Leave the Dark - Chapitre 9

Tom resta figé. Tout sembla devenir noir autour, et il ne vit que son frère. Il ne vit que ses yeux grands ouvert, et le sang qui peu à peu se répandait autour de son visage. Comme hypnotisé, il s'avança vers lui et se laissa tomber à genoux à coté de lui, face à ses agresseurs. Matthias tenait toujours la pierre dans sa main, mais son visage était lui aussi stoppé, comme sur une photo. Il avait la bouche grande ouverte, et lentement, l'objet de son crime lui glissa d'entre les doigts et tomba près du corps de Lukas. Il se mit à trembler, puis, après un dernier regard vers Tom, il s'enfuit en courant, suivit par David et l'autre nordiste. Le silence se fit, brisé seulement par la respiration hachée du dreadeux. Il ne quittait pas des yeux ceux de son aîné, il ne pouvait pas. Le sang imbiba doucement le tissu de son pantalon, et ses mains tremblantes vinrent caresser la joue du châtain.

- Lukas, s'entendit-il dire, la voix étranglé.

Aucune réponse. Il laissa son doigt glisser le long de la mâchoire crispé, le posa sur son cou, et sa respiration se bloqua. Il chercha, pendant un long moment, une pulsation, quelque chose, un pouls, et même si il savait que c'était à présent vain, il ne pouvait pas l'accepter. Il se releva, contourna le corps, et le tira à lui, le prenant dans ses bras. Il était lourd, froid, et il eut de la peine à le placer sur lui de façon à pouvoir avancer. Une fois fait, il commença à faire le chemin inverse, retournant vers chez lui. Mais il ne voyait rien. Ses pas étaient aveugles, il n'arrivait pas à distinguer les rues, les maisons.

- Je vais y arriver Luke, attends... Je vais...

Il sentit ses jambes se dérober, et il se retrouva à terre, son frère allongé à coté de lui. Il se rendit compte qu'il était tâché de grands cercles rouges, et se demanda un instant si c'était pour ça qu'il se sentait complètement déconnecté, peut-être qu'il était lui aussi blessé. Il toucha son torse, ses jambes, mais ne ressentit aucune douleur. Il se tourna vers Lukas. Celui-ci ne bougeait toujours pas, et ses yeux restaient obstinément ouverts. Tom vint se coller à lui, posa sa tête sur sa poitrine immobile et passa un bras autour de sa taille. Quelques minutes s'écoulèrent ainsi, puis soudain, un éclair de lucidité frappa le dreadeux en pleine tête, et tout son corps se crispa. Sa respiration fut bloquée, puis, plus puissant que jamais, un hurlement lui échappa, et la douleur lui déchira les entrailles. Il s'accrocha plus fort à son frère, et cria, encore, jusqu'à en avoir mal à la tête, sans jamais s'arrêter pour autant. Il pleurait aussi, mais il n'avait conscience de rien, juste de cette lame qui lui lacérait le corps. Il s'agrippait désespérément au cadavre, et hurlait son prénom, déchirant le ciel noir de la ville morte. Des pas se précipitèrent autour de lui, mais il ne les vit pas. Il entendit vaguement qu'on l'appelait, mais il ne voulait pas répondre, il ne le pouvait pas. Il avait trop mal, c'était insupportable, il avait l'impression qu'il allait se briser en deux d'un instant à l'autre. Des mains se posèrent sur lui, et tentèrent de l'arracher à Lukas, mais il ne se laissa pas faire, il serra aussi fort qu'il le pouvait. Ils s'y mirent à trois pour enfin réussir à l'éloigner du corps, et il fallut ensuite l'immobiliser. Dans sa folie, Tom reconnu tout de même Andréas, puis Georg. Il voyait leurs visages noyés de larmes, mais il ne pouvait pas s'arrêter de se débattre. Il criait encore, il suppliait Lukas de l'aider, il l'implorait de bouger. Et il le vit. Bill. Alors, ses mouvements se stoppèrent, et il resta à le fixer. Il voyait ses yeux. Il s'y perdit, et sentit qu'on le lâchait. Il eut l'impression de tomber, mais fut rattrapé par son brun qui l'entoura de ses bras. Il se sentit écrasé contre lui, serré à en étouffer. Il avait cessé de crier, et il pouvait entendre des pleurs tout autour de lui. Puis des voix, alors qu'il respirait rapidement dans le cou de Bill.

- Il faut... Il faut l'emmener, putain, il faut le couvrir et...

- Ferme-lui les yeux, moi je peux pas.


Andréas secoua la tête, et Georg se baissa pour clore les paupières de son ami. Les larmes ne se tarissaient plus et elles coulaient sur son visage sans qu'il puisse le contrôler. Il retira son manteau et le posa sur le haut du corps de Lukas. Tom n'avait pas décollé sa tête du cou de Bill, et il tremblait tellement que le brun commença à lui frotter les bras.

- Allo ? Freddy, on a besoin d'aide... C'est...

Georg se stoppa un instant et tenta de se calmer, du moins pour réussir à être audible. Il inspira, puis repris.

- C'est Luke. Il... Fred, c'est fini, il est... Ouais... On a Tom avec nous, on a vraiment besoin d'aide. Préviens les autres. Tiens le coup. Ouais, à tout à l'heure.

Il raccrocha et un nouveau sanglot incontrôlé franchit la barrière de ses lèvres, alors qu'il s'accroupissait près de son ami et qu'il se couvrait le visage d'une main. Il ne pouvait pas y croire. Il eut un frisson d'horreur en pensant à ce que Tom pouvait ressentir. Un coup d'½il vers Bill lui confirma ce qu'il pensait : le blond était encore trop sous le choc pour réaliser quoi que ce soit. Il semblait presque endormit dans les bras de l'androgyne.

En réalité, Tom ne dormait pas, il pensait. Il tentait de s'expliquer ce qu'il venait de voir. Il ne donnait aucun sens aux voix autour, il n'avait en repère qu'une seule personne, Bill. Il lui paraissait censé et normal que ce dernier soit en train de le serrer contre lui, c'était ainsi que les choses devaient être.

Le temps s'écoula, et Andréas soutenait Georg autant qu'il le pouvait, c'est-à-dire pas beaucoup, il était lui-même complètement anéantit. C'était totalement irréaliste. Bientôt, Fred, Gustav et les autres arrivèrent. Bill jugea bon de s'éloigner un peu avec le dreadeux, tandis qu'il pouvait voir chaque membre du gang exprimer sa douleur de façon différente. Gustav s'était plaqué deux mains sur la bouche, et quelques larmes silencieuses coulaient le long de ses joues. Fred s'était laissé tomber à genoux près de Lukas, et il restait simplement à le fixer, complètement amorphe. Un autre jeune du gang avait poussé un cri horrifié, et Andréas l'avait saisit par les épaules, il lui parlait tout en le tenant fermement. Il y eu un moment où le silence retomba, un silence où chacun tentait d'assimiler la dure réalité. Andréas préféra rejoindre Bill et Tom tandis que les autres s'occupaient de placer le corps dans le coffre de la voiture que Fred avait ramené.

- Il tient le coup ? Murmura le blond d'une voix cassée en essuyant ses joues trempées.

Bill secoua la tête en signe d'ignorance. Il ne savait vraiment pas ce que pouvait ressentir Tom, vu que ce dernier ne parlait pas, ne pleurait pas, il ne réagissait pas.

- On l'a repéré avec Georg à cause de ses cris, expliqua Bill. Mais depuis qu'on l'a séparé de Lukas... Il ne dit plus rien.

C'était assez étrange de parler du dreadeux ainsi alors qu'il était juste là, mais il n'avait aucune réaction qui aurait pu prouver qu'il comprenait ce qui se disait sur son compte. Il tremblait juste. Il était en total état de choc.

- J'arrive pas à le croire, dit Andréas en retenant du mieux qu'il le pouvait son chagrin. Ça parait tellement... Irréel. Je comprends qu'il ne réalise pas encore, ajouta-t-il en désignant Tom du menton. Mais il vaudrait mieux qu'on reste avec lui pour quand ça arrivera...

- Je n'ai pas l'intention de le laisser,
affirma Bill en le serrant un peu plus dans ses bras. Je pense que je vais le ramener chez lui...

- Je passerai une fois qu'on se sera occupé de Luke.


Le brun hocha la tête, et alors que les autres grimpaient dans la voiture et s'éloignaient, il attrapa les jambes de Tom et le porta de façon à pouvoir marcher. La seule réaction du plus jeune fut de caler sa tête contre l'épaule de Bill, et de resserrer la prise de ses bras autour de son cou. Le trajet ne fut pas très long, et ils furent bientôt dans la maison qu'avaient partagée les deux frères depuis qu'ils s'étaient retrouvés seuls, ne pouvant uniquement compter que l'un sur l'autre. Il déposa Tom sur le canapé, et retira sa veste, ses chaussures, avant d'en faire de même avec son protégé. Ce dernier ne réagissait toujours pas, se laissant faire, aussi maniable qu'une poupée de chiffon. L'androgyne fit une grimace en remarquant qu'il était couvert de sang, le sang de son frère, et se dit qu'il fallait vraiment qu'il le fasse au moins se doucher. Il le reprit dans ses bras, et se dirigea vers la salle de bain. Là, il le déshabilla lentement, déstabilisé par le regard vide que Tom gardait posé sur lui. Il mit les affaires dans un panier qui trainait par là, et le fit s'asseoir dans la baignoire, avant de le mouiller avec la pomme de douche. Il frotta les dreadlocks blondes elles aussi imbibées de sang, et l'odeur de rouille lui donna un haut le c½ur. Il lui savonna bien le corps, puis le sortit en l'enveloppant dans une grande serviette, le frottant pour qu'il n'ait pas trop froid. Il monta rapidement à l'étage, et redescendit avec un grand teeshirt et un sous vêtement propre. Tom ne bougeait pas, ne parlait pas, on aurait même pu penser qu'il dormait s'il n'avait pas eu les yeux bien ouverts, et ce regard...

Bill le refit s'allonger sur le canapé, et partit dans la cuisine pour faire du café, il en avait besoin. Tandis que l'eau chauffait, il s'adossa au plan de travail, et se massa l'arrête du nez en inspirant. Il était assaillit de toute part par des tas de sentiments, plus mauvais les uns que les autres. La tristesse, la culpabilité, la peur, le poids du secret... Mais tout ça ne devait pas compter, pour l'instant, il pensait uniquement à Tom, et à son bien être, au fait qu'il aurait besoin d'aide et qu'il la lui apporterait autant que possible. Il éteignit la bouilloire et ouvrit un placard au hasard, à la recherche des tasses. Son geste fut stoppé par un cri strident.

Il sursauta et se précipita immédiatement dans le salon, près de Tom qui s'était redressé en position assise dans le canapé, et qui avait les mains plaqués sur la bouche, essayant d'étouffer son hurlement. Et en un regard, Bill comprit que le dreadeux commençait à se rendre compte de la situation. Il s'approcha prudemment de lui, et l'observa avec horreur se décomposer devant lui. Tom commença par pleurer, puis par craquer complètement, laissant les sanglots secouer son corps, les tremblements devenir si violents qu'il parvenait à peine à se maintenant assis, et de sa bouche sortaient une litanie de « Non » déchirants. Bill vint s'asseoir en face de lui, et lui attrapa les mains.

- Bill, souffla le blond, la voix brisée, Lukas, il... Bill...

Le brun l'attira dans ses bras et voulu un instant pouvoir étouffer sa douleur avec son étreinte, même s'il savait que c'était impossible. Il se contenta de maîtriser les spasmes qui l'agitaient en le calant contre lui, sans réussir à parler, pour dire quoi ? Pour lui confirmer que son grand frère, la personne qui importait le plus pour lui sur cette ignoble planète, venait de se faire abattre par un salopard ? Il ne pouvait pas. Les pleures de Tom redoublèrent et il s'accrocha à Bill, jusqu'à presque lui faire mal.

- Il est blessé ! Cria-t-il soudain en tremblant de plus belle. Putain, il est... Il est...

Il était en train de sombrer, et de faire une crise de panique qui l'empêchait de respirer correctement. Le plus âgé s'affola, ne sachant pas comment réagir. Il eut le réflexe de saisir le visage de Tom entre ses mains et de le forcer à le regarder.

- Tom, l'appela-t-il d'une voix ferme, concentre toi sur moi, d'accord ?

Le blond réagit à peine, mais il fixa tout de même ses yeux sur le visage de son vis-à-vis.

- Écoute moi bien, annonça Bill, conscient qu'il allait peut être faire une connerie, mais qu'il fallait qu'il le fasse. Lukas est mort, tu m'entends ? Il a été tué. Il est mort, Tom.

Les larmes s'épaissirent sur les joues meurtries du blond, et il secoua la tête en niant ce qu'il entendait, le refusant complètement.

- Si, insista Bill sans jamais le lâcher. Tom, regarde moi, il est mort, et tu n'y peux plus rien, c'est terminé. Je suis désolé Tomi. C'est terminé.

Un voile passa dans le regard du blond, et soudain, il repoussa Bill de toutes ses forces et se recroquevilla sur lui-même en gémissant de douleur. Un autre hurlement lui échappa, et ses pleurs remplirent la pièce, la maison toute entière. L'androgyne resta un instant immobile, avant de revenir pour à nouveau enlacer Tom. Mais il se débattait, et il du encaisser un grand nombre de coups avant d'enfin sentir les bras de son protéger se refermer autour de son cou.

- Bill, pleura-t-il contre son épaule, il m'a abandonné, il est partit sans moi, qu'est-ce que je vais faire ? J'ai trop mal...

C'était à peine compréhensible, et Bill sentit qu'il se mettait lui aussi à pleurer, submergé par trop de choses à la fois. Il maintint sa prise sur Tom, et lui caressa le dos tout en le laissant se vider de tout ce qu'il ressentait. Il se sentait lui-même épuisé, découragé, mais la seule chose qui le maintenait encore éveillé était le besoin que Tom avait d'être soutenu. Alors il le serra encore, et le fit s'allonger avec lui sur le canapé, le laissant pleurer jusqu'à l'épuisement, jusqu'à sombrer dans un sommeil sans rêve, et même lorsqu'il fut certain que le plus jeune dormait, il ne put se résoudre à le rejoindre dans les bras de Morphée, terrifié à l'idée qu'il puisse faire un cauchemar, ou se réveiller encore plus perdu que lorsqu'il s'était endormit. Néanmoins, il ne réussit pas à lutter bien longtemps, et tomba de fatigue quelques heures plus tard.

***

Ce furent l'orage et la pluie qui firent se réveiller Bill, à une heure très matinale où le ciel était encore noir, surtout par un temps pareil. Il grogna, sentant les courbatures de sa position inconfortable le lancer. Mais il oublia bien vite ce détail lorsqu'un autre le frappa : il était seul. Il se mit debout d'un seul bond, et paniqua immédiatement. Il se mit à appeler Tom, en vain, celui-ci restait introuvable. Il grimpa tout de même à l'étage, ouvrit toutes les portes, mas rien à faire, il était vraiment partit. Il n'eut pas à réfléchir bien longtemps, enfila son sweat à capuche, une autre veste par-dessus, puis sortit sous la pluie battante.

Il fut bientôt complètement trempé, et il tremblait violemment à cause de l'air glacial qui le piquait de partout, lui engourdissait les jambes. Pourtant, il se mit à courir à travers les rues, hurlant le prénom de Tom, ce qui était inutile, le bruit de l'orage couvrant complètement sa voix. Il sentait l'angoisse lui écraser l'estomac, mais ne préférait pas penser au pire, il ne pouvait pas y penser, sinon il ne pourrait pas continuer à avancer dans la ville pour le chercher. Il reste globalement du coté Sud, avant d'avoir une illumination, et de se frapper le front. Bien sûr qu'il ne trouverait pas Tom ici, ça paraissait évident.

Il courut dans le sens opposé, remontant vers le Nord, le c½ur battant la chamade. Il savait exactement où le trouver. Et ça ne loupa pas. A l'endroit où avait eut lieu le dernier combat de son frère, près du QG du gang ennemie, il distingua une masse sombre à terre, et bientôt des cris déchirants. Il accéléra.

- Allez ! Venez, venez vous battre ! Venez me tuer moi aussi ! Bande de salopards, venez me faire la peau comme vous la lui avez faite !

Bill sentit sa gorge se nouer, c'était un spectacle vraiment bouleversant. Il s'approcha doucement, et tenta de l'appeler.

- Tomi... Tom, arrête...

- Qu'est-ce que vous attendez ?! Allez, venez !

- Tom !


Le jeune blond sembla enfin remarquer la présence de l'androgyne, et il secoua la tête. La pluie et les larmes se mélangeaient sur son visage détruit.

- Laisse-moi, je veux me battre, je veux le venger, laisse-moi...

Le brun refusa d'un signe de tête, et il tenta de le tirer vers lui. Tom semblait épuisé, et il n'eut même pas la force de résister, murmurant seulement des « non » peu convaincants. Bill souleva son corps fatigué dans ses bras, et le sentit s'agripper à lui en recommençant à pleurer. Il fit demi-tour et marcha, trempé, exténué, sous une pluie diluvienne qui semblait ne jamais vouloir s'arrêter, ne pensant qu'à Tom, qu'à sa douleur insupportable à laquelle il ne pouvait rien. Il rentra dans la maison, monta à l'étage pour déshabiller le dreadeux qui s'était endormit, et le mettre au chaud sous la couverture. Il enroula ses cheveux dans une serviette, et fit de même avec les siens, avant de descendre à l'étage inférieur pour mettre ses propres vêtements à sécher. Il savait qu'il ne pourrait pas à nouveau fermer les yeux, pas en ayant constamment peur que son blond ne prenne la fuite pour aller jouer les suicidaires.

Il eut soudain envie de pleurer, comme il n'en avait pas eu envie depuis très longtemps, du moins pas de cette façon. Sa gorge se serra tellement fort qu'elle lui arracha un hoquet, et il se laissa tomber sur le canapé, le visage entre les mains alors qu'il ne pouvait retenir ses sanglots. Il pleura, il pleura comme il n'avait plus fait depuis tellement de temps. Se furent des coups donnés contre la porte qui finalement le forcèrent à se calmer. Il enfila un sweat et un jogging qu'il avait trouvé dans les affaires de Tom, puis après s'être essuyé les joues, il laissa entrer Andréas. Ce dernier ne semblait pas dans un meilleur état. Ils s'assirent sur le canapé en silence, Bill reniflant encore un peu.

- Ils ont commencé à nettoyer son corps, ils veulent pouvoir l'enterrer d'ici demain, annonça le jeune blond platine. J'ai pas pu rester, j'ai préféré voir comment tu t'en sortais. Pas trop bien, visiblement...

- Tom a essayé de se livrer.


Andréas écarquilla les yeux.

- Quoi ?

- Il a essayé d'attirer les nordistes à lui pour qu'ils le démolissent. Il perd complètement la tête, il réalise à peine ce que tout ça veut dire, qu'il ne reverra jamais son frère... Alors je comprends qu'il soit complètement...

- Anéantit. Oui, mais bon, il a de la chance, il t'a toi.


Bill baissa les yeux et fit une grimace. Andréas fronça les sourcils.

- Bill ?

- Je ne suis pas bon pour lui. Tout ça est... Je pense que je vais devoir m'éloigner de lui. Pour son bien.

- Tu plaisantes j'espère ? Je ne l'avais pas vu aussi rayonnant et épanoui que depuis que vous vous connaissez !

- Tu ne sais pas de quoi tu parles,
grinça le brun, affichant soudain un visage agressif qui fit froid dans le dos au blond.

Mais l'androgyne sembla le réaliser, puisqu'il se radoucit immédiatement et s'excusa.

- J'ai mes raisons de dire ça, ajouta-t-il.

- Assez valables pour l'abandonner alors qu'il va avoir besoin de toi comme jamais ? Réfléchit Bill, c'est vraiment stupide.

Le plus âgé secoua la tête, visiblement en proie aux doutes.

- Tu l'aimes ? Demanda soudain Andréas.

Bill ne releva pas la tête, mais ne répondit pas non plus.

- Je sais que tu l'aimes, poursuivit l'adolescent. Et rien que pour ça tu devrais rester. Il a perdu la seule personne au monde capable de lui rendre son amour de façon inconditionnelle. Bien sûr, tu vas me dire qu'il nous a nous. Mais c'est différent. On a tous remarqué la façon dont il te regarde, dont il te touche. Il faudrait être aveugle pour ne rien avoir vu. Et réciproquement. Ton attitude envers lui est plus que parlante.

- Et alors ?
S'énerva soudain Bill en se redressant sur ses jambes. Putain, pourquoi est-ce que tout le monde semble croire que tout est simple ? Vous ignorez à quel point c'est difficile !

Andréas resta stupéfait, et n'osa pas contester, effrayé par une réaction qu'il n'aurait pas pu prévoir chez ce garçon qu'il ne connaissait pas, au final, mais qui pouvait se vanter de réellement le connaître ? Il pensa à Tom un instant, avant de se souvenir que même lui ignorait tout d'une grande partie de la vie du brun. Alors il n'ouvrit pas la bouche, et contempla ses mains d'un air concerné.

- Je vais y aller, annonça Bill au bout de quelques minutes.

A nouveau, Andréas ne dit rien. Il savait qu'il avait fait son possible, mais il ne pouvait s'empêcher d'imaginer quelle réaction aurait Tom à son réveil. Il grimaça.

- Je suis certain que tu vas t'en sortir, tu es son ami, ajouta le brun d'un ton plus doux. Je suis désolé, mais c'est mieux comme ça.

- Je suppose que tu as tes raisons,
répondit le blond en reprenant les termes employés par Bill.

- T'as même pas idée, répondit-il avec un petit sourire triste.

Il rassembla ses affaires, revêtit ses vêtements humides, puis quitta la maison sans un mot, laissant Andréas seul et vide, complètement vide.

***

La pluie qui noyait la ville depuis deux jours avait cessé dans la mâtiné, mais le ciel restait noir, on aurait presque pu croire qu'il s'était adapté à l'occasion. Pour Tom, ça n'avait aucune signification, le ciel, sa couleur, tout ça lui semblait tellement dérisoire, ça n'avait même plus de sens. Plus rien n'avait de sens. Il avait revêtu un costard noir, le seul qu'il avait, et il s'apprêtait à assister à l'enterrement de son frère. Son frère. Est-ce que c'était quelque chose de sensé ? Absolument pas, ça paraissait complètement fou. Andréas était dans la salle de bain, et ils attendaient que Georg passe les chercher, avec le reste du gang. Ils iraient tous ensemble au cimetière, le seul de la ville, situé près de la limitation Nord/Sud. Le dreadeux était à présent dans l'entrée, près du grand miroir, et il tentait de faire correctement le n½ud de sa cravate, mais c'était sans compter qu'il avait les mains qui tremblaient de façon incontrôlable. Andréas sortit de la salle de bain et partit ouvrir la porte, il avait entendu frapper. En passant près de Tom, il nota que ce dernier semblait avoir un problème, il semblait s'énerver tout seul. Il revint vers lui, accompagné de Georg, et tout deux entendirent Tom jurer.

- Putain... J'y arrive pas, j'ai... J'ai jamais appris à faire ça, c'est Lukas qui le fait d'habitude et... Bordel !

Il venait de donner un puissant coup de poing dans le mur, faisant sursauter ses amis. Georg s'approcha prudemment, lui pris la cravate des mains, et la lui noua correctement autour du cou. Une larme silencieuse s'était glissée de l'½il de Tom, et il se mordait fortement la lèvre inférieure. Il se sentait tellement diminué, un peu comme s'il venait de perdre un bras ou une jambe. Sauf que c'était carrément une partie de lui-même qui venait de mourir. Il sentit des bras l'encourager à sortir de la maison. Il suivit les autres sans un mot, sans un regard. Il voulait seulement qu'on lui rende son frère. Il ne voulait pas continuer à vivre dans ce monde horrible sans lui, sans son soutient, son repère. Il ne s'en sentait tout bonnement pas capable. Il avait toujours vécu avec ce cocon protecteur dont l'avait entouré Lukas, et tout venait à présent de s'effondrer. Il resta perdu dans ses pensées jusqu'à ce qu'ils arrivent près du cimetière, et que le gang de Stefan vienne les rejoindre. Il vit le meneur s'approcher de lui et le prendre dans ses bras. Il l'entendit lui dire à quel point il était désolé. Il lui rendit son étreinte, même s'il n'était pas réellement conscient de ce qu'il faisait. A vrai dire, il n'avait qu'une chose en tête : si Stefan était là, Bill l'était aussi. Il n'avait plus de nouvelles du brun depuis deux jours, il s'était réveillé avec Andréas à son chevet, et lorsqu'il lui avait demandé où était Bill, le blond platine lui avait affirmé l'ignorer. Mais il viendrait à l'enterrement, il devait forcément y être. Sauf qu'à première vu, il ne le distinguait pas.

Il suivit la troupe jusqu'au cimetière. Le prêtre les attendait déjà, un homme âgé qu'ils connaissaient presque tous, un ami, en quelque sorte, même si Dieu n'était pas quelqu'un en qui beaucoup de monde avait confiance ici. Ils formèrent un cercle autour du trou creusé au sol, là où le cercueil fermé reposait. C'était quelque chose de simple, chacun ayant participé pour offrir un enterrement décent à leur leader, mais surtout un ami, un frère. Le prêtre commença à parler, mais Tom ne l'écoutait pas. Il venait de repérer Bill, à l'écart, vêtu d'un pantalon et d'une chemise noir encre (en d'autre circonstance, il aurait affirmé avec gourmandise que Bill était vraiment magnifique). L'androgyne était statique, et il ne viendrait visiblement pas plus près. Le blond comprit vite qu'il n'obtiendrait aucun regard, et décida de régler ça après la cérémonie. Il reporta son attention sur le cercueil. Il eut la nausée en pensant à Lukas, enfermé là dedans. Puis le silence retomba, et il se demanda un instant ce qu'il se passait, avant de comprendre qu'ils attendaient son accord pour recouvrir le trou de terre. Il s'avança légèrement, les yeux fixé sur la prison de bois. Les larmes coulèrent sans même qu'il ne s'en rende compte, tombant sur le couvercle sans bruit, et il mima un « je t'aime » silencieux à l'adresse de son frère avant de reculer et de hocher la tête.

- Tu vas nous manquer, vieux, entendit-il Georg dire tandis que deux autres membres du gang prenaient les pelles et recouvraient petit à petit le cercueil.

- Tes frères ne t'oublieront jamais, ajouta Fred.

Puis, quelques « adieux » retentirent d'un peu partout, des pleurs impossibles à retenir éclatèrent, Stefan baissa la tête pour dissimuler son chagrin, et Tom resta là, sans bouger, même lorsque tout le monde quitta le cimetière, que le prêtre lui tapota le dos et partit également, il resta là, conscient que Bill aussi avait déguerpit et qu'il lui faudrait attendre pour le revoir. Il ne voulait pas quitter Lukas. Il ne voulait pas rendre les choses réelles et le laisser seul, au milieu de tous ces cadavres. Se fut Andréas qui vint près de lui, et qui entoura ses épaules de son bras.

- Il va falloir y aller, Tom, lui murmura-t-il doucement.

- Je peux pas. J'y arrive pas Andy. Il va être tout seul...

- Tom. C'est fini. Il faut que tu rentres.

- Pourquoi faire ?


Andréas ne sut pas quoi répondre, et baissa simplement les yeux. Le dreadeux se laissa tout de même reconduire jusque chez lui. Son ami l'aida à se coucher, et il se sentit encore plus mal d'être dans un tel état. Puis, alors que la porte claquait, il se mit à pleurer, seul.

***

Une semaine entière venait de s'écouler depuis l'enterrement, et les choses allaient de plus en plus mal. Bill n'était pas réapparu, et Tom se renfermait complètement. Les membres du gang, ses amis, avaient essayés de le soutenir, de l'aider, mais ces trois derniers jours, il n'était pas sortit de chez lui, et avait même fermé à clef pour empêcher que l'on vienne le déranger. Il avait gardé cette noirceur dans son regard, dans son visage, qui ne lui était pas habituelle et qui le vieillissait de plusieurs années. Il mangeait à peine, et se laissait complètement dépérir. Le pire avait été la veille. Il avait longuement fixé son reflet dans le miroir, et lentement, une par une, il avait coupé aux ciseaux de cuisines ses dreads blondes, les regardant tomber au sol. Il s'était rincé les cheveux, puis à l'aide de teinture qui avait appartenu à Lukas (le châtain avait eu une période où il s'était amusé à changer de couleur, pour voir, et s'était teint complètement en noir, avant de décréter qu'il ne toucherait plus jamais un pot de teinture de toute sa vie), il avait définitivement achevé sa transformation. Puis, pour une question de pratique, il s'était appliqué à les tresser, utilisant la longueur qu'il lui restait. Une fois fait, il s'était à nouveau dévisager, et n'avait vu que ce qu'il intériorisait entièrement : un cadavre. Il était d'une pâleur morbide, et ses cernes n'avaient jamais été aussi marqués.

Ce matin, Tom c'était réveillé avec une obsession, une seule, et qu'il comptait bien combler. Il n'avait plus rien à perdre de toute manière. Lukas était mort. Bill l'avait abandonné. Il restait bien ses frères de c½ur, mais à quoi bon, que leur apportait-il a part du souci ces derniers temps ? Rien, alors autant en finir. Il était retourné à l'endroit habituel, et c'était sentit étrange en entrant dans dans le couloir sombre et parsemé d'odeurs. Il ne s'était pas attardé, et était allé dans le coin qu'il avait tant de fois atteint avec la seule hâte d'en ressortir et de rejoindre son frère à la maison... Il eut le secret espoir de voir Javier, un grand sourire au visage, lui demander des nouvelles d'eux, lui dire de passer le bonjour à son aîné. Mais Javier avait été tué, il l'avait appris quelques jours après son overdose. Quant au métis responsable de son empoisonnement, il avait évidemment disparu. Mais il aurait accepté n'importe quoi, de la part de n'importe qui, de toute façon il n'était pas là pour se faire une gentille dose qui le ferait planer quelques heures, et qui soulagerait ces dernières semaines d'abstinence. Non, il venait pour quelque chose qui, en plus de lui faire beaucoup de bien, lui permettrait d'en finir avec sa souffrance quotidienne insoutenable. Il acheta le nécessaire, et retourna rapidement jusque chez lui. Il grimpa vite à l'étage, et se stoppa alors qu'il allait vers sa chambre, pour entrer dans celle de son frère. Il fut frappé par l'odeur qui y régnait, celle de Lukas, encore imprégné partout. Il se dirigea vers le lit, et s'y adossa en s'asseyant par terre, seringue et héroïne en main, ainsi que tout le matériel pour la préparation. Alors qu'il versait une quantité ahurissante de drogue dans le récipient, il se dit que ça allait vraiment être quelque chose. Le visage de son frère lui apparut, et il sourit, pas de façon chaleureuse, mais de ces sourires qui vous font froid dans le dos.


Bill avait été indirectement avertit par Andréas. Ce dernier était mort d'inquiétude à propos de Tom, et il avait prévenu Stefan, pour qu'il en parle lui-même au brun. Malheureusement pour eux, Bill avait été introuvable durant toute la semaine, et il était réapparu la veille, l'air profondément fatigué et en proie aux doutes. Stefan s'était jeté sur l'occasion, et sans même chercher à savoir pourquoi il avait ainsi déserté, il l'avait supplié d'aller voir Tom, de l'aider, puisque lui seul le pouvait. Le meneur n'avait aucune envie de perdre à nouveau un ami, pas après Lukas, pas après une telle douleur. Bill avait finalement accepté, prenant conscience que son blond allait vraiment très mal.

C'est pourquoi ce matin, il avait pris un chemin trop connu, pour arriver devant cette maison où avaient eu lieu tellement de choses ces derniers mois. Il fut surpris et alerté de trouver la porte ouverte, alors que Stefan lui avait raconté que Tom s'était enfermé à clef depuis quelques jours. Il se dépêcha d'entrer, et alla directement à l'étage, certain de trouver le dreadeux soit dans sa chambre... Soit dans celle de son frère. Cela ne loupa pas, et la scène sur laquelle il tomba le pétrifia dans l'encadrement de la porte. Il vit Tom, adossé contre le lit, le garrot fermement noué autour du bras, une piqure à la main, le regard fixé sur l'endroit où le sang battait furieusement dans sa veine offerte. Tom releva la tête à l'entente du bruit, et Bill put voir que les larmes souillaient une nouvelle fois son beau visage. Un silence inquiétant pesa autour d'eux, et dans les yeux de Tom, on pouvait petit à petit voir à nouveau la couleur chocolat si jolie reprendre le dessus sur le noir profond. Sa main tremblait, et Bill aurait voulu se jeter sur lui pour lui arracher l'instrument des mains et le briser, le faire disparaître. Simplement, et même si le bien-être de Tom lui importait plus que n'importe quoi, son cerveau avait enregistré la présence d'héroïne dans la pièce, et ses anciens réflexes tentaient doucement de le pousser à y retoucher, juste une fois.

- Bill ?

Il n'en fallut pas plus au brun pour reprendre ses esprits, alors que la voix de cet être tellement aimé, tellement indispensable raisonnait à ses oreilles comme un cri de détresse. Il s'approcha, fit voler la piqure plus loin, tira sur le garrot et attira Tom dans ses bras pour l'étouffer contre lui. Le jeune homme se raccrocha à lui comme si sa vie en dépendait (ce qui n'était pas faux, finalement, ça n'avait été qu'une question de minutes) et se laissa bercer contre son sauveur.

- T'es revenu, ne cessait-il de répéter, renforçant la culpabilité de Bill de l'avoir laissé aussi longtemps, et d'avoir osé penser que tout serait mieux comme ça.

- Je suis là, murmura-t-il en le serrant un peu plus fort. Putain, qu'est-ce que t'allais faire Tomi, c'est quoi ça...

- Pardon, pardon... Mais je croyais que tu... Et Lukas...


Bill s'apprêta à l'entendre éclater en sanglots, mais étrangement, rien ne sortit, et Tom se sépara même de lui. C'est alors que l'androgyne réalisa ce à quoi il n'avait pas vraiment prêté attention en arrivant. Il en resta béat de surprise, légèrement horrifié. Le visage du plus jeune était presque aussi noir que l'avaient été ses yeux... Et puis ses cheveux... Ses cernes...

- Aide-moi, annonça soudain l'ancien dreadeux avec un sérieux qui lui était inhabituel, et une certaine froideur.

- Quoi ? répondit Bill, prit au dépourvu par tous ces changements terrifiants.

- Je veux venger Lukas.

Le c½ur du plus âgé se serra, il s'y attendait, c'était quelque chose auquel il était préparé. Il grimaça.

- Tom, tu es certain que...

- C'est soit tu es avec moi, soit tu refuses et...


Il n'acheva pas sa phrase, mais Bill comprit clairement qu'il y avait un message là-dessous, une sorte de menace, et il n'arrivait pas à en vouloir à Tom. Il était perdu, et prêt à tout pour que Bill reste près de lui, même à le menacer de recommencer ce genre de tentative avec la drogue s'il se tenait à l'écart des règlements de compte. Alors le brun soupira, et acquiesça d'un mouvement de tête.

- Qu'est-ce que tu as prévu ?

- Rien, on va dire que je n'avais plus vraiment de projets...


Bill baissa les yeux, et se sentit à nouveau terriblement mal d'avoir laissé Tom affronter ça tout seul. Il ravala la boule qui lui obstruait la gorge et se gratta la nuque.

- Une attaque surprise ?

- Non. Je veux qu'ils soient prévenus. Je veux qu'ils soient tous là, je veux qu'ils comprennent tous ce qu'ils ont fait. Je veux qu'ils payent.

L'androgyne sentit une pointe lui transpercer le c½ur. Il ne reconnaissait tellement pas celui qu'il avait laissé une petite semaine plus tôt. Mais une fois encore, il ne fit qu'hocher positivement la tête.

- Demain, trancha Tom en se relevant, suivit de Bill.

- Je vais...

- Reste,
le supplia soudain le tressé, redevenant en l'espace de quelques secondes le jeune adolescent que Bill aimait tellement.

Il lui sourit tristement, et le prenant à nouveau dans ses bras, comme pour s'assurer qu'il était vraiment là, il lui caressa le dos et lui déposa un baiser dans le cou.

- Je ne pars plus.

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Comments :

  • I-am-Twincesteuse

    27/11/2014

    Je pourrai pas finir ce soir, je suis trop une loque xD mais je voulais te dire que je te détestais d'avoir fait mourir Lukas ! Naméo ! ><
    Je reviens demain ! Et j'espère qu'y aura une jolie fin, sinon je fais un caca nerveux !

  • 4-8-16-23-42

    08/11/2011

    Pfiou...
    Ca fait 3fois que je la relie et je pleure a chaque fois...
    <3

  • Amuna28-fic

    20/08/2011

    Bill n'aurait pas du abandonné Tom alors qu'il venait de perdre ça seule famille. A cause de lui, Tom était sur le point de replonger dans la drogue.
    Je dois dire que Bill est arriver au bon moment. Mais je me demande où il était pendant une semaine.....

  • chaos87th

    06/02/2011

    Qu'elle connerie il a fait Bill.
    A laisser Tom comme ça pendant une semaine il le retrouve changé et plus dangereux dans le fait de vouloir attaquer les autres.
    Je me demande où il était passé durant la semaine.

  • zyngao

    13/06/2010

    Tom est seul et en plus Bill qui l'abandonne en pensant que ce serais mieux enfin maintenant ils sont de nouveau reunis c cool a+

  • Unangexficxth

    21/02/2010

    Hello

    je tiens à te féliciter lol

    Je pleure depuis que Lucas a appelé Tom...

  • Giffolies

    30/11/2009

    Je le savait depuis le debut de la fic j'avait se petit pressentiment que Lukas mourrait.

  • Meliina-4-x3

    11/11/2009

    O putiin tu ma bien euu tu ma fai pleurer otu lon du chapitre
    c'est tros emouven tro triste c'est pas possible kil et morr :o
    en tous cas jadore toute tes fic je sui entrin de toutse les lire et la je sui a celle la
    je pleure hein encore kan jecri se commentaire tro magnifike :o jadore
    je croi ke a chake foi ke je la lirer je repleure rotu le tem Mdrr je me repete mai jador ta fic
    et tes ider franchemen parfai juste MAGNIFIQUE
    bon je te laiisse bisou pren soin de toi

  • rock-filipon

    30/10/2009

    Pour tout t'avoué sa me fait pleuré carrement >.< la mort de lukas et toutt la peine de tom fiouu que des emotion ...

  • just-you-and-me483

    24/10/2009

    Désolée pour le retard...quoique je m'excuse mais je ne devrais pas je viens quand je veux après tout =) enfin j'ai déjà lu cette suite il y a bien longtemps déjà...tu me connais je tiens pas trois secondes quand il s'agit de te lire...mais bon je crois qu'il était tard et que j'étais crevée pour t'écrire un truc énorme et je ne voulais pas te laisser un com minable alors j'ai dû me dire que je ferais ça plus tard...et puis j'ai eu du boulot pour l'école et ça s'est un peu accumulé et du coup j'ai dû reporter ton com à plus tard...et puis je crois qu'il me fallait un peu de temps aussi pour assimiler les choses...
    Parce que oui je t'en veux...
    C'est débile stupide tout ce que tu veux mais j'aime pas le tragique...fin non ce n'est pas une bonne chose à dire,tout dépend des cas...mais ici je m'étais attachée à Luke comme à tout ces personnages d'ailleurs...et là ...je sais pas...je suis juste restée comme une conne...je savais au fond de moi qu'il ne pouvait pas survivre...pas dans cette situation...mais le voir, le lire, je me suis dit...merde elle l'a fait putain...et je t'en ai voulu et t'en veux toujours...même si je t'en veux pas dans le fond...parce que l'histoire devait se dérouler ainsi mais moi ça me fait un peu de peine tout de même...et je me sens ridicule d'être autant attachée à ce que tu fais...c'est hoorible et d'un autre côté absolument fabuleux tellement ça me fait du bien parfois...Mais j'aime que tout se passe bien, que tout s'arrange...pourtant c'est pas la première fois que t'écris des trucs tragiques...mais voilà moi je change pas c'est tout...mais de toute façon je sais bien que ce sera vite oublié...parce qu'il y a Bill et Tom...et que eux deux...Gott ça va être du tout puissant je le sens xD
    ça me rend dingue à quel point Tom est détruit par cette situation, je sais bien qu'il ne pourrait en être autrement...mais ça me fait penser à cette peine, cette douleur qu'on ressent dans ces moments là...le monde s'écroule et plus rien ne va...je trouve que tu as décrit ça de façon fabuleuse...en passant des émotions de Tom, à son comportement, son isolement, sa rage...tout était réel...et je suis contente que Bill soit avec lui en cet instant...parce que tu nous a bien prouvé qu'il ne pourrais pas continuer à vivre sans lui à ses côtés...
    ça m'agace complètement de ne toujours pas savoir totalement ce qui se trafique autour de Bil...il n'y a rien de plus frustrant je te jure j'en suis devenue dingue xD Il se reproche un bon nombre de choses...et je me dis au fur et à mesure que ça doit être vraiment grâve ou important pour qu'il aille jusqu'à presque abandonner Tom pour son bien...ça me terrorrise il faut que je sache bon dieu ...
    Et puis cette dernière scène...le retour du grand Bill...je te jure qu'à un moment j'ai bien flipé pensant que t'allais nous tuer le petit frère aussi xD mais après je me suis reprise...me suis dit que t'allais pas nous faire un truc pareil...puis t'aurais eu ma mort sur la conscience...ça n'aurait été qu'une source d'ennui xDenfn soit j'ai beaucoup aimé cet amour visuel entre eux...peu de phrases beaucoup de regards...je ne sais absolement pas comment tu arrives à faire passer autant de choses sans rien dire mais le fait est là tu maîtrises cet art à la perfection...bon dieu que je suis jalouse ...=p
    Et puis la vengance...voilà que tu me mets à nouveau la pression...en fait je crois franchement que je vais finir par mourrir de stress et d'émotion en lisant tes fictions xD

    Sur ce je t'abandonne avec mon ti com xD
    Bisous <3
    Et encore te toujours merci pour cette merveille *-*

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