Leave the Dark - Chapitre 10

Alors qu'ils marchaient cote à cote en silence, Bill réfléchissait à un moyen de stopper tout ça, d'éviter ce qui était sur le point d'arriver et qui risquait très fortement de dégénérer en un bain de sang général. Il ne pouvait pas accepter de regarder ceci se dérouler sans rien tenter. D'une, il n'avait absolument aucune envie de voir Tom se faire tuer, ou encore quelqu'un de son propre gang, non, il avait trop vu l'effet dévastateur de la mort de Lukas sur son clan, les blessures que ça avait engendré. Georg et les autres ne parvenaient pas à remonter la pente, ou même à envisager un quelconque remplacement, non, ils étaient simplement habités par le deuil et l'inquiétude de voir l'un des leurs s'enfoncer dans une dépression autodestructrice. Celui-ci d'ailleurs marchait lentement à la gauche de l'androgyne, et n'ouvrait pas la bouche. Tom semblait tout simplement détruit. Bill et lui avaient passé la nuit à s'enlacer, à s'embrasser, et le brun avait espéré de tout son être parvenir à faire fuir la part d'obscurité qui avait peu à peu pris possession de son protégé durant ces derniers jours, temps durant lequel Bill s'était isolé du reste du monde, pour tenter de s'expliquer comment tout avait pu terminer ainsi, et pourquoi, une fois de plus, il s'y retrouvait impliqué. Il en avait même conclu qu'il était la source de tous ces malheurs qui semblaient s'abattre sur chaque personne qu'il avait la mauvaise idée d'aimer. Pourtant, peut être par pressentiment, il était revenu, et il avait réussit à empêcher de perdre la dernière personne au monde qu'il souhaitait perdre. Ce qui n'effaçait pas le temps durant lequel il avait été absent, et durant lequel les choses avaient (mal) évoluées dans la tête de Tom, jusqu'à le pousser à vouloir en finir. Il frissonna à cette pensée et la chassa vite de son esprit.

Ils arrivèrent bientôt au point de rendez-vous, en face de chez Andréas, où tout le gang de Lukas (ils continuaient de se nommer ainsi, trop peu prêt à affronter la réalité) était déjà réunis, plus celui de Stefan, qui avait bien évidemment accepté de venir soutenir leurs alliés pour cette confrontation qui risquait de changer à jamais leurs destins à tous. Tom se retrouva face à Andréas, et pendant un court instant, ils se fixèrent, avant de se prendre dans les bras l'un de l'autre, puis de faire un geste que Bill les avait déjà vu échanger auparavant, ils collèrent leurs deux poignets l'un à l'autre, là où l'anneau symbolique était tatoué sur leur peau. Il eut un petit sourire alors qu'un à un, les membres du gang vinrent lui dire quelques mots ou le prendre dans leurs bras. Ils étaient tous heureux, quelque part, de revoir le tressé, même si l'occasion n'était pas la meilleure. Andréas adressa même un sourire reconnaissant à Bill, peut être pour lui dire merci d'avoir été là, d'avoir su revenir à temps et le sortir de ce dans quoi il s'enfermait. Mais Bill ne pouvait s'empêcher de penser que Tom n'était pas guéri, qu'il n'allait pas mieux, même s'il était clair qu'il était moins sombre que lorsqu'il l'avait trouvé dans la chambre de Lukas la veille. Il restait tout de même cette flamme mauvaise dans son regard, ce désir de vengeance vraiment agressif et purement animal.

Une fois qu'ils eurent vérifié que tout le monde était bien là, le groupe sudiste remonta la rue qui marquait la séparation, et ils se retrouvèrent en terrain nordiste, Tom et Stefan en tête, Bill, Andréas et Georg juste derrière, et tout le reste à suivre, tous silencieux. Chacun formulait ses pensées et élaborait des stratégies de combat qui pourraient les aider à se sortir de tout ça. Bien entendu qu'ils étaient beaucoup à en avoir plus qu'assez de cette lutte, mais ils n'auraient pour rien au monde abandonné leur gang, brisé le pacte invisible qui les liaient tous, ils connaissaient tous plus ou moins Lukas, et sa mort en avait affecté plus d'un. Bill affichait un air grave, il redoutait tellement de choses, même s'il tentait de se convaincre qu'il y avait peu de chance que cela arrive. A la place, il pensait à un moyen de raisonner Tom, mais ça semblait perdu d'avance.

Le point de rendez-vous était bien évidemment à l'endroit exact où Tom avait assisté à la mort de son frère. Il se sentit trembler en y arrivant, mais ne perdit pas la face, il devait être fort, pour lui, pour eux. Ils se stoppèrent toujours aussi silencieux, et attendirent. Ils n'eurent pas à patienter bien longtemps, que déjà ils distinguaient une petite troupe s'avancer vers eux, également complètement muette. Les nordistes semblaient presque porter le même deuil, ce qui paraissait assez incroyable. Ils finirent par se retrouver en face de Tom et Stefan, un jeune blond qui devait avoir l'âge de Tom en tête, dont la chevelure était parsemée de mèches noires, l'arcade et la lèvre piercé, le regard d'un bleu perçant. Ce fut lui qui vint à la rencontre des deux meneurs, et Stefan en conclu avec un frisson qu'il devait surement être ce mystérieux chef Nordiste dont on entendait tellement parler mais qui ne se montrait jamais. Il était incroyablement jeune, et ça paraissait vraiment improbable qu'il soit déjà chargé de tout un gang. Tom cherchait des yeux Matthias parmi le groupe, le seul à qui il voulait vraiment régler son compte, lui et David. Mais il ne pouvait empêcher son regard de revenir sur le mystérieux inconnu, intrigué, piqué par une grande curiosité. Puis, alors que Stefan allait prendre la parole, un cri horrifié se fit entendre derrière lui. Tom fit volte face en reconnaissant la voix de Bill. Ce dernier était figé, les yeux écarquillé, et surtout focalisé sur... L'inconnu. Le tressé fronça les sourcils.

- Oh mon Dieu, souffla l'androgyne sans bouger d'un centimètre. Oh non, oh putain...

- Bill ?


A nouveau, la tête de Tom tourna pour observer le jeune chef qui venait de prononcer le prénom de son amant de façon claire, et qui paraissait à présent complètement ahuri et presque choqué. Quelque chose lui échappait, et il lança un regard à Bill pour essayer de comprendre. Seulement, ce dernier ne le regardait pas du tout, il continuait de dévisager l'inconnu, qui ne l'était visiblement pas tellement pour lui. Le c½ur de Tom se serra alors qu'il vit avec effarement une larme glisser depuis l'½il de son brun. Bordel, qu'est-ce qu'il se passait ?

- Bill, répéta l'autre. Qu'est-ce que tu fous là ?

- Moi ?
Demanda Bill en écarquillant encore plus les yeux. Putain, mais toi, tu... Merde, j'étais persuadé que tu ne serait pas... Tu es devenu le...

- C'était l'ordre logique des choses,
répondit le jeune blond avec une voix lourde de tristesse et de reproches.

Tom était complètement perdu. Sa tête ne cessait de faire l'aller-retour entre les deux garçons, et il faillit tomber à la renverse en voyant le visage de Bill se tordre de douleur aux mots du blond. Il serra les dents, avant de réponde :

- Non, tu pouvais ne pas le faire. Tu avais le choix.

- C'est pas ton putain de problème ! Tu n'as rien à me dire, j'arrive pas à croire que tu oses te monter ici... Je pensais au moins que tu aurais la décence de te planquer.

- J'ignorais que tu serais là Adrian ! Comment j'aurai pu me douter...

- Oh, oh,
cria Stefan, l'air légèrement agacé. Quelqu'un peut m'expliquer ?

Bill et le dénommé Adrian se turent instantanément, et Tom restait complètement béat.

- Bill, l'interpella Stefan en se tournant vers lui, je vais te poser une question, et tu as sacrément intérêt à me répondre sincèrement. Est-ce que tu faisais parti des Nordistes avant de venir avec nous ?

- Non !
S'indigna le brun en passant une main nerveuse dans sa longue chevelure. Tu sais très bien que je ne t'ai jamais trahis...

- Ah oui, tu as changé ça alors,
ricana Adrian en s'avançant.

- Je n'ai jamais trahis personne, grinça Bill en se diminuant un peu.

- J'ai dis stop ! Les coupa Stefan. Bill ?

- C'est... C'est une longue histoire.


- Est-ce que c'est ça que tu refuses de me dire depuis des mois ?Demanda soudain Tom, semblant enfin retrouver l'usage de la parole.

Bill pivota doucement vers lui, le regard rempli de cette peine et cette souffrance que le tressé avait déjà pu distinguer lorsqu'il abordait un sujet épineux qui semblait avoir un rapport avec ce secret impossible à percer que l'androgyne gardait bien caché. Et alors, il comprit que c'était exactement ça.

- Avant de rencontrer Stefan, annonça Bill d'une voix mal assurée, j'étais... J'ai connu Adrian.

- Quoi ?
S'étrangla le meneur des sudistes en le fixant. Et tu savais qu'il était le chef de leur gang, que c'était lui qui a commandité toutes ces attaques et...

- Non, non, bien sur que non ! Je pensais juste qu'il habitait toujours au Nord de la ville, peut être qu'il faisait aussi partit du gang, j'en savais rien du tout, je ne l'ai pas revu jusqu'à aujourd'hui ! Comment est-ce que j'aurai pu deviner un truc pareil !


Le crâne de Tom lui faisait mal, et il en comprenait de moins en moins. Il rassembla ce qui lui restait de lucidité et lança d'un ton sec :

- Bill, il va falloir t'expliquer. Maintenant.

Le brun lui envoya un regard coupable, conscient qu'il aurait certainement dû se confier plus tôt, et pas seulement une fois devant le fait accompli. Il inspira longuement, prêt à se replonger dans un passé qui lui semblait très lointain et douloureux.

- C'était il y a quatre ans, juste avant que Lukas et Stefan ne soient nommés, commença-t-il avec sérieux. J'avais 16 ans et j'ai débarqué dans la ville un peu par hasard, je n'avais rien, je m'étais échappé de ma précédente famille d'accueil et j'ai du accepter n'importe quoi pour réussir à m'en sortir.

Le c½ur de Tom se serra. Il connaissait déjà cette partie de l'histoire, et il se sentit un instant mal d'avoir obligé Bill à parler de ça devant tout ce monde. Pourtant, l'androgyne, imperturbable, se mit à raconter.

- Je me suis prostitué pendant un an près d'ici, mais jamais au sein même de la ville. Mon proxénète s'est fait coffrer, et moi j'ai réussis à m'échapper. J'ai décroché un boulot de serveur, pas dans le bar où je bosse actuellement, mais pas très loin de la ville pour autant. J'étais souvent amené à me balader du coté Nord, mon appart se situait au niveau de la limitation. J'avais presque 18 ans quand j'ai rencontré Adrian, et lui 17...

Ce dernier avait complètement changé d'expression : alors que quelques instants plus tôt il paraissait fou de rage et prêt à démolir tout le monde, il semblait à présent beaucoup plus doux, et on pouvait facilement lire la nostalgie sur ses traits. Bill et lui échangèrent un regard mystérieux, et courageusement, le brun se laissa submerger par ses souvenirs, visualisant les scènes au fur et à mesure qu'il les résumait, ayant chaque détail en tête sans pour autant les dévoiler.


2008

La nuit était si épaisse que même un ½il aiguisé n'aurait pu distinguer les alentours. Mais pour un habitué, chaque mur, chaque pavé était clairement visible, les yeux fermés. Il s'avança avec prudence à travers les rues silencieuses et dépourvues de lampadaire, faisant à peine entendre le bruit de ses pas contre le sol. Il pénétra dans la zone Nord facilement, devinant comme toujours la ligne imaginaire qui coupait la ville en deux se briser sur son passage. Bill aimait le danger, mais il avait ses limites, comme tout le monde. Et cette excursion nocturne en faisait partie. Mais il n'aurait rebroussé chemin pour rien au monde. Il était là pour une raison précise, une raison qui l'aurait poussé à faire n'importe quoi. Il se faufila jusqu'au petit square et repéra le banc en bois où il avait déjà passé tellement de temps. Son c½ur fit un bond alors qu'il distinguait une silhouette assise dessus. Il s'approcha avec prudence, la respiration plus rapide.

- Bill ?

Un sourire fendit le visage de l'androgyne, et il se dépêcha d'ouvrir les bras pour réceptionner le corps de la seule raison au monde capable de le pousser à prendre tant de risques. Il le serra dans ses bras, laissant son c½ur éclater dans sa poitrine, sentant le trop-plein d'adrénaline déferler dans ses veines alors qu'il se penchait pour embrasser l'autre jeune homme. Sa main se glissa dans sa nuque et il appuya ses lèvres contre les siennes, à la recherche de toujours plus de contact. Sa langue se glissa entre ses lèvres, et il caressa amoureusement sa semblable, faisant gémir Adrian.

Cela faisait aujourd'hui un an qu'ils entretenaient une relation secrète, et plus le temps passait, plus leur passion grandissait. C'était arrivé tout bêtement, alors qu'Adrian était venu boire un verre au bar où travaillait Bill, légèrement déprimé. Intrigué, le brun avait discuté un peu avec lui, puis ils avaient voulu se revoir, et très vite, les choses avaient évoluées entre eux.

Ils se séparèrent à bout de souffle, créant de la fumée autour d'eux à cause de la fraicheur ambiante. Bill colla son front à celui de son petit ami, et lui vola un petit baiser, laissant ses mains lui caresser le visage. Tout semblait tellement parfait entre eux, tout l'était, vraiment. Excepté ce léger détail qui faisait qu'ils étaient obligés de se voir en cachette. Le frère d'Adrian. Ce dernier n'acceptait pas l'homosexualité, et ignorait tout de celle de son benjamin, sans quoi il l'aurait sûrement très mal pris. C'est pourquoi il était obligé de ruser pour pouvoir rejoindre son homme et passer un peu de temps avec.

- On va chez toi ? S'enquit le jeune blond en frottant son nez froid contre celui de Bill.

Ce dernier rigola un peu et lui sourit en passant ses doigts dans sa chevelure striée de noir.

- Tu sais bien que ça ne serait pas raisonnable.

Le plus jeune fit une petite moue.

- J'en ai marre de cette situation.

- Tu vas être majeur, et j'aurai bientôt assez d'argent de coté pour qu'on puisse s'en aller...

- Même. On en a déjà parlé Bill, tu sais bien que je n'ai pas envie de partir sans lui avoir parlé. Il sera obligé de m'accepter comme je suis, c'est mon frère... J'ai pas envie de le perdre non plus.


Bill pencha un peu la tête, l'air sincèrement désolé.

- J'aimerai bien te dire que je comprends, mais j'aurai du mal, lui dit-il avec un sourire triste. En revanche, je peux parfaitement l'accepter. On attendra le temps qu'il faut. Si tu arrives à tenir.

Il avait pris un air joueur sur la fin de sa phrase, et s'amusait à tirer Adrian par les passants de son pantalon. Ce dernier émit un petit bruit de frustration et donna une petite tape sur la main taquine, avant de se caler dans les bras de Bill en l'embrassant dans le cou.

- Peu importe. Du moment qu'on est ensemble. Je t'aime.

Le brun lui embrassa le crâne en lui soufflant un « moi aussi » qui se perdit dans la nuit. Ils passèrent encore quelques instants à se câliner et à s'embrasser, avant d'être obligés de se séparer. Adrian repartit vers chez lui, envoyant un dernier baiser à son amoureux de la main, et Bill fit demi-tour, les mains dans les poches, tout en gardant un ½il prudent sur les alentours.

Mais ce soir là, les deux amants n'avaient pas été assez vigilants. Peut-être qu'il n'avait suffit que d'une seconde d'inattention pour que tout s'écroule, mais une seconde tout de même. Des yeux indiscrets avaient percé le secret d'un amour interdit, et immédiatement, le frère d'Adrian fut prévenu. L'une des raisons principales pour lesquelles le jeune blond refusait de mettre son aîné au courant était qu'il faisait partit d'un gang, et pas n'importe lequel, le plus grand de toute la ville, lui avait-il affirmé avec fierté. Mais Adrian avait vite remarqué que l'un des critères de ce gang était la violence, et les altercations. Et il devait avouer que ça lui faisait peur.

Fou de rage de découvrir un tel secret, Daniel, le frère d'Adrian, avait aussitôt voulu des explications. Il revint du bar où il avait été convié par Lena, qui lui avait affirmé avoir quelque d'important à lui dire, et entra en trombe dans la chambre de son petit frère. Il le saisit par le bras, et immédiatement, Adrian su qu'il avait tout découvert. Il avait appréhendé un coup, quelque chose, mais rien, son aîné s'était contenté de lui tenir le bras en le regardant avec des yeux noirs. Puis, après quelques minutes passées ainsi, il le lâcha et lui dit simplement, la voix neutre :

- Tu lui diras que je l'attends demain en début d'après-midi devant le bar. On verra si c'est un véritable homme, ou juste une lopette.

Puis il quitta la pièce, sans ajouter quoi que ce soit. Adrian avait passé la nuit à pleurer, mais il se décida tout de même à appeler Bill pour lui raconter et lui indiquer la convocation de son frère. Bill n'avait pas hésité et avait accepté, il voulait vraiment pouvoir s'entretenir avec Daniel et lui parler tranquillement pour lui prouver qu'il était quelqu'un qui saurait prendre soin du jeune blond. Mais ce dernier l'avait supplié de ne pas y aller, il ne savait que trop bien à quel point son frère savait bien se battre. Mais l'androgyne ne l'avait pas écouté.

Tout le gang était au courant de ce qui allait se passer, mais Daniel leur avait bien demandé de ne pas se mêler de tout ça. Même son père, chef des Nordistes à cette époque là, lui avait donné son autorisation, aussi peu tolérant sur le sujet de l'homosexualité que lui. Ainsi, quand Bill arriva au point de rendez vous, seul, il trouva le frère de son petit ami, seul.

- Écoute, tenta-t-il pour engager le dialogue, c'est ridicule, on ne va pas se battre pour ça... Je te promets que je suis sincère avec Adrian et que...

- Tais-toi,
le coupa Daniel, les yeux brûlants. J'ai pas envie d'entendre quoi que ce soit sur vos histoires de cul. T'aurai jamais dû t'approcher de lui. Maintenant, bats-toi !

Bill secoua la tête, mais il vit avec horreur la brute se jeter sur lui. Peut-être est-ce l'adrénaline qui lui donna la force de le repousser, il ne le sut jamais, mais se fut avec horreur qu'il vit le frère de son petit-ami se cogner violement contre le mur derrière lui, et tomber sur une pile d'ordure qui trainaient par là, surement les poubelles du bar, dans un bruit assourdissant. Il se précipita vers lui, et en le tirant d'entre les bouteilles brisées, il ne put que pousser un hurlement et s'éloigner de quelques pas, les mains plaquées sur la bouche. Daniel s'était planté plusieurs morceaux de verre au niveau du cou, dont un qui avait surement percé sa carotide et l'avait fait se vider de son sang. Alors, complètement choqué, il préféra s'enfuir. Quelques jours plus tard, il chercha à revoir Adrian, en vain.



- J'ai vite compris qu'il avait du croire que j'avais tué Daniel volontairement, mais je n'ai jamais eu le courage d'aller affronter son chagrin et sa rancune pour aller tout lui expliquer. Alors je me suis enfuis, et j'ai vécu dans la peur et en me cachant pendant des mois. Puis la suite vous connaissez. Je suis entré dans le gang de Stef pour y trouver une certaines sécurité, je savais que le gang de Daniel ne me laisserait jamais m'en sortir comme ça... Ils pensaient tous que j'avais assassiné l'un des leurs.

Le silence retomba enfin, chacun des trois gangs laissant les informations circuler dans leurs cerveaux. Certains découvraient tout, d'autre en apprenait seulement un peu plus. La logique frappa Tom en pleine figure alors que chaque élément recomposait doucement le puzzle. Et puis, une à une, ses questions trouvèrent une réponse. Il jeta un regard vers Adrian, qui avait simplement baissé la tête, muet comme tous les autres.

- Mon père est mort peu de temps après Dany, rongé par le chagrin et la vieillesse, dit-il finalement, relevant le visage pour laisser apparaître sa peine, et j'ai pris la succession. J'ai su très vite que tu étais entré dans un gang ennemie, et David et Matthias me l'ont très vite confirmé, un certain soir où tu les avais battus. Alors j'ai voulu te faire payer.

- Alors c'était ça, ces attaques toutes plus lâches les unes que les autres,
compris Stefan avec dégoût.

- J'étais obsédé par la vengeance, se justifia le meneur des nordistes. Je n'ai pas réfléchis. J'ai tout perdu quand Dany est mort, tout. C'était mon frère, malgré ses défauts, et je suis certain qu'il aurait fini par changer d'avis si...

Il n'acheva pas sa phrase et baissa à nouveau les yeux. Tom, à travers toute sa douleur et sa colère, sentit un éclair de compassion lui brûler les entrailles. Il savait exactement ce qu'Adrian pouvait ressentir.

- Où sont Matthias et David ? Demanda-t-il.

- Partis, répondit Adrian. David n'en pouvait plus, et Matthias n'a jamais voulu ça, personne ne le voulait.

- Il l'a tué de sang froid,
s'énerva Tom face à une telle déclaration. C'est facile de regretter.

- Je sais, je peux comprendre.


Le tressé aurait aimé s'énerver, et lui cracher à la figure, mais il ne pouvait pas, pas après avoir entendu tout ça. Il lança un regard à Bill qui semblait vide de toute émotion.

- C'est donc Lena qui vous a dénoncé, éluda-t-il sans quitter le brun des yeux. C'est pour ça que tu la détestais tellement.

- Elle est partie aussi,
annonça Adrian.

Tom sentit une pointe de soulagement à cette annonce. Il vit Stefan se passer une main dans la nuque, l'air ennuyé.

- Bill... Pourquoi t'as jamais voulu nous en parler ? Je sais pas, on aurait pu comprendre, et surtout, éviter de se faire attaquer sans raison...

Les traits du brun se figèrent, et il grimaça, un peu comme s'il venait de se prendre un coup dans l'estomac. Et Tom compris rapidement pourquoi.

- Je sais que c'est de ma faute. Je n'arrivai pas à en parler. C'était trop dur. Et j'avais peur de... De vous mettre encore plus en danger, ou que vous ne me pardonniez pas. Alors pardon.

Il n'avait regardé Tom une seule fois, honteux et effrayé à la fois d'avoir perdu son protégé, qui était à présent sa vie, sa raison de se battre. Tout.

- C'est pour ça que tu es partie après que Lukas soit mort ? Demanda d'une toute petite voix l'objet de ses pensées.

Il accrocha son regard au sien, et fut horrifié de voir une larme échapper au tressé, puis une autre.

- C'était l'histoire qui se répétait, expliqua-t-il en retenant ses propres pleurs. J'avais déjà perdu ma raison d'être une fois, j'aurai pas réussis une deuxième.

- En fait ça explique beaucoup de choses,
réfléchit Stefan tout haut, ignorant le poids des mots qui venaient d'être prononcés pour la première fois. La raison pour laquelle la paix n'a pas été signée avec le Nord, notamment.

Le silence retomba. Les Sudistes s'échangeaient des regards entendus, mais personne ne bougeait. Les nordistes quant à eux affichaient une attitude de retrait. Adrian semblait complètement las.

Et Bill regardait Tom. Et Tom regardait Bill. Les mots résonnaient entre eux comme une connexion invisible. Leurs yeux se brûlaient. Pourtant, une voix brisa leur échange visuel.

- Ça suffit.

Chaque membre présent fixa Adrian à ces mots, pas certain d'en avoir saisit le sens. Il s'empressa d'éclaircir les choses.

- J'en ai assez de me battre. On aurait tellement d'autre chose à faire que de se faire la guerre. Je suis fatigué. Daniel ne reviendra pas, même si je tue chaque personne de cette ville une par une. Et je ne veux pas faire ça. Je n'ai pas voulu priver un frère du sien, je ne souhaite cette douleur à personne.

Il fit une pause, puis s'avança légèrement vers Bill. Ils se fixèrent longuement.

- J'ai toujours refusé l'éventualité que tout cela ait pu être un accident. Mais c'est fini. Je ne veux pas te faire de mal.

Il leva une main tremblante vers la joue de son ancien amour, et glissa doucement son doigt le long de sa mâchoire. Bill resta muet, subjugué, perdu dans les yeux de celui qu'il avait tellement aimé. Tom serra les poings. La jalousie lui rongeait l'estomac, et elle raviva la flamme de haine et de colère qui l'avait poussé à venir ici affronter les nordistes. Il fit sursauter tout le monde ne criant :

- C'est trop facile putain ! Lukas est mort !

Georg secoua la tête, peiné, et Andréas voulu s'approcher de son ami pour le calmer. Mais il n'eut pas le temps de le faire que déjà Bill s'approchait de lui à grandes enjambées. Et alors, devant tous le monde, devant ses amis, ses frères de c½ur, devant celui qui avait été sa plus belle histoire, mais aussi sa plus tragique, devant ceux qu'il avait combattu et haïs tellement de fois, devant tout ceux là, il prit le visage de Tom entre ses mains et planta son regard dans le sien.

- Tom, souffla-t-il en rapprochant son visage tout près. Tom, je t'aime.

Le temps se stoppa soudainement, et ils ne furent plus que deux. Tom n'entendit plus rien, ne vit plus rien, rien sauf lui. Lui qui venait, après des mois de doute, de relation ambiguë, de peur, d'angoisse, de fusion parfaite, de lui offrir ce qu'il avait toujours espéré, de lui avouer ce qu'il n'avait osé soupçonner. Il laissa tout éclater en lui, et la dernière part d'ombre qui l'avait habité ces derniers jours mourir à jamais, pour ne garder qu'un amour fou qui lui redonnait le souffle dont il avait manqué depuis que Lukas l'avait quitté. Il pleura un peu peut-être, il n'en était pas certain, mais ce dont il se souvint, c'est de n'avoir pas hésité une seule seconde à plaquer sa bouche contre celle de l'androgyne. Le baiser avait été court, après tout, ils n'avaient jamais aimé être démonstratif en public, et puis ce n'était pas vraiment le moment. Mais il donnait par ce baiser son autorisation muette à la paix que tous espéraient depuis tellement longtemps. Bill se détacha lentement de lui, et sans le quitter des yeux, il annonça :

- Il est grand temps que tout s'arrête. Je m'en remets à Stef. A lui de prendre cette décision.

Il quitta les yeux de Tom pour fixer Stefan qui lui renvoya un regard qu'on pouvait qualifier de soulagé. Puis le brun murmura, un peu plus bas pour que tous ne l'entendent pas :

- Fais ce que Lukas a toujours voulu. Ne laisse pas sa mort rester inutile.

Le meneur hocha la tête, et offrit son premier vrai sourire depuis la perte de son ami. Il s'avança vers Adrian, et lui tendit sa main. Le plus jeune poussa un soupire, et la lui serra.

- Ton frère serait fier de toi.

Le jeune blond sourit à son tour, et il acquiesça. Stefan se retourna vers les sudistes et les nordistes qui étaient à présent des citoyens comme les autres, sans réelle distinction, sinon celle d'avoir tous perdu un être cher et de se sentir comme une seule et grande famille, d'avoir veillé les uns sur les autres et de continuer à le faire, gang ou pas. On ne briserait pas une famille comme ça.

- Le combat est terminé. Ce soir nous rentrons tous chez nous. Et ce soir nous ne vivront plus avec cette crainte. Mais malgré ça, ajouta-t-il à l'adresse de son propre gang avec une émotion visible, vous resterez pour moi ce qu'il a toujours manqué à ma vie. Vous faites parti de moi.

Il leur envoya un nouveau sourire, puis se mêla à eux pour échanger quelques étreintes. Tom en fit de même avec ses propres amis, promettant de ne jamais se laisser dissoudre, paix ou pas. Un coup d'½il vers Bill lui confirma ses craintes : le brun était près d'Adrian, et ils discutaient, un peu à l'écart du groupe. Malgré la déclaration flagrante que venait de lui faire son amant, il ne pouvait s'empêcher de penser que son ancienne relation avait été d'une force incroyable, et qu'il n'avait jamais réellement fait le deuil de cet amour. Il les vit se sourire, puis arrêter de parler pour simplement se regarder.

- Sois heureux, murmura Adrian à Bill. T'as l'air d'avoir trouvé quelque chose d'exceptionnel.

- Mais je ne t'oublie pas. Je ne t'oublierai jamais, même si tout ça est terminé. Jamais.

- Moi non plus. Pardon pour...

- Chut,
le coupa Bill en posant un doigt sur ses lèvres.

Il lui caressa la joue, puis sourit un peu avant de s'éloigner de son passé pour aller retrouver quelqu'un qui représentait son avenir.

Le tressé lui envoya un regard inquiet. Il vint l'enlacer et lui embrassa le front.

- Je t'interdis de penser une seule seconde que tu peux être menacé par qui que ce soit. C'est clair ? Il n'y a plus que toi. Il n'y aura plus que toi Tomi.

Tom hocha la tête contre le torse de son petit-ami (comme il adorait pouvoir enfin penser cela) et lui rendit son étreinte, emporté par le flot de joie qui doucement réchauffait la ville endormie depuis des années, et donnait des airs de fêtes aux alentours. Les nordistes et les sudistes se mêlèrent bientôt, marquant la fin de la lutte constante qu'ils avaient menée depuis plus ou moins longtemps, mais dont ils avaient tous assez. Les discussions s'engagèrent, les barrières s'écroulèrent, un peu comme une seconde chute du mur de Berlin. Puis chacun rentra chez lui, ôtés d'un poids, plus serein que jamais ils ne l'avaient été.

Après quelques derniers mots avec Stefan, Bill et Tom prirent également le chemin de l'appartement du brun. Il savait pertinemment sans même avoir à poser la question que Tom ne voulait pas rentrer chez lui tout de suite, c'était trop tôt. Alors, pour la première fois, il lui attrapa la main et emmêla leurs doigts sur le trajet, et ne les lâcha que pour déverrouiller la porte et la refermer à clef derrière eux. Puis, avant même d'en avoir conscience, Tom était partout autour de lui, partout sur lui. Ils s'embrassèrent comme jamais, ils s'embrassèrent jusqu'à en manquer d'air, ils collèrent leurs corps ensemble, et s'embrassèrent encore. Les mains de Bill glissaient sur le corps désiré, et il le faisait vibrer à chaque effleurement. Son souffle heurtait la peau nue du tressé, le faisant frissonner. Ils s'allongèrent sur le lit de Bill sans jamais rompre leurs contacts charnels. Plus qu'une envie, un besoin, un engagement, une preuve l'un pour l'autre d'être toujours en vie et de continuer de se battre pour le rester. Le doigt de Tom partit de l'épaule du brun pour descendre sur son torse, glisser contre sa hanche, puis remonter jusqu'à ses lèvres entrouvertes, de façon à sentir son souffle rapide. Il se tenait légèrement surélevé sur un coude, et laissait le corps de Bill se fondre parfaitement contre le sien, l'écraser de cette façon si rassurante. Ils se bouffaient des yeux, et réalisaient doucement à quel point les choses entre eux venaient de changer. L'androgyne embrassa le doigt de son amant, et il embrassa minutieusement chaque parcelle de peau qui s'offrait à lui. Le cou, le torse, l'épaule, le bras, la clavicule, le nez, la bouche. Il transpirait d'amour, mourrait d'envie de s'abandonner complètement.

- Redis-le, supplia Tom entre deux baisers.

Bill glissa lentement une main sous la hanche de son partenaire, le releva légèrement, et colla son front au sien. Il bougea un peu, et s'enfonça avec une douceur rare au plus profond de Tom en lui susurrant un « Je t'aime » des plus intenses. Leurs corps s'alignèrent exactement comme il le fallait, et la main de Tom vint se perdre dans la chevelure ébène. La tête de Bill reposait contre la sienne, et ils ne bougèrent plus pendant un moment, respirant ensemble, l'un pour l'autre, de façon saccadée. Doucement, le brun commença à bouger, et effectua quelques mouvements amples pour procurer le plus de plaisir à son protégé. Il voulait lui dire avec des gestes ce que les mots n'avaient jamais su exprimer entre eux. C'était tellement, tellement plus que tout. La tête de Tom partit en arrière, et un gémissement vint du fond de sa gorge pour glisser d'entre ses lèvres et émettre le plus beau son du monde aux oreilles de Bill. Il s'agrippa plus fort à lui, ils bougèrent plus rapidement, tout en conservant un maximum de contact entre leurs corps trempés de sueurs. Leurs mains touchaient l'autre, puis s'emmêlaient, se démêlaient, leurs lèvres aussi. Pour la première fois depuis le début de leur relation privilégié, du moins, en en ayant totalement conscience, Bill et Tom faisaient l'amour. Et c'était meilleur que tout ce qui pouvait exister sur cette fichue planète. Ce fut Tom qui acheva Bill, alors qu'ils étaient bien proches, lorsqu'il entoura le cou de son amant de ses bras et qu'il lui dit, pour la première fois :

- Bill... Je t'aime.

C'en fut trop, et alors qu'un sanglot serrait la gorge de l'androgyne, il sentit la jouissance le frapper de plein fouet. Il prolongea l'orgasme au maximum, s'assurant que Tom atteigne lui aussi le summum du plaisir, et se laissa aller tout contre lui, quelques larmes sillonnant leurs visages comblés. Ils restèrent l'un sur l'autre, l'un dans l'autre encore bien longtemps, s'observant, se redécouvrant un peu plus à chaque fois, s'avouant tout sans rien dire.

Et lorsqu'ils s'endormirent, leur dernière pensée, sans être similaire, fut pour Lukas.

Pour une âme pure qui aurait sûrement voulu assister à cette naissance d'une nouvelle ère.

Pour un frère aimant qui ne voulait que le bonheur de sa plus grande fierté.

Et alors, ils lui dirent simplement merci.



Voilà voilà j'espère que ce chapitre "révélation" vous aura plu et que vous n'aurez pas été déçu du fameux secret de Bill >< Je vous assure que j'ai du me creuser la tête pour trouver un truc cohérent qui rallierait tous les détails entre eux. Je vous dit à dans une semaine, je par aujourd'hui pour une semaine en Auvergne, et j'espère avoir le temps d'avancer un peu le chapitre 11 qui sera je pense le dernier de cette fiction (peut être un épilogue ensuite, on verra) Je vous embrasse très fort =) Merci encore et toujours <3

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Comments :

  • SEX-DRUG-ROCKNROLL30

    08/12/2012

    C'était magnifique !

  • Amuna28-fic

    20/08/2011

    Je ne m'attendais pas à ce que ce soit ça le secret de Bill.
    Pour ma part c'était un très beau chapitre
    Et le " je t'aime " prononcer par Bill à un moment pareil c'était parfait.
    Pareil pour Tom à la fin. ^o^
    Enfin ils vont pouvoir vivre leurs amour dans la paix.

  • chaos87th

    06/02/2011

    Vraiment trop trop beau.
    J'ai adoré.
    Je ne m'attendais pas du tout à ça pour le passé de Bill. Je pensais plus que c'était quand il était prostitué.

  • Nanou

    31/10/2010

    La scène de l'enterrement m'a achevée.. J'étais en larmes dans mon lit, c'était effrayant... Au début de la fiction, j'ai pensé au Mur de Berlin, et là tu en as fait une allusion. Ca m'a fait sourire. Bref, encore une fois, j'ai adoré. Tu as un don pour l'écriture... Et je crois que je suis hypersensible à tes écrits..x)
    Merci beaucoup ! =)

  • zyngao

    13/06/2010

    ouah je ne sais pas quoi dire si ce n'est trop bien vraiment j'adore plus un petit mais vraiment mini lemon trop la class lol tout est bien qui finbis bien enfin c'est pas encore finis mais bon tchao

  • Giffolies

    30/11/2009

    Et enfin enfin la PAIX

  • Giffolies

    30/11/2009

    Ah c'était donc sa le secret de Bill c'est bluffant j'ai pensait à tout sauf à sa

  • Meliina-4-x3

    11/11/2009

    O cc tro chou la chui a fon dan ta fic Mdr je la lirai la blinde de ofi xD

  • just-you-and-me483

    26/10/2009

    Tout d'abord je suis contente que mes coms te plaisent toujours...en même temps vu le temps que j'y passe si tu n'en prenais pas compte ça me ferait un peu de peine tout de même...et en même temps je crois que je n'arrêterais pas pour autant car c'est un réel plaisir que je me fais de commenter tes chefs d'oeuvre *-*
    Pour ce qui est de ce chapitre et bien...
    Le secret de Bill je n'aurais jamais imaginé une chose pareille...faut dire que j'ai pas vraiment cherché tu le sais mais c'était mieux ainsi ça m'a agréablement surpris...j'étais prise dans le récit de Bill et j'ai pu m'y laisser glisser sans me pauser de questions et ça c'était splendide...
    Comme dit Tom c'est vrai que c'est un peu dommage pour Bill qu'il ait eu à expliquer et narrer des moments de sa vie pas toujours des plus gai au près de tout le monde...mais après tout il leur devait des explications...je me demande tout de même comment Tom a toujours su se maîtriser...enfin je veux dire si on m'aprenait une chose pareille, rien que le fait de savoir qu'on m'a caché quelque chose de si important pendant tellement de temps...ça me rendrait dingue, je deviendrais hystérique et j'en voudrais à mort à la personne...mais d'un autre côté Tom a toujours su que Bill ne lui disait pas tout parce que Bill n'éait pas prêt, et il l'a accepté sûrement plus facilement parce qu'il l'aimait.
    Quand à ce secret, je ne sais que dire, c'était vraiment un récit touchant mais je ne peux m'emêcher d'être jalouse pour Tom...je sais que c'est une réaction puérile mais ça me semblait horrible que Bill ait déjà pu aimer comme il aime Tom, dans le passé...ça me restait en travers de la gorge...je me répétais"ce n'est pas le seul, ce n'est pas le seul"...et puis c'était si fort, Bill n'oubliera jamais une histoire pareille, un amour pareil ça ne s'oublie jamais, il le dit lui-même...et ça me rend dingue de savoir que Tom n'est pas l'unique...même si maintenant et pour le futur c'est luiqu'il aime et va aimer...ça me rend jalouse à mort...j'arrive pas trop à m'expliquer...c'est un peu comme si le conte de fée s'évanouissait un peu, perdait de sa splendeur...
    Quand à Matthias, David et Léna...je ne peux m'empêcher de les haïr, tout est de leur faute...même si au fond tout n'est que concours de circonstence...mais après tout ils sont tellement lâche ces trois la...ça me répugne...on voudrait bien leur foutre un bon coup dans la gueule xD
    Je suis contente que de ces évenements tragique naisse tout de même un point positif...et pas des moindre d'ailleurs..la mort de Lukas bien que tragique terrible et marquant les esprit à tout jamais aura tout de même amené la paix...et je crois que c'est la meilleure chose qui pouvait leur arriver...
    Le "je t'aime " de Bill on le sentait venir...mais bordel ce que ça m'a fait plaisir quand même *-*
    Et la petite inquiétude/jalousie de Tom...trognon...définitivement *-*
    Et ce lemon *____________* Gott ça frôlait la perfection... Tout cet amour, cette tendresse, cette bouffée d'abandon, de sentiments...et leurs corps enlacés, serrés comme s'ils voulaient se fondre l'un dans l'autre...C'était Waouw *-* je sais pas quoi dire...ça m'a fait gagatiser toute la soirée, tu m'as rendue dingue, encore plus que les autres fois...C'était tellement beau ...et Tom qui lui dit qu'il l'aime aussi...
    Et c'est ça le pire, je sais ce qu'il va se passer mais tu l'écris tellement bien que quand ça arrive ça me fait quand même l'effet d'une bombe *_*
    Bon dieu que je t'aime quand t'écris des trucs pareils...hallucinant :)

    Sur ce je te laisse je t'embrasse <3
    Et j'espère que t'auras passé de bonnes vacances puisque quand tu liras ça c'est que tu seras revenue ^^

  • Mmh-ouiii-aaaah-encore

    26/10/2009

    Hallo,

    Haaan désolée du retard ! J'ai pris un retard monstre dans la lecture alors je m'arrange pour lire et venir commenter quand même. Donc ce chapitre ... plein de révélations purée. Mais tu as tellement manié ce chapitre à la perfection que s'en ait parfaitement parfait. Je dirais même magnifique.

    J'abrège une nouvelle fois mes commentaires, j'ai honte sincèrement. Désolée, mais quand j'aurais mon PC je me rattraperai je te le promet.

    Le premier "je t'aime" je suis juste gaga ! Complètement gaga vraiment ! C'est tellement mignon, la vérité est maintenant connu de tous. Je m'attendais vraiment pas à ça ... c'est dingue je te tire ma casquette ! Bravo j'aime toujours autant la manière dont tu écris ! Puis ton imagination me dépasse.

    Küssss !
    [J]ack²

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