Unbreakable Rule - Épilogue


Épilogue
 
Les couleurs de la saison étaient belles, et ce moi de mai s'annonçait doux et ensoleillé. Il semblait que la météo était en harmonie avec l'événement de la journée. Il y avait du monde, bien sûr, mais le nombre d'invités était tout de même raisonnable. Après l'habituelle cérémonie à l'église, famille et amis furent conviés à venir boire un verre en l'honneur des heureux mariés, et pas n'importe où : leurs hôtes avaient loué une grande salle entourée d'un parc où fontaines, arbres et fleurs cohabitaient joyeusement. Des petits chalets étaient également alignés un peu plus loin, permettant d'accueillir tout ceux qui souhaitaient dormir sur place. Le cadre était franchement paradisiaque, sans être extravagant.
 
Gustav faisait plaisir à voir, il rayonnait littéralement, couvant sa – et il pouvait vraiment le dire à présent – femme des yeux, le sourire aux lèvres. Il se trouvait sous un petit chapiteau extérieur où tout le monde avait été réuni et où des boissons étaient à leur disposition. Il envoya un regard attendri vers un groupe de personnes en particulier, et leva son verre en le faisant tinter à l'aide d'une cuillère afin d'avoir l'attention de l'assemblée. Alisson vint le rejoindre, resplendissante dans sa jolie robe bleutée, ses cheveux parsemés de boucles anglaises ramenés légèrement en arrière. Les mariés échangèrent un regard complice, puis Gustav pris la parole.
 
« Bien, je ne suis pas un grand fan des discours, je crois que vous le savez tous. Alors, je serais bref. D'abord, et comme vous vous en doutez, je veux vous remercier d'être là. Ali et moi, on voulait un mariage simple, parce que ce qui compte réellement, c'est d'être avec les gens qu'on aime. » Il fixa, cette fois avec plus d'insistance, le groupe qu'il regardait un peu plus tôt. « Je pense que mes amis, cette bande de grands gamins ici présents, ils pourront vous dire l'importance qu'on porte au fait de se réunir, de passer du temps ensemble. Même si la vie continue, et qu'on doit tous prendre des chemins différents, si je sais que quoi qu'il arrive, on sera capable de plier bagages pour partir passer un mois en Espagne, tous ensemble, alors tout ira bien. » Sa déclaration fut suivi par des rires, l'exemple n'ayant évidemment pas été pris au hasard. Il vit Alois, Andréas, Julian, Bill, Georg et Tom lever leurs verres d'un mouvement synchronisé pour approuver ses dires. « Bref, » reprit-il, « tout ça pour dire que, même si ce n'est que pour un weekend, votre présence à tous ici compte énormément pour nous. Alors profitez bien, amusez-vous, et juste... Merci. Du fond du c½ur. » Il envoya un sourire éblouissant à ses invités et échangea un doux baiser avec Alisson sous les applaudissements.
 
« Il va nous falloir un mouchoir par ici, » ricana Georg en bousculant Andréas à l'épaule. « Trop d'émotions pour toi chéri ? » Il récolta un regard, certes humide, mais bien noir en retour.
 
« Ferme la, je t'ai vu à l'église, t'étais pas mieux, » lui répondit le blond.
 
« Tu rêves, c'est parce que je baillais, ça m'a mis les larmes aux yeux, je m'ennuyais à crever, » s'expliqua Georg en attrapant une coupe de champagne. « Je déteste la messe, ça devrait être interdit. »
 
« T'exagère, c'était pas si naze, » lui répondit Julian.
 
« Facile à dire, t'as participé au moins, toi » intervint Alois en retirant d'un petit geste de la main une saleté de sa veste. « Monsieur le témoin. D'ailleurs, t'es vraiment classe comme ça, je dois dire. Limite sexy ! »
 
Julian eut un sourire jusqu'aux oreilles, pas peu fier de son costard, acquis spécialement pour l'occasion. Une main appuya fortement sur son bras, et Élisabeth, sa petite amie, se serra contre lui avec possessivité.
 
« C'est le mien, » déclara-t-elle, s'attirant le rire de la bande d'amis. Ils n'avaient pas oublié l'épisode des appels et messages incessants durant leurs vacances d'été, mais surtout, la manière dont Andréas avait réussi à la faire – en partie – arrêter son harcèlement. Au final, le couple semblait toujours bien fonctionner, et personne n'aurait osé s'interposer.
 
« Pas intéressé, » répondit Alois d'un air détaché, le regard un peu plus loin. Il se lécha les lèvres, l'air effectivement totalement insensible à Julian alors que Johann, son propre petit ami, arrivait tout sourire, deux verres à la main. « Merci bébé, » lui souffla-t-il à l'oreille en déposant un chaste baiser contre sa tempe et récupérant sa coupe.
 
« Trop de couples, » trancha Georg en croisant les bras. « Vous m'étouffez avec tout votre amour là. Moi, je vais plutôt aller faire un tour du côté des copines d'Alisson, j'en ai vu une ou deux mignonnes. » Et, sans plus de cérémonie, il parti effectivement en direction d'un groupe de filles ayant environ le même âge qu'eux. Andréas se précipita à sa suite en lui criant un « attends-moi ! » désespéré, sous les rires de ses amis.
 
« Ils changeront jamais, » gloussa Julian en les observant s'incruster sans gêne parmi elles.
 
« Ne sois pas si sûr de toi Juju, » lui répondit Bill avec un sourire en coin. « Je suis persuadé que l'un d'eux sera le prochain du groupe à se marier. »
 
« Ouais, je demande à voir, » s'esclaffa l'interpellé. « Aller, je vais aller jouer un peu mon rôle de témoin et coller aux fesses des mariés. Tu viens, Lise ? »
 
Ils s'éloignèrent à leur tour, et alors qu'Alois et Johann partaient en quête de petits fours, Bill et Tom se retrouvèrent seuls. Ils échangèrent un regard gêné. Bill replaça une mèche de ses longs cheveux derrière son oreille, baissant les yeux. Il les avait lissé pour l'occasion, mettant en avant les récentes mèches claires qui parsemaient à présent sa chevelure. Il portait lui aussi un costard gris foncé par dessus une chemise claire. Tom l'observa, pensant avec amusement que malgré l'impression d'assurance qu'il dégageait, il n'avait pas conscience de sa beauté et d'à quel point il était mis en valeur habillé ainsi. Lui même portait une veste bleue foncée avec un jean dans les même tons, et même s'il savait parfaitement être à son avantage dans cette tenue, à ses yeux, Bill faisait paraître toute personne terne autour de lui.
 
« Me regarde pas comme ça, » grogna l'objet de ses pensée en lui envoyant un regard de réprimande.
 
Tom leva les mains en signe d'innocence et observa Gustav s'approcher d'eux. Le marié sembla tout de suite remarquer le malaise entre ses deux amis et soupira.
 
« Vous ne leur avez rien dit encore, pas vrai ? » S'enquit-t-il tout en envoyant un sourire à ses parents qui passaient près de lui. Néanmoins, il se refocalisa vite sur ses deux acolytes. « Franchement, vous pensez pas qu'il est plus que temps ? »
 
« Georg va m'étriper, » geignit Tom en se passant une main sur le front, anxieux.
 
« Et Andreas ? Bordel, on est tellement foutu, » ajouta Bill en triturant nerveusement son verre.
 
« Les mecs, sérieux, c'est pas la mer à boire, alors, juste, lancez-vous, » leur conseilla Gustav avec son habituel ton de vieux sage.
 
« Facile à dire, » bougonna Tom. « Merde, Gus, c'est ton mariage. »
 
« Et c'est aussi la première fois qu'on se retrouve vraiment tous ensemble depuis l'été dernier, d'où le fait que c'est le moment idéal, » répliqua Gustav en haussant les épaules. « Vraiment, vous gênez pas pour moi, j'ai eu ma dose d'attention pour le restant de mes jours. »
 
Ses amis esquissèrent un sourire amusé, mais la tension les rendait tous les deux nerveux et ils ne parvenaient pas à se détendre et profiter de la journée. Et penser qu'ils avaient encore toute l'après midi et la nuit à endurer ainsi n'aidait pas franchement à améliorer leur état d'esprit. Ils se virent adresser un autre regard insistant, puis Gustav fut appelé par l'un de ses invités et s'éclipsa. Un silence inconfortable s'étira doucement, puis finalement, Tom souffla.
 
« Viens, j'ai une idée, » annonça-t-il à Bill avant de partir en direction de la salle. Curieux, l'androgyne le suivit, non sans avoir jeté un regard vers Andréas et Georg qui étaient toujours en pleine opération de drague. Cette vue le rassura un peu, la normalité de la situation lui donna une sensation agréable de contrôle et d'ordre. Il vit Tom contourner le bâtiment puis ouvrir une porte sur le côté pour entrer dans la pièce. Il n'eut pas le temps de protester qu'il se faisait tirer sans douceur à l'intérieur et plaquer contre la porte dans son dos, à présent bien fermée.
 
« Tom, » geignit-il à moitié de douleur. Il se vit adresser un sourire gourmand en retour. « Qu'est-ce que tu fous putain? »
 
« On a besoin de se détendre, » fut la seule réponse du brun alors qu'il débutait une série de baisers le long de son cou. « Et toi et moi, on connaît un moyen. » Il agrippa les cheveux de Bill et lui tira la tête en arrière pour embrasser sa mâchoire. Il lécha la peau sous son oreille et souffla chaudement contre elle. « Tu peux m'arrêter si tu veux. »
 
« Ferme la, » lui répondit le plus jeune en se cambrant contre lui, déjà excité. Tom avait ce don de lui faire perdre la tête avec si peu, il se demandait encore comment il avait pu résister à tout ça, ou même ne pas le réaliser du tout pendant toutes ces années. Mais ils s'étaient connu jeunes, et après tout, ils étaient amis. De simples et très bons amis.
 
Bill pensa à quel point Tom était un bon ami alors que ce dernier plongeait une main dans son boxer pour le caresser, préférant visiblement ne pas passer par quatre chemins. Il soupira d'aise et en profita pour repousser la veste du brun, la faisant tomber par terre. Tom se stoppa alors, les sourcils froncés. Il retira sa main du sous vêtement de Bill, s'attirant un grognement mécontent, pour la ramasser.
 
« T'as idée du prix qu'elle m'a coûté ? » S'expliqua Tom en la pliant et la posant sur le meuble à côté. C'est alors que Bill réalisa qu'ils étaient dans une pièce derrière les cuisines de la salle, probablement un vestiaire pour le personnel engagé pour la soirée du mariage. Sur le point de demander à Tom s'il était certain que cet endroit était tranquille, il sentit des mains chaudes et tremblantes d'impatiente lui déboutonner sa chemise et son pantalon. Il envoya sa conscience se faire voir et gémit longuement alors que Tom abaissait son boxer. Il était déjà humide d'excitation et son partenaire sembla le remarquer, puisqu'il esquissa un sourire amusé avant de passer ses doigts sur l'extrémité de sa queue.
 
« Tom, » lâcha Bill d'une voix enrouée, sans pouvoir s'en empêcher. Le sourire de l'interpellé ne fit que s'agrandir.
 
« Continue de dire mon prénom comme ça, » l'encouragea-t-il en entamant un mouvement de va et vient sur son sexe. « Je vais te baiser, Bill, » ajouta-t-il, comme s'il s'agissait d'une précision cruciale. Une fois encore, Bill sentit la chaleur se répandre dans son ventre aux mots crus de Tom. Il était tellement doux et attentionné en toute autre circonstance, mais tellement sûr et puissant quand il s'agissait de sexe. Il se laissa toucher, la tête renversée contre la porte, le souffle court. La pression s'évacua peu à peu de son corps, laissant place à un brasier ardant dans ses entrailles. Il stoppa la main de Tom et entreprit d'ouvrir son jean, impatient.
 
« Alors agis, » lui glissa-t-il en réponse à sa précédente déclaration. Puis, une fois qu'il eut libéré l'érection de Tom de ses vêtements, il se tourna face à la porte, vibrant d'avance à l'idée de ce qui suivrait.
 
« Bill, » gronda l'homme du fond de sa gorge. « Bordel, tu me rends dingue. » Il posa ses mains sur les hanches de l'androgyne qui soupira au toucher, puis fouilla rapidement dans sa poche. Bill jeta un ½il par dessus son épaule et émit un petit rire en voyant Tom sortir un sachet de lubrifiant qu'il se dépêcha d'ouvrir et d'étaler sur sa queue.
 
« Tu te trimballes souvent avec ça ? » S'enquit-t-il en s'étranglant à moitié sur la fin de phrase. Tom venait de caresser son entrée d'un doigt froid et glissant avant de l'y faire pénétrer avec soins. Il poussa son bassin vers l'arrière afin de l'encourager à aller plus loin. Il sentit la légère barbe de Tom le piquer alors que ce dernier posait son menton contre son épaule. Il ne prit pas la peine de répondre à sa question et se concentra plutôt à le détendre, ajoutant rapidement un deuxième doigt. Il les fit bouger en Bill, appréciant pleinement les doux sons sortant d'entre ses lèvres. Il plaqua sa main libre contre le ventre du plus jeune et mordit la peau de son cou. Puis, jugeant son partenaire assez détendu, il retira ses doigts afin de se placer correctement et guida son sexe vers son entrée. D'un mouvement précis et expert, il pénétra Bill, glissant en lui jusqu'à la garde. Ils prirent tout deux de longues bouffées d'air, s'adaptant l'un à l'autre.
 
« Tellement bon de pouvoir te baiser sans capote, » marmonna Tom en commençant à se retirer. Ils avaient tout deux fait le test deux mois auparavant, pour plus de tranquillité. Bill s'apprêtait à répondre, mais fut coupé par un coup de rein qui l'enfonça contre la porte et lui tira un cri. Il sentit sa propre érection toucher le bois froid et grogna. Tom vint y enrouler ses doigts chauds, caressant l'autre homme et agrippant sa hanche de son autre main. Il n'attendit pas pour débuter une série de mouvements secs et rapides. Ils en avaient besoin, et à l'entente des gémissements incessants de Bill, il ne se plaignait pas de ce traitement.
 
Ils bougèrent ensemble, synchronisés et perdus dans un plaisir sans nom. Arquant un peu plus le dos, Bill posa sa propre main sur celle qui maintenait sa hanche et accentua les pénétrations, toujours autant impressionné par la capacité de Tom à frapper sa prostate régulièrement, peu importe leur position. Ils ne mirent pas longtemps à atteindre l'orgasme, heureux de s'offrir un exutoire au stress qu'ils ressentaient depuis le début de la journée. Pas encore habitué, Bill apprécia de réellement sentir Tom éjaculer en lui, fermant les yeux et respirant fort.
 
Il grimaça lorsque son amant se retira de son corps engourdi, et fut satisfait de trouver non loin d'eux une boite de mouchoirs pour se nettoyer. Il se retourna et eut un sourire en observant Tom. Il avait l'air tellement indécent, son jean et son boxer baissé à mi-cuisses, le front brillant et les yeux vitreux. Il eut un petit rire en se disant qu'il devait avoir exactement la même allure, et se rhabilla en prenant garde de bien reboutonner sa chemise. Tom en fit de même, et c'est naturellement qu'ils se recollèrent afin d'échanger un baiser. Ils collèrent leurs fronts ensemble, se fixant dans les yeux l'un de l'autre.
 
« Tu sais qu'on va devoir leur dire, » chuchota finalement Tom en caressant les cheveux de Bill. Ce dernier fronça le nez à l'idée, arrachant un petit rire à son vis-à-vis. « Je sais que ça te réjoui autant que moi, mais on a déjà suffisamment attendu. »
 
« Andy va m'arracher la tête, » lui répondit Bill. « Je m'arracherais la tête à sa place, » rajouta-t-il, l'air désespéré. « Tu te souviens de sa réaction en Espagne ? Sauf que cette fois, c'est encore pire. Putain, il va vraiment flipper. »
 
« Il s'y fera, » répondit doucement Tom, embrassant son nez. « Tu t'y es bien fait. »
 
Ils rirent et Bill tapa joueusement contre le torse du brun. A leur retour de vacances, ils avaient eu une longue discussion qui avait duré presque toute la nuit, puis beaucoup d'autres par la suite. Bill avait crié, s'était parfois braqué, mais avait tenu sa promesse et n'avait pas fuit. Il avait eu besoin de temps pour accepter l'évolution de sa relation avec Tom, principalement à cause du fait qu'il était mort de trouille à l'idée de perdre l'un de ses meilleurs amis si les choses se passaient mal.
 
Tom avait été patient, rassurant, ayant de son côté déjà travaillé sur lui même pour accepter les choses des semaines plus tôt. Ils ne pouvaient simplement plus se voiler la face, engloutis par les émotions violentes qu'ils ressentaient l'un près de l'autre. Le mois passé en Espagne n'avait fait que confirmer ce qui se tramait depuis déjà quelques temps, avant même leur première relation sexuelle. Bill commençait seulement, neuf mois plus tard, à réellement faire la paix avec lui-même et s'engager dans sa relation avec Tom. Néanmoins, il restait fragile et réservé sur le sujet, ce qui inquiétait fortement le plus âgé au vu de ce qu'ils devaient à présent affronter : leurs amis.
 
Gustav était au courant depuis peu, du fait que son mariage soit l'événement qui allait tous les réunir à nouveau. Ils s'étaient vu, bien entendu, depuis leur retour de vacances, mais jamais tous ensemble, et généralement au cours d'une soirée et pas durant très longtemps. Ainsi, Bill et Tom s'étaient mis d'accord pour lui en parler au préalable et ne pas avoir à le priver de ses invités en ce jour important s'ils devaient l'annoncer à tout le groupe. A présent, ils attendaient simplement le bon moment.
 
Mais ils commençaient sérieusement à douter de l'existence d'un quelconque bon moment.
 
« Okay, » souffla Bill, semblant vouloir se donner du courage. Il se redressa et lissa les pans de sa veste. « Je suis bien ? Mes cheveux ? Tu fous toujours le bordel dans mes cheveux quand on... »
 
« Tu es magnifique, » le coupa Tom en entourant son visage de ses larges mains. « Tu ne vois même pas à quel point tu l'es. »
 
« Arrête ça, » ronchonna le plus jeune en fuyant son regard. « Je ne suis pas mieux que toi. »
 
Tom haussa un sourcil, un sourire aux lèvres.
 
« Est-ce que tu essayes de me dire que tu me trouves beau ? » Demanda-t-il sur un ton taquin.
 
« Juste, ferme la, Tom, » répondit Bill, légèrement rouge, tout en le repoussant un peu. Il allait encore devoir travailler un peu là dessus, mais aux yeux de Tom, c'était juste mignon. Et puis, ils n'avaient plus vraiment besoin de mots pour se comprendre, ils n'en avaient jamais réellement eu besoin même avant tout ça. Bill lui montrait, et Tom l'acceptait ainsi. C'était déjà tellement plus qu'il n'avait pu l'espérer.
 
« Bien, retournons à la fête avant que ça devienne suspect, » lança Tom en ouvrant la porte. Il se stoppa pourtant un instant, se retournant pour jeter une ½il à la pièce. « Merde, c'est quoi ce truc, un vestiaire ? On aurait carrément pu se faire chopper, en fait, » déclara-t-il, l'air de rien. Bill ouvra la bouche, abasourdi.
 
« Tu veux dire que tu m'as amené là dedans sans savoir si c'était sûr ? T'es vraiment trop con, Tom ! »
 
Il ne reçu qu'un rire en réponse et frappa à nouveau son petit ami (bien qu'il ne le désigne pas vraiment ainsi pour le moment, enfin, pas à voix haute en tout cas) avant de le suivre à l'extérieur pour rejoindre les autres invités.
 
***
 
Le copieux repas à présent achevé, les invités furent soulagés à l'annonce de l'ouverture du bal, afin de pouvoir digérer et se dégourdir les jambes. La nourriture avait été excellente, le vin avait coulé en quantité généreuse, si bien que chacun se sentait maintenant repus et désinhibé, en soit, prêt à se déhancher. Les amis de Gustav ainsi que leurs conjoint(e)s respectifs avaient été placés ensemble sur une des tables rondes, et le dîner avait été animé. Néanmoins, la nuit était déjà bien entamée, mais ni Bill, ni Tom n'avait encore trouvé le courage de passer aux aveux. Après que les mariés aient effectué leur première danse en tête à tête, les invités commencèrent peu à peu à aller bouger sur la piste.
 
« C'est maintenant que les choses sérieuses commencent ! » Annonça Georg, visiblement bien détendu par l'alcool. « C'est le moment parfait pour travailler ces demoiselles au corps. » Il jeta un regard suggestif vers la table des jeunes femmes avec qui lui et Andréas avaient discuté plus tôt.
 
« J'ai vraiment hâte de voir ça, » pouffa Julian en s'appuyant un peu plus au dossier de sa chaise. « Montre nous ce que tu as, G. »
 
« Nan, pas tout de suite, idiot, » répondit l'intéressé en passant une main dans ses cheveux. « Il faut la bonne musique pour ça. Mais je sens que ça va venir. Andy, prépare-toi. »
 
Le blond sursauta légèrement à l'entente de son prénom, visiblement victime d'un coup de fatigue.
 
« Mh ? Ouais, mec, fais moi juste signe, » répondit-il distraitement. Il étouffa un bâillement et appuya son front contre l'épaule de Bill, assis à côté de lui. Ce dernier esquissa un sourire et donna une pichenette sur le nez de son ami.
 
« Tu vas t'endormir, et alors ça sera foutu pour ton plan drague, tu sais ? » Lui glissa-t-il avec amusement. Il reçut un grognement en retour.
 
« J'ai juste besoin d'un moment. Bordel, mon estomac va exploser, si je vais danser maintenant, j'vais être malade. Et , ça sera vraiment foutu. » Il grimaça à cette idée et Bill ne put que rire face au malaise du blond. Il se sentait lui même un peu nauséeux, mais le repas n'en était pas la seule cause. Il envoya un regard discret dans la direction de Tom, assis à sa gauche. Celui-ci semblait perdu dans ses pensées, les yeux rivés sur les quelques personnes en train de danser, les sourcils froncés.
 
Les chansons se succédèrent, le nombre de danseurs augmenta, puis finalement, un moment de calme arriva avec une musique plus douce, plus lente. La tête d'Andréas, toujours posée contre l'épaule de Bill, se redressa d'un coup. Georg sembla aussi changer d'attitude, et les deux complices n'eurent pas besoin de se parler pour se lever au même moment.
 
« Je comprend mieux de quel moment il voulait parler, maintenant, » commenta Julian d'un ton moqueur en observant ses amis aller inviter deux filles à danser.
 
Bill leva les yeux au ciel et s'apprêtait à en rajouter une couche, quand une main sur sa cuisse le fit tourner la tête. Il croisa le regard de Tom, et il lui sembla y voire briller une pointe de malice. Il haussa un sourcil, surpris.
 
« Bill, je crois que c'est le bon moment, » lui chuchota le brun à l'oreille, de manière à ce qu'il soit le seul à entendre.
 
Il resta un instant interloqué, puis compris finalement de quoi il voulait parler. Sa bouche forma un petit « oh » silencieux, puis il sembla réfléchir un instant. Après tout, peut être que les choses seraient plus facile ainsi. Il ne se sentait pas le courage de trouver les bons mots, alors peut être qu'une démonstration serait plus parlante. Il hocha doucement la tête, et le sourire de Tom le rassura alors qu'ils se levaient tous les deux pour aller vers la piste de danse.
 
Ils firent en sorte de rester visibles aux yeux de leurs amis, et s'enlacèrent doucement afin de débuter un slow parmi les autres couples. Alois et Julian, toujours attablés en compagnie de leurs moitiés, semblèrent les remarquer, mais ne pas être très surpris. Après tout, des amis pouvaient bien partager une danse, quelle qu'elle soit. Andréas et Georg, eux même accompagnés pour l'occasion, ne bronchèrent pas non plus.
 
Les bras passés autour du cou de Tom, Bill lâcha un petit soupire, mi soulagé, mi agacé. Il sentit les mains de Tom resserrer légèrement ses hanches, et posa son menton sur son épaule.
 
« On va devoir faire mieux que ça, » murmura-t-il, au comble de la nervosité. « Merde, à croire qu'on est toujours collés l'un à l'autre, ça a l'air de choquer personne qu'on soit... Tu vois. Proches. »
 
« Tu m'as toujours collé, c'est vrai, » répondit Tom avec suffisance. Il sentit Bill lui mordiller l'épaule et échappa un rire. « Bien, étape suivante alors, » ajouta-t-il en faisant doucement glisser ses mains. Elles se retrouvèrent alors gentiment posées sur les fesses de l'androgyne qui haleta avant de glousser. Tom jouait comme un gamin, ce qui avait au moins le mérite de les détendre un peu.
 
« Okay, ça va devenir intéressant, » indiqua Tom à Bill en fixant quelqu'un derrière eux.
 
Andréas, qui dansait toujours en compagnie d'une des amies de la mariée, haussa un sourcil et parvint à donner une petite tape dans le bras de Georg. Ce dernier releva la tête et suivit la direction que lui indiquait Andréas du menton. Ils avaient déjà remarqué que Bill et Tom avaient rejoint la piste, mais Georg nota tout de suite ce que son ami avait voulu lui montrer.
 
« Il lui tripote le cul ! » Articula Andréas par dessus son épaule, essayant de ne pas trop se faire entendre par sa partenaire. Georg étouffa un rire et haussa une épaule.
 
« Ils doivent être bourrés, » lança-t-il nonchalamment au blond en reprenant ses tentatives pour se rapprocher de la fille avec qui il dansait.
 
Andréas sembla satisfait de cette explication, puisqu'il ne chercha pas plus loin et se concentra à nouveau lui aussi sur la jolie rousse dans ses bras.
 
« Merde, » grogna Tom en voyant qu'ils ne suscitaient toujours aucune réaction. « Rien du tout. »
 
« Bon, on arrête les conneries, » lui répondit Bill, déterminé. « Autant y aller franchement, maintenant qu'on y est. »
 
Tom n'eut pas le temps de lui demander ce qu'il comptait faire que la bouche de Bill se posait doucement contre la sienne. Il ferma les yeux, toute anxiété désertant immédiatement son corps sous le contact familier. Il sentit les doigts de Bill venir caresser l'arrière de sa nuque, jouer avec les cheveux rebelles qui s'échappaient de son chignon. Quelques frissons parcoururent son corps et il soupira de plaisir. Il intensifia un peu le baiser en appuyant ses mains contre le dos du plus jeune.
 
Non loin de là, Andréas venait de totalement abandonner sa partenaire de danse. Il tira Georg par le bras, l'arrachant sans scrupules au bras de la fille avec qui il était et le rapprochant de leur table.
 
« Putain, qu'est-ce... » Commença Georg, mais il se stoppa lorsque ses yeux se posèrent sur Bill et Tom. Ces derniers semblaient ne plus faire attention à rien, plongés dans un baiser lent et sensuel. Andréas voulait essayer de parler, mais ravalait ses mots à chaque fois et lança finalement un regard désespéré vers Alois et Julian, toujours assis à leurs places. Pourtant, aucun d'entre eux ne semblait capable d'autre chose que de rester là, à fixer deux de leurs meilleurs amis s'embrasser longuement.
 
Peu peu, la musique changea, reprenant un rythme plus énergique. Se fut Bill qui sortit de sa torpeur en premier, se détachant de Tom d'un mouvement rapide et cherchant leurs amis des yeux. Il sentit la nausée revenir alors qu'il rencontrait le visage ahuri d'Andréas, et ceux des trois autres. Il n'avait pas vraiment pensé à ce qui se passerait après. Il sentit Tom lui serrer la main et l'obliger à bouger pour se rapprocher du groupe.
 
« J'ai besoin d'une cigarette, » annonça le brun avec un sourire nonchalant. Il attrapa son paquet et entraîna l'androgyne à sa suite, sachant que les autres suivraient. Et, en effet, quelques instants plus tard, ils se retrouvaient tous (à l'exception de Gustav, occupé avec ses invités, et d'Élisabeth et Johann, qui avaient préféré rester en dehors de ça) à l'extérieur, dans un coin isolé du reste des convives. Un silence gênant pris alors place entre les six hommes, chacun cherchant un moyen d'aborder le sujet.
 
« Vous nous expliquez ? » Demanda finalement Julian avec douceur, essayant de ne pas brusquer trop les choses, malgré sa curiosité grandissante.
 
« Y'a rien à expliquer, c'est comme ça et puis c'est tout, » grommela Bill en réponse, les bras croisés. Son ton était froid, mais ses amis le connaissait assez pour savoir qu'il était simplement sur la défensive.
 
Tom secoua un peu la tête, avant de poser une main rassurante sur l'épaule du plus jeune. « Ça fait un moment qu'on voulait vous en parler, » assura-t-il d'une voix calme, « seulement on ne savait pas trop comment. Je pense qu'on avait besoin d'un peu de temps nous même pour y voir plus clair. »
 
« Donc vous avez menti, en Espagne, » s'enquit Alois, les mains dans les poches. « Ce n'était pas un accident ou quoi, pas vrai ? »
 
« Non, cette partie la était vrai, en grande partie, » répondit Tom. Il se lança alors dans quelques explications, replaçant les choses dans leur contexte sans pour autant trop s'attarder sur les détails.
 
« J'arrive pas à croire que vous ayez refait ça le soir même où votre petit secret a été balancé ! » S'exclama Julian à la fin de son récit. « Vous êtes de vrais lapins les mecs, sans déconner. »
 
Le fait qu'il puisse en plaisanter décrispa un peu Bill, mais il sentait toujours le regard brûlant d'Andréas sur sa joue et n'osait pas relever les yeux.
 
« Je le savais, » annonça alors Georg avec un sourire en coin. « Je veux dire, je savais pour ce qui s'est passé en Espagne, Tom et moi on en avait parlé. Mais je savais qu'il se passait un truc depuis. Et vous étiez tellement bizarres tous les deux depuis le début de la journée ! »
 
« J'en avais juste marre de mentir, » confia Tom en passant sa main dans le dos de Bill. « On est toujours potes, vous êtes mes meilleurs amis, et ça ne change pas ce que nous sommes. Juste... Un peu différents d'avant. »
 
« Conneries, » cracha Andréas, semblant enfin retrouver l'usage de la parole. « Vous réalisez que maintenant, si quelque chose tourne mal entre vous deux, ça nous remet tous en cause ? »
 
« Andy, » souffla Bill avec douceur, se rapprochant doucement du blond pour poser une main sur son bras. « Tu sais que si j'ai mis autant de temps à t'en parler, c'est que je voulais être sûr de moi et ne pas risquer quoi que ce soit pour une simple passade. Tu me connais. »
 
Ils se fixèrent un moment, puis Andréas soupira longuement en se massant l'arrête du nez. Il pencha sa tête sur le côté, puis serra la main de Bill sur son bras, lui tirant un petit sourire rassuré.
 
« Je suppose qu'on a pas vraiment le choix, de toute façon, » finit-il par déclarer. « Vous savez ce que vous faites ? »
 
« On le sait, » répondit Bill, surprenant Tom qui eut un sourire attendri. Il était heureux de voir que l'androgyne semblait finalement prêt à vraiment assumer leur relation et tout ce qu'elle impliquait.
 
« Juste, la prochaine fois, essayez de nous en parler avant, et ne pas juste vous rouler une pelle devant tout le monde, » plaisanta Alois en envoyant un clin d'oeil à Tom. « On est potes les mecs, on doit tout pouvoir se dire sans se sentir jugé. »
 
« Promis, » acquiesça Tom en cognant son épaule à celle de Georg qui ne cessait de le taquiner. « La ferme, Geo ! »
 
« Quoi ! » S'indigna l'interpellé. « Je dis juste que j'y suis pas pour rien, mon super plan a bien fait bouger les choses quand même. »
 
« Quel plan ? » S'enquit Andréas après avoir échangé une légère étreinte avec Bill pour lui marquer son soutien. Il voulait seulement le bonheur de ses amis, et si c'était ainsi, alors qui était-il pour s'y opposer ?
 
Ils débutèrent alors une grande conversation durant laquelle quelques éléments furent précisés pour ceux qui ne les connaissaient pas. Alors que les minutes s'écoulaient, tout le monde sembla se détendre, et doucement se faire à l'idée. Ils finirent par rire ensemble des manigances de Georg, et furent bientôt rejoint par Gustav qui avait remarqué leur absence de la salle.
 
« C'est bon, vous avez enfin craché le morceau ? » Les interrogea-t-il en s'approchant tranquillement, le sourire aux lèvres.
 
« Ah parce que toi tu savais ? » S'étrangla Andréas, assénant une petite tape sur le bras de Bill. « Espèce de trou du cul, tu lui as dit et pas à moi ? »
 
« C'est le marié, idiot, bien sûr qu'on a du le prévenir ! » Répliqua l'androgyne en lui renvoyant son coup.
 
Ils débutèrent alors une puérile bataille, s'attrapant par le cou pour essayer de s'ébouriffer les cheveux comme des enfants, sous les rires et regards bienveillants de leurs amis.
 
« Aller, on rentre, » leur intima Julian avec un signe de tête. « J'ai hâte de raconter ça à Lise et Jo, ils vont halluciner ! ».
 
Ils acquiescèrent et regagnèrent la chaleur du bâtiment les uns à la suite des autres. Andréas fila une dernière tape dans le dos à Bill, lui souriant et s'éclipsant en remarquant le regard que son ami échangeait avec Tom. S'il était honnête avec lui même, il savait, depuis leurs vacances d'été, que quelque chose de ce genre arriverait, tôt ou tard. Il pourrait s'y faire, pensa-t-il alors qu'il leur offrait de l'intimité, et cette pensée lui réchauffa le c½ur. Leur amitié valait bien plus que ça, après tout.
 
A présent seuls, Bill et Tom se fixèrent longuement. Le soulagement pouvait facilement se lire sur leurs traits, un bien être complet prenant enfin possession d'eux après ces longs mois passés à trouver comment agir l'un envers l'autre. Bill leva sa main et vint doucement caresser la joue piquante de Tom, un geste apparemment anodin mais empli d'une grande tendresse. Le brun soupira, simplement heureux en cet instant. « Je sais, » murmura-t-il, confirmant à Bill qu'il pouvait comprendre, sans parler, ce qu'il ressentait.
 
Ils rejoignirent la salle après un dernier regard, et furent immédiatement interpellés par Julian qui leur intima de se dépêcher. Ils comprirent rapidement de quoi il s'agissait en voyant Georg effectuer quelques branchements puis demander à ce que les lumières soient éteintes. Il attrapa ensuite un micro et invita les mariés à venir s'installer devant l'écran au mur.
 
« Nous avons déjà eu droit à quelques projections ce soir, » dit Georg, « mais j'aimerais vous en présenter une dernière. C'est un cadeau de notre part pour toi Gus, et pour qu'Ali puisse également découvrir quelques petites choses qu'elle n'a, je pense, pas encore vu. J'espère que notre petite surprise vous plaira. »
 
Il se hâta de rejoindre ses amis à leur table, et le spectacle débuta. Il s'agissait en fait d'un diaporama, et Gus échappa un rire en réalisant que c'était une compilation de photos et vidéos de leurs vacances en Espagne. Le tout commença gentiment, montrant les sept amis attablés sur la terrasse de la villa, verre à la main, ou encore sur la plage, en plein bain de soleil. Mais bien vite, les images devinrent moins sages, et Gustav comprit qu'il allait avoir droit à quelques dossiers.
 
Une vidéo avait été prise durant une de leurs soirées poker, où l'heureux marié, légèrement pompette, avait enfilé des lunettes de soleil et tentait d'avoir l'air pro, alors que la totalité de son jeu était bien visible dans le reflet de ses verres. Une photo le montra ensuite en train de tomber de sa planche de surf en arrière plan, alors que Julian et Alois se trouvait au premier plan, les pouces levés. Plusieurs scènes du même genre défilèrent, arrachant des rires francs aux invités et à ses amis, pas peu fiers de leur création. Puis, après quelques minutes, le montage toucha à sa fin sur un message. Julian, Alois, Andréas, Bill, Georg et Tom s'étaient filmés alors que Gustav était sous la douche, depuis la terrasse de leur maison de vacances.
 
« Gus, mon pote, » disait le Julian de la vidéo, « les vacances sont bientôt finies, mais on voulait quand même t'offrir un dernier cadeau. Quand tu verras ça, tu sera un homme marié. » Il se coupa alors que tous les autres garçons poussaient des exclamations enjoués. « Voilà, c'est exactement l'effet que ça nous fait, » reprit Julian en riant. « Bref, on voulait juste te dire qu'on t'aime, même si t'as mis DEUX SEMAINES à nous annoncer la nouvelle. Mais j'te pardonne, je suis ton témoin, après tout. » Il se stoppa à nouveau alors que Tom et Andréas lui ébouriffait les cheveux en lui criant qu'il était un « petit trou du cul chanceux ». « Sache juste qu'après ton voyage de lune de miel, on aimerait t'inviter à venir passer une semaine entre potes, histoire que tu n'oublie pas que rien ne changera entre nous, et qu'on sera toujours là. Soyez heureux les tourtereaux, et j'espère que ce mariage est une aussi belle réussite qu'on l'imagine à l'instant où on te parle. » Il éloigna la caméra pour qu'ils soient tous visibles dans le cadre et crièrent tous ensemble un « Vive les mariés ! » plein de joie. Puis la vidéo s'acheva sur un plan de la plage, où ses amis avaient écrit leurs sept prénoms dans le sable avec la date de leurs vacances.
 
Les applaudissements retentirent dans la salle alors que Gustav, le visage ému, vint étreindre ses amis en riant. Il enlaça Bill et Tom en dernier, leur glissant un petit « soyez heureux vous aussi » entendu, accompagné d'un clin d'oeil.
 
Car même les règles semblant les plus intransigeantes peuvent être brisées, et après tout, l'amitié n'est-elle pas une des plus belles forme d'amour ? Tom embrassa la tempe de Bill qui se serrait contre lui, rayonnant. Pour eux, en tout cas, il n'y avait aucun doute.
 
« Les amis sont la famille que nous choisissons pour nous-mêmes » – Edna Buchanan.
 
FIN
 
 

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Comments :

  • Visiteur

    02/05/2017

    Super histoire ! Tu es écris vraiment très bien !!!

  • KureSdentS

    01/12/2016

    J'ai beaucoup aimé cette histoire. Bien joué pour le brouillage de pistes du début, j'ai sauté à pieds joints, persuadée que Bill était le plus accro des deux. c'est tellement agréable de tomber sur de nouvelles fictions TH ! On n'en trouve presque plus et j'avoue, je reste une inconditionnelle et ça me manque. Alors, merci pour ces quelques pages de pur plaisir :)

  • mortania

    26/03/2016

    Quelle belle fin!
    Trop bien comme histoire ^_^

  • raachelxD

    04/03/2016

    J'adore

  • xUnsy

    18/11/2015

    Visiteur wrote: "Tu vas poster d autres os? ts? ou fiction?"

    Bonjour, très franchement, je n'en sais rien. Je l'espère, si une idée me donne suffisemment la motivation, alors ça sera avec grand plaisir :)

  • Visiteur

    17/11/2015

    Tu vas poster d autres os? ts? ou fiction?

  • Kaulitz-Fantasy-Fictions

    06/10/2015

    Je pense toujours au fait que les règles sont faites pour être brisées et je suis vraiment content que bill et Tom soient ensemble! Et Gus marié, l'humour des garçons me fait trop rire :) Bref, j'ai adoré cet écrit!

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