Sweet Holding - Chapitre 6

C'est avec un certain soulagement que je vous poste ce dernier chapitre, que j'ai beaucoup aimé écrire. Cette fiction est sûrement celle qui m'aura donné le plus de fil à retordre, sachant que tout devait se dérouler dans un seul endroit, pendant plusieurs semaines. J'espère qu'il vous plaira, et surtout, rendez vous très prochainement pour l'épilogue !
Merci à Enilya pour son idée géniale, qui m'aura donné du boulot mais qui est, comme toutes ses idées précédentes, originale et prenante

Chapitre 6
La fin du cauchemar

Toute l'assemblée était suspendue aux lèvres du commissaire. Ils n'avaient même pas attendu la fin de la nuit pour tous aller au poste situé juste à coté et obtenir les maigres informations qu'avait fournie le coup de fil de Tom. Seule la famille de Carmen manquait à l'appel. Andréas ferma douloureusement les yeux à cette pensée. Il avait dû annoncer à des parents, à un fiancé qu'ils venaient de perdre leur fille, sa future femme... L'horreur qu'il avait lue dans leurs yeux avait été insupportable. Ajouté à ça sa propre angoisse due à la coupure brutale avec son ami au téléphone, le blond platine commençait à perdre totalement pieds, dépassé et écrasé par la pression.

« Ça a été court, mais on a réussis à avoir un début de localisation, » annonça finalement le commissaire en croisant les doigts. « Bien sûr, il ne faut pas trop s'emballer, mais on a de bonnes pistes. On sait désormais sur quel continent ils sont, et dans quelle région. D'après les indications de Mr Kaulitz, ils sont enfermés dans un hangar. Nous allons donc envoyer des équipes avec pour priorité de fouiller les zones industrielles et portuaires. Je vous conseille vivement de rester ici, nous pourrons plus aisément vous transmettre les informations qui nous arrivent. »

« Quel pays ? » demanda la mère de Bill, masquant difficilement la note d'espoir qui perçait dans sa voix et qui n'échappa à personne.

« Mexique. Ils n'ont même pas quitté le continent américain. Ils sont dans la région d'Oaxaca. Reste à savoir où exactement, mais nous avons déployé plusieurs unités, ils devraient pouvoir couvrir le champ de recherche assez facilement. De plus, grâce aux analyses du labo et aux recherches auprès des récents vols, on sait quels véhicules ils ont utilisés pour transporter les otages jusqu'au lieu de détention. Je vous tiens informés. »

Il y eu une vague de soupirs de soulagement. Tous savaient qu'ils devaient s'attendre à une déception, mais malgré tout ils ne pouvaient s'empêcher d'espérer de tout leur c½ur. Andréas ainsi que la famille de Tom restaient les seuls à ne pas se sentir mieux. Qu'était-il arrivé au dreadé ?

***

Une plainte s'éleva dans la pièce, et il y eut quelques mouvements autour de celui qui venait de l'émettre. Tom avait l'impression d'avoir traversé un champ enflammé, il se sentait collant et avait quelques douleurs qu'il n'arrivait pas à identifier.

« Chut, ne bouge pas trop mon c½ur, tu vas avoir mal sinon, » murmura une voix rassurante tandis qu'une main douce venait toucher le front en sueur. « Tu veux bien essayer d'ouvrir les yeux ? »

Le guitariste avait bien entendu reconnu Bill, et s'exécuta, ouvrant les paupières l'une après l'autre. Il faisait jour, mais il devait pleuvoir, vu la grisaille ambiante. Il sentit sa tête le lancer, mais c'était supportable. L'androgyne eut un petit sourire soulagé, et commença à parler.

« Tu n'as rien de trop grave, j'ai eu peur pour ta tête, mais ça n'était pas grand-chose finalement, le sang m'a induit en erreur. Tu auras surement des bleus, mais sinon pas de fracture. Tu dois te sentir un peu sonné, pas vrai ? »

Le blond hocha un peu le menton, préférant ne pas se brusquer pour éviter tout problème éventuel.

« On va attendre un peu que tu puisses faire quelques trucs, comme te lever et parler, et je t'emmènerai aux douches. »

Tom voulu poser une question, mais sa gorge était trop sèche, et il ne parvint à en sortir qu'un râle. Il ferma les yeux, et lorsqu'il les rouvrit, Bill se tenait au dessus de lui avec un verre d'eau qu'il lui fit avaler.

« Là, ça devrait te soulager un peu. Tu as beaucoup dormis. Tu m'as fais sacrément peur quand tu es tombé dans les pommes. Heureusement, Jack m'a aidé, et les autres aussi. On a fait en sorte de bien t'installer, et ils m'ont aidé à trouver de quoi te soigner. »

Le cerveau du dreadé enregistra les informations une par une, les analysant au passage. Cela voulait donc dire qu'on ne lui en voulait plus ? Un léger sourire apparut sur ses lèvres encore un peu gercées.

« Heureux que ça te fasse plaisir, » souffla le brun, visiblement soulagé. « Ils sont tous rongés par la culpabilité, ils disent que c'est à cause d'eux que tu as fais ça. Je ne les ai pas contredis, parce que je pense que c'est vrai. Bon, j'ai failli même les enfoncer un peu, mais je me suis retenu. »

S'il avait pu, Tom aurait ri. C'était tellement Bill. Mais une pensée balaya cet instant de légèreté, et le visage du convalescent s'assombris. Cela n'échappa pas à son petit ami.

« Il y a quelque chose qui t'inquiète ? » Il eut un hochement en réponse. « Voyons, qu'est-ce que je ne t'ais pas dis... »

« Coup de fil »
murmura Tom, ignorant la brûlure. Il sentait l'engourdissement quitter ses membres, et il déglutissait souvent pour essayer de faire passer la sensation de sécheresse dans sa bouche.

« Oui, ton coup de fil... Et bien, tu as semé un sacré bordel, ils sont en panique totale, ce matin on a été réveillés par des disputes. Mais je pense que les autres t'expliqueront mieux que moi, j'ai pas quitté ton chevet depuis cette nuit, alors je n'ai pas tout suivi. »

Un autre sourire naquît sur le visage de Tom. Mais l'appréhension ne quitta pas son estomac pour autant. Il se doutait que les choses allaient peut être devenir bien pires qu'avant, maintenant. Et puis quelque chose dans la voix de Bill l'intriguait. Il ne fit aucune remarque cependant, et attendit un peu, son brun collé contre lui, de pouvoir se lever.

Une ou deux heures plus tard, il se sentait mieux, et pu se mettre debout. Il décida d'aller voir les autres, qui s'étaient tous isolés dans l'autre dortoir pour lui laisser du repos. Il fut bien accueilli, et on lui présenta beaucoup d'excuses. Il se retint de rire en voyant Bill grimacer à chaque « pardon » qu'on lui adressait, visiblement pas enclin à pardonner à qui que ce soit. Mais pour le guitariste, la rancune n'était pas un sentiment naturel. Il accepta donc avec le sourire.
Une fois cela fait, la même sensation étrange et inconfortable qu'avait eut Tom avec l'androgyne s'installa dans la pièce. Il fronça les sourcils, et décida de crever l'abcès.

« Okay, qu'est-ce qu'il se passe ? Pas besoin de m'épargner, je veux savoir. »

Il eut une série d'échange de regards gênés, puis finalement Jack poussa un long soupire.

« Je pense qu'on a de quoi s'en faire. Ton escapade nocturne les a sacrément inquiétés. Ils ignorent ce que tu as eu le temps de dire, et à qui. Puis il s'est passé un truc vraiment étrange... Comme s'ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord. Je crois qu'une partie veut qu'on quitte cet endroit pour être certain de ne pas être trouvés, et les autres... »

Il n'acheva pas sa phrase, mais le ton qu'il avait employé laissait clairement entendre que c'était moche. Tom eut un frisson d'horreur. Les autres voulaient purement et simplement les éliminer. Il devinait sans mal qui faisait parti de ce groupe. Jim, le violeur, sans aucun doute. Le mec qui avait tué Carmen. Et peut être un autre, qui avait magouillé avec Jim plusieurs fois. Ces trois mecs avaient toujours effrayé tout le monde, contrairement aux quatre autres ravisseurs.

« Qu'est-ce qu'on peut faire ? » Demanda lentement Bill, la gorge nouée. Il sentit Tom lui passer un bras autour des épaules, et se blottit contre lui.

« Rien, » répondit Ray, le père des deux petits, d'un ton grave.

« Je ne vais pas les laisser nous faire quoi que ce soit sans rien dire, » renchéri Jack avec conviction.

« Si jamais ils tentent quoi que ce soit, je suis prêt à nous défendre. »

« On est pas comme dans ta boîte de publicité là, reviens sur terre ! »
S'énerva Ray, surprenant tout le monde. « Ils ont des armes, je te signale. Qu'est-ce que tu pourras faire avec une balle dans la jambe, hein ? Et encore, s'ils ne t'ont pas juste tué ! »

« Du calme, » ordonna le dreadé d'une voix forte. « On va vraiment en revenir à ça ? Je crois qu'une fois aura suffit, pas besoin de désigner un nouveau bouc émissaire. Il faut arrêter de s'en vouloir les uns aux autres et utiliser cette énergie à autre chose. Quelque chose d'utile. »

Le message fut clair, aucun des otages n'ayant envie de voir la situation avec Tom se répéter avec une autre personne. Néanmoins, il semblait difficile, voir impossible de trouver une quelconque solution. Ils étaient totalement vulnérables face à leurs agresseurs, désarmés, n'ayant pour seule force que leur union, déjà bien fragile. Voyant que rester ici ne menait à rien, chacun retourna dans son coin pour espérer, prier, et chercher un moyen de se protéger. Bill, quant à lui, tira Tom avec lui pour aller jusqu'aux sanitaires. Ils furent interpellés par l'un des ravisseurs du groupe « pacifiste », et l'androgyne expliqua qu'ils devaient accéder aux douches car Tom avait encore besoin de soins. Ils n'eurent pas besoin de plus de justifications, n'étant visiblement pas la préoccupation principale de l'homme. Ils s'installèrent dans la pièce, et le guitariste retira teeshirt et pantalon, découvrant ainsi les quelques dégâts dû aux coups. Il s'inspecta dans tous les sens en grimaçant.

« C'est pas si horrible que ça en a l'air, » s'amusa Bill, adossé contre le mur. « Aller, sous la douche. »

Tom s'exécuta docilement, suivit de son petit ami qui s'était également dévêtu. Ce dernier alluma le jet, et passa doucement ses mains sur le torse du dreadé. Il utilisa le bout de savon qui était là, et nettoya les traces de sang séchées, les éraflures, le tout avec une douceur extrême. Puis, après un long regard, il embrassa Tom, enroulant ses bras autour de lui. Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes, savourant l'instant de bonheur qu'ils s'offraient. Puis, sans que le guitariste s'y attende, Bill redoubla d'ardeurs, collant un peu plus leurs corps ensemble, allant même jusqu'à plaquer son blond contre le mur, sans brusquerie pour ne pas lui faire mal. Malgré tout le bien que cela lui procurait, Tom fut contraint d'éloigner un peu le brun de lui avec un regard interrogateur.

« Qu'est-ce que tu es en train de faire ? »

Bill secoua la tête, et vint plaquer ses lèvres sur la bouche trop bavarde de son amoureux. Il descendit dans son cou, et planta lentement ses dents dans la peau offerte, avant de glisser sa langue jusqu'à l'oreille de Tom. Celui-ci ne savait pas comment calmer son vis-à-vis, mais surtout, ne savait pas comment se calmer lui-même, tant il sentait son corps réagir aux attentions. Ça faisait longtemps. Il glissa ses mains dans la nuque du plus jeune, et le bloqua avant de se voir à nouveau embrasser.

« Bill. » Son ton était ferme, et il put lire un éclair de détresse dans les yeux chocolat qui le fixaient avec envie. Il eut peur un instant de l'avoir blessé.

« Hey, ne pense pas que j'en ai pas envie, okay ? Mais... Ici, comme ça ? C'est ta première fois... »
A la rougeur qu'il distinguait dans son regard, Tom sut que le brun avait commencé à pleurer. Il ne pouvait distinguer ses larmes de l'eau qui ruisselait sur eux.

« Non, non pas de ça, s'il te plait, ne pleure pas, » s'affola-t-il en glissant ses pouces sur les joues humides de Bill.

« Je ne veux pas mourir, » sanglota l'interpellé en réponse.

« Tu ne vas pas mourir, il ne faut pas que tu... »

« Laisse-moi finir, »
le coupa l'androgyne de sa voix cassée. « Je ne veux pas mourir sans avoir connu ça. Tu étais inconscient, tu ne les as pas entendus se disputer. Moi si. J'ai peur. J'ignore ce qui va nous arriver. Alors, s'il te plait, Tom. Fais-le. »

La supplication et la détermination qu'il mettait dans ses mots ne pouvaient laisser le dreadé indifférent. Il se mordit la lèvre, en proie aux doutes. Les conditions n'étaient pas bonnes, il risquait de blesser Bill. Mais ce dernier n'en avait que faire, trop persuadé qu'il n'aurait aucune autre occasion de vivre un tel moment. Il attrapa le visage du blond entre ses mains, et ajouta avec insistance :

« Fais-moi l'amour, Tom. »

Tout allait si vite. Mais avaient-ils seulement le temps ? Il ne fallut pas beaucoup plus de réflexion au dreadé pour se décider, et il inversa leurs positions pour venir à son tour coincer Bill entre le mur et lui. Il déposa une série de baisers sur ses lèvres entrouvertes tandis qu'il achevait de les déshabiller tout deux. Leurs souffles étaient rapides, brûlants. Ils étaient impatients, étouffés par l'appréhension de ce qu'on leur ferait ensuite, désespérés. La langue de Bill fut aspirée dans la bouche de Tom, il se sentait compressé par le corps fort, littéralement dévoré, et il adorait cette sensation nouvelle. Sa nudité ne le dérangeait pas, il vint lui-même les caresser ensemble. Il aimait ce corps d'homme, il aimait cette étreinte charnelle, et voulait plus, encore. Il se sentait ivre. Il avait déjà eu quelques expériences, mais jamais avec autant de passion, et jamais il n'avait été si proche de se laisser totalement aller, d'accepter de s'offrir à quelqu'un. Il sentait les mains de Tom sous ses fesses, il se sentait touché, exploré. Il lui facilita la tâche et pris appuis sur lesdites mains pour venir enrouler ses jambes autour de la taille du blond. Sa tête tournait, si bien qu'il remarqua à peine qu'on l'allongeait contre le sol. C'était inconfortable et froid, mais c'était toujours mieux dans cette position, c'est ce que Tom avait conclu. Il n'avait pas le temps de se poser trop de questions, mais il faisait en sorte que ça se passe au mieux, du moins autant que les conditions le permettaient. Puis, sans attendre plus, il se glissa dans le corps de son amant.

Au moment où il se sentit pénétré, Bill oublia tout, la prise d'otage, la mort certaine, sa vie, son prénom, pour ne plus ressentir que l'intense déchirure qui lui arracha un cri de douleur. Il agrippa les épaules de Tom, plissant les yeux jusqu'à voir des étoiles. Ils restèrent immobiles pendant quelques secondes, le temps pour le brun de reprendre un peu pied, et alors, il se souvint qu'il ne devait pas arrêter, il fallait qu'il aille jusqu'au bout. Il le voulait, plus que n'importe quoi en cet instant. Alors il fit comprendre à son blond par un mouvement de hanches qu'il devait continuer. Bien qu'ayant été tétanisé lorsque Bill avait exprimé sa souffrance, le guitariste repris avec le plus de douceur qu'il pouvait. Il était incapable, malgré sa peur de faire un peu plus de mal à son amant, de s'arrêter. Peu à peu, il sentit que tout se passait mieux, qu'il n'était plus le seul à prendre du plaisir. L'eau glissait encore sur leurs deux corps mêlés, et ils peinaient à s'accrocher l'un à l'autre, leur peau glissante, le sol aussi. Pourtant, après les difficultés du départ, cela devint un moment fantastique. Leurs souffles étaient rapides, ils n'étaient que gémissements et soupirs. A l'instant où il sentit l'orgasme venir, Bill agrippa les dreadlocks de Tom et plaqua sa bouche contre la sienne, étouffant leurs plaintes alors qu'ils touchaient le ciel. Si seulement ils avaient pu y rester, et ne jamais redescendre dans ces douches, dans ce hangar, dans cet Enfer. Ils restèrent silencieux, toujours liés, laissant pour seul bruit dans la pièce leurs respirations qui se régulaient et le clapotis de l'eau qui tombait autour d'eux.

C'est lorsque Tom se retira que Bill commença à pleurer. Il sentait sa gorge nouée depuis quelques minutes, et tout ce qu'il voulait retenir éclata. Un affreux mélange de peur, de bonheur, de résignation, d'espoir et de souffrance qui lui éclata à la figure. Il sentit bien vite des bras venir l'entourer, mais des bras tremblant, pour une étreinte incertaine. Ils se réconfortèrent l'un contre l'autre, bercés par leurs c½urs qui cognaient à l'unisson. Ce fut Bill qui prononça les petits mots magiques en premier, d'une voix un peu rauque et remplie d'émotion.

« Je t'aime, Tom. »

C'était presque comme si on avait pu lire la sincérité se dessiner dans l'air à l'instant où les mots s'échappaient de la bouche de l'androgyne. Cette dernière fut d'ailleurs immédiatement recouverte pas celle du blond qui l'embrassa avec ferveur, avec tendresse, caressant les joues humides de ses pouces. Puis après un dernier regard, ils quittèrent la douche pour se sécher. Ils s'enroulèrent dans une serviette, savourant leurs derniers instants de douceur. Une fois rhabillés, et après un dernier baiser, ils sortirent des sanitaires, laissant derrière eux leur premières promesses silencieuses.

Et alors, tout s'enchaina.

Ils se retrouvèrent nez à nez avec un revolver, pointé sur eux par l'homme qui avait tué Carmen. La bulle dans laquelle ils s'étaient enfermés explosa, laissant autour d'eux s'infiltrer la détresse environnante. Et pour cause, ils constatèrent que les autres otages étaient attachés par deux, dos à dos, sur des caisses qu'ils ne parvinrent pas à identifier, mais qui ne laissaient rien présager de bon. Bill poussa un cri aigue alors qu'ils étaient lui et Tom immobilisés et ligotés de la même façon.

« Aller, assis là-dessus, et plus vite que ça ! » Ordonna l'homme avec l'arme, dont il se servit pour désigner une des caisses où personne n'était installé. Les deux jeunes hommes n'eurent d'autre choix que d'obéir. On les plaça eux aussi dos à dos, et on noua leurs mains ensemble. Se débattre ne servait à rien, cette fois, il n'y avait aucune issue. Le regard de Tom était noir, il fixait avec insolence le canon du révolver tout près de son visage, défiant clairement son propriétaire de faire quoi que ce soit.

« Je te conseille d'arrêter de jouer au malin, Kaulitz, » grogna le tueur, « sans quoi ce n'est pas toi que je descend, mais lui... » Il tourna son arme vers le crâne de Bill, l'air de tout sauf plaisanter. Le dreadé ravala sa rage et baissa les yeux. Il était piégé, soumis à un chantage affectif contre lequel il ne pouvait rien. Satisfait de cette réaction, l'homme s'éloigna et rejoignit les autres ravisseurs. Ils étaient clairement nerveux, et semblaient même se disputer. Tom sentit l'androgyne s'adosser un peu plus contre lui, et déposer sa tête sur son épaule, laissant quelques mèches de ses longs cheveux noirs glisser sur le blond. Il poussa un long soupire, à bout, découragé et presque résigné.

« Je ne regrette rien, » le surpris la voix de Bill, calme et posée. « Si on n'avait pas été ici, je ne t'aurai jamais rencontré. Je serai sûrement encore un mec détesté de tous et incapable d'aimer correctement. S'il faut mourir, alors je préfère que ça soit ici, avec le seul homme qui ait réussit à faire battre mon c½ur. »

Le gorge du guitariste se noua tellement fort qu'il haleta. Une larme glissa de son ½il, brûlante, solitaire. Il ne voulait pas que tout s'arrête, pas alors qu'ils venaient tout les deux à peine de commencer. C'était d'une injustice totale, car c'était pour lui aussi la première fois qu'une telle chose arrivait. Et voilà qu'il ne pouvait même pas en profiter. Il remua un peu sa main pour doucement caresser celle de son brun. Il jeta un regard autour d'eux, et croisa ceux des personnes qui avaient été ses compagnons durant toute cette détention, ce long calvaire qui finalement allait s'achever de la manière la plus tragique qu'il soit. Il adressa quelques sourires qui se voulaient rassurants, en récolta en retour. Tous étaient prêts à affronter une dernière fois la peur, peut-être que la lassitude et la fatigue leur permettaient de voir cette mort prochaine comme une délivrance. Le c½ur de Tom se déchira à la vue de Ray et ses enfants, tous les trois attachés ensemble, ainsi que de Laureen et sa mère. Ils n'avaient rien connu de la vie et ils étaient déjà sur le point de la perdre. Une voix le tira de ses tristes pensées. C'était Jim, le mec qui avait voulu violer Bill.

« Je pense que vous vous posez la question de savoir sur quoi vous êtes assis, » annonça-t-il avec dans la voix une sorte de satisfaction malsaine, « et bien il s'agit de caisses d'explosifs, assez puissants pour souffler tout le hangar. Elles sont toutes reliées à une minuterie que je viens d'enclencher et qui vous laisse encore exactement soixante-cinq minutes. Je vous recommande donc de rester tranquille. Même si, pour ne rien vous cacher, il n'y a aucun espoir que vous y échappiez. Nous allons laisser une dernière chance à vos famille de nous verser la rançon, sinon... » Un sourire se dessina sur son visage crasseux, et il mima silencieusement de ses lèvres un « boum » qui déclencha une vague de panique au sein des otages. Derrière lui, un des ravisseurs était au téléphone, répétant mot pour mot ce qui venait d'être déclaré aux détenus.

Chacun régissait à sa façon. Jack, qui était resté si digne, tellement déterminé et entreprenant tout au long de ces semaines d'enfermement, priait silencieusement un Dieu auquel il n'avait jamais voulu croire. Dylan, ligoté à lui, avait les yeux fermés et pensait aux personnes qu'il aimait, jurant de passer plus de temps avec eux s'il s'en sortait, et que plus jamais il ne laisserait son travail passer avant. Ray racontait une histoire à ses enfants, cherchant à les apaiser et à oublier qu'il passait peut-être ses derniers instants avec eux. Laureen et Katie pleuraient doucement et parlaient de vieilles disputes typiques d'une mère et de sa fille. Elles voulaient dire à l'autre que rien n'avait plus d'importance que d'être près l'une de l'autre, que tout le reste avait été dérisoire, que c'était oublié depuis bien longtemps. Bill serrait la main de Tom dans la sienne, la tête emplie des instants qu'ils avaient partagés, de sa première fois... Et il ne pouvait s'empêcher de constater que son dreadé ne lui avait pas répondu lorsqu'il lui avait déclaré l'aimer. Néanmoins, il ne s'attarda pas là-dessus, préférant se concentrer sur la flamme d'espoir et de bonheur que cette relation lui avait apportée. Enfin, Tom pensait à sa mère, sa s½ur, Andréas... Il pensait à ces concerts qui l'avaient fait vibrer ces dernières années, au public qui lui avait offert un sentiment inimitable, gravé à jamais en lui. Et il pensait à lui, évidemment. Ce jeune homme exécrable qui l'avait fait sortir de ses gonds à peine rencontré, qu'il avait appris à connaître pour finalement en tomber éperdument amoureux. Comme il allait lui manquer. Il aurait aimé lui faire face et l'embrasser une dernière fois. Il aurait aimé construire quelque chose avec lui, découvrir ce qu'aurait été leur relation à l'extérieur, le présenter à sa mère qui l'aurait sûrement adoré, à Andréas qui lui l'aurait d'abord détesté... Il serra plus fort leurs mains liées.

Et alors qu'ils étaient tous perdu dans leur tristesse et qu'ils ne s'attendaient plus à rien, il y eut des cris, puis des bruits sourds. Les otages tournèrent tous leurs têtes vers le groupe des ravisseurs, et constatèrent qu'ils n'étaient plus que quatre debout. Les trois dangers publics qui avaient tant effrayés le groupe étaient à terre, visiblement assommés par les autres. Dès alors, se fut la panique.

« Il faut qu'on les attache ! » cria l'une des femme a l'air totalement perdu.

« On ne peut pas rester ici, c'est trop risqué, c'est allé trop loin, on aurait jamais dû les engager, ils sont dangereux, » débitait un des hommes tandis que l'autre ligotait les trois inconscients.

« C'est pas le moment d'avoir des regrets ! » Lança la dernière femme. « On se tire ! »
Et en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, ils avaient disparus, laissant les otages totalement abasourdis, et surtout, toujours avec le compte à rebours qui ne cessait de perdre des minutes.

« Alors on avait vu juste, » murmura Tom, « ils ne contrôlaient pas plus les choses que nous. Ils se sont fait doubler par les trois autres... »

« Tom, » l'interpella la voix tremblante de Bill, « il n'y a plus personne pour désamorcer les explosifs maintenant. C'est vraiment la fin alors... »

La réalité de ces paroles frappa le blond en pleine tête, et il eut l'impression de se retrouver dans le noir total. Ils n'avaient plus aucune chance de s'en sortir. Il constata qu'autour, on tirait la même conclusion, puisqu'il y eu des « à l'aide ! » lancés dans le vide, inutiles, éphémères. Les pleurs se firent plus bruyants, emplissant le hangar qui avait été le théâtre du pire et des instants de solidarité, des déchirures et des moments de tendresses.

« J'ai quelque chose pour toi, j'avais prévu de t'en parler plus tôt, mais j'en ai pas eu le temps, » chuchota l'androgyne de façon à ce que lui et Tom soient les seuls à l'entendre. « Prend le comme un cadeau d'adieu. »

Tom secoua la tête, refusant d'entendre de telles choses. Ils ne pouvaient pas être sur le point d'être séparés à jamais. C'était irréel, impensable. Mais il l'écouta néanmoins. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il entendit son petit ami, très doucement, se mettre à chanter.

(Here & Here)

I hate my life
Je déteste ma vie
I can't sit still for one more single day
Je ne peux rester assis un jour de plus
I've been here waiting for
J'attendais ici de trouver
Something to live and die for
Quelque chose pour laquelle vivre ou mourir
Let's run and hide
Allons, courons et cachons-nous

C'était tellement beau, tellement profond et passionné. Peu à peu, le silence se fit autour, ne laissant pour seul bruit que la voix mélodieuse du brun. Les paroles qu'il avait inventées ces derniers jours touchèrent le c½ur de chacun alors qu'elles prenaient tout leur sens. On pleurait encore, mais plus de la même façon. Ils écoutaient cette histoire, celle d'une prise d'otages, d'un amour naissant, celle qui serait dans tous les journaux et que personne n'oublierai. La leur.

Out of touch, out of time
Hors de portée, hors du temps
Just get lost without a sign
Perds-toi simplement sans un regard
As long as you stand by my side
Tant que tu te tiens à mes côtés

In your shadow I can shine...
Dans ton ombre je peux briller...

Bill aurait tant aimé pouvoir chanter cela dans un autre contexte, les yeux plongés dans ceux de celui qu'il aimait, pour lui dire à quel point tout ça aurait été pire sans lui. A quel point l'amour l'avait fait changer et comme il aurait voulu le montrer au monde entier. Il tenta de ne pas laisser transparaître son émotion, mais ses mots tremblaient.

You see my soul, I'm a nightmare
Tu vois mon âme, je suis un cauchemar
Out of control, I'm crashing
Hors de contrôle, je m'écrase

Into the dark, into the moon
Dans la noirceur, dans la tristesse
Into the world of our cocoon
Dans le monde de notre cocon
You're the sun and I'm the moon
Tu es le soleil et je suis la lune

Il haleta, laissant quelques larmes lui échapper. Son c½ur cognait douloureusement, son regard ne quittait pas le minuteur qui lui annoncerait l'instant de sa mort, et ainsi, sa séparation définitive et irrévocable avec l'être aimé. Il serra les dents, et parvint dans un gémissement de douleur à souffler les derniers mots, ceux qui constituaient le titre de sa chanson.

In your shadow I can shine...
Dans ton ombre je peux briller...

Les chiffres passèrent en dessous de dix. Étrangement, il n'y eut aucun cri, aucun hurlement de terreur. Seuls quelques sanglots et quelques mots d'amour. Des mains serrées, des têtes appuyées l'une contre l'autre. On attendait la mort avec dignité, et entouré du plus beau sentiment au monde.

Puis, léger et discret, le miracle arriva.

La porte du hangar fut poussée par un policier de l'équipe qui ratissait la zone, et il eut un certain temps de réaction à la vue de toutes ces personnes assises sur des caisses, calmes, comme s'il s'était agi d'une séance de méditation. Cet instant passé, il cria aux autres qu'il avait trouvé, et aussitôt l'endroit fut envahit par des hommes armés qui s'agitaient dans tous les sens. D'un coté, on appelait le commissaire pour lui signaler l'emplacement du hangar, de l'autre on constatait que le temps pressait à la vue des caisses d'explosifs, et tout se déroula tellement vite qu'aucun des otages ne réalisa qu'il était en plein sauvetage. Un des membres de l'équipe de secours s'occupa de désamorcer la minuterie, d'autres tentèrent de rentrer en contact avec les détenus. Ils furent détachés, et c'est alors seulement qu'il y eut des pleurs de joie et des cris presque euphoriques.

Ils étaient sauvés.

Ils furent sortis un par un, pris en charge individuellement pour savoir de quoi il était le plus urgent de s'occuper : déshydratation, blessures, traumatisme psychologique. Lorsque Tom sentit les rayons du soleil toucher sa peau, la brise s'infiltrer dans ses vêtements, il cru se mettre aussi à pleurer. Mais il y avait plus urgent, il n'avait même pas pu serrer Bill dans ses bras. Des hélicoptères commençaient à arriver, créant un vacarme assourdissant. Il ignora le pompier qui s'occupait de lui et partit à la recherche de son petit ami, qu'il ne fut pas surpris de voir en train de repousser la personne qui essayait de prendre sa tension. Il se fraya un chemin à travers les sauveteurs et eut tout juste le temps de voir les yeux de Bill scintiller. Ils se jetèrent dans les bras l'un de l'autre, pleurant et riant à la fois. Tom l'embrassa avec fougue, se foutant totalement de qui les regardait, ne pensant qu'à ces dernières minutes où il avait pensé ne plus jamais pouvoir le faire. Il pressa ses lèvres avec force sur la bouche de son brun, reprenant à peine son souffle entre deux baisers. Puis il se stoppa soudainement, bloquant le visage du plus jeune entre ses mains. Il resta à le contempler quelques secondes avant de retrouver l'usage de la parole.

« Je t'aime, » prononça-t-il enfin, manquant de provoquer une crise d'hystérie chez Bill. « Je t'aime tellement, mais je voulais pouvoir te le dire autrement qu'une fois sur le point de mourir. Je t'aime Bill, peu importe à quel point je te trouvais insupportable à notre rencontre ! » Ils éclatèrent de rire avant de s'embrasser à nouveau, jamais rassasiés.

Bientôt les autres otages vinrent aussi les prendre dans leurs bras, puis les familles arrivèrent. Se furent les hurlements d'Andréas et de la mère de Bill les plus stridents, alors qu'ils se précipitaient l'un et l'autre vers Tom et l'androgyne pour les étouffer dans une étreinte dont ils détenaient le secret. Les présentations attendraient, pour l'instant seuls comptaient ceux qui avaient attendus des semaines de pouvoir serrer contre eux ceux qu'on leur avait arrachés, terrifiés à l'idée d'apprendre leur mort comme les parents et le fiancé de Carmen. C'est d'ailleurs le corps de la jeune femme qui, ayant été en partie brûlé quelques mètres plus loin et retrouvé par les policiers durant le ratissage du périmètre, avait permis de suivre la piste vers le hangar.
Andréas serrait tellement fort que Tom fut forcé de le pousser en riant. Puis soudain, le blond platine fronça les sourcils et assena au guitariste un coup de poing d'une force étonnante dans l'épaule.

« Aïe ! » Cria le dreadé d'une voix aigue.

« Ça c'est pour avoir refusé que je t'accompagne pour ce fichu voyage ! » Grogna-t-il en reprenant Tom dans ses bras. Ce dernier sourit et profita simplement de cet instant qu'il n'espérait plus vivre.

Non loin de là, la mère de Bill se perdait elle-même entre ses reproches et le soulagement, si bien que l'androgyne levait déjà les yeux au ciel sous le poids de l'exaspération. Il croisa le regard de Tom, et sourit avant de prendre sa mère dans ses bras, coupant court à ses paroles incohérentes. Celle-ci fut surprise de recevoir cette étreinte à laquelle elle n'avait plus eu droit depuis bien longtemps.
Plus tard, après que les trois anciens détenus aient été récupérés et renvoyer tout droit en prison, ils embarquaient tous dans les hélicoptères envoyés sur place pour les ramener sans encombre. Bill et Tom montèrent dans le même, et leurs mains ne se détachèrent pas durant le trajet. La vie réelle les attendait, et même si c'était effrayant, ils savaient que jamais ils n'oublieraient ces quelques semaines de cauchemar, et que leur lien, celui qu'ils partageaient avec les autres otages, ne pourrait jamais se briser.

***

Le stress grimpait en flèche. Son c½ur explosait des records de vitesse, il ne se souvenait pas avoir autant appréhendé quelque chose avant ce soir. Ses jambes flageolaient, ses mains collaient, et il sentait que s'il ouvrait la bouche, il ne parviendrait pas à sortir un son. Pourtant, il le fallait. Un dernier regard réconfortant à sa gauche, et il s'avança dans la lumière. Le bruit qui lui avait semblé lointain quelques minutes plus tôt explosa à ses oreilles, manquant de le renverser. Il cligna des paupières, aveuglé, avant de découvrir, médusé, l'accueil qu'on lui avait préparé. Partout il pouvait lire sur des pancartes des messages d'amour, d'encouragement, il pouvait voir des larmes, il sentait les hurlements déferler dans son corps comme une drogue se serait répandue dans ses veines. Il s'approcha du micro, fébrile, ne sachant s'il trouverait la force de prendre la parole. Finalement, après plusieurs tentatives ratées où il ouvrait la bouche sans rien réussir à dire, il parvint à trouver les mots justes.

« J'ignore de quelle façon vous remercier. Depuis mon retour à la vie normale, j'ai eu l'occasion de voir, de lire, de constater le soutien immense que les autres otages et moi-même avons reçu de votre part. Ce soir, à l'occasion de ce premier concert de retour... » Il fut contraint de faire une pause, coupé par les cris de joie du public. « Ce soir, » reprit-il avec un sourire qui restait néanmoins empreint de tristesse, « je tiens à parler sans enjoliver les choses de ce qu'il s'est passé. » D'un seul coup, incroyable et inattendu, le silence se fit, respectueux. « Nous avons vécu un calvaire. Chaque jour, nous ignorions s'il nous serait possible de voir le lendemain. L'argent rend les gens fous. » Il se tu un instant, profondément touché. « Mais notre enlèvement était le fruit d'une douleur qu'il m'est impossible de comprendre et qui, je l'espère, ne sera jamais la votre. Celle d'avoir un enfant malade, et de ne rien pouvoir faire pour lui sauver la vie. Des parents désespérés de trouver des solutions ont engagés trois hommes de main, dangereux, afin de s'occuper de détourner l'avion dans lequel nous nous trouvions, puis de nous effrayer de façon à ce qu'aucun de nous ne tente quoi que ce soit. Malheureusement, ces parents, qui n'avaient en réalité comme seule intention celle de sauver des enfants, des être trop jeunes pour mourir, ont totalement perdu le contrôle. Car si leurs comportements restaient humains, ceux des trois prisonniers, dont je tairais les noms qui ont, je le sais, déjà été trop étalés dans la presse, étaient loin d'être aussi chaleureux. Je tiens à dire ce soir à Carmen Silva... » Il inspira, essayant de contrôler les tremblements dans sa voix. « Que quoi qu'il arrive, nous ne l'oublierons jamais. Qu'elle repose en paix. » Les applaudissements retentirent, sans pour autant que qui ce soit ose crier. Cela dura plusieurs minutes, hommage profond rendu à celle qui n'avait pas eu la chance de s'en sortir. « Nous avons reçu une véritable leçon de vie, et j'espère qu'elle sera racontée de cette manière à l'avenir, et non pas comme j'ai pu le voir, transformée par les médias. Je n'éprouve de la ranc½ur qu'envers les criminels qui ont sans scrupules profité de la faiblesse des autres. J'ignore moi-même ce dont j'aurai été capable si un être cher à mon c½ur avait été atteint d'une maladie grave, et que mon seul moyen de le sauver aurait été de trouver de l'argent pour la recherche d'antidote. Je demande aujourd'hui à vous qui êtes présents, mais aussi à ceux qui m'écoutent, de ne pas juger ces personnes. Et plus que ça, de leur pardonner, comme je leur ai pardonné, comme nous leur avons pardonné. » Il adressa un sourire à Jack, Ray, Katie, Laureen et Dylan qui se trouvaient en gradins, tout près de la scène. Puis, après avoir balayé la salle des yeux, il se retourna légèrement, et envoya un clin d'½il à Bill, en coulisse, dont les yeux brillaient déjà, car il savait ce qui arrivait maintenant. Tom lui mima un silencieux « je t'aime » des lèvres, puis décrocha son micro du pied pour pouvoir annoncer avec toute l'énergie et la joie de vivre pour lesquelles il était tellement apprécié : « A présent, place à ce premier concert avec une nouvelle chanson qui compte beaucoup pour moi et qui j'espère, vous plaira autant qu'elle m'a plu la première fois qu'on me l'a chanté. Merci à tous d'être ici ce soir ! » Cette fois, il n'y eu plus aucune retenue et le public fit une véritable ovation alors que les premières notes de « In your shadow » retentissaient.
Un peu plus d'un mois après l'incroyable sauvetage, la vie reprenait enfin un cours normal, du moins, elle retrouvait un peu de son aspect d'avant, avec un petit plus. Petit ? Pas au goût de Tom. Il fallait bien l'admettre, avoir Bill dans sa vie, c'était un grand chamboulement.

Mais pour rien au monde il n'aurait échangé sa place.


FIN

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Comments :

  • FicHistoryTh

    23/02/2012

    Super dénouement, je trouve l'idée du concert génial, au moins il peut dire la vérité et puis la chanson de Bill, tout simplement magnifique !

  • Amuna28-fic

    21/08/2011

    Grâce à Tom ils sont enfin sains et sauf ou presque....
    Cette histoire a une super fin.
    J'adore la musique qu'a chanté Bill.
    Maintenant, ils peuvent reprendre une vie normale. ^_^

  • AlienBK

    10/07/2011

    J'aime j'aime j'aime ! <3

  • chaos87th

    08/02/2011

    C'est clair qu'ils ne peuvent pas reprendre leur vie d'avant car ce qu'ils ont vécu a été traumatisant, mais comme cité, Tom a Bill maintenant.

  • Tokio-hotel412

    21/01/2011

    ohh mon dieu :'( vraiment tres belle fiction

  • Fan-2-Twincest

    03/11/2010

    Oh mon dieu j'ai pleurer sur la fin la
    non mais les vrai larmes hein pfiou
    sa fesait longtemps que sa ne mettait
    pas arriver.
    Enfin je suis soulager qu'il est été retrouver à temps.
    J'ai adorer la mère de Bill qui lui fait des reproche et tout alors qu'elle
    vient de le retrouver.
    C'est typique des retrouvailles sa les reproches alors qu'on est super soulager
    de revoir la personne.

  • Unangexficxth

    19/09/2010

    Mdr

    J'adore la dernière phrase :

    Un peu plus d'un mois après l'incroyable sauvetage, la vie reprenait enfin un cours normal, du moins, elle retrouvait un peu de son aspect d'avant, avec un petit plus. Petit ? Pas au goût de Tom. Il fallait bien l'admettre, avoir Bill dans sa vie, c'était un grand chamboulement.

  • ConfeSsiOn-Of-Tom

    19/09/2010

    Biisous, magma'

  • ConfeSsiOn-Of-Tom

    19/09/2010

    En tout cas, felicitation !

  • ConfeSsiOn-Of-Tom

    19/09/2010

    Ah piiouf une fin heureuse j'ai eu peur quand même !

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