaient également clos, et il continua, il continua tant que la musique dura.

« T'embrasser sur les lèvres et puis décider... Descendre pas à pas en bas de l'escalier, encore plus bas... Ne pas savoir qui l'on va trouver dans le fond... C'est qu'est la vie, ce que j'en sais, ce qu'il faut croire... Moi je veux vivre, vivre, vivre, encore plus fort... »

Tom revit les années de galères, la misère, la haine... Et il continua, porté par ses émotions.

« Et puis se sacrifier, et puis se crucifier, sans hommage... Et puis rester caché, les corps écartés, sans espoir... S'abandonner, ne plus jamais s'en déplaire... Juste en fermant les yeux, s'imaginer ses dieux... »

Soudain, comme animé par la même pensée, ils rouvrirent leurs yeux, et leurs regards voilés, presque semblables à celui qu'ils échangeaient après s'être drogué, se perdirent l'un dans l'autre. Et les lèvres de Bill susurrèrent :

« Nous on veut vivre... Vivre... Vivre... Encore plus fort... Encore un peu... »

Les derniers accords retentirent à travers eux, et s'envolèrent. Pourtant, leur transe ne disparu pas, elle, et Tom reposa sa guitare à sa place, avant de se replacer contre le lit, plongé dans les yeux de son partenaire. Son corps brûlait, et même s'il avait mal, il n'aurait en rien voulu gâcher cet instant. Bill se mit debout.

- Je vais chercher de quoi te soigner. Ne bouge pas.

Il sortit de la pièce pour aller fouiller dans la salle de bain, et revint avec de quoi nettoyer. Il aida Tom à s'asseoir sur le lit, et se pencha sur son visage pour enlever les traces de sang séché, s'assurer que rien n'était trop ouvert. Il mit un peu de pommade sur les bleus, puis tira doucement le blond par la main pour le mettre debout face à lui. Sans le quitter des yeux, il fit passer son teeshirt par-dessus sa tête, détacha ses dreads, et l'observa, une fois de plus. Il passa ses mains sur son torse, comme pour s'assurer qu'il n'avait rien là non plus, mais elles s'attardaient trop pour être de simples vérifications. Tom le laissa faire, fasciné encore et toujours par la façon qu'avait Bill de le toucher, de le regarder. Son corps se couvrit de petits frissons, et il soupira de bien être. Bientôt, le brun le fit pivoter pour se retrouver face à son dos, et recommença son manège avec ses caresses. Il avait bien sentit Tom se crisper, et il devinait sans mal pourquoi : la cicatrice dans son dos était vraiment grande. C'était une des parties que le dreadeux haïssait le plus chez lui, et il supportait difficilement de laisser quelqu'un la regarder, la toucher. Pourtant, peu à peu, les doigts fins et experts de Bill lui firent oublier son malaise, et il laissa retomber sa tête légèrement en arrière, les yeux fermés. Ses dreads furent repoussées sur ses épaules, et il sentit la bouche du plus âgé se coller à son cou, pour débuter une série de baisers le long de son ancienne blessure. Il poussa un soupire, et alors que le brun arrivait en bas du de son dos, là où se terminait la marque, sa langue vint se joindre à ses lèvres, glissant de bas en haut pour venir lécher son cou et le derrière de son oreille. Il se sentait comme goûté, et il adorait ça. Il aimait l'envie qu'il sentait émaner de Bill, et il aimait sentir la sienne grimper à une vitesse folle. L'androgyne lui mordilla le lobe de l'oreille, et son souffle saccadé, chaud, butta contre la joue du dreadeux. Ses mains agrippèrent ses hanches et il le colla contre lui.

- J'ai envie de toi, lui glissa-t-il sensuellement en passant ses doigts longs et fins sous son teeshirt, sous la limite de son pantalon, traçant du bout de l'ongle le V que dessinaient les hanches de Tom.

Ce dernier ne put répondre qu'en pressant ses fesses contre l'érection prononcée du brun à travers son jean. Son corps entier tremblait de désir. Il sentit Bill sourire contre son épaule, puis il lui baissa son pantalon, pour le laisser en boxer. Il revint se coller à son dos, et caressa son ventre musclé, passant de temps à autre sa main sous l'élastique de son sous vêtement pour caresser la zone hyper sensible au dessus de son sexe. Les gémissements de Tom emplirent rapidement la pièce, alors qu'il se laissait toucher, d'une façon qu'il aurait qualifiée de totalement indécente. Tout dans les gestes de Bill était sexuel. Mais, même s'il trouvait très excitant de laisser son partenaire décider de tout, Tom décida de se retourner et planta son regard dans le sien.

- Je te veux nu, murmura-t-il en reprenant les mots que Bill avait utilisés quelques temps plus tôt.

Le plus âgé eut un sourire en coin, mais s'exécuta. Il s'écarta du blond et, sans le quitter des yeux, il se passa une main dans les cheveux. Son autre main vint caresser son ventre, et Tom ne put s'empêcher de le comparer intérieurement à une panthère sur le point d'attaquer sa proie. Il se laissa subjuguer par le spectacle, et vit d'abord le teeshirt du brun tomber à ses pieds. Son torse était d'une pâleur exquise, et il eut envie d'y poser sa bouche. Son jean très bas laissait voir ses hanches saillantes, mais aussi d'autres choses que Tom n'avait jamais vues. Des tatouages. Un sur l'avant-bras gauche, où on pouvait lire en calligraphie « Freiheit 89 ». Un qui partait de sous son aisselle pour recouvrir tout son coté gauche, des lettres formant deux phrases entrelacées. « Wie hören nie auf zu schreien, Wie kehren zum Ursprung zurück ». Un autre imprimé sur son aine droite, trois étoiles encastrées les unes dans les autres. Mais pire que tout ça, un éclat attira son regard sur le piercing en forme d'anneau sur un de ses tétons. Son sexe lui fit mal, et il eut envie de se jeter sur lui. Mais il ne bougea pas d'un poil, dévorant simplement des yeux le corps parfait. Bientôt, le jean rejoignit le teeshirt par terre, dévoilant de magnifiques jambes très longues et un boxer noir. Bill s'amusait. Car si la simple vision du corps dénudé de Tom le rendait fou, il savait que son dreadeux n'était pas insensible au sien. Il le poussa sur le lit, et lui retira son dernier vêtement sans lui laisser le temps de réagir. Son ventre se tordit alors que le blond, pas le moins du monde gêné d'être ainsi exposé, lui envoya un regard chargé de désir. Alors, sentant qu'ils en débordaient d'envie l'un comme l'autre, Bill retira son propre boxer et s'agenouilla devant Tom assis sur son lit. Il lui embrassa le genou, et fit glisser sa langue vers l'intérieur de sa cuisse. Le blond plaça ses bras derrière lui et y prit appui. Il se mordit la lèvre quand la bouche chaude de son amant engloba sa virilité. Il ferma les yeux, et se laissa envahir par le plaisir. Les allés-retours furent d'abord plutôt lents, puis de plus en plus rapide, puis plus profond. Il ne put retenir plusieurs cris, et ses hanches de partir légèrement en avant, forçant Bill à se reculer. Celui-ci lécha la verge sur tout son long, avec envie, et passa sa langue sur le haut.

- Oh oui...

Les mots atterrirent dans son oreille et, avec un sourire, il reprit le sexe en bouche pour l'aspirer profondément. Il devait l'avouer, il adorait faire des fellations, encore plus quand la personne à qui le faire se nommait Tom et était si bien foutu. Alors il suça avec ardeur, jouant de son piercing, s'aidant de ses doigts. Il voyait les orteils du blond se crisper, et, voulant absolument le faire jouir, il insinua un doigt, qu'il humidifia rapidement avant de reprendre ses activités buccales, en Tom. L'effet fut immédiat, le dreadeux se cambra et fut frappé par un puissant orgasme en lâchant un long gémissement. Le sperme envahit la bouche de l'androgyne, et il avala tout, s'attardant à aspirer encore un peu pour prolonger le plaisir de Tom. Ce dernier s'allongea complètement, reprenant peu à peu ses esprits. Il sentit Bill venir se placer au dessus de lui et presser sa propre érection contre sa cuisse. Il sourit et ouvrit les yeux pour se perdre dans ceux du brun. Il eut un rire amusé en découvrant qu'il restait quelques résidus de son plaisir au coin de ses lèvres. Il se redressa un peu sur ses coudes et, très sensuellement, il lécha le liquide blanc avant de plonger sa langue directement dans la bouche qui lui avait procuré tellement de bien. Ils s'embrassèrent, et il put sentir le pénis de l'androgyne pulser contre sa jambe, signe qu'il était assez proche, et pour cause, il avait été à deux doigts de jouir en faisant cette gâterie à Tom. Il commença à descendre sa main, mais Bill le stoppa en souriant.

- J'ai dis que j'avais envie de toi, dit-il en se relevant, tirant Tom au passage pour qu'ils soient tous les deux debout l'un en face de l'autre. J'en ai tellement envie...

Le plus jeune ne se le fit pas dire deux fois et se retourna pour à nouveau coller son dos contre le torse humide de sueur, ses fesses contre le sexe durcit par le désir. Il ondula de manière provocante, attrapant une touffe de cheveux ébène entre ses doigts pour tirer dessus et approcher les lèvres de Bill des siennes. Il les fit s'effleurer, se toucher, sans jamais réellement s'embrasser. C'était de la pure provocation, un jeu tentateur de séduction. Une des mains de l'androgyne se plaqua contre le ventre de Tom, le maintenant fortement contre lui, et la deuxième descendit contre ses fesses avant de le pénétrer d'un doigt. Il fit plusieurs va-et-vient qui forcèrent le dreadeux à se pencher en avant, se servant de la tête du lit comme appui. Un autre doigt s'ajouta, et Tom gémit. Il le voulait, et maintenant. Il donna un coup de rein insistant pour faire comprendre son impatience à Bill qui eut un petit rire. Il retira ses doigts et après avoir enduit son sexe de lubrifiant, il entra sans plus attendre dans ce corps qui lui faisait tellement perdre la tête. Leur cri fut le même, et il retentit dans toute la maison. Leurs mouvements se calèrent, et les sensations furent exquises. Bill se sentait tellement comprimé, tellement à l'étroit, qu'au bout de quelques minutes seulement, il donna un coup puissant qui le fit se libérer en Tom. Ce dernier vint coller son dos à son torse en le sentant se déverser en lui, et vint se toucher pour accentuer le plaisir que cela lui procurait. La main de l'androgyne se posa sur la sienne, et il jouit pour la deuxième fois quelques instants plus tard. Ils s'écroulèrent sur le lit, complètement vidé par cette vague orgasmique qui leur avait pompé toute leur énergie. Pourtant, quelques secondes après s'être ainsi allongé, Bill sentit la bouche de Tom se glisser sur son torse et venir lécher son piercing. Il gémit.

- Arrête, j'en peux plus, tu vas encore m'exciter...

Le dreadeux se mit à rire, et après un dernier baiser, il s'allongea, tombant dans un lourd sommeil.
Lorsqu'il se réveilla de bonne heure le lendemain matin, il eut juste le temps d'apercevoir Bill s'habiller, les cheveux mouillés, lui lancer un regard brillant, et quitter la maison sans faire de bruit. Il laissa sa tête retomber sur l'oreiller en souriant et savoura ce rare moment de douceur. Néanmoins, ce fut de courte durée. Une ombre à laquelle il n'avait plus pensé vint assombrir le tableau. Comment les deux mecs qui les avaient attaqués pouvaient-ils connaître Bill ? Mais surtout, qu'avait voulu dire le brun par « Il n'a rien à voir là dedans » ? Le visage de Tom se renferma. Bill avait un secret. Un secret visiblement bien gardé, et vraiment louche.

***

Tom détestait cordialement le jeudi. Il ignorait pourquoi, mais c'était ainsi, depuis des années. C'était un jour qu'il trouvait toujours effroyablement long, ennuyeux, rien que son nom lui paraissait laid. Jeudi. On était jeudi, et le blond était, comme chaque jeudi, de mauvaise humeur en rentrant enfin d'une autre journée interminable. Ses bras le faisait souffrir, et pire que tout, son cerveau semblait prêt à éclater. Depuis cette nuit avec Bill quatre jours plus tôt, il ne cessait de se poser des questions. Il avait rejoué la scène des centaines de fois dans sa tête, repensé à tout ce qu'il avait pu lui confier sur lui, il avait vraiment fouillé, mais rien ne semblait expliquer l'expression de panique qui avait noyé le visage du brun en voyant leurs deux agresseur. Et Tom commençait à sérieusement s'énerver.

On était jeudi et il se sentait contrarié, à coté de la plaque et épuisé. Merde.
Il se dirigea vers la cuisine sans vraiment y prêter attention et se servit un verre d'eau en soupirant. Il détestait être d'une humeur aussi massacrante, mais il n'y pouvait rien. Ses muscles lui semblait crispés, même son propre corps le mettait mal à l'aise, à croire que tout était contre lui aujourd'hui.
La porte d'entrée claqua, et il entendit une conversation. Son frère entra dans la pièce, suivit d'Andréas. Tom eut son deuxième véritable sourire de la journée, après celui qu'il avait adressé à Lukas le matin même.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t-il à son ami après l'avoir rapidement enlacé.

- Je vais vous laisser, se dépêcha d'annoncer Lukas en montant à l'étage.

Tom l'observa avec un sourcil haussé, mais ne releva pas. Il se refocalisa sur Andréas et attendit une réponse. Le blond platine dansait d'un pied à l'autre, l'air embêté.

- Euh, j'avais envie de te voir, et comme Luke passait dans le coin...

- Andy,
soupira le dreadeux avec désespoir. T'as mal choisi ton jour pour t'entraîner à jouer la comédie. Je veux la vraie raison.

Le blond platine se gratta la nuque et planta son regard dans celui de Tom.

- Ton frère s'inquiète, il paraît que t'es complètement ailleurs depuis quelques jours. Alors il veut que je te tire les vers du nez, et que je t'aide, accessoirement. Ne lui en veut pas.

- Génial,
railla le blond en montant les escaliers. Je suppose que je n'ai pas le choix.

- Pas vraiment,
confirma Andréas en le suivant.

- Tu ne perds rien pour attendre, lança Tom à son frère en passant devant la porte de sa chambre.

Il entendit un petit rire en guise de réponse, et secoua la tête en entrant dans sa propre chambre, se posant sur son lit. Son meilleur ami en fit de même, et préféra se taire.

- Je me pose des questions à propos de Bill, lâcha finalement Tom en posant son regard sur sa guitare rangée dans un coin. Il nous est arrivé un truc louche l'autre jour, et j'ai peur qu'il...

Il mordilla son piercing et ferma un instant les yeux.

- Qu'il trempe dans un truc pas net, tu vois ? Qu'il cache des choses à Stef.

- Sans vouloir te vexer,
tenta prudemment Andréas, il cache des choses à tout le monde.

- Il se protège, lui non plus n'a pas un passé tout rose, je t'assure. Mais c'est différent. J'ai l'impression que c'est plus profond. Comme un truc vraiment... Glauque.

- Je vois...


Un silence s'installa, l'un comme l'autre semblant réfléchir.

- Je peux te pose une question ? Demanda soudain Andréas, l'air assez mal à l'aise.

- Vas-y.

- Il se passe quoi exactement, entre toi et Bill ? Tu ne m'en parle jamais...


Tom bougea légèrement, le visage un peu plus fermé.

- J'en sais rien.

Il avait dit la chose la plus honnête qui lui venait à l'esprit. Il n'avait aucune idée de ce qu'ils étaient l'un pour l'autre, puisqu'ils ne parlaient jamais de leur « bon temps ». Ils n'étaient même pas un couple.

- Fais attention, si tu veux mon avis, on a plutôt intérêt à se méfier. On ne sait rien de ce gars, il sort de nulle part...

- Andy, s'il te plait... Je n'ai pas envie d'entendre des trucs comme ça. Je ne pourrai pas t'expliquer pourquoi, mais je sais qu'on peut lui faire confiance.


Ils débâtirent encore pendant un moment sur la question, et Tom s'aventura même à lui raconter leur petite altercation avec les deux autres, la réaction étrange de l'androgyne, tout. Andréas sembla encore plus perplexe que lui, mais ne préféra pas émettre une hypothèse qui remettait Bill en doute. Car il avait compris ce que Tom lui-même refusait pour l'instant de réaliser. Le blond était beaucoup plus attaché qu'il n'y paraissait au beau brun mystérieux.

Andréas repartit une heure plus tard, accompagné par Lukas qui ne voulait pas le laisser seul. Le portable de Tom sonna peu de temps plus tard, il avait reçu un texto. De Bill.

« Salut gueule d'ange. Je pourrais passer te voir ce weekend ? »


Il répondit un simple « Oui » et éteignit son portable avant de se coucher.

Il était bien décidé à obtenir des réponses.


Musique :
Marylin ~ Indochine


Voilà j'espère que le lemon vous conviendra ^^ En tout cas je tiens à vous dire que chaque commentaire me fais énormément plaisir. Je voulais aussi vous préciser (parce que je pense qu'il n'a pas été vu par tous) que j'ai créé un article de façon à ce que vous puissiez m'y laisser vos adresses de blog, je pourrai ainsi vous prévenir de la suite, d'éventuelles nouveautés, etc, et en plus ça serait pratique pour moi pour pouvoir répondre à vos commentaires (je culpabilise de ne pas le faire plus régulièrement, pardonnez moi ><") En tout cas j'apprécie chacun d'eux, et je ne vous remercierez jamais assez pour tout ça.
Je précise aussi pour ceux que ça aurait interpellé : j'ai juste modifié une phrase de la magnifique chanson d'Indochine pour le besoin de la fiction ^^
Merci <3

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Comments :

  • secret--yaoi

    16/12/2012

    C'est cool le passage où Tom joue de la guitare et Bill chante Marylin d'Indochine (j'adore cette chanson et j'adore Indochine!!) ^^

  • Amuna28-fic

    19/08/2011

    Bill cache quelque choses de louche...... J'ai vraiment envie de savoir ce que c'est.....

  • chaos87th

    05/02/2011

    C'est clair que je le trouve louche aussi Bill, mais je ne pense pas que ça soit fait exprès de sa part car on voit bien qu'il tient énormément à Tom et qu'il ne veut pas qu'il souffre.
    Mais il est vrai qu'il devrait s'expliquer pour pas qu'il y ai d'ambiguïté.

  • zyngao

    13/06/2010

    trop bien serieux je sais pas si ils font l'amour ou baise simplement mais en tout cas merci pour ce lemon le citronner a du bon de temps en temps et on peut en abuser xd
    en tout cas maintenant on se pose plein de question sur Bill que de suspense tchao

  • DeliciousGangsta

    31/12/2009

    J'en suis déjà ici, j'avale tes mots, je les bois.
    Je suis dans une transe totalement exquise.

  • L--e--b

    26/12/2009

    Hey !

    J'aime la musique ! Enfin j'aime Indochine tout court ♥.

    Trés trés bon Lemon =D !

    Bonne aprém' et soirée.
    Bonne continuation.
    Bisoux.

  • Giffolies

    29/11/2009

    Ah encore un autre secret de Bill.
    Et les nordiste qui sont de plus en plus violent sa s'annonce chaud tout sa

  • Jessica

    25/11/2009

    Bon je crois qu'après avoir lu ces 5 chapitres d'un coup ce soir, je te dois bien de te laissé un petit commentaire! :)
    J'aime vraiment beaucoup ta fiction, j'adore ta façon d'écrire, c'est fluide et agréable à lire! Même si l'histoire n'est pas très joyeuse (et d'ailleurs j'espère réellement que tout ça n'existe pas dans la vrai vie, même si c'est un peu utopique de ma part de croire ça...) tu m'as totalement transporté et pendant un moment j'étais complètement autre part.
    Même si au début je trouvais que la relation entre Bill et Tom évoluait bien vite, je me suis dit finalement, au fil des chapitres, que c'était juste le déroulement logique et que c'est comme ça que ça devait se passer. Je ne vois juste pas un autre rapprochement possible maintenant.
    Et pour la chanson d'Indochine (qui est une de mes chansons préférées de ce groupe depuis que je suis allée les voir en concert y'a 1mois) j'ai été agréablement surprise et je la trouvait juste parfaite et très bien intégré dans le contexte de l'histoire! :)

    Bon allé je continue ma lecture :p

  • Oh-Billyy

    26/09/2009

    Coucou!
    J'ai lu tout absolument tout ce qu'il ya avait sur ton blog
    au moins deux fois!
    Tu as un talent complètement dingue et tes mots me font partir très très loin de la vie réelle c'est en partie pour ça que j'aime autant ce que tu fais!
    Tes fictions ou tes OS sont tous differents, je pourrais les lire
    des centaines de fois je crois que je ne m'en lasserais jamais!
    Tu es une de mes auteurs préférée, alors je te dis un grand bravo
    et un énorme merci pour ce que tu me fais vivre!
    ( Sinon ton lemon...Oh mon god je m'en remets toujours pas! xD Et oui
    Perverse un jour, perverse toujours! =P )

  • just-you-and-me483

    25/09/2009

    Et bien et bien que ne ferais-je pas pour toi...xD
    Il est à peine minuit certes...--' mais je suis déjà naze, parce que mademoiselle est malade--'Je ne suis absolument pas du TOUT censée être là( fraudons mes amis...) je dois me lever à 6h demain matin--'(avec joie et motivation s'il vous plait -_-) et enfin bref je passais faire un dernier tour sur mon ti blog...et que vois-je *-*
    Tu t'en doutes je n'ai même pas dû me pauser la question est-ce que je lis ce chapitre demain ou maintenant...xp
    Donc bref je crois que je vais m'endormir sur place xD quoi que...ce petit lemon (pas si petit que ça en fait ...) trognon à souhait ( enfin plus hot et démentionellement bandant que jamais *Baveeeeeeeeee*) m'a comme qui dirait un tant soit peu réveillée xD on ne se demande pas pourquoi...
    Enfin soit après tout ce blabla inutile...je crois qu'il n'y a pas grand chose à dire de cette suite si ce n'est qu'elle était parfaite comme toute les autres *-*
    Que j'ai eu un immense instant de panique concernant Andy...d'ailleurs je t'en veux pour ça è_é
    Que Bill et Tom...ensemble...c'est plus que du bonheur que tu nous offres...c'est du concentré de gagatisme en boîte servi sur un plateau en argent quoi *____________* ( j'hallucine O_O tu te rends compte de ce que je viens de te sortir là xD)
    Et que putain de merde je vais devoir attendre au moins une semaine pour en savoir plus sur les deux connards qui ont fait du mal à mes bébés é_è
    Frustraaaaaaaaaaaant je te jure TT__TT
    Et puis avec Tom et son jeudi ...tu m'as fait trop rire xD j'ai exactement la même chose...sauf que c'est pas le même jour...=p

    Enfin bref je te laisse avec mon com GENIAL(puisque apparemment je ne laisse jamais de com naze *-*)
    Et je te dis bonne nuit pour la forme(parce qu'entre nous il y a peu de chance que tu lises ça juste avant d'aller dormir...le pourcentage est faible n'est-ce pas ? xD)
    Soit grooooooooos bisouuuuuuuuuus<3
    Merci de la prévention....
    Et merci pour cette petite merveille de chapitre *-*
    J'attends la suite avec...GRANDE impatience *___________*

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